2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

Affichage des articles dont le libellé est Bouteflika. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Bouteflika. Afficher tous les articles

lundi 1 avril 2019

Prince Hicham : La démocratisation de l’Algérie va mettre le Maroc dans une situation difficile


dimanche 10 mars 2019

Kamel Daoud : « En Algérie, l’humiliation de trop »


Par Kamel Daoud
Pour l’écrivain algérien, le règne du président Bouteflika a entraîné une « kadhafisation » de son pays. En deux décennies, l’Etat, en proie à un « encanaillement généralisé », a glissé d’une fausse république à un royaume tentaculaire, estime-t-il dans une tribune au « Monde »
Kamel Daoud est connu et reconnu pour ses prises de position contre l’islam politique ou le régime de Bouteflika.Kamel Daoud est connu et reconnu pour ses prises de position contre l’islam politique ou le régime de Bouteflika. JOEL SAGET / AFP



Tribune. L’homme qui déteste son peuple. C’est l’une des légendes muettes qui accompagnent Abdelaziz Bouteflika depuis le début de son règne, en 1999. Le roman politique algérien aime collectionner les anecdotes sur le caractère rancunier de cet homme, son ancienne ambition devenue colère après qu’il a été écarté, chassé du pouvoir en 1981, ses blagues racontées aux visiteurs étrangers, dépeignant les Algériens sous le pire des portraits, ses grimaces et ses envolées égocentriques. C’était au temps où il parlait.
Aujourd’hui, son silence, qui dure depuis son AVC, depuis son dernier discours en 2012, où il promettait la transition et annonçait l’épuisement de sa génération, est tout aussi interprété comme du mépris. Il a menti la dernière fois qu’il s’est exprimé, depuis il n’a rien dit aux Algériens. De rares mots, lors des audiences accordées aux étrangers. Les images désastreuses d’une décomposition en liveque son frère surveille comme monteur d’images à la télévision publique. Pour lui, le peuple ne compte pas, ou seulement s’il dépasse les 90 % de « oui » pour le réélire.
Son règne est aussi celui d’une kadhafisation lente du pays depuis son élection après la guerre civile : destruction des institutions, encanaillement généralisé de l’Etat, de ses hommes, concentration abusive des pouvoirs, monarchisation.
La grande tradition d’un pouvoir collégial, sous la forme d’un « cabinet noir » ou de « décideurs » à Alger, version occulte du consensus, a fini en palais peuplé de courtisans, de clans, de clowns et de courtiers. Une galaxie autour d’un homme et surtout de son frère, devenu le régent de la République.
Mœurs de videur de boîte de nuit
Son époque est aussi celle de l’inflation des titres : « Son Excellence », « Fakhamatouhou ». La traduction ne rend pas compte du grossier du titre. Il faut traduire « Sa Grandeur ». Le mantra est obligatoire dans la bouche de chaque ministre, de chaque haut fonctionnaire, en prologue ou en conclusion de chaque déclaration publique, de chaque annonce de projet. Ceux qui ne sacrifient pas à l’usage finissent mal. En témoigne un journaliste de la télévision nationale qui, oubliant le titre, se fit remercier.