2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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mercredi 26 octobre 2022

Aziz Menebhi raconte ses souffrances

Safi était jaune. Safi était une ville jaune. Les maisons, les jardins, les rues, les hommes même étaient jaunes. Des vieilles petites maisons jaunes d’une vieille petite ville jaune pauvre malgré ses richesses. 
Des camions venus des mines de souffre situées à une vingtaine de kilomètres traversaient la ville et descendaient vers le port. Non bâchés, ils roulaient dans un nuage doré qui abolissait les autres couleurs, faisaient des rues des pistes sahariennes, des maisons des dunes géométriques et de tous les hommes des vainqueurs du tour de France.  Une poussière de soleil enveloppait la ville, s’insinuait dans les poumons et provoquait des ravages, lesquels se font toujours sentir.
Lénine a dit à peu près : « En prison le verre se casse, l’acier se renforce ». Je ne suis pas de verre. J’ai vécu dans la violence. La violence m’a accompagné toute ma vie de l’école coranique à la rue en passant par ma famille et les raclées de mon père. Je suis habitué aux coups. Fatalisme oriental ? Non. L’angoisse et la peur ne sont plus dans ma nature, voilà tout. Je sais que l’on va me faire mal, que la souffrance sera telle que je vais hurler et m’évanouir. « Advienne que pourra », chacun joue son rôle, le tortionnaire torture et le torturé souffre. Je suis prêt.
 
A propos de l'auteur : Abdelaziz Menebhi

Aziz Menebhi
Né à Marrakech le 15 février 1950
Élu président de l’Union nationale des Étudiants du Maroc (15e congrès) en aout 1972
Enlevé en janvier 1973, porté disparu jusqu’en février 74
Emprisonné jusqu’en aout 1977
Jugé et « acquitté » en aout de la même année
Exilé en France de 1977 jusqu’en 1994
Frère de la martyre marocaine Saïda Menebhi

 

 

 

mardi 12 décembre 2017

Le 11 décembre 1977, Saïda Menebhi mourait dans les geôles marocaines


Publié par Coup Pour Coup 31, le 11/12/2014

Le 11 décembre 1977, Saïda Menebhi mourrait dans les geôles marocainesLa prison, c’est laid
Tu la dessines, mon enfant
Avec des traits noirs
Des barreaux et des grilles.
Tu imagines que c’est un lieu sans lumière,
Qui fait peur aux petits.
 Aussi, pour l’indiquer
Tu dis que c’est là-bas.
Et tu montres avec ton petit doigt
Un point, un coin perdu
Que tu ne vois pas.

Peut être la maîtresse t’a parlé
De prison hideuse,
De maison de correction,
Où l’on met les méchants
Qui volent les enfants.

Dans ta petite tête
S’est alors posé une question :
Comment et pourquoi,
Moi, qui suis pleine d’amour pour toi
Et tous les autres enfants,
Suis-je là-bas ?
Parce-que je veux que demain,
La prison ne soit plus là…

Après une dure grève de la faim, Saïda Menebhi mourait en martyr du peuple marocain. Militante marxiste-léniniste dans le syndicat étudiant l'UNEM puis dans l'organisation "Ila Al Amame" ("En Avant"), elle a combattu le régime d'Hassan II et prit parti pour l'indépendance du Sahara Occidental.
Avec tous ses camarades, elle avait observé une première grève de la faim en 1976 pour exiger que le procès ait lieu ; une autre durant le procès même en protestation contre les violations des droits élémentaires de la défense des inculpés. Le 10 novembre 1977, dans les prisons de Casablanca et de Kenitra, tous les condamnés du procès de Casablanca entament une grève de la faim qui durera 40 jours, ils réclament le statut de prisonnier politique, des conditions humaines de détention et la fin de l’isolement pour Abraham Serfaty, Rabea Fetouh, Saida Menebhi et Fatima Oukacha.
En année 2014 qui connut la mort de sa mère Fakhita, l'hommage à Saïda est d'autant plus significatif.
Ses combats restent aujourd'hui d'actualité, lui rendre hommage et ne pas l'oublier fait parti de nos tâches de militantEs anti-impérialistes et nous rappelle aux nombreux et nombreuses prisonniers politiques encore enfermés au Maroc !

vendredi 21 juillet 2017

La jeune chanteuse, Silya, en danger de mort

La jeune chanteuse, Silya, en danger de mort.
Silya, très jeune chanteuse marocaine, devenue personnage emblématique de la belle révolte du Rif (le nord berbère du Maroc), vient d'entamer une grève de la faim jusqu'à la mort.
On dira ce qu'on voudra, mais moi j'ai en mémoire une histoire similaire. La voici:
Quand j'avais 20 ans, une jeune militante (et poétesse) de l'époque, Saïda Menebhi, avait succombé à la suite d'une grève de la faim dans les prisons du lugubre Hassan2.
J'en ai encore la mémoire endolorie...