2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

Affichage des articles dont le libellé est George Floyd. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est George Floyd. Afficher tous les articles

samedi 17 avril 2021

Message de solidarité aux prisonniers palestiniens,

  Bruxelles 17 avril 2021


Ce lundi 19 avril, le jury au procès du meurtre de George Floyd prononcera son jugement. 

I can’t breathe, je ne peux pas respirer, le cri répété de George Floyd est aussi le cri des 1 400 Palestiniens arrêtés, seulement depuis le début de cette année 2021. C’est le cri qui jaillit des prisons israéliennes où sont incarcérés plus de 4 500 prisonniers politiques palestiniens, en isolement total ou entassés dans des cellules surpeuplées. 

Quand j’ai interviewé Rasmea Odeh au festival An eye for Palestine, une résistante palestinienne qui a fait dix ans de prison avant d’être libérée lors d’un échange de prisonniers en 1980, elle m’a dit : « Parfois, quand les souvenirs de la torture me reviennent, je ne peux plus respirer, I can’t breathe ». 

I can’t breathe, la mort par la clé d’étranglement, c’est ce que vivent les prisonniers palestiniens : par la torture, la maltraitance, le négligence médicale, l’isolement de sa famille, mais aussi par les peines sans fin pour 543 d’entre eux, comme Marwan Barghouti, dirigeant historique du Fatah, depuis 20 ans en prison, condamné à cinq peines de prison à perpétuité, ou Abdullah Barghouti, condamné à 67 peines de prison à perpétuité.       

550 prisonniers sont malades. Depuis 1967, 226 prisonniers sont morts en prison, dont 73 sous la torture, 71 par négligence médicale, 7 sous les tirs des soldats et de gardiens. De sept prisonniers,  Israël ne veut même pas rendre le corps à leurs familles. 


C’est notre devoir de faire entendre le cri  I can’t breathe autour de nous, par tous les moyens.

Le cri qui jaillit des prisons est le cri de la résistance.  

Où est passé le temps où les prisonniers palestiniens n’étaient pas considérés par ce qu’on appelle la communauté internationale, comme des criminels et des terroristes, mais comme des combattants pour la liberté, des résistants légitimes à cet État néocolonial, d’apartheid et raciste qu’est Israël? 


Le 13 novembre 1974, Yasser Arafat tenait un discours devant l'Assemblée Générale des Nations Unies, dans lequel il condamnait le sionisme comme « une idéologie raciste, impérialiste et colonialiste ». Dans son discours, Arafat défendait le principe d'un seul Etat démocratique palestinien, dans lequel chrétiens, juifs et musulmans vivraient ensemble. Une semaine plus tard, le 22 novembre 1974, l'Organisation pour la Libération de la Palestine devint la première organisation à être admise à l'assemblée générale des Nations Unies avec le statut d'observateur.



Aujourd’hui, les organisations de résistance dont font partie les prisonniers palestiniens, se trouvent sur la liste des organisations terroristes des États-Unis et de l’Europe. Etre placé sur cette liste équivaut à un feu vert pour la mise à mort de ces organisations, non seulement par Israël, mais aussi au niveau international également. Elles sont bannies, ne peuvent plus se déplacer, venir témoigner ou récolter du soutien. Pour les prisonniers, ce feu vert signifie parfois la mise à mort, parce que, avec ces prisonniers terroristes, on peut faire ce qu’on veut. 

Depuis, le train de la criminalisation ne s’est plus arrêté. 


La législation antiterroriste permet de poursuivre toute personne active dans la solidarité avec ces organisations et leurs prisonniers. Tout récemment, en février 2021, le ministre de la Défense israélien a déclaré que Samidoun, l’organisation de solidarité avec les prisonniers palestiniens, est une organisation terroriste faisant partie du FPLP, le Front pour la Libération de la Palestine. En France, le collectif Palestine Vaincra risque de subir le même sort : plusieurs appels à sa dissolution ont été lancés. Un parlementaire de la majorité présidentielle a même fait une demande officielle au ministère de l’Intérieur afin de dissoudre le collectif. Rien d’étonnant quand un président de la République des Lumières, Emmanuel Macron en personne, peut déclarer tranquillement que « L'antisionisme est une des formes modernes de l'antisémitisme »…


Souvenez-vous du rapport « Terrorists in suits », publié par le ministère des Affaires stratégiques d’Israël, sous le titre « les liens entre les  ONG qui font la promotion de BDS et les organisations terroristes ». Pour qu’elles soient toutes interdites dans le pays où elles sont actives. 

