Blog du Réseau de solidarité avec les peuples du Maroc, du Sahara occidental, de Palestine et du monde, créé en février 2009 à l'initiative de Solidarité Maroc 05, AZLS et Tlaxcala
2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas
El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.
Plusieurs associations,
syndicats ou partis politiques appellent à un
rassemblement ce samedi 27 avril à Gap. Photo Le DL /Le DL
Le rendez-vous est donné ce samedi 27 avril à 10
heures, place de la République à Gap. Une douzaine
d’associations, syndicats ou partis politique, dont
ATTAC, Extinction rébellion, Solidaires, EELV ou LFI
et le NPA appellent à un rassemblement contre “la
criminalisation des contestations et des luttes
militantes”. “La répression à l’égard des militants
syndicalistes, associatifs et politiques qui
refusent le discours dominant, illégitime, sur la
situation à Gaza s’accélère”, indique les
organisateurs dans un communiqué commun.
“Depuis l’an dernier, déjà, et encore aujourd’hui,
des centaines de syndicalistes sont poursuivis à la
suite du mouvement des retraites, les militants qui
luttent pour arrêter la catastrophe écologique en
cours, sont qualifiés d’éco-terroristes, et
plusieurs d’entre eux sont toujours poursuivis
devant les tribunaux, comme ceux et celles qui
expriment, en acte, leur solidarité avec les
migrants. La répression dont avaient été victimes
les gilets jaunesrelevait également de la même
dérive”, dénoncent notamment les signataires.
--
Ne doutez jamais qu'un petit nombre de personnes
volontaires et réfléchies peut changer le monde en
mieux ; en fait, cela se passe toujours ainsi."
[ inspiré de Margaret Mead ]
Appel collectif - Halte au massacre à Gaza ! La France doit exiger un cessez-le feu immédiat
Paris, le 30 octobre 2023 L’armée israélienne soumet la Bande de Gaza à des bombardements d’une violence inouïe et à un blocus total qui prive la population d’eau, de nourriture, de médicaments. Les hôpitaux, lorsqu’ils fonctionnent, opèrent aujourd’hui sans anesthésie. En Cisjordanie occupée, la population palestinienne est soumise à la violence redoublée de l’armée et des colons ainsi qu’à un bouclage du territoire. Nous demandons un cessez-le-feu immédiat à Gaza, la fin des bombardements, des offensives terrestres et des déplacements forcés de populations, ainsi que la levée immédiate du blocus. Nous exigeons que la France s’engage activement dans ce sens. Nous rendons hommage à l’ensemble des populations civiles, palestiniennes et israéliennes, victimes de crimes de guerre. Chaque vie compte. Une paix juste et durable ne sera possible que dans le cadre de la reconnaissance des droits du peuple palestinien, de l’arrêt de la colonisation et de la fin de l’occupation israélienne, dans le respect de l’ensemble des résolutions de l’ONU. • Cessez-le feu immédiat ! • Arrêt des bombardements et des déplacements forcés de la population ! • Levée immédiate du blocus ! • Protection du peuple palestinien à Gaza et en Cisjordanie ! Les libertés d’expression et de manifestation, libertés démocratiques fondamentales, doivent être respectées. Nous appelons à nous rassembler sur les bases de cet appel et à organiser, en solidarité avec le peuple palestinien, des marches contre la guerre partout en France le samedi 4 novembre.
