2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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dimanche 18 décembre 2022

18 DÉCEMBRE, JOURNÉE INTERNATIONALE DES MIGRANTS : se mobiliser, acter les migrations comme composantes essentielles de notre monde

Le 18 décembre comme chaque année, l’ONU célèbre la journée internationale des Migrants. A cette occasion La Cimade veut ,cette année plus que jamais, exprimer sa solidarité envers les personnes étrangères et sa vive inquiétude à l’approche du énième projet de loi sur l’asile et l’immigration annoncé au premier semestre 2023.  Elle appelle chacun et chacune à se mobiliser le 18 décembre et notamment à participer aux nombreuses marches organisées en France.

La Cimade réaffirme avec fermeté qu’il faut changer de paradigme sur la question migratoire, acter les migrations comme composantes essentielles de notre monde, penser « accueil et solidarité » plutôt que « fermeture et repli sur soi », et sortir de la spirale mortifère de l’inflation des dispositifs sécuritaires.

Dans un contexte politique et médiatique trop souvent saturé de discours attisant les peurs, la haine et entretenant les amalgames, un sursaut citoyen est essentiel, en amont de la présentation d’un énième projet de loi sur l’immigration et l’asile, contre lequel La Cimade est pleinement mobilisée.

Des concertations menées jusque-là sans réel débat, les séances parlementaires ont confirmé nos craintes quant à des mesures porteuses de lourdes menaces sur les droits des personnes étrangères le tout dans une philosophie globale qui continue de reposer sur un même paradigme voué à l’échec et mortifère : empêcher les migrations et expulser les personnes jugées « indésirables », renforcer encore et toujours les dispositifs sécuritaires et répressifs.

La Cimade insiste particulièrement sur la nécessité d’en finir avec les amalgames assimilant immigration et délinquance, dénonce les atteintes majeures aux droits induites par l’obsession de l’expulsion, du contrôle et de l’enfermement ; et met en avant ses propositions relatives à la régularisation des personnes sans-papiers, pour sortir d’une approche catégorielle sous l’angle du travail et prôner une régularisation large et durable de celles et ceux qui vivent ici.
Dans ce contexte, La Cimade souhaite déployer tous les leviers de mobilisation possibles, vis-à-vis des parlementaires comme de l’opinion, de la société civile, des médias, seule ou avec ses partenaires associatifs. Elle veut ainsi porter avec force ses messages, ses positions, et prôner une autre approche des migrations : hospitalière et solidaire.

Le 18 décembre à l’occasion de la journée internationale des migrants La Cimade invite chacune et chacun à se mobiliser et à manifester : changeons de paradigme, actons les migrations comme composantes essentielles de notre monde !

 Se mobiliser le jour J :

  • Aller marcher le 18 décembre : carte des différentes marches des solidarités
  • Diffuser dès le 18 décembre la vidéo de promotion du nouveau petit guide de sensibilisation « lutter contre les préjugés sur les personnes étrangères » lancé à cette occasion !

Mieux comprendre :

 

 

Auteur: Service communication

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lundi 18 décembre 2017

L’humanité de demain se construit par l’accueil des migrants aujourd’hui


A l'occasion de la journée mondiale des migrants, 413 organisations affirment qu'elles sont «fermement décidées à promouvoir un changement radical qui mette un terme à ces politiques migratoires aux conséquences humaines dramatiques». Et qu'elles veulent «faire ressortir des revendications communes et des propositions concrètes pour une autre politique migratoire, respectueuse des droits fondamentaux».

En cette journée internationale des migrants, nous pensons à ces milliers d’enfants, de femmes et d’hommes qui ont péri en Méditerranée, dans le désert, ou en captivité, alors qu’ils avaient entrepris un voyage pour une vie meilleure, plus sûre et plus digne, comme tout être humain peut la désirer. Hommage à tous ces exilés qui ont dû risquer leur vie à cause de plusieurs décennies de politiques des pays les plus riches qui ont rendu les routes de l’exil impraticables et périlleuses.
En cette journée mondiale des migrants, nos pensées se portent également vers tous et toutes ces citoyens et citoyennes engagé⋅e⋅s qui, en France, en Europe et dans le monde, pensent qu’accueillir les personnes migrantes, manifester de la solidarité envers elles, c’est construire l’humanité d’aujourd’hui et le monde de demain.
Les obstacles mis sur les routes des migrants font le jeu des profiteurs de malheur, qui sèment le trouble et la terreur en se livrant au trafic d’êtres humains, au racket et à l’esclavage. Ces maux doivent être dénoncés et combattus. Or l'arsenal répressif déployé aveuglément par les gouvernements européens frappe du même coup les personnes migrantes, renforçant encore la nécessité pour elles de recourir à des réseaux criminels.
La France est en première ligne de ce mauvais combat. Une proposition de loi actuellement en discussion au parlement permettrait la rétention administrative anticipée des personnes « dubliné.e.s », puis, début 2018, un projet de loi sur l’immigration et l’asile risque d'accroître encore le dispositif de répression à l'encontre de l'ensemble des étrangers. Sans attendre l'adoption de ces réformes, le ministre de l’Intérieur, via une circulaire en date du 20 novembre, a exhorté les préfets à obtenir des résultats rapides en matière d’expulsion de personnes en situation irrégulière. Pour ajouter encore au caractère inacceptable de cette politique, d'autres mesures sont envisagées qui remettraient en question le principe de l’accueil inconditionnel dans les structures d’hébergement d’urgence, et viseraient à contraindre les acteurs associatifs opérant dans ces centres à participer au tri entre « bons » et « mauvais » migrants.
On utilise cette expression pour désigner les personnes « placées en procédure Dublin », c'est-à-dire que le règlement européen Dublin III autorise à renvoyer dans l'État de l'UE par lequel elles ont transité avant d'arriver en France.