2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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vendredi 5 février 2021

Reconnaître la guerre au Sahara occidental serait pour le Maroc admettre l’existence de la partie adverse

 Quotidien d'information indépendant - n° 6971 - Jeudi 28 Janvier 2021

Le Secrétaire général (SG) du ministère de la Sécurité et de la Documentation sahraoui, Sidi Oukal a indiqué que le peuple sahraoui était mû par un seul objectif, à savoir étendre sa souveraineté sur la totalité de ses territoires, affirmant que le Maroc tenait secret la guerre au Sahara occidental, car «la reconnaitre serait admettre l’existence d’une partie adverse».

Invité à l’émission «rencontre spéciale» (Likaa khas) sur la chaîne algérienne TV3, M. Oukal a expliqué que le Maroc tenait secret les batailles menées sur le terrain, car «reconnaître la guerre serait reconnaître le Sahara occidental, et admettre toutes les incidences juridiques et économiques y afférentes». Depuis la violation du cessez-le-feu, le 13 novembre dernier, « la guerre se déroule au quotidien tout au long du mur de la honte, où plus de 300 offensives militaires ont été recensées, et c’est une réalité en constante progression», a-t-il souligné. L’armée de libération sahraouie a recours à tous les moyens légaux pour atteindre son objectif, «en menant un combat armé, fondement du recouvrement de notre droit», a-t-il estimé. De surcroît, l’armée sahraouie adopte une guerre d’usure compte tenu du déséquilibre des forces, et ce serait également «une guerre populaire sous-tendant guerre des nerfs et guerre classique», a soutenu M. Oukal, indiquant que la guerre d’usure «se focalise sur le facteur humain et a pour objectif l’amoindrissement des forces ennemies». 

Évoquant les pertes enregistrées dans les rangs de l’armée de l’occupant, le responsable sahraoui explique que «l’armée marocaine, étant dans une position statique, constitue des cibles fixes, et les pertes sont d’ordre plutôt psychologique, facteur important d’ailleurs, ajouté aux bombardements jour et nuit causant des pertes humaines et matérielles dans les bases militaires du Makhzen». De son côté, le chargé du Secrétariat du Front Polisario, Khatri Addouh a affirmé que le Tweet du président américain sortant, Donald Trump, reconnaissant au Maroc une prétendue souveraineté sur le Sahara occidental n’aura pas de conséquences juridiques et ne peut, selon lui, influencer les positions internationales. Il a en outre écarté la possibilité de changer la nature juridique de la question sahraouie, expliquant que «l’objectif de la déclaration de Trump est la normalisation ouverte et officielle du régime marocain avec l’entité sioniste, d’autant plus que le Secrétaire général des Nations Unies a souligné que la cause sahraouie est toujours une question de décolonisation et d’autodétermination, en faveur de laquelle toutes les organisations ont exprimé leurs positions de solidarité». Le responsable sahraoui a également évoqué la réunion qu’a tenue récemment le Conseil de sécurité à la demande de l’Allemagne, indiquant qu’il «s’agissait d’une session de consultations, où il y avait consensus sur la nature juridique de la question sahraouie, comme cadre pour le règlement du conflit entre le peuple sahraoui dirigé par le Front Polisario et le Maroc». M. Addouh a en outre rappelé le dernier sommet africain, tenu en décembre dernier, où l’accent a été mis sur l’impératif respect de l’acte constitutif de l’Union africaine (UA) et de régler le différend entre les deux Etats membres de cette organisation. «Faire taire les armes n’est plus à l’ordre du jour après la violation marocaine de l’accord de cessez-le-feu», a-t-il dit, relevant la nécessité d’amener le Maroc à respecter le droit international et les principes de l’organisation panafricaine.

 

La position du gouvernement allemand «constante et immuable»
La représentante du Front Polisario en Allemagne, Najat Handi a affirmé samedi que la position du gouvernement allemand, en accord avec la légitimité internationale vis-à-vis de la cause sahraouie, était «constante et immuable». Dans une déclaration à l’APS, la diplomate sahraouie a fait savoir que la position de l’Allemagne envers la question sahraouie était claire, d’ailleurs solennellement exprimée par Christoph Heusgen, représentant allemand à l’ONU dans son intervention, décembre dernier, lors des concertations du Conseil de sécurité sur le Sahara occidental. «La solution définitive du problème doit s’effectuer dans un cadre onusien, conformément aux résolutions internationales y afférentes», avait-il alors soutenu. En l’absence d’une décision contraire à la précédente en appui au processus de règlement politique de la cause sahraouie, la position du gouvernement allemand demeure donc «constante et immuable», a-t-elle souligné. Et d’affirmer que les déclarations attribuées à l’ambassadeur allemand à Rabat, Gotz Schmidt-Bremme au sujet de la cause sahraouie «ne reflètent pas la position officielle du gouvernement allemand, contrairement à ce que les médias du Makhzen tentent de faire accroire». Décembre dernier, l’ambassadeur allemand à l’ONU, Christoph Heusgen, avait déclaré lors d’une réunion du Conseil sur les derniers développements au Sahara occidental, «Pour nous, résoudre les conflits pacifiquement, c’est suivre les règles, mettre en œuvre les résolutions de l’ONU et appliquer le droit international». De même qu’il avait révélé que son pays «reste profondément attaché à une solution politique qui soit réellement dans l’intérêt de tous». Le Groupe de travail de la Coordination européenne pour le soutien et la solidarité avec le peuple sahraoui (EUCOCO) a interpellé l’ONU pour son «rôle négatif» dans l’accomplissement de sa mission et de son engagement à mettre fin à la colonisation au Sahara occidental, en tolérant « les provocations répétées de la puissance occupante qui ne cesse de faire fi du droit international et des résolutions onusiennes ». Lors de sa réunion tenue vendredi en visioconférence, l’EUCOCO a réaffirmé sa solidarité et son soutien inconditionnel en faveur du peuple sahraoui, de sa juste cause et de son «droit légal d’établir un Etat libre et indépendant au Sahara occidental, après 45 ans de lutte permanente, sous la direction du Front Polisario, reconnu par la communauté internationale, et les multiples résolutions du Conseil de sécurité affirmant le droit des Sahraouis à l’autodétermination et à l’indépendance», a rapporté l’agence de presse sahraouie (SPS). Le groupe de travail a salué la position de la RASD, suite à l’agression militaire de l’armée marocaine contre les civils sahraouis dans la brèche illégale d’El Guerguerat, le 13 novembre 2020, estimant que la démarche du Polisario «s’inscrit dans le cadre de l’exercice de son droit légitime à la défense légitime et la protection de ses citoyens». L’EUCOCO a en outre condamné «la répression brutale des droits de l’homme à laquelle s’adonne le régime marocain et le pillage effréné des ressources naturelles dans les territoires sahraouis occupés», appelant à «mettre fin au pillage et à l’oppression quotidienne qui se sont dernièrement exacerbés en raison de l’état de guerre, et à libérer tous les prisonniers politiques sahraouis détenus dans les geôles marocaines». Dans le même sillage, le groupe de travail a exhorté l’ONU et l’Union européenne (UE) ainsi que les deux gouvernements, espagnol et français, à intervenir et à mettre un terme à l’occupation marocaine «sanglante», ajoutant que le peuple sahraoui subit «un génocide honteux». L’ECOCO a par ailleurs appelé à renforcer la coopération humanitaire en faveur des réfugiés, autour des questions fondamentales telle la santé, l’éducation et les services publics de base, au regard de la propagation de la pandémie de Covid-19 qui a aggravé la situation. A noter qu’une délégation officielle de la RASD, en sus des représentants du mouvement de solidarité d’Algérie, de Mauritanie, d’Italie, de France, d’Allemagne et de Belgique, ont pris part à cette réunion consacrée à l’évaluation de l’action menée en 2020, outre l’examen et la prise d’initiatives qui devraient être lancées tout au long de l’année 2021.
R.I

