Le
Sahara Occidental est rarement l’invité de nos médias français
populaires, et ne doit une certaine attention qu’à quelques personnes
vigilantes. Et pourtant la situation est embourbée depuis des décennies
sur fond de concessions sur le droit international.
Le Sahara occidental
Le pays quasi désertique de 266 000 km2 est situé sur la côte
nord-ouest de l’Afrique, bordé par 1000 km de côtes à l’ouest,
limitrophe du Maroc, de l’Algérie et de la Mauritanie. Ses frontières
sont internationalement reconnues et légales. Elles sont celles héritées
du colonialisme. Dès 1963, le pays est inscrit sur la liste onusienne
des territoires à décoloniser, il l’est toujours. Représenté par son
Front de libération, le Polisario (Front pour la libération de Saguia el
Hamra, et Rio de Oro), le peuple sahraoui est reconnu par l’ONU, qui
tente de résoudre une situation embourbée, depuis des décennies, dans
les bas-fonds de concessions sur le droit international. Sa langue
nationale est le hassanya.
En 1884, la conférence de Berlin répartit l’Afrique entre puissances
coloniales et le Sahara Occidental devient espagnol. La présence
espagnole, essentiellement concentrée sur quelques points de la côte, et
en mer, laisse libre cours à la vie traditionnelle nomade des
Sahraouis, et aux échanges commerciaux qui transitent à travers le
désert. L’opposition à l’occupant est constante, régulièrement réprimée.