11h BRIANÇON Place de l’Europe GAP Esplanade de la paix
Membres du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens signataires de l’appel Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui (ACCA) – AFD International – AILES Femmes du Maroc -Américains contre la guerre (AAW) - Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) -Association des Tunisiens en France (ATF) - Association France Palestine Solidarité (AFPS) - Association Nationale des Elus Communistes et Républicains (ANECR) - Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action Citoyenne (ATTAC) - Association pour les Jumelages entre les camps de réfugiés Palestiniens et les villes Françaises (AJPF) - Association des Universitaires pour le Respect du Droit International en Palestine (AURDIP) - Cedetim / IPAM - Collectif des Musulmans de France (CMF) -Collectif Faty Koumba : Association des Libertés, Droits de l’Homme et non-violence - Collectif Judéo- Arabe et Citoyen pour la Palestine (CJACP) - Collectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint-Denis) - Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR PO) - Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5e arrt (CJPP5) - Confédération générale du Travail (CGT) - Droit-Solidarité – Ensemble ! Mouvement pour une alternative de gauche écologiste et solidaire - Europe Ecologie les Verts (EELV) – Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) – Fédération Syndicale Unitaire (FSU) - Forum Palestine Citoyenneté - Génération Palestine –La Courneuve-Palestine – La France Insoumise (LFI) - le Mouvement de la Paix - les Femmes en noir (FEN) - Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, section française de la Women’s International League for Peace and Freedom (WILPF) (LIFPL) - Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) - Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) - Organisation de Femmes Egalité - Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF) - Parti Communiste Français (PCF) - Parti de Gauche (PG) - Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM) –Solidarité Maroc 05 (SM05) - Sortir du colonialisme - Révolution Ecologique pour le Vivant (REV) - Union des communistes libertaires (UCL) - Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens (UTIT) – Union Juive Française pour la Paix (UJFP) -Union Nationale des Etudiants de France (UNEF) - Union syndicale Solidaires
Le service des urgences dentaires créé en octobre 2022 est
désormais, depuis le 26 septembre dernier, ouvert
3 jours par semaine : les mardis, mercredis et
jeudis de 9h00 à 12h30 et de 14h00 à 18h00 pouvant ainsi
accueillir 60 à 65 patients/semaine (environ).
Ce service est ouvert aux patients de notre centre comme aux
patients extérieurs répondant aux critères d'urgence dentaire.
Il est assuré par 2 praticiens du Centre de Santé Dentaire de
Gap.
L'accueil téléphonique pour la prise de rendez-vous se fait
sur un numéro dédié : 04.92.52.58.95 les lundis de 9hà12h30
pour le lendemain, et les mardis et mercredis de 10h30 à 12h30
pour les journées de mercredi et jeudi (cette organisation
pouvant être amenée à évoluer en fonction des besoins et/ou
ressources humaines disponibles).
Suite aux premières initiatives pour la Paix en
Ukraine, les 12 organisations hautes-alpines mentionnées
ci-dessous appellent à poursuivre la mobilisation pour stopper le conflit
engagé en Ukraine. Elles expriment leur solidarité avec la population
ukrainienne et avec les citoyens russes qui agissent avec courage dans
leur pays pour l'arrêt des hostilités.
Elles se retrouvent dans lesrevendications
communes : --> Cessez-le-feu --> Arrêt des bombardements --> Retrait des troupes russes d’Ukraine --> Solidarité avec le peuple ukrainien --> Pour une Conférence européenne pour la Paix
sous l'égide de l'ONU et de l'OSCE Plusieurs rassemblements sont organisés cette fin
de semaine : - Laragne : vendredi 11 mars 18h - Place de la
Fontaine - Veynes : samedi 12 mars 11h - Place du Soldat
Anselme - Gap : samedi 12 mars 14h - Esplanade de la Paix
Des précisions sur les formes d'organisations
retenues pourront être données par les organisateurs sur le plan local. Laragne - Veillée pour la Paix : Laurence Villard
0640472739 Gap - Rassemblement musical - Témoignages :
Richard Sadok 0677757273 Veynes - Rassemblement : Lionel Blanchard
0608859890 Le Mouvement de la Paix Le Secours populaire français La Libre Pensée CGT FSU SUD EELV Ensemble!/PACG PCF Partit occitan POI Région et peuples solidaires
Nous restons à votre disposition pour précisions
et informations complémentaires
A) Le 12 novembre nous fustigions les propos de la préfète des Hautes-Alpes qui dénonçait les secours que les associations portaient aux migrant.es
en difficulté en soutenant que cela augmentait l’attractivité de
Briançon auprès de ces personnes en déshérence sur les routes
migratoires. Il ne s’agissait ni plus ni moins que d’une variation d’un
thème anti-migrant, celui de l’appel d’air selon lequel toute aide aux
personnes en migration incitait d’autres personnes à se mettre en route
pour rejoindre Briançon.