Ce processus est en marche, il suffit de voir la persécution régulière des activistes de BDS en France, comme Olivia Zemor, ou les « Six d’Elbit » de Palestine Action en Grande-Bretagne, trainés devant la justice.

Pour la libération des prisonniers politiques palestiniens ! 

Exigeons que toutes les organisations de la résistance palestinienne soient retirées de la liste des organisations terroristes et exigeons leur reconnaissance en tant qu’organisations légitimes de la résistance ! 

Luk Vervaet, pour IPN, International Prisoners’ News



 

mardi 2 juin 2020

Mort de George Floyd : Donald Trump menace de déployer l’armée « pour régler rapidement le problème »

  Article se déroulant en direct

L’autopsie officielle de George Floyd conclut à une mort « par homicide » à cause de la « pression exercée sur son cou »

 Le Monde avec AFP 2/6/2020



Le médecin légiste officiel a rendu, lundi soir, ses conclusions, une semaine après la mort de cet homme noir, à la suite d’une violente interpellation par un policier blanc à Minneapolis. Des manifestations et des émeutes ont eu lieu un peu partout aux Etats-Unis.


Hommage à George Floyd, à Minneapolis (Minnesota), le 1er juin.
Hommage à George Floyd, à Minneapolis (Minnesota), le 1er juin. CARLOS BARRIA / REUTERS

George Floyd est mort « par homicide » à cause de la « pression exercée sur son cou » par la police, et était drogué au fentanyl, un puissant opiacé, a conclu lundi 2 juin le médecin légiste officiel qui a réalisé son autopsie.
Cet Afro-Américain de 46 ans a fait un « arrêt cardiaque et pulmonaire » à cause de son immobilisation par les forces de l’ordre, a détaillé le médecin légiste du comté de Hennepin dans un communiqué. Dans son rapport, il liste « d’autres paramètres importants : artériosclérose et hypertension artérielle ; intoxication au fentanyl ; usage récent d’amphétamines ». Jusque-là, le médecin légiste officiel assurait ne pas avoir de « preuves physiques soutenant un diagnostic d’asphyxie traumatique ou d’étranglement ».

« L’effet combiné de l’arrestation et de l’immobilisation de M. Floyd par la police, ses antécédents médicaux et la présence potentielle de substances psychoactives dans son corps ont probablement contribué à sa mort », avait-il déclaré, dans un rapport préliminaire.

Neuf minutes

Les résultats définitifs ont été rendus publics juste après que les avocats de la famille eurent présenté les résultats d’une autopsie menée par des experts « indépendants » qu’ils avaient mandatés.
Ces médecins « ont conclu que le décès avait résulté d’une asphyxie par pression prolongée », a déclaré l’avocat Ben Crump lors d’une conférence de presse.
George Floyd, que la police soupçonnait d’avoir voulu écouler un faux billet de 20 dollars, est mort lors de son arrestation à Minneapolis, dans le nord des Etats-Unis, lundi 25 mai. Selon une vidéo du drame, qui a depuis fait le tour du monde, un agent l’a maintenu plaqué au sol, en s’agenouillant sur son cou pendant près de neuf minutes.
Ce policier, Derek Chauvin, un homme blanc de 44 ans, a été licencié, arrêté et inculpé d’« homicide involontaire ». Mais ses trois collègues présents au moment des faits ne font, à l’heure actuelle, l’objet d’aucune poursuite.
Le drame a indigné toute l’Amérique. De New York à Los Angeles, de Philadelphie à Seattle, des dizaines, voire des centaines de milliers d’Américains manifestent depuis une semaine contre les brutalités policières, le racisme et les inégalités sociales.
Ces violences ont parfois dégénéré en émeutes, conduisant plusieurs villes à mobiliser la garde nationale et imposer un couvre-feu.