Société Publié Le 17/09/2019
Au sein des Marocains vivant en
France, plusieurs sont issus du village de Sidi Boubker, emblème historique de
l’activité minière des années 1920 à 1980. Aujourd’hui, l’association Les
Enfants de Zellidja et de l’Oriental (ENZO) les rassemble autour d’initiatives
sociales et économiques bénéficiant à leur région d’origine.
Ce mois de septembre marque le
lancement d’un projet d’envergure pour Les Enfants de Zellidja. Issus de Sidi
Boubker (Oriental) et principalement émigrés en France, ils lancent une
initiative socio-économique au bénéfice de vingt femmes, essentiellement veuves
et célibataires, dans leur région d’origine, pour renforcer leur autonomie à
travers le lancement de projets générateurs de revenu.
«L’amélioration des conditions
socioéconomiques des femmes passe par la diversification de leurs activités»,
nous explique l’association Les Enfants de Zellidja et de l’Oriental (ENZO),
qui envisage ainsi de faire bénéficier vingt femmes du «Projet d’Appui aux
Femmes de Taghajrt (commune d’Aghbal / Ahfir) par l’élevage des caprins», afin
d’améliorer leur condition sociale.
Ce projet est le pendant d’une
première initiative en partenariat avec le Club marocain pour l’environnement
et le développement (CMED), l’association des amis du Maroc et l’Association
pour agir citoyen (APAC).
Investir pour lutter contre l’exode
Président d’honneur et responsable
de projets à ENZO, Majid Chaadi explique à Yabiladi que ce projet inclut
également la construction de chèvrerie, la prise en charge de l’alimentation,
des soins vétérinaires et des frais de suivi sanitaire sur la première année du
projet.
«Il s’agit d’appuyer ces activités
d’abord pour la production laitière et de viande, mais, à terme, celle-ci
inclura également la production fromagère destinée au commerce local comme à
l’exportation, ou encore le développement de l’industrie des matières premières
pour l’artisanat (peau, cuir, poil…)», ambitionne celui qui a été président
d’ENZO.
En effet, les conditions climatiques
semi-arides ainsi que les hauteurs de la région n’auront pas raison de la
patience des habitants locaux en les poussant à l’exode, puisque «le cheptel
caprin est caractérisé par son adaptation aux conditions climatiques du pays et
se trouve concentré essentiellement dans les zones de montagne et de parcours
dégradés, où il constitue une activité économique importante», nous explique
l’association.