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samedi 19 décembre 2020

‘’Ni la reconnaissance de Trump, ni la répression marocaine pourraient faire disparaitre les droits des sahraouis’’

New York, 18 Déc 2020 (SPS)

 Human Rights Watch a rendu public, aujourd’hui un communiqué de presse, soulignant que ‘’ni l’actuelle reconnaissance du président sortant des Etats-Unis, Donald Trump de l’occupation marocaine au Sahara occidental, ni la répression croissante des autorités marocaines contre des civils sahraouis pourraient faire disparaitre les droits du peuple sahraoui à la liberté et à l’autodétermination’’.  

 Le communiqué évoque que les forces de l’armée marocaine ont dispersé ‘’violemment’’, le 13 novembre dernier, une manifestation pacifique des civils sahraouis pour demander à l’ONU la fermeture de la brèche, qu’ils considèrent ‘’illégale’’ dans la zone d’El Guerguerat au sud-ouest de Sahara occidental.

 ‘’Les troupes militaires marocaines et de Front Polisario peuvent entrer dans une confrontation armée ou diplomatique, mais cela ne donne pas au Maroc l’autorisation de réprimer des civils sahraouis qui s’opposaient pacifiquement au pouvoir marocain’’, a réagi, M. Eric Goldstein le directeur par intérim du département de Human Rights Watch au Moyen orient et à l’Afrique du Nord.

L’ONG indique également que le Maroc mène depuis longtemps des pratiques repressives à l’encontre des manifestants sahraouis dans les territoires occupés du Sahara occidental, qui s’opposaient à la présence du pouvoir marocain dans ce territoires ; ces actes se manifestent dans des détentions arbitraires, la torture dans l’intention de réprimer ou d’extraire des déclarations de culpabilité, de lourdes peines de prison et de finir par la privation du droit à la manifestation. Ces tactiques ajoute le communiqué se sont multiplié depuis l’incident d’EL Guerguerat.

A cet égard, HRW relève que le Maroc se rechignait toujours à la proposition d’inclure dans les prérogatives de la Mission onusienne au Sahara occidental MINURSO, la surveillance des droits de l’homme, ce qui amènerait cet organisme de maintien de paix à se conformer à la modernisation des autres missions de l’ONU de par le monde.

 Par ailleurs, l’ONG des droits de l’homme regrette les tentatives persistantes de l’Etat marocain à contourner ses engagements signés avec la partie sahraouie, en 1991 dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu, qui devrait se déboucher sur un referendum d’autodétermination du peuple sahraoui.

Ainsi, le communiqué rappelle que l’ONU maintient sa position de ne pas reconnaitre l’annexion du Sahara occidental par le Maroc, notamment suite à la décision de président sortant des Etats-Unis, Donald Trump où l’organisation onusienne a dit clairement que sa position du conflit demeure ‘’inchangé’’.

‘’Ni la reconnaissance de Donald Trump de la souveraineté du Maroc au Sahara occidental, ni la répression marocaine pourraient faire disparaitre le droit basic des sahraouis à s’opposer pacifiquement à la domination de l’Etat marocain’’, a rétorqué M. Goldstein. (SPS)

 


samedi 21 novembre 2020

Sahara occidental: "l'immobilisme diplomatique risque d'avoir du sang sur les mains" S

12 novembre 2020
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Sahara occidental: "l'immobilisme diplomatique risque d'avoir du sang sur les mains"

PARIS - L'immobilisme diplomatique à l'encontre du Sahara occidental "risque d'avoir du sang sur les mains", a mis en garde jeudi, le député français de Seine maritime, Jean-Paul Lecoq, relevant que le soutien français au Maroc est "la clef de voûte de cet immobilisme".

Dans une lettre adressée au ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean Yves Le Drian, le membre de la commission des Affaires étrangères et président du groupe d’étude sur le Sahara occidental, M. Lecoq a soutenu que "la France doit enfin prendre son indépendance sur cette question et mesurer que la situation est explosive" au Sahara occidental occupé, notamment dans la région d'El-Guerguerat.

Depuis plus de trois semaines, des Sahraouis civils (hommes et femmes) représentant notamment des associations de jeunesse, des femmes, des travailleurs, d’organisations de défense des droits de l’Homme et plusieurs ONG opérant dans le domaine socioculturel, observent des sit-in à différents endroits le long du mur de sable érigé par l'occupant marocain. Ils manifestent pour exiger notamment la fermeture définitive de la brèche illégale d'El-Guerguerat dans l'extrême sud-ouest du Sahara occidental.

"Faites en sorte que le Conseil de Sécurité fasse pression sur le Maroc et sur la Minurso pour organiser un référendum d’autodétermination au plus vite. Ainsi, la Paix pourra être envisagée, et restaurée", a lancé M. Lecoq. "Si la France n'agit pas, votre gouvernement se rendra coupable de le guerre qui pourrait advenir", a-t-il mis en garde.

"Si cette possible guerre n'est souhaitée par personne au Sahara occidental, tout porte à croire que l’on s'en rapproche", a-t-il appelé.

Il a rappelé, dans sa lettre, que "les Sahraouis avaient tenté d'attirer l'attention de la diplomatie internationale il y a dix ans en installant un campement pacifique à Gdeim Izik pour demander de meilleures conditions de vie et pour que le référendum d’autodétermination soit enfin mis en lace".

"La police et l’armée marocaines ont démantelé ce campement par la force, et ont emprisonné des dizaines de personnes", a-t-il encore rappelé.

 

Un immobilisme qui favorise l'occupation

 

Face à l'immobilisme qui dure depuis trente ans et injustices redoublées depuis le démantèlement du camp de Gdeim Izik il y a dix ans, le peuple sahraoui a décidé de manifester dans tout le Sahara occidental depuis octobre 2020 pour réclamer du changement à la Minurso, et, au-delà, à la communauté internationale.

"Le Président de la République arabe sahraouie démocratique, Brahim Ghali, n'a pas exclu d’ailleurs une réédition du mouvement de Gdeim Izik à Guerguerat en précisant que si les forces militaires et policières marocaines agissent comme à Gdelim izik", ce sera "un retour à la guerre", a soutenu le parlementaire français.

Il a indiqué dans sa missive que dès 2001, le Front Polisario avait pourtant demandé à l'ONU de refermer cette brèche illégale ouverte par le Maroc. "Cela avait été validé par le Secrétaire général de l'époque, mais n'avait pas été suivi d'effet sur le terrain", a-t-il regretté.

"Encore une preuve de l'immobilisme de la diplomatie onusienne à l'encontre du Sahara occidental. Cet immobilisme qui favorise le statu quo et donc le Maroc puisque, utilisant la politique du fait accompli, le Maroc a fini par élargir cette brèche et en a fait au fil des années une route commerciale entre la Mauritanie et le Maroc, passant par le Sahara occidental occupé", a-t-il encore dénoncé.

Ainsi, souligne M. Lecoq, depuis une semaine, "des Sahraouis continuent leurs manifestations pacifiques devant cette brèche pour rappeler qu'il n'y a toujours pas d'envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies depuis la démission de Horst Kohler en début d'année, pour dire que personne n'a fait fermer la brèche de Guerguerat ouverte pourtant en 1997, et que la Minurso n'organise toujours pas le référendum d'autodétermination prévu, lui, en 1991".

"Deux choses sont réclamées depuis trente ans sans que rien ne se passe : l'observation du respect des droits de l’Homme au sein des statuts de la Minurso, et surtout, l'absence d’un référendum d'autodétermination du peuple sahraoui comme promis dans le cessez-le-feu de 1991, et raison d'être de la Minurso", a conclu M. Lecoq.


 

lundi 16 novembre 2020

Urgent : Soutien au peuple sahraoui dans sa lutte pour mettre fin à l'occupation marocaine




Chers amis,

Le cessez-le-feu en vigueur au Sahara occidental depuis 1991 a été rompu le 13 novembre. Après que la monarchie marocaine ait lancé une attaque militaire contre les manifestants sahraouis en bloquant la route de Guerguerat, qui traverse une zone tampon de cinq kilomètres.

Nous joignons la déclaration de l'Unité internationale des travailleurs - Quatrième Internationale en solidarité avec le peuple sahraoui, qui, nous l'espérons, vous intéressera, vous et vos lecteurs.

Salutations.

Andreu Pagès
Lucha Internacionalista - État espagnol

Lucha Internacionalista - Prensa lutteinternationaliste@gmail.com

Pièces jointes20:53 (il y a 26 minutes)


 

vendredi 13 novembre 2020

Déclaration du gouvernement sahraoui sur la violation du cessez-le-feu par le Maroc


 


Communiqué

Ce matin 13 novembre 2020, les forces d’occupation marocaines ont ouvert trois brèches à l’est de la brèche illégale de Guerguerat ; le gouvernement sahraoui  considère cette brèche comme une violation permanente du cessez-le-feu établi entre les deux parties en 1991.

À l’aube du vendredi 13 novembre 2020, l’occupant marocain a de nouveau mis un terme au cessez-le-feu en impliquant un groupe de voyous, en civil, dans une attaque à l’encontre de civils sahraouis qui protestaient pacifiquement face à la brèche illégale de Guerguerat. Ce qui est d’autant plus dangereux que leurs forces armées ont traversé le mur de la honte, près de la brèche, afin d'encercler la zone.

Notre Armée Populaire de Libération a rétorqué à cet acte méprisable et désespéré, alors que nos civils étaient confrontés aux voyous en civils.

Finalement, les affrontements ont commencé et la guerre imposée à notre valeureux peuple a éclaté. De ce fait, nous entrons dans une nouvelle étape décisive pour la lutte de notre peuple, défendant son droit légitime à la liberté, la dignité et la souveraineté.

