2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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lundi 5 avril 2021

L’Association SOS Villages d’Enfants s’engage avec l’UE afin de contribuer à l’amélioration de la protection sociale au Maroc

L’Association SOS Villages d’Enfants s’engage avec l’UE afin de contribuer à l’amélioration de la protection sociale au Maroc

l’Association

Le 8 avril 2021, l’Association SOS Villages d’Enfants lance officiellement le programme « Agir pour une amélioration de la protection sociale au Maroc », pour une durée de deux ans.

Ce projet, cofinancé par l’Union européenne, a pour objectif de permettre à des enfants, des jeunes en situation de délaissement parental et des mères en situation de monoparentalité de se développer dans les meilleures conditions possibles, en dépit d’un parcours accidenté.

Ces enfants et ces jeunes ont été séparés de leur famille d’origine. En effet, selon l’étude « Le Maroc des mères célibataires » publiée par l’Association Insaf, 153 bébés naissent hors mariage chaque jour et 24 d’entre eux sont abandonnés, soit un par heure.

Les femmes en situation de monoparentalité se retrouvent en grande précarité et souvent rejetées de leur communauté, ce qui peut avoir pour incidence de les conduire à abandonner leurs enfants. Pourtant, la plupart d’entre elles ressentent l’envie profonde d’être une mère digne et exemplaire.

Les objectifs de ce projet sont de pallier cette blessure abandonnique, pour les enfants et les jeunes.


Parallèlement, il est fondamental de recréer un lien social et par conséquent, une confiance, pour les mères seules qui se retrouvent en marge des normes sociales et en grande précarité économique. En ce sens, il s’agit de développer des méthodologies d’accompagnement professionnelles pour garantir une réparation et plus loin encore, une capacité de résilience pour ces enfants, ces jeunes et ces femmes en situation de vulnérabilité.

C’est une approche holistique qui est ainsi proposée, centrée sur la préoccupation suivante : comprendre les parcours difficiles et les projets de vie des enfants, des jeunes et des femmes pour les accompagner vers un avenir possible et s’inscrire dans une approche constructive de faire société ensemble.

Pour ce faire, l’Association SOS Villages d’enfants Maroc a construit avec le soutien de l’Union européenne un projet visant à :

  • Améliorer son offre de services dans ses 6 Etablissements de Protection Sociale ainsi qu’au sein de ses programmes alternatifs d’accueil de remplacement des enfants sans soutien parental en renforçant le suivi des besoins psychologiques, éducatifs et de santé des 550 enfants accueillis. Expérimenter et analyser un dispositif de placement des enfants et des jeunes au sein de 30 familles d’accueil, afin qu’ils se développent dans un environnement au plus proche d’un univers familial, fondé sur la bientraitance. De plus, l’Association a adopté un outil innovant, ludique et pédagogique appelé la Fresque du Climat, mis à la disposition de 360 enfants et jeunes qui deviendront à leur tour des citoyens engagés que cela soit à travers leurs gestes au quotidien ou dans leurs choix d’orientation professionnelle.
  • Accueillir une démarche qualité reposant principalement sur l’accompagnement et la mise en œuvre de la méthodologie appelée « projet d’établissement ». Les 6 Établissements de Protection Sociale de l’Association SOS Villages d’enfants qui accueillent des enfants en situation de délaissement parental dont certains sont en situation de handicap, constitueront le terrain d’apprentissage et de recueil des bonnes pratiques de cette approche qualité. Cette méthodologie pourrait être diffusée plus largement à travers le Ministère de la Famille, de la Solidarité, de l’Egalité et du Développement Social auprès d’autres Etablissements de Protection Sociale du Royaume.
  • Prévenir l’abandon à travers la création de 2 nouveaux programmes de renforcement de la famille à Agadir et Salé constitue un des enjeux du projet. En effet, ces régions à forte densité de population, demandent des réponses efficaces et rapides pour agir auprès des mères cheffes de familles qui sont victimes de violences et d’exclusion sociale. Cette approche est fondée sur la réparation des liens familiaux fragilisés et la promotion du leadership féminin. Elle vise à accompagner les mères seules à développer une éducation parentale respectueuse des droits de leurs enfants en matière d’accès à la santé ou à l’éducation par exemple. Parallèlement, ces femmes cheffes de famille sont accompagnées à renforcer leur employabilité pour sortir de leur précarité économique.

Ce projet est fondé sur une approche basée sur les droits. Il s’inscrit en ligne directe avec la Politique Publique Intégrée de Protection de l’Enfance au Maroc, instaurée en 2015, qui constitue la réponse nationale de lutte contre toutes les formes de violence et d’exploitation des enfants.