Ce thème éculé, faux et surtout très dangereux pour la vie des migrant.es était dénoncé de la façon suivante :
« Parler
de « l’attraction du Briançonnais », c’est penser que ce territoire
agit comme un aimant. L’aimant est la cause de ce qu’il attire alors que
les personnes qui arrivent à Briançon par les voies migratoires ne sont
nullement « attiré.es » mais au contraire « poussé.es » par une multitude de causes.
Ces personnes sont parties de chez elles pour des raison internes à leur pays. Les migrant.es sont d'abord « agi.es »
par des causes familiales, sociales, éducatives, économiques,
politiques propres à leur pays sans oublier les guerres civiles et
autres. Ainsi la venue des migrant.es
n'a pas pour raison la situation actuelle dans le Briançonnais mais la
situation antérieure et catastrophique de leur conditions de vie.
La
leçon de cette inversion entre cause et conséquence est connue. Elle a
été donné par Nietzsche qui parle de « perversion absolue de la
raison ». Nietzsche a raison de parler ainsi quand on voit où mène cette
inversion. Elle conduit à ce que des drames se produisent sur la
frontière. Il y a déjà eu des morts et en attendre de nouveaux pour
prendre le minimum de mesures humanitaires est une politique dangereuse,
inhumaine et qui malheureusement comme tout le monde devrait le savoir
conduit à des impasses politiques et à une lâche imprévoyance. Notre
tâche serait de repenser les voies migratoires et les politiques
d’accueil car avec la dégradation du climat, la continuation des
guerres, les inégalités grandissantes et la sous alimentation d’une
partie de la populations mondiale, le phénomène migratoire ne peut que
s’amplifier. » (L’alp’ternatives du 12 novembre 2021)
Les
raisonnements faux ne sont pas seulement une atteinte à l’idée de
vérité, ils mettent en jeu la vie ou l’intégrité physique et psychique
des personnes. C’est exactement ce que pense, dit et écrit au Procureur
de la République, le Député de Haute-Garonne, Sébastien Nadot et par
ailleurs Président de la Commission d’Enquête de l’Assemblée Nationale
sur les migrations.
B)
Dans sa lettre du 12 novembre 2021 au Procureur de la République de
Gap, il constate que cette mise en danger est constitué par le fait que
déjà 8 personnes migrantes ont dû être transporté au centre hospitalier
de Briançon en état d’hypothermie et cela par le renforcement des
effectifs à la frontière qui obligent les migrant.es à prendre des chemins de plus en plus détournés et dangereux.
Il qualifie les actes de la Préfète de la façon suivante :
« Les actes de la préfète des Hautes-Alpes me semblent constituer :
‐
une mise en danger délibérée de la vie de ces personnes migrantes au
regard de l’article article 223-1 du code pénal (Le fait d'exposer
directement autrui à un risque immédiat de mort ou de blessures de
nature à entraîner une mutilation ou une infirmité permanente par la
violation manifestement délibérée d'une obligation particulière de
prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement est puni d'un
an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende),
‐
une omission de leur porter secours au regard de l’article 223-6 alinéa
2 du code pénal (Sera puni des mêmes peines [cinq ans d'emprisonnement
et de 75 000 euros d'amende] quiconque s'abstient volontairement de
porter à une personne en péril l'assistance que, sans risque pour lui ou
pour les tiers, il pouvait lui prêter soit par son action personnelle,
soit en provoquant un secours),
-
ainsi que des atteintes involontaires à leur intégrité physique au
regard des articles 19 et suivants et R652-2 du code pénal ( le fait de
causer à autrui, dans les conditions et selon les distinctions prévues
à l’article 121-3, par maladresse, imprudence, inattention, négligence
ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité imposée par la
loi ou le règlement, une incapacité totale de travail pendant plus de
trois mois est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros
d’amende).
En
vous demandant, Monsieur le Procureur de la République, de considérer
ce signalement avec la plus grande attention, je vous prie de croire en
l’expression de ma haute considération. » (page 159 du Rapport de la
Commission sur les migrations).
C)
Les politiques inhumaines entraînent des conséquences dramatiques. Cela
est particulièrement clair en mer mais également en montagne.
Au
delà du signalement de la Préfète des Hautes-Alpes, il est également
clair qu’il s’agit d’une mise en accusation de la politique migratoire
de la France. Elle n’est pas seulement politiquement condamnable, elle
l’est aussi pénalement. Qu’un Président d’une commission parlementaire
après avoir parcouru les frontières de Calais à Vintimille en prenne
acte et dénonce les agissements inhumains d’une représentante de l’État
est un encouragement à poursuivre notre travail d’aide aux populations
migrantes et de dénonciation d’une politique inhumaine.
La
politique menée par le Gouvernement se retrouve devant la justice
française La politique européenne en matière de migration ne
pourrait-elle pas aussi se retrouver devant le Tribunal Pénal
International de la Haye vu le nombre des noyé.es dans les mers qui entourent l’UE ?
Toutes les nuits, dans les Hautes-Alpes à la
frontière entre la France et l’Italie, des hommes, des femmes et des
enfants tentent de passer à pied les cols montagneux, dans la neige, à
des températures pouvant atteindre les -15°C en hiver. Ils fuient la
guerre ou la misère et espèrent tous un avenir meilleur. Toutes les
nuits, des agents de la police aux frontières s’efforcent de les
empêcher de traverser.
Ces exilés sont contraints d’emprunter
des chemins de plus en plus périlleux, mettant leur santé voire leur vie
en péril. A leur arrivée, ils sont refoulés quasi-systématiquement vers
l’Italie, les privant de leur droit de demander l’asile en France ou même de consulter un médecin. Ces droits sont pourtant garantis par la loi française et le droit international.
Dans
ce contexte sous tension, Médecins du Monde et ses partenaires se sont
engagés dans un mouvement de solidarité pour prendre en charge et
accompagner ces personnes sur le chemin de l’exil.
Les actions de Médecins du Monde
Depuis 2017, Médecins
du Monde agit pour réduire les risques sanitaires physiques et
psychologiques qu’engendrent la traversée de la frontière.
En
partenariat avec l’association locale Tous Migrants, notre Unité Mobile
de Mise à l’Abri parcourt les montagnes à Montgenèvre dans les
Hautes-Alpes pour :
Rechercher les personnes en danger
Evaluer
leur état de santé, réaliser les premiers soins et les amener aux
urgences quand cela est nécessaire (hypothermies, gelures ou chutes
graves)
Témoigner des entraves dans l’accès aux soins et aux droits des exilés, pour les faire valoir
En
2017, le ‘Refuge Solidaire’ a été créé à Briançon, dans les
Hautes-Alpes, par de citoyens solidaires afin d’accueillir pour
quelques nuits des personnes exilées.
Notre Unité Mobile y
amène et évalue les besoins de santé de ces personnes. Nos bénévoles
soignants, médecins et infirmiers réalisent des permanences médicales et
paramédicales afin de leur venir en aide et collaborent avec l’hôpital
de ançon.
Le Refuge Solidaire a déjà accueilli plus de 12 000 exilés.
Nos actions se portent également à Vintimille, la ville italienne frontalière avec Menton dans les Alpes-Maritimes.
L’urgence y est plus importante :
nous n’avons pas la possibilité d’agir en collaboration avec les
services de santé locaux. Dans cette région nous pouvons référer
uniquement aux services d’urgence. C’est donc uniquement accompagné de
bénévoles et d’associations locales que nous poursuivons nos missions.
Les
maraudes, les permanences médicales et le travail de plaidoyer de
Médecins du Monde et de ses partenaires sont essentiels. Nous comptons
aujourd’hui une trentaine de bénévoles, infirmiers, médecins,
pharmaciens, psychologues et logisticiens qui participent aux actions de
Médecins du Monde.