En conséquence, le Front Populaire pour la Libération de Saguia El Hamra et Rio de Oro appelle l'ensemble du peuple sahraoui à s’unir, avec la fermeté et le courage qu’on lui sait, contre les agressions brutales et à parachever la libération de la patrie occupée avec tous les sacrifices et la générosité qu’elle requiert en suivant le chemin de nos martyrs.

Gloire éternelle à nos martyrs

Bir Lahlou, le 13 Novembre 2020

dimanche 8 novembre 2020

Front Polisario : L’intensification de la lutte face aux atermoiements de l’ONU

par M. Bendib, Le Courrier d'Algérie, 3/11/2020


Le Front Polisario a affirmé n’avoir d’autres choix, suite à la prorogation par le Conseil de sécurité du mandat de la Minurso, que « d’intensifier le combat libérateur national et le recours à tous les moyens légitimes pour permettre au peuple sahraoui colonisé de recouvrer son droit à l’autodétermination ».

Le Front Polisario a déploré, dans un communiqué, l’adoption par le Conseil de sécurité de la résolution 2548 (2020), portant prorogation pour une durée d’un an du mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), sans mesures concrètes permettant à la Minurso de mener à bien la mission pour laquelle elle a été créée en 1991, à savoir l’organisation d’un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui ».

En approuvant une nouvelle résolution qui manque de mesures pratiques pour faire avancer le processus de paix et permettre à la Minurso d’accomplir pleinement son mandat, le Conseil de sécurité a opté encore une fois pour l’atermoiement malgré les dernières tensions survenues au Sahara occidental, a ajouté la même source. Les manifestations pacifiques et spontanées qui se déroulent à travers l’ensemble du Territoire sahraoui, dont la protestation pacifique qui se tient actuellement face à la brèche illégale marocaine à El-Guerguerat, sont autant de preuves démontrant que la patience du peuple sahraoui commence à être sérieusement entamée devant l’atermoiement et l’inaction de l’ONU.

L’absence de mesures obligeant l’État marocain occupant à mettre fin à sa colonisation illégale des territoires sahraouis « ne laisse aux Sahraouis d’autre choix que d’intensifier la lutte de libération nationale et de recourir à tous les moyens légitimes pour permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance ».

Le Front Polisario a refusé, ainsi, de participer à tout processus en dehors du mandat conféré à la Minurso par le Conseil de sécurité dans sa résolution 690 (1991) du 29 avril 1991, qui constitue toujours la base du cessez-le-feu et des accords militaires inhérents.

Le Front polisario « impute à l’État marocain colonisateur la pleine responsabilité de ce qui pourrait découler de ses agissements dangereux comme conséquences graves sur la paix et la sécurité à travers toute la région ».

« Le Secrétariat général de l’ONU et le Conseil de sécurité doivent être conscients que leur inertie contribue à la dégradation de la situation, y compris les violations incessantes des droits de l’Homme auxquelles est confronté le peuple, sahraoui , au maintien de la brèche marocaine illégale dans la région de Guerguerat et les violations incessantes par le Maroc et autres pays complices du statut juridique du Sahara occidental, en tant que territoire non autonome soumis à la décolonisation ».



 

Sahara occidental: une association colombienne interpelle l'ONU sur les violations marocaines

Bogota, 31 oct 2020 (SPS)- L'Association colombienne d'amitié avec le peuple sahraoui (ACOLPS), a réitéré son soutien aux Sahraouis qui manifestent pacifiquement pour réclamer la fermeture de la brèche illégale dans le mur de la honte marocain à El Guerguerat, interpellant le Conseil de sécurité sur la grave détérioration de la situation des droits de l'Homme dans les zones occupées du Sahara occidental.

Dans un communiqué de presse, l'ACOLPS a exprimé son soutien indéfectible au peuple sahraoui pour qu'il exerce son droit de libre présence dans tous les territoires libérés et les territoires occupés du Sahara occidental, réitérant également son "soutien aux manifestations des militants et de la population civile sahraouie en général, au niveau de toutes les brèches illégales ouvertes dans le mur".

Dans son texte, l'association colombienne a rappelé que "les militants des droits de l'Homme du Sahara occupé, harcelés et maltraités 24 heures sur 24 par les forces marocaines d'occupation, subissent une répression sans égal", ainsi que "les prisonniers politiques sahraouis souffrent de l'arbitraire, de l'injustice et du non- respect international de leurs droits légitimes".

L'ACOLPS a exprimé son indignation face à l'attitude de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) et de l'ONU qui demande à la population civile sahraouie d'autoriser le "trafic de civils et de biens", tout en ayant connaissance de la situation juridique à la fois du territoire et de la brèche illégale d'El-Guerguerat.

Dans ce contexte, l'association a exigé que "la MINURSO applique les accords entre le Maroc et le Front Polisario, qui contribuent à la paix et qui ne permettent pas au Maroc de violer lesdits accords à sa guise", demandant également à la MINURSO de surveiller les droits de l'Homme dans les territoires occupés du Sahara Occidental.

Pour la onzième journée consécutive, les manifestants sahraouis campés dans la brèche illégale d'El-Guerguerat poursuivaient samedi leur protestation pour réclamer à la MINURSO d'assumer sa responsabilité face aux violations du Maroc, exigeant sa fermeture immédiate.

Inscrit depuis 1966 sur la liste des territoires non autonomes, et donc éligible à l’application de la résolution 1514 de l’Assemblée générale de l’ONU portant déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux, le Sahara occidental est la dernière colonie en Afrique, occupé depuis 1975 par le Maroc, soutenu par la France.

 

mardi 5 février 2019

Droits de l’homme : Le mauvais traitement des Sahraouis à El-Guerguerat dénoncé

 
Le représentant du Front Polisario aux Nations Unies, Sidi Mohamed Omar, a dénoncé les mauvais traitements de la part des autorités marocaines envers les Sahraouis, relevant une menace pour leurs vies au niveau de la zone tampon d'El Guerguerat, dans le sud-ouest du Sahara occidental, où le cessez-le-feu en vigueur depuis 1991 est violé par le Maroc.

