2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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samedi 17 février 2018

Hirak : Nawal Ben Aïssa écope de dix mois de prison


Nawal Ben Aïssa / Fadel Senna (AFP)

Nawal Ben Aïssa / Fadel Senna (AFP)
L’une des figures féminines du


...Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/61935/hirak-nawal-aissa-ecope-mois.html












L’une des figures féminines du Hirak du Rif, Nawal Ben Aïssa, a été condamnée jeudi à dix mois de prison avec sursis ainsi qu’à une amende de 500 DH, pour sa participation aux manifestations d’Al Hoceïma. La militante a comparu devant le Tribunal de première instance de la ville.

Rapportée par le site néerlandais NOS, l’information a été confirmée le jour même par Nawal Ben Aïssa, qui a indiqué sur Facebook avoir été poursuivie pour avoir participé aux contestations dans le Rif. Elle est surtout connue pour avoir pris la tête de la fronde après l’arrestation, en mai 2017, de Nasser Zefzafi.

Par ailleurs, la militante a réitéré sa fierté d’être membre du Hirak et d’avoir fait partie des manifestants, tout en exprimant sa solidarité avec les détenus du mouvement et en renouvelant les appels à leur remise en liberté sans condition :

«Ces jugements sommaires ne m’empêcheront pas de revendiquer mes droits élémentaires. Ils ont montré que le Maroc n’était pas un État d’institutions mais qu’il se sert de ses appareils pour brimer les voix libres.»

Ce jugement a été prononcé alors que d’autres militants du Hirak viennent d’être inculpés à Al Hoceïma. Le 8 février, la Cour d’appel a condamné sept manifestants à des peines de prison allant de cinq à vingt ans. Le même jour, le Tribunal de première instance de la ville a condamné l’avocat Abdessadek El Bouchtaoui à 20 mois de prison ferme et au versement d’une amende de 500 DH.
Source : https://www.yabiladi.com/articles/details/61935/hirak-nawal-aissa-ecope-mois.html
Nawal Ben Aissa
اصدرت المحكمۃ الابتداءيۃ اليوم 15 فبراير 2018 حكما في حقي بييك ياوليدي
عشرۃ اشهر سلف وغرامۃ ماليۃ 500 درهم
والمحاكمۃ كانت علی مشاركتي في الحراك الشعبي السلمي الريفي الراقي الذي افتخر به وبمشاركتي بجانب شرفاء الوطن الذين يتواجدون بسجون العار واجدد مطالبتي ببراءتهم وحريتهم وساظل اطالب بحريتهم في كل مكان ولن توقفني هذه المحاكمات الصوريۃ التي بينت ان الدولۃ المغربيۃ ليست دولۃ موءسسات كما تروج للمجتمع الدولي بل هي دولۃ اجهزۃ فقط تستعملها لكبح اصوات الحق.
لتحاكموا مافيا الدولۃ من يمص دماء الشعب كل لحظۃ
فلتحاسبوا من يسرقنا الی ان اصبحنا نحلم فقط بلقمۃ عيش
فلتحاسبوا من سرق وحرق وطحن ابناء الشعب.
انا مع كل صوت ينادي بالحريۃ والكرامۃ والعدالۃ الاجتماعيۃ اينما كان .
#الحريۃ لكل المعتقلين
#كل التضامن مع جميع الاصوات المناديۃ بحقوقها واخص بالذكر اخواننا بمدينۃ جرادۃ الصامدۃ.
العيب كل العيب علی من يحاكم من ينادي بحقوقه.



vendredi 16 février 2018

Lettre au Monde de la part de Nawal Ben Aissa, figure féminine du mouvement populaire du Rif condamnée hier

Nawal Ben Aissa, figure féminine du mouvement populaire du Rif condamnée hier jeudi 15 février à 10 mois de prison par l'In-Justice alaouite..

Texte traduit de l’arabe par Moumouh Bakir :

L’image contient peut-être : 4 personnes, texte

"Je suis mariée et je suis mère de quatre enfants.
Je suis née, j’ai grandi sur cette terre du Rif. Cette terre broyée par la corruption, la marginalisation et l’injustice. J’ai participé à toutes les manifestations pacifiques, parce que je revendique mes droits, et les droits du Rif à la santé, à l’éducation et au travail.
J’aime cette terre généreuse et j’aime ses gens, rifains soient-ils ou pas. J’ai appris de mon père, homme modeste et démuni, à souhaiter le bien pour tous, à apporter mon aide à tous. Et ce sont là les traditions des Rifains.
Je revendique de simples droits, totalement inexistants au Rif. Le Rif est broyé par le cancer. Ici, dans chaque famille, vous rencontrez non pas un cas, mais des cas de cancer. C’est la conséquence de l’usage de gaz toxiques par l’occupant espagnol.
Le Rif est décimé par le cancer et la marginalisation. Nous n’avons pas d’hôpitaux capables de soigner toutes ces variétés de cancers. Dans ma demeure, de sorte à les rapprocher des soins, j’ai hébergé de nombreuses victimes de ce fléau venu de lointaines montages. Des zones montagneuses enclavées, dépourvues de routes et tenues hors du monde par la pauvreté et le dénuement. Des femmes broyées par le cancer, la pauvreté, qui ne subsistent que par la charité qui leur est donnée par les bonnes âmes. Voilà la réalité du Rif, broyé dans tous ses droits.
Je manifeste pour la justice. Je manifeste pour mes droits et ceux de mes enfants. Je manifeste pour que nous puissions avoir un hôpital à même de prendre en charge tous les malades. Je manifeste, parce que j’ai vu les larmes d’impuissance des cancéreux laissés pour compte ici au Rif.
Je manifeste pour ces familles dont je sais qu’elles n’ont même pas une bouchée de pain, car ici, il n’y a ni travail, ni ateliers, ni usines.
Je manifeste parce que je veux le meilleur pour ma patrie. Le meilleur se construit avec des écoles et nous n’avons pas d’université, alors nous écourtons prématurément nos parcours d’études.
Pour tout cela je manifeste. Je n’ai pas peur et je ne me cacherai pas, comme on me le demande. Ma protestation est pacifique et elle est de mon droit le plus absolu. Je ne me cacherai pas, même si cela doit conduire à mon arrestation.
Je te demande pardon ma mère adorée, pardon mon père adoré, mes très chers enfants, pardon à tous ceux qui m’aiment, pour la douleur que je risque de vous causer, mais je ne vais pas me terrer comme une souris.
Je manifeste pacifiquement pour une cause juste et si je venais à être arrêtée, comme c’est le sort de beaucoup, je sais que nous avons un Dieu qui sait ce qu’il y a dans les cœurs et qu’il ne nous abandonnera pas.
Je manifeste pour les rêves de tous les enfants du Rif, pour les mères du Rif qui espèrent le changement, rêvent d’une vie digne comme ils ne cessent de le scander dans la rue.
Liberté ! Dignité ! Justice sociale !
Je vous aime mes enfants. Je manifeste pacifiquement pour les droits broyés du Rif et je persévérerai jusqu’à mon dernier souffle.
Je ne me cacherai [terrerai] pas."