L’événement de lancement du projet aura lieu le jeudi 8 avril 2021 à 10 heures au Village d’Enfants SOS Dar Bouazza.

A propos de SOS Villages d’Enfants Maroc : Association reconnue d’utilité publique et placée sous la Présidence d’Honneur de Son Altesse Royale La Princesse Lalla Hasnaa. SOS Villages d’Enfants Maroc accompagne quotidiennement près de 850 enfants via 3 programmes d’intervention : la protection à long terme (20 ans en moyenne) de ceux qui ont perdu leur famille, la prévention d’abandon auprès des familles vulnérables, l’insertion socio-professionnelle des jeunes adultes.

 

lundi 22 janvier 2018

L’aéroport de Notre Dame des Landes est mort? Vive la ZAD!

L’abandon du projet d’aéroport est une excellente nouvelle. Mais qu’il soit couplé à une évacuation (même partielle) de la ZAD n'est pas une décision acceptable. Défendre la ZAD après l'abandon du projet reste en effet essentiel. Par Maxime Combes et Nicolas Haeringer.

  • Le gouvernement vient d’annoncer qu’il renonçait définitivement au projet d’aéroport de Notre Dame des Landes. Dans le même temps, à la suite des propos du ministre de l’Intérieur, qui annonçait hier que la ZAD "serait évacuée de ses éléments les plus radicaux", il prépare une opération policière et militaire d’une ampleur inédite.
    Bien sûr, l’abandon du projet d’aéroport est une excellente nouvelle. Mais qu’il soit couplé à une évacuation (même partielle ) de la ZAD n'est pas une décision acceptable.
    Renoncer à construire un nouvel aéroport à Notre Dame des Landes est la victoire de l'ensemble du mouvement d'opposition à l'aéroport de Notre Dame des Landes : sans ce vaste mouvement de résistance, l’aéroport aurait déjà été construit.
    Cette décision n’est pas le résultat d'une conversion soudaine d'Emmanuel Macron, d'Edouard Philippe et du gouvernement à la raison climatique, environnementale, sociale et économique dans leur vision de l'aménagement du territoire. Il s'agit d'un succès historique, construit au cours d'une mobilisation de plus de 40 ans, qui est parvenue à durer parce qu'elle a tour à tour articulé, alterné ou associé recours juridiques, contre-expertise citoyenne, mobilisations de masse, solidarité avec les paysan.ne.s, les syndicats de salarié.e.s (y compris du secteur de l'aviation), occupations légales, occupations illégales, résistance, préfiguration, etc.

    L'occupation de la ZAD, par ses habitant.e.s historiques et, dans la dernière phase de la lutte (après l'échec de l'opération César), par de nombreuses et nombreux soutiens "extérieur.e.s" en est un élément décisif. Il n’y a donc pas bon.ne.s opposant.e.s, fondé.e.s à rester et des éléments « radicaux » qu’il faudrait expulser, mais un mouvement, dont la force et la capacité à s’inscrire dans la (très) longue durée réside précisément dans sa diversité.

    jeudi 18 janvier 2018

    NDDL : Le pari de l'intelligence

    Abandon de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes : une grande victoire des paysans, des riverains, des zadistes, et tous ceux qui, depuis un demi-siècle, ont su occuper le « terrain », médiatique, politique et scientifique.
    La messe est dite. D’ici à la fin de cette semaine, le président de la République ou le Premier ministre – ou peut-être même Nicolas Hulot (qui a assez souffert pour mériter ce petit privilège) – annoncera l’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. C’est une grande victoire des paysans, des riverains, des zadistes, et tous ceux qui, depuis un demi-siècle, ont su occuper le « terrain » dans tous les sens du terme, médiatique, politique et scientifique. C’est la victoire d’une intelligence collective qui, à force d’arguments, a fait vaciller les certitudes les plus arrogantes. Mais maintenant, quoi ? Que faire de ce vaste bocage ? Et de ceux qui l’occupent ?
    Rêvons un peu. Supposons par exemple que Gérard Collomb soit invité à remiser dans la réserve les matraques de ses CRS, et Jean-Yves Le Drian les lance-grenades de ses gendarmes. Supposons que l’on ait juré en haut lieu, et une fois pour toutes, qu’il n’y aurait plus d’autres Rémi Fraisse. Supposons que l’on ait décidé de couvrir de ridicule ces articles de presse qui, avec ostentation, ont rendu compte ces dernières semaines de préparatifs guerriers, analysé les stratégies militaires, présenté la ZAD comme un camp retranché piégé de chausse-trapes et peuplé de terroristes avides de violences.


    Couverture de l'Hebdo Politis N°1486
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