Mais nous avons besoin de vous pour témoigner des entraves aux exilés.
Signez pour montrer votre soutien !
Les
données personnelles recueillies vont faire l’objet d’un traitement
informatique destiné à vous tenir informé des actions de Médecins du
Monde et faire appel à votre générosité. Vous pouvez vous opposer à ce
traitement en vous adressant à medecinsdumonde@medecinsdumonde.net. Vous disposez d’un droit d’accès, de suppression et de rectification des données vous concernant.
Dans les hautes Alpes, notre collectif, Hautes-Alpes solidaires écologiques et citoyennes, créé en octobre 2020 a permis de fédérer les forces vives de notre département (citoyens, membres d'Ambitions pour Gap, de Briançon citoyenne, d'EELV, d'Ensemble, de la FI, du PCF). Ce collectif compte à ce jour plus de 500 signataires ayant répondu à son appel citoyen.
Cette dynamique a débouché sur l'écriture collective d'un projet adapté aux défis de notre temps et sur la constitution d'une liste solidaire, écologique et citoyenne pour les prochaines élections départementales.
A l'instar de nos camarades du 04, du 06 et du 83, notre collectif, Hautes-Alpes solidaires écologiques et citoyennes, lance, aujourd'hui, un appel à reprendre immédiatement, au niveau régional, les discussions pour permettre une dynamique équivalente dans le respect mutuel de toutes les forces qui s'étaient engagées dans le collectif "Il est temps".
Nous rejetons aussi catégoriquement tout arrangement avec les listes macronistes et de droite au second tour.
Thomas Charrier est berger depuis 20 ans, entre le littoral et
les Alpes de Haute-Provence. Une vraie passion pour cet enfant du pays,
qui a découvert ce métier aux côtés de son père. Mais depuis plusieurs
années, les alpages se font plus rares, il s'inquiète pour l'avenir de
son troupeau.
Mars, avril, mai, juin, il ne reste que quatre mois avant le début de la transhumance estivale. Cette
migration périodique du bétail de la plaine à la montagne, pour trouver
de la fraicheur et de l'herbe verte pendant l'été, est primordiale pour
Thomas Charrier, berger à son compte depuis sept ans.
Je fais ce métier depuis mes 15 ans, ça va faire 20 ans que c'est ma passion, Thomas Charrier, berger
Mais
voilà, cette année, comme beaucoup d'autres, difficile de trouver un
alpage dans les hauteurs pour accueillir son troupeau de 600 bêtes (les
troupeaux sont en moyenne constitués entre 300 et 450 brebis, selon un rapport du Sénat). Une situation qui préoccupe beaucoup ce berger.
Pourquoi trouver des terres devient une mission quasi-impossible ?
Thomas
Charrier : dans cette région, les terres sont construites ou alors les
terrains agricoles sont loués et vendus au prix du constructible. Les
enfants d'agriculteurs ne reprennent pas systématiquement les terres de
leurs parents. Ils revendent les parcelles à des promoteurs
immobiliers, c'est plus avantageux.
Ça crée un déséquilibre, pour
trouver des alpages à des prix raisonnables, c'est un véritable
casse-tête. Ici, il pousse des maisons comme il pousse des champignons.
Il me reste 600 bêtes pour faire la transhumance, après avoir vendu mes
agneaux. Il me faut donc une grande superficie pour que je puisse loger
l'ensemble de mon troupeau.
Cette situation entraîne quels risques pour votre profession ?
Je
crains de devoir me séparer de certaines brebis, la profession devra se
contenter de troupeau de plus en plus petit. La transhumance est une
pratique inscrite au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO depuis
2020, c'est une tradition importante ! L'hiver la ville d'Hyères-les
palmiers me loue un terrain communal pour mes bêtes, je suis
assuré d'avoir cet espace chaque année, mais je ne veux pas laisser mon
troupeau en sédentaire. Monter dans les hauteurs chaque été, c'est non
seulement pour le bien-être des brebis car elles ont moins chaud, elles
peuvent ruminer et aussi c'est un rythme de vie ancré en moi.