D.R
DR
  Dans une lettre adressée au Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix des Nations Unies, M. Jean-Pierre Lacroix, après l'immolation du jeune Sahraoui Ahmed Salem Ould Ahmed Ould Lemgheimadh, samedi dernier à El Guerguerat, en signe de protestation contre les mauvais traitements perpétrés à son encontre par les officiers marocains, M. Mohamed Omar a attiré l’attention sur ce très grave et triste incident et le danger orchestré contre la vie des citoyens sahraouis. "Tout en attirant votre attention sur ce très grave et triste incident, nous voudrions souligner que la présence fréquente du Maroc dans la zone tampon à El Guerguerat ne soulève pas seulement des questions fondamentales relatives au cessez-le-feu et aux accords annexes cités par le Conseil de sécurité dans sa résolution 2414 de 2018 (...) mais ils (les incidents) mettent en danger la vie de nombreux Sahraouis, comme en témoigne le cas du jeune (Ahmed Ould Lemgheimadh)". M. Mohamed Omar a affirmé que "cette situation ne peut plus être tolérée et les Nations Unies doivent assumer toutes leurs responsabilités et veiller au plein respect du cessez-le-feu et des termes de l'accord militaire no 1".
Le 27 janvier dernier, Ahmed Salem Ould Ahmed Ould Lemgheimedh a observé un sit-in au "point de passage" d'El Guerguerat lorsque la douane marocaine, dans le cadre de sa politique discriminatoire systématique à l'égard des Sahraouis, a confisqué sa marchandise et tenté de l’éloigner par la force. Face à une telle pratique répressive, le jeune citoyen sahraoui homme s’est immolé par le feu et sa vie est en danger, a écrit le Front Polisario, précisant qu'en raison de ses blessures graves, le jeune a été transféré à l'hôpital où son état demeure "très critique".
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mercredi 4 avril 2018

LE SG DE L'ONU SUR LE SAHARA OCCIDENTAL L'ONU SUR LE SAHARA OCCIDENTAL : LE MAROC PRATIQUE LA TORTURE

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RAPPORT DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L'ONU SUR LE SAHARA OCCIDENTAL

Par
«Le harcèlement présumé par les autorités marocaines des défenseurs des droits de l'homme sahraouis demeure également un sérieux problème», écrit Guterres.
L'heure de vérité approche. Le mandat de la Minurso, Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental, prend fin à la fin du mois d'avril. 
Le secrétaire général de l'ONU a d'ores et déjà appelé à le prolonger d'une année. Jusqu'en 2019. «Je recommande que le Conseil proroge le mandat de la Minurso pour une période de 12 mois, jusqu'au 30 avril 2019» a préconisé Antonio Guterres. Reste cependant dans quels termes sera adoptée la prochaine résolution? Ce qui est certain c'est que la question de doter la Minurso d'un mécanisme de surveillance des droits de l'homme sera au centre des débats. Une éventualité que le Maroc redoute comme la peste. Et comment pourrait-il en être autrement puisqu'il a fait de la torture le fer de lance de sa politique d'annexion, de mise au pas des militants sahraouis qui revendiquent la liberté de leur peuple.
Le secrétaire général de l'Organisation des Nations unies a mentionné dans son rapport ce type de violence. «Le harcèlement présumé par les autorités marocaines des défenseurs de droits de l'homme sahraouis demeure également un sérieux problème», est-il écrit dans le document présenté au Conseil de sécurité le 29 mars qui souligne des cas avérés de torture et de mauvais traitement dans des endroits de privation de liberté. «Selon plusieurs sources, l'absence de responsabilisation face aux violations des droits de l'homme perpétrés contre les Sahraouis a été une inquiétude majeure durant la période rapportée», indique Antonio Guterres, cité par le journal électronique TSA. 

 Lire :  www.lexpressiondz.com/actualite/289773-le-maroc-pratique-la-torture.html

lundi 8 janvier 2018

Le Polisario réitère sa coopération "sincère" avec l'ONU

Le Front Polisario a réitéré samedi sa coopération "sincère" avec le Secrétaire générale de l'ONU et son Envoyé personnel pour parvenir à une solution pacifique juste basée sur le respect du droit inaliénable du peuple sahraoui à l'autodétermination et à l'indépendance ainsi que son "attachement" au respect des dispositions de l'accord de cessez-le-feu.
Le Front Polisario a pris note dimanche de l'intérêt accordé par le SG de l'ONU, Antonio Guteres, aux préoccupations exprimées, de son engagement en faveur d'un règlement pacifique au conflit conformément aux résolutions de l'ONU et du renouvellement de sa confiance en son envoyé personnel qui œuvre, a-t-il dit, "inlassablement à la relance des processus politiques en invitant les deux parties (Polisario et Maroc) à de nouvelles rencontres, ainsi que de son intention d'effectuer prochainement une visite dans la région", rapporte l'agence de presse sahraouie (SPS).

La tension actuelle à El Guergarat "est principalement due" à "la violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu et de la convention militaire N.1 par le Maroc qui a procédé unilatéralement à l'ouverture un passage dans une zone de conflit et qui refuse de se conformer à la résolution du Conseil de sécurité 2153 à travers le refus de recevoir la mission technique de l'ONU", précise le Polisario.

