2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

Affichage des articles dont le libellé est exploitation illégale du bois de cèdre. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est exploitation illégale du bois de cèdre. Afficher tous les articles

dimanche 10 mars 2019

Au Maroc, les "pilleurs de forêts" abattent des cèdres menacés pour un trafic juteux [The Observers]





Le cèdre de l’Atlas, arbre millénaire qui couvre 134 000 hectares au Maroc, est la cible de trafiquants de bois. Depuis le début de l’année sur les réseaux sociaux, des vidéos dénoncent les dégâts commis par ces abattages clandestins, rendus possibles par le manque de moyens investis pour la préservation de l’écosystème de l’Atlas.Des restes d’arbres déracinés et tronçonnés comme traces d’un massacre et d’un trafic d’un conifère millénaire : celui du cedrus atlantica ou cèdre de l’Atlas. Plusieurs vidéos publiées sur les réseaux sociaux et transmises à la rédaction des Observateurs montrent des arbres de la cédraie de Tounfite, dans le Moyen Atlas marocain (centre), abattus hors de tout cadre légal comme des milliers d’autres au Maroc. L’œuvre de trafiquants attirés par la forte valeur marchande du bois de cèdre. 
 « A 1200 euros le mètre cube de cèdre, le trafic est juteux ! »En diffusant ces images depuis le 12 février, le militant écologiste Mohammed Attaoui, veut dénoncer l’impunité de l’abattage clandestin.   > J’avais annoncé que j’allais faire une vidéo en direct sur Facebook pour montrer qu’il n’est pas difficile de trouver des cèdres abattus dans la cédraie de Tounfit. Et je suis tombé sur des arbres abattus à seulement quelques mètres du poste des agents forestiers ! 
 Le Maroc a organisé la cop 22 [à Marrakech en 2016] mais nous avons des arbres millénaires qui sont coupés juste ici ! Pourquoi ce trafic existe-t-il toujours ? L’abattage clandestin pour le trafic de bois représente un danger majeur pour le cèdre de l’Atlas, déjà sévèrement touché par la sècheresse causée par le changement climatique. En 2013, il a été inscrit sur la liste rouge des espèces menacées de disparition par l’Union internationale pour la conservation de la nature.  
À 1200 euros le mètre cube de cèdre, le trafic est juteux ! Les arbres sont hauts comme des immeubles, jusqu’à 40 mètres ! Alors imaginez si vous abattez plusieurs cèdres, le montant peut être astronomique…  À l’échelle mondiale, l’exploitation illégale du bois a une valeur économique estimée entre 30 et 100 milliards de dollars, soit 10 % à 30 % du commerce mondial de bois, selon un rapport d’Interpol et du Programme des Nations Unies pour l’environnement. 

 Le bois de cèdre abattu clandestinement peut être ensuite revendu légalement, il est utilisé en ébénisterie pour la fabrication de meubles haut de gamme.   "Les gardes forestiers ne peuvent pas lutter !"Mohammed Attaoui dit avoir été attaqué dans la forêt juste après avoir filmé ces images, des trafiquants lui auraient lancé des pierres. De tels affrontements sont en tout cas fréquents selon un garde forestier contacté par notre rédaction et qui requiert l’anonymat. Il explique cette situation par le manque de moyens mis à sa disposition.  Il y a chaque jour des délits forestiers dans le Moyen Atlas.