Il
y a aussi le risque de voir les jeunes se démotiver, déjà que ce n'est
pas un métier facile... C'est 365 jours par an, pas de vacances, même
si pour la transhumance, j'ai un ouvrier avec moi et on se relaie. J'ai
aussi mes six chiens qui m'accompagnent. J'ai deux fils, le premier qui a
huit ans, m'a dit qu'il voulait être berger plus tard. Mon rêve
aujourd'hui, c'est de trouver une terre dans les montagnes à louer
chaque année au moment de la transhumance estivale. Comme ça, j'assure
une sécurité pour la relève.
Où en sont vos recherches ?
Grâce aux réseaux
sociaux, j'ai eu trois propositions. Mais il faut que j'étudie ces
offres car c'est parfois très loin, on m'a contacté en Haute-Savoie par
exemple. Je me sens démuni alors que pourtant je m'y suis pris à
l'avance, on peut m'appeler du jour au lendemain, je ne désespère pas.
Si
mes bêtes restent sur la côte, c'est une catastrophe elles vont passer
quatre mois invivables. Il a beaucoup de bergers dans ma situation. Moi
je me sens comme un résistant, je continuerai de croire en
Terres agricoles : c'est la taille d'un département français qui disparait tous les 10 ans
Préserver
les terres agricoles est un véritable enjeu national, puisqu'en 40
ans, le nombre d'agriculteurs a été divisé par quatre, selon l'INSEE.
Pour les surfaces, c’est quasiment l’équivalent d’un
département français qui disparaît tous les 10 ans.
Certaines mairies, se mobilisent alors pour préserver les parcelles pour les agriculteurs, c'est notamment le cas à Saint-Martin-du-Var. Un moyen aussi de lutter contre la bétonisation des espaces.
Les mouvements citoyens ne sont pas en reste. Terre de Liens rachète des terres agricoles et les loue ensuite à moindre côut à des agriculteurs.
Il
est possible également d'investir dans une ferme sous forme d'un
groupement foncier agricole, et ainsi de devenir actionnaire d'un bout
de terrain.
Le parc national du Mercantour propose
quant à lui des postes de "berges remplaçants" pour la saison d'estive à
venir. Une solution envisagée par Thomas Charrier si aucun terrain ne
lui convient d'ici au mois de juin. "Je ne me ferme aucune opportunité",
ajoute-t-il.
Le loup, un facteur à risque supplémentaire ?
"Ça fait
bien longtemps que les bergers, ne se posent même plus la question de
savoir si le terrain comporte un risque de prédation, depuis 30 ans
c'est un fait, les loups sont de retour", affirme Thomas Charrier. Pour
ce berger c'est en moyenne 10 attaques par an.
Précédé par sa
réputation de bête sauvage, nourrie par la littérature et la culture
populaire, le loup gris a été éradiqué en France, dans les années 1930,
avant de revenir dans les Alpes par l'Italie dans 60 ans plus tard.
Depuis,
les éleveurs, les défenseurs de l'environnement, et les pouvoirs
publics peinent à trouver une solution. En 2021, 580 loups seraient
présents sur le territoire français.
Le loup est un animal magnifique ça il ne faut pas le nier maintenant comment cohabiter ? La question est posée...
En 1895, un village des Hautes-Alpes, enclavé et condamné
à la misère par la surexploitation des pâturages, est vendu par ses
habitants à l’État, qui engage aussitôt une opération de reboisement.
Fasciné par ses ruines depuis une enfance randonneuse, Luc Bronner a
tiré de la consultation des archives un récit dont l’éclairage
ethnographique débouche sur une réflexion écologique.
Aucun randonneur n’est insensible aux maisons écroulées rencontrées au
détour d’un chemin, comme cela est fréquent en montagne : qui étaient
ceux qui habitaient là, quand ont-ils vidé les lieux, et pourquoi ? Ce
sont les questions que se posait le journaliste du Monde, Luc Bronner, depuis sa découverte du site de Chaudun dans son enfance. « Au
fond de la vallée, au milieu de nulle part, hors du monde, dans un des
plus beaux paysages des Alpes françaises, les ruines de ce hameau me
hantent », écrit le natif de Gap, qui a « voulu soulever les pierres, faire le récit d’un huis clos, d’un monde qui vacille, puis qui s’effondre sur lui-même ».
On se souvient qu’il y a une petite dizaine d’années, la mise aux
enchères d’un hameau de Saint-Nicolas-Courbefy, en Haute-Vienne, avait
éveillé l’intérêt des médias, entre nostalgie d’un éden perdu et froid
constat de la désertification des campagnes. Renseignement pris, il ne
s’agissait pourtant que des bâtiments d’une ancienne ferme, transformés
en un village vacances qui avait fini par péricliter. Leurs murs avaient
été rachetés pour 520 000 € par un milliardaire coréen controversé, qui
finalement n’avait jamais payé son dû.
Les ruines qui fascinent Luc Bronner depuis son jeune âge sont en
revanche celles d’un vrai village qui possédait sa mairie, son école et
son église. Un village à la destinée suffisamment remarquable pour avoir
fait la une de L’Illustration, le Paris-Match de l’époque, lors de sa vente à l’État par ses habitants, officialisée en images en août 1895.
L’article précisait : « Toutes les propriétés communales et
privées, comprenant une superficie de 2 026 hectares, ont été vendues à
l’État pour le prix de 186 000 francs environ. La commune de Chaudun
comprenait 98 habitants vivant du produit de leurs pâturages ; mais
depuis quelques années les montagnes déboisées avaient perdu une partie
de leurs prairies où l’on faisait paître un trop grand nombre de
moutons. L’altitude de Chaudun, qui est à 1 400 mètres, et son
éloignement de Gap (19 kilomètres), ne permettant pas aux habitants de
se créer de nouvelles ressources pour remplacer celles que donnaient les
pâturages, la commune avait elle-même demandé à être achetée par
l’État. Les formalités exigées pour cette opération ont duré plus de
quatre ans. » Sur les photos, on voit notamment « le dernier maire de Chaudun, assis sous la cloche de l’église, dont la construction remonte au quinzième siècle ».
Luc Bronner construit son récit en essayant d’imaginer quel était l’univers confiné de « Félicie Marin, morte le 30 avril 1877, à l’âge de 17 ans »,
selon la mention encore lisible sur sa pierre tombale, la seule de
l’ancien cimetière qui, bien que brisée, ait résisté au temps. Sur la
quarantaine de familles qui habitent alors Chaudun, beaucoup partagent
le même nom – Marin, Martin, Taix, Chaix, Chabre, Pauchon – et l’on
meurt jeune : en 1886, on ne recense qu’un seul habitant âgé de plus de
60 ans. Dans les registres, parmi la terrible litanie des enfants morts
en bas âge, figurent aussi de nombreux noms étrangers : ceux des
nourrissons placés par l’administration des Enfants assistés des
Hautes-Alpes.
Les inégalités sociales sont grandes et, le jour de la vente, l’ordre
de grandeur des indemnisations ira de 1 à 120. Mais les inégalités sont
aussi celles des territoires. Chaudun n’a droit qu’à des instituteurs
médiocres, qui dispensent un enseignement de faible qualité en attendant
leur prochaine mutation. Il est vrai que la plupart de leurs élèves
s’égaient dans la nature dès la fonte des neiges. Les curés, eux, se
plaignent de la fragile piété de leurs ouailles et de leur faible
contribution aux ressources de l’église et de son serviteur. Au moins
les jours de dimanche sont-ils « rarement » l’occasion de « réunions dangereuses », les bals « peu de choses », le concubinage absent, et les abus ou scandales contre les mœurs peu nombreux. Les péchés dominants ? « L’esprit de censure, d’orgueil et d’hypocrisie »
nous renseigne encore un audit aux 203 questions, mené dans la paroisse
au milieu du siècle et retrouvé dans les archives du diocèse. Comme
l’instituteur, le curé de Chaudun prend son sacerdoce en patience.
Symboliquement, le dernier d’entre eux meurt en 1890 dans des
circonstances dramatiques : une chute dans le vide en allant visiter,
par un col enneigé, le curé ami d’une paroisse voisine afin de tromper
sa solitude.
Il y a aussi ces insoumis, réfractaires au service militaire, qui
bravent la menace d’emprisonnement et fuient l’enfermement du village
par la même occasion. « À Chaudun, sur une population d’une centaine
de personnes, au moment où le village s’éteint, je compte au moins seize
hommes qui ont ainsi émigré vers l’Amérique, très majoritairement, ou
l’Algérie et la Tunisie, pour deux d’entre eux », relève Luc
Bronner. Il existait alors une filière dont profitèrent les propres
grands-parents de l’auteur, issus de la vallée voisine du Champsaur et
établis épiciers à San Francisco au début du XXe siècle, avant de revenir en touristes au printemps 1914 et d’être retenus par le déclenchement de la Grande Guerre.
Pourquoi des villageois, forcément attachés à des lieux occupés à partir du début du XVIe
siècle, se sont-ils résolus à les quitter ? Parce que, moins de quatre
siècles plus tard, les bois qui avaient attiré les premiers habitant ont
presque tous été coupés et que les milliers de moutons, envoyés chaque
été dans les alpages par les éleveurs de la Crau et du sud de la France,
ont mis la roche à nu. C’est ce qu’explique la lettre collective
envoyée le 28 octobre 1888 au ministre de l’Agriculture au nom des
habitants du village. Probablement rédigée par le curé, elle déroule les
arguments de ce cahier de doléances dans une langue châtiée, aux
formules imagées et empruntes de poésie.
De passage trois ans plus tard, Onésime Reclus, le frère d’Élisée,
fameux géographe aux idées anarchistes, observe lui-même que le village
est devenu « une pierraille, une rocaille, une Sibérie d’hiver, un Sahara d’été » et lâche durement : « Nulle part, on n’aurait trouvé de ruines de la nature plus éloquentes pour témoigner de la malfaisance de l’homme ».
Voilà
donc pourquoi, ce 6 août 1895, un photographe s’est donné la peine
d’effectuer trois heures de marche, en ployant sous le poids de son
appareil photographique à chambre et de son trépied, afin de documenter
la signature du contrat de vente du village à l’administration des Eaux
et Forêts.
Dans leur malheur, la chance des habitants fut en effet que leur
démarche s’accordait avec le souci des autorités publiques de restaurer
des montagnes érodées, à Chaudun comme ailleurs dans les Alpes et les
Pyrénées. Il n’est que de comparer les cartes postales d’époque aux
paysages actuels.
À Chaudun, l’État mit les grands moyens. Installés à demeure, des
agents travaillant douze heures par jours reconstruisent le chemin qui
mène au village, élèvent deux barrages pour couper et retenir le
torrent, et plantent des pépinières. Dix-sept années de labeur, avant et
après-guerre, pour faire pousser 63 000 feuillus et 3,3 millions de
résineux : mélèzes, épicéas, pins noirs, pins cembros, pins à crochets,
pins silvestres.
« Les scientifiques estiment que 20 % de la flore française est présente dans la vallée aujourd’hui », se réjouit Luc Bronner, qui conclut : « Chaudun raconte notre passé, et notre futur probablement. » De quoi donner matière à réflexion aux randonneurs curieux des vestiges d’un commun passé que l’on se gardera bien d’idéaliser.
Communiqué final du 8ᵉ Congrès national
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ATTAC CADTM Maroc a clôturé les travaux de son 8ᵉ Congrès national, tenu
les 10, 11 et 12 juillet 2026 au siège de l’Union marocaine du travail
(UMT) à Rab...