2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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dimanche 19 janvier 2020

Le Maroc continue de réprimer les manifestations pour l'autodétermination du Sahara occidental

NEW YORK , 20 JAN 2020(SPS) - 

Les autorités marocaines empêchent systématiquement les rassemblements en faveur de l'autodétermination du peuple sahraoui et entravent le travail des ONG sahraouies des droits de l'Homme au Sahara Occidental occupé, a dénoncé l’ONG américaine Human Rights Watch.
Les autorités marocaines "font obstruction  au travail de certaines ONG sahraouies de défense des droits de l'Homme et agressions physiques contre des militants et des journalistes, en détention ou dans la rue", s'indigne l'organisation dans son rapport annuel de 2019 sur les droits de l'Homme présenté mardi.
L'organisation américaine, dans son rapport, a enregistré "la détention continue de 23 Sahraouis par le Maroc après avoir été condamné à la suite de procès inéquitables en 2013 et 2017 sur la base d'aveux forcés, sans enquête sérieuse sur leur torture physique dans les postes de police et de la gendarmerie, après les affrontements qui ont éclaté suite au démantèlement violent et sanglant par les autorités marocaines du camp de protestation Gdeim Izik près d'El-Aaoun occupé, en 2010".       
Le rapport a indiqué également qu'"en juillet le régime marocain avait annulé la décision d'autoriser la Française Claude Mangin, l'épouse de Naâma Asfari, prisonnier politique sahraoui au sein du groupe Gdeim Izik, après l'avoir autorisée à entrer sur le territoire marocain pour la première fois en trente mois".
L'ONG a également souligné que le processus de paix supervisé par les Nations Unies, entre le Front Polisario et le Maroc pour l'autodétermination au Sahara occidental, est au point mort depuis la démission de l'envoyé spécial Horst Kohler, et qu'aucun successeur n'est désigné pour le moment.
Dans un rapport sur l'état des droits de l'Homme au Sahara occidental occupé, l'Association des défenseurs des droits de l'Homme des Sahraouis (Codesa) a dénoncé les violations continues par l'occupant marocain des droits fondamentaux du peuple sahraoui, en particulier le droit à l'autodétermination et à l'indépendance.(SPS) .
97/90                                                                                                             2001700020

dimanche 4 février 2018

Tunisie: des ONG accusent Macron de ne pas avoir entendu la société civile

Communiqué de plusieurs associations de défense des droits humains

Humanite.fr, 3/2/2018

Organisée par l’Institut Français de Tunisie le 1er février 2018, la Journée Franco-Tunisienne de la société civile aurait pu être l’occasion pour le président français d’écouter l’analyse de la société civile quant au climat de plus en plus tendu relatif aux droits humains et à la mise en place des acquis et instances instaurées  par la Constitution.
En réalité, la rencontre ne s’est soldée que par quelques mains serrées et une belle photo de famille.
 
Cette société civile tant louée par M.  Macron lors de son allocution à l’Assemblée des Représentants du Peuple ainsi que dans  ses déclarations à la presse n’a pas eu la possibilité de faire entendre sa voix et aurait voulu avoir les explications du président Macron quant à ses propos tenus lors de la conférence de presse conjointe du 31 Janvier 2018 avec son homologue tunisien.
Interpellé par un journaliste à propos du rapport de l’organisation Human Rights Watch dénonçant les violences policières survenues lors des manifestations qui ont eu lieu en début d’année en Tunisie, le Président Macron a déclaré que « ces arrestations ont été faites dans le cadre d’un État de droit ».  Le Président Macron a également ajouté que « Parfois on a tendance à confondre les gravités et à considérer qu’une dénonciation vaut toutes les autres ».
 
De tels propos traitent par le mépris les signaux d’alarme lancés récemment par de multiples acteurs de la société civile tunisienne quant à l’impunité qui accompagne la brutalité policière, les arrestations arbitraires ainsi que les conditions de détention, la menace pesant sur la liberté d’expression et de la presse ainsi que la diabolisation des mouvements de revendications sociales, économiques et environnementales.
 
Par ailleurs ils affirment l’existence inconditionnelle d’un État de Droit en Tunisie, en dépit d’absence des instances garantes de celui-ci, première parmi toutes la Cour Constitutionnelle, et malgré des pratiques judiciaires, sécuritaires et institutionnelles allant à l’encontre des principes constitutionnellement proclamés par la Tunisie.
 
Aussi, les organisations de la société civile signataires de ce communiqué expriment leur mécontentement quant aux propos du Président Macron face aux questions des droits humains en Tunisie et leur déception quant au temps consacré à un véritable dialogue avec cette société civile lors de sa visite en Tunisie. Elles tiennent également à rappeler le caractère universel et indivisible des droits humains qui ne peut en aucun cas permettre d’exception ni de hiérarchie entre droits.
 
Signataires :
 
Al Bawsala
Forum Tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES)
Association Tunisienne des Femmes Démocrates (ATFD)
Ligue Tunisienne de défense des droits de l’Homme (LTDH)
Association Tunisienne de défense des libertés individuelles (ADLi)
Organisation contre la Torture en Tunisie (OCTT)
Touensa
Aswat Nissa
Avocats Sans Frontières (ASF)
ACAT France


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