2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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dimanche 11 novembre 2018

Au Maroc, neuf manifestants de Jerada condamnés à des peines de prison


L’ancienne cité minière avait été secouée par un mouvement de protestation après la mort de deux mineurs dans des puits abandonnés.
Des habitants de Jerada, au Maroc, manifestent pour demander une alternative économique aux mines clandestines, le 16 mars 2018.

La justice marocaine a condamné neuf personnes à des peines allant de trois à cinq ans de prison ferme, en lien avec le mouvement de protestation dans l’ancienne cité minière de Jerada, dans le nord-est du pays, a-t-on appris auprès de leur avocat, vendredi 9 novembre.

Le tribunal de première instance d’Oujda a condamné jeudi cinq d’entre eux à cinq ans de prison ferme et quatre autres à trois ans, notamment pour « destruction de bien publics, incitation à commettre des crimes et délits ou participation à une manifestation non autorisée », a dit à l’AFP leur avocat, Abdelhak Benkada. Tous étaient incarcérés depuis mi-mars à la suite d’affrontements lors d’une manifestation interdite ayant fait 312 blessés chez les forces de l’ordre et 32 chez les protestataires, selon un bilan officiel.
Trois prévenus comparaissant libres ont par ailleurs écopé de peines allant d’un à six mois de prison avec sursis, a précisé Me Benkada.

95 personnes arrêtées

La ville sinistrée de Jerada a été secouée par un mouvement de protestation après la mort de deux mineurs dans des puits abandonnés, fin décembre 2017, suivie de deux autres décès accidentels dans des conditions similaires. Mercredi, un jeune de 18 ans est décédé après l’effondrement d’un puits de charbon désaffecté à Jerada, où il était descendu chercher du charbon.
Face aux protestations, qui ont duré de décembre 2017 à avril 2018, les autorités avaient annoncé une série de mesures pour relancer l’économie locale, promis de fermer les puits abandonnés, avec un plan de reconversion pour les mineurs clandestins, et interdit toute « manifestation illégale ». Selon Me Benkada, 95 personnes ont à ce jour été arrêtées à la suite de ces manifestations, dont 25 ont déjà été jugées.
Avant la fermeture à la fin des années 1990 d’une importante mine jugée non rentable, l’activité minière employait quelque 9 000 ouvriers et constituait la principale source économique de Jerada. Les habitants réclamaient depuis une alternative aux mines clandestines, dans lesquelles s’aventurent des centaines de mineurs pour extraire du charbon de façon artisanale, afin de le vendre à des négociants locaux, surnommés localement les « barons » et dotés de permis de commercialisation.

mercredi 27 décembre 2017

Jérada: pourquoi la mine a été fermée et les promesses non tenues...

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Mardi 26 décembre 2017 à 11h22
 
Jérada: pourquoi la mine a été fermée et les promesses non tenues...

Plusieurs milliers de personnes ont accompagné les dépouilles mortelles des deux jeunes lundi 25 décembre 
Les larmes mettront un peu plus de temps à sécher que l’encre des promesses dont les orphelins de la mine sont abreuvés ces jours-ci, comme chaque fois qu’ils enterrent un ou plusieurs des leurs, morts dans la violence des fosses creusées à mains nues à la recherche des restes d’anthracite, vendus pour une bouchée de pain.

Infernal cercle vicieux dans lequel la population de la ville, notamment les plus jeunes, est enserrée depuis maintenant près de vingt ans, depuis que les Charbonnages du Maroc (CDM) ont mis la clé sous la porte, à la fin des années quatre-vingt-dix du siècle dernier.
Des milliers de pauvres hères s’adonnent, désarmés, à cette galère de mineur sans casque, sans masque, sans éclairage, sans outils appropriés et dans des boyaux à peine suffisants pour faire glisser leurs corps décharné et faire remonter en surface le minerai arraché aux veines de plus en plus profondes, de plus en plus risquées.
Bien sûr, il s’agit de ceux dont la santé n’a pas encore été minée par la silicose, la maladie professionnelle incurable et inévitable pour tous ceux qui sont descendus au fond de la mine, quand celle-ci avait une présence formelle et visible.
Jadwane et Hassan, les deux jeunes hommes de moins de trente ans engloutis dans le maelstrom d’un courant d’eau intempestif à près de cent mètres sous terre, vendredi dernier, ne sont que deux nouveaux noms qui viennent s’ajouter à ce long mémorial des martyrs du charbon honni et si recherché, au prix de précieuses vies, lorsque tous les autres moyens de subsistance sont devenus hors de portée.


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