Lire la suite https://www.algerie360.com/polisario-reitere-cooperation-sincere-lonu/

Dans un communiqué repris par SPS, le Front Polisario affirme "n'entreprendre aucune action à même d'augmenter la tension à El Guergarat", ajoutant qu"il est inconcevable de parler d'une route commerciale traversant une zone tampon, interdite aux deux parties, située dans un territoire faisant objet de conflit. Cette route est bénéfique seulement pour l'occupation marocaine ce qui l'encourage à continuer à faire fi de la légalité internationale".  
"L'accord de cessez-le-feu n'est pas intervenu séparément du processus politique et ne saurait être un simple outil pour la protection des intérêts expansionnistes du Maroc. Le Front Polisario appelle dès lors à des mesures urgentes, conformément à la résolution 2153 du Conseil de sécurité, pour régler les problèmes causés par les violations marocaines dans la région d'El Guergarat", poursuit le Front Polisario.
La solution ne saurait également venir par la normalisation de ces "violations flagrantes et inacceptables" qui menacent la stabilité de la région et frappent le coeur même de "l'accord de cessez-le-feu et l'accord militaire n 1", estime le Front Polisario.
Le président sahraoui, Ibrahim Ghali, a reçu une lettre de SG onusien, Antonio Guterres en réponse à la lettre adressée mi décembre dernier et dans laquelle le président sahraoui a abordé l'état du processus de règlement et la nécessité de son accélération, les violations marocaines dans la zone tampon d'El Guergarat et l'impératif d'y mettre fin conformément à la résolution 2153 du Conseil de sécurité, les questions des violations des droits de l'Homme et la spoliation des richesses naturelles du Sahara Occidental perpétrées par le Maroc, outre les dysfonctionnements relatifs au respect de la Minurso des normes de travail des missions onusiennes de maintien de paix. APS 

mardi 19 septembre 2017

L'armée marocaine déferle sur le Sud du Sahara occidental
Mohammed VI joue avec le feu


Par
Le souverain marocain a-t-il senti le vent tourner pour bomber le torse? La démonstration de force des forces armées royales intervient en effet dans la foulée de la rencontre entre le représentant de l'ONU pour le Sahara occidental et une délégation du Front Polisario qui s'est tenue à New York, au siège des Nations unies. 
Une première prise de contact qui consistait à explorer les pistes qui doivent conduire à un règlement du conflit au Sahara occidental à travers l'organisation d'un référendum qui puisse garantir le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui. Un option que le monarque marocain ne veut pas entendre. C'est vraisemblablement ce qui l'a conduit à montrer ses «muscles». 
L'armée d'occupation marocaine FAR a commencé depuis hier (jeudi 13 Ndlr) le déploiement d'unités militaires par voie aérienne et terrestre dans le sud du Sahara occidental en présence des Casques bleus (Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental), a rapporté l'agence espagnole EFE citée par le site d'information Algérie patriotique. 
Des blindés, des chars et des troupes continuent à former la ligne de défense qui a été établie à nouveau au poste frontalier entre la Mauritanie et le Sahara occidental, Guergarat, a souligné le média ibérique. «Les premières unités aériennes marocaines sont arrivées dans cette région hier après-midi (14 septembre, Ndlr). Le contingent, avec une moyenne de plus de 300 personnes, est composé d'unités de commandement, de communications et de soutien logistique, d'une équipe de démineurs et d'une unité de soutien au déploiement de l'air», a écrit EFE. 
«Ce qui se passe dans le sud du Sahara occidental est de plus en plus préoccupant», alerte le média espagnol qui signale que «plusieurs radars couvrent la région, y compris plusieurs avions pour le transport des troupes modèle Lockheed Hercules C-130». Le Maroc qui a vraisemblablement perdu la partie sur le plan diplomatique cherche à en découdre. Il n'en est pas à sa première provocation. 
Le 11 août 2016, les forces d'occupation marocaines ont procédé au Sahara occidental, et à plusieurs reprises, à la traversée du mur militaire marocain vers la zone d'Al Guergarat, située dans le secteur de la 1ère Région militaire sahraouie. La tension semblait être retombée après que Rabat eut décidé de retirer ses troupes. Un nouveau palier semble avoir été franchi cette fois-ci. «Le détachement militaire marocain a également des experts dans des dispositifs sophistiqués de surveillance. Ils ont formé une ligne de défense», rapporte EFE, première agence de presse en langue espagnole dans le monde. 

Le souverain marocain semble jouer son va-tout depuis qu'il a pris la décision d'expulser la composante civile de la Minurso après que l'ex-SG de l'ONU, Ban Ki-moon a qualifié la présence marocaine d'«occupation» lors de sa visite au mois de mars 2016 dans les camps des réfugiés sahraouis. Depuis, les actions du Maroc sont devenues imprévisibles. Le roi a fait dans l'excès de zèle et a sous-estimé les conséquences d'une telle mesure. En s'affichant de nouveau à El Guergarat il vient de jeter de l'huile sur le feu. Comme il vient de confirmer qu'il piétinera l'acte constitutif de l'UA à laquelle il vient d'adhérer et qui lui stipule qu'il doit respecter les frontières héritées de la colonisation. Le monarque alaouite joue incontestablement avec le feu. 
Si l'option de la solution politique a été de tout temps privilégiée par le Front Polisario, il n'a pas exclu de faire parler la poudre si les provocations marocaines ne cessaient pas. Le président sahraoui Brahim Ghali a insisté sur l'«importance de promouvoir les capacités et les préparations de l'Alps (l'Armée de libération du peuple sahraoui, Ndlr) en tant que force principale capable de garantir la victoire et faire face aux défis et dangers que représentent l'escalade et ses violations du cessez-le-feu signé entre les deux parties, le Front Polisario et le Maroc...». Mohammed VI est prévenu.

samedi 13 mai 2017

Sahara occidental, encore d’incertains marchandages. Résolution 2351 du Conseil de sécurité de l’ONU



UNE ÉNIÈME RÉSOLUTION DE L’ONU


Adoptée à l’unanimité, la résolution de l’ONU sur le Sahara occidental du 28 avril 2017 inaugure, sous l’égide du nouveau secrétaire général Antonio Guterres, un énième cycle de pourparlers pour le règlement de ce conflit vieux de près d’un demi-siècle. Si d’aucuns lui concèdent des chances de réussite là où ses prédécesseurs ont échoué, tout dépendra de la volonté politique du Maroc et du Polisario, du rôle que pourrait jouer l’Algérie, des propositions qui pourraient être faites par les deux parties.

 Il y a des signes qui ne trompent pas. Du côté marocain comme du côté du Front Polisario, on salue quasi unanimement une résolution « positive », « tournée vers l’avenir », « poussant vers une reprise des négociations ». C’est aussi à l’unanimité que la résolution 2351 du Conseil de sécurité de l’ONU sur le Sahara occidental a été adoptée le 28 avril 2017. Elle énumère certaines recommandations dans un langage qui se veut positif, dans une volonté de ne pas braquer le Maroc et le Front Polisario, afin qu’ils reprennent les négociations.
Comme chaque année, le marathon diplomatique autour du Sahara occidental a démarré en avril avec la présentation d’un rapport de transition du secrétaire général de l’ONU, puis par l’adoption d’une résolution du Conseil de sécurité à la fin du mois. La diplomatie marocaine a exprimé son contentement lors de la présentation du rapport. Les officiels marocains avaient craint que pour son baroud d’honneur, l’ancien envoyé spécial de l’ONU pour le Sahara occidental Christopher Ross n’inclue des recommandations portant sur « le monitoring des droits humains par la Minurso, ou la question des ressources naturelles dans la région » selon un diplomate marocain, qui juge que « dans l’ensemble, le rapport du secrétaire général était positif ».

LES DROITS HUMAINS AU CENTRE DES DÉBATS

La question du mandat de la Minurso concernant le respect des droits humains a été effectivement au centre des tensions entre le royaume chérifien et le précédent secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon. Si le Front Polisario et nombre d’ONG dénoncent son absence dans le périmètre de compétences de la Minurso — ce qui en fait la seule mission de maintien de la paix dans le monde à être dessaisie de cette compétence —, le Maroc a énergiquement refusé l’extension de son mandat en ce sens. Dès 2012, la diplomatie marocaine s’alarmait d’un « scénario d’élargissement de la Minurso aux droits humains », qui aurait auguré, « une timorisation programmée de la question du Sahara », lisait-on dans un câble diplomatique « fuité » par le hacker Chris Coleman.
La crainte passablement excessive exprimée par le Maroc est qu’une « telle mesure créera(it) deux ordres de juridictions parallèles. Un ordre au nord du Maroc régi par les lois marocaines en vigueur, et un autre ordre qui dépendra(it) d’un mécanisme onusien dans la région du Sahara occidental », peut-on encore lire dans ce câble diplomatique.

 Lire l'article
 http://orientxxi.info/magazine/sahara-occidental,1845

mardi 25 avril 2017

Sahara occidental : l’Algérie à bout de nerfs

DOSSIER

"Cet article est issu du dossier" «Maroc - Algérie : les fantômes de Guerguerat»

 
Par  - Jeune Afrique, 24/4/2017


Les derniers événements survenus à Guerguerat ont ravivé le mécontentement des autorités algériennes. Elles ne cessent de plaider pour le droit des Sahraouis à l’autodétermination.
Au deuxième étage du siège de l’ambassade de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), à Alger, le visiteur ne peut manquer les deux grands cadres qui ornent les murs de cette villa mauresque bordée par des palmiers.
En face de l’escalier, une photographie en noir et blanc de Mustapha Sayed el-Ouali, l’un des fondateurs du Polisario (tué en juin 1976 lors d’une bataille à Nouakchott), en compagnie du général Võ Nguyên Giáp, héros de l’indépendance vietnamienne. À droite, un autre cliché du même Sayed, assis sur un fauteuil avec le président algérien Houari Boumédiène, grand défenseur de la cause sahraouie.
Stand-by
Bien que ces deux photos témoignent de cette époque révolue où l’Algérie était la Mecque des révolutionnaires, le temps y semble figé. Aussi figé que peut l’être cette question du Sahara occidental, dont le règlement s’éternise depuis plus d’un quart de siècle. « La Minurso [Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental] a été créée en 1991 dans le but d’organiser un référendum dans les deux ans, rappelle Bouchraya Hamoudi Bayoune, ambassadeur de la RASD à Alger. Elle existe encore. Vingt-six ans après sa mise en place, ce référendum est toujours en stand-by. »
Dans son bureau, au troisième étage de la bâtisse, Hamoudi Bayoune, qui fut deux fois Premier ministre de la RASD dans les années 1990 et 2000, reçoit avec le café, des dattes fraîches et une carte détaillée de la région. Alternant l’arabe et le français, l’homme embraye sur le dernier épisode de cette guerre larvée entre Marocains et Sahraouis.
« La brèche ouverte par le royaume à Guerguerat est illégale, affirme-t-il. Elle n’existe pas dans le plan de cessez-le-feu. Cela est inacceptable. Nous avions informé l’ONU dès 2002 que les Marocains violaient l’accord en pénétrant au-delà du mur. Ils ont commencé à goudronner la route vers la Mauritanie, puis le reste est venu. Chaque jour, une moyenne de 300 véhicules, dont 150 semi-remorques, traversent la Mauritanie pour rejoindre le Sénégal, le Mali ou la Gambie. Nous ne les avons pas arrêtés. Nous avons seulement refoulé les véhicules qui font de la provocation avec le drapeau marocain. Le royaume règle ses problèmes économiques en piétinant les accords de 1991 », estime ce diplômé d’une université de La Havane.
La brèche ouverte par le royaume à Guerguerat est illégale. Elle n’existe pas dans le plan de cessez-le-feu.
« Nous n’avons pas positionné nos troupes à cause de Guerguerat seulement, poursuit-il. Cet épisode est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Il n’est que la conséquence d’une série de violations. Le Maroc rejette le référendum, empêche la mission de l’ONU de faire son travail, expulse son personnel, refuse de cesser l’exploitation des ressources naturelles du Sahara, et s’est opposé à la visite du représentant des Nations unies, Christopher Ross. Bref, Rabat fait tout pour bloquer le processus onusien. Cela ne peut pas durer. »

En état d’alerte
Le risque d’une reprise du conflit armé n’est pas à écarter, juge Bouchraya Hamoudi Bayoune. « À court terme, les provocations marocaines peuvent mener à une déflagration, soutient-il. La balle est du côté de l’ONU. Si elle ne prend pas ses responsabilités, nous serons dans l’obligation de nous défendre. Nous ne voulons pas de reprise de la confrontation, mais notre armée est en état d’alerte. »
Dans son vaste bureau au ministère des Affaires étrangères, un immense complexe de 70 000 m², un haut responsable algérien estime, sous le couvert de l’anonymat, que la question sahraouie est « un problème de décolonisation ». L’Algérie n’a pas modifié d’un iota sa position : elle continue de réclamer l’organisation d’un référendum d’autodétermination sous l’égide de l’ONU, comme le Maroc et la RASD en ont pris l’engagement il y a vingt-six ans. « Or il y a une volonté du royaume de ne pas s’y conformer », dit-il.
Soutien indéfectible de la cause sahraouie, Alger est souvent accusé par son voisin de l’Ouest d’être un troisième belligérant dans ce vieux conflit. « L’Algérie n’est pas partie prenante, objecte le diplomate. Jamais elle ne l’a été, jamais elle ne le sera. L’ONU dit qu’il y a deux parties responsables, et non trois, à savoir le Maroc et le Polisario. Pour autant, nous ne nous soustrayons pas à notre devoir de soutenir le peuple sahraoui. L’autodétermination est un principe marqueur de l’identité de notre diplomatie. Que demandons-nous ? Le respect de la légalité internationale. Si à l’issue du référendum, les Sahraouis veulent un État indépendant, tant mieux pour eux. S’ils veulent devenir marocains, grand bien leur fasse. Mais il faut qu’ils puissent décider eux-mêmes de leur destin. »
Les deux chefs de la diplomatie algérienne n’en disent pas moins. Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, qui juge que « le territoire du Sahara occidental est distinct et séparé du Maroc », considère que le « droit international et africain doit être appliqué pour parvenir à une solution pacifique à ce conflit qui n’a que trop duré ». Et le ministre des Affaires maghrébines et africaines et de la Ligue arabe, Abdelkader Messahel, en appelle au nouveau secrétaire général de l’ONU, António Guterres, pour « donner un nouvel élan » à un processus agonisant.
Un boulet
Aussi sensible soit-elle, cette affaire n’est pas le seul sujet de crispation entre Rabat et Alger. Près de dix-huit ans après l’accession au trône de Mohammed VI et l’arrivée au pouvoir d’Abdelaziz Bouteflika, les deux pays n’ont jamais été aussi distants, leurs relations aussi fraîches.
Les reproches et les griefs des Algériens contre le Maroc sont multiples : ils dénoncent des discours inamicaux, des attaques et des campagnes jugées « offensantes » contre le président Bouteflika, que certains médias du royaume ont récemment donné pour mort, le cannabis du Rif qui « inonderait » leur pays, les revendications territoriales du chef du parti de l’Istiqlal, Hamid Chabat, sur certaines de leurs régions… « Nos relations ne peuvent redevenir sereines si ces comportements persistent, prévient notre diplomate. Avez-vous déjà entendu un dirigeant algérien attaquer la personne du roi Mohammed VI ? »
Ex-ambassadeur d’Algérie à Madrid, où il lui arrivait de rencontrer Driss Basri, l’ancien homme fort du roi Hassan II, Abdelaziz Rahabi fut l’une des chevilles ouvrières, au ministère des Affaires étrangères, de la reprise, en 1988, des relations diplomatiques entre l’Algérie et le Maroc. Il se plaît à rappeler le communiqué algéro-marocain du 16 mai 1988, qui « stipule l’appui des deux pays à un référendum d’autodétermination se déroulant dans une sincérité absolue sans contrainte d’aucune sorte ».
 La reprise des relations entre les deux voisins « s’est justement faite sur la base de l’organisation de ce scrutin, ajoute Rahabi. Or le Maroc refuse de s’y conformer. Le cessez-le-feu de 1991 lui a fait gagner du temps et des positions ». Fin connaisseur du système algérien, l’ex-ambassadeur considère que l’affaire du Sahara constitue « une question de sécurité nationale » pour son pays, dès lors que le différend se déroule au niveau de ses frontières.
Le Sahara occidental, un boulet qui empoisonne les relations entre les deux voisins du Maghreb et obère leur normalisation ? « La question du Sahara était pendante quand l’Algérie et le Maroc ont repris leurs relations diplomatiques en 1988, fait remarquer Rahabi. Elle l’était toujours au moment de la création de l’Union du Maghreb arabe (UMA). Elle n’a pas non plus empêché la réouverture des frontières en 1989, avant que les autorités algériennes décident de les fermer en 1994, à la suite des accusations des Marocains sur une prétendue implication de l’Algérie dans l’attentat terroriste de Marrakech. » Aujourd’hui, la donne a changé. La question sahraouie est désormais un point clé pour espérer une réouverture des frontières. « Le Maroc doit entreprendre des gestes de bonne volonté », affirme l’ex-ambassadeur.
Soutien français
Depuis des années, ce sujet a, de plus, un impact direct sur les relations entre Algériens et Français. Ramtane Lamamra le dit sans fioritures : « Le Sahara occidental est l’un des principaux désaccords entre nos deux pays en matière de politique extérieure. » Le Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal, avoue que le soutien de la France à Rabat et à son plan d’autonomie est « inadmissible ».
Cette position, adoptée par le président Valéry Giscard d’Estaing dès 1975 est régulièrement mise en cause par les responsables algériens devant leurs homologues français.
« Il faut que vous restiez équidistant dans ce dossier, sans pencher ni pour le Maroc ni pour l’Algérie », a affirmé Abdelmalek Sellal à François Hollande lors d’une entrevue entre les deux hommes. « Le soutien de la France aux thèses marocaines est une menace pour les intérêts diplomatiques de l’Algérie », souligne Rahabi.

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