2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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vendredi 16 février 2024

Sahara occidental: cinquante ans après, quelles perspectives pour le Front Polisario?

Focus

Sahara occidental: cinquante ans après, quelles perspectives pour le Front Polisario?

Créé le 10 mai 1973, le Front populaire pour la libération de Sakia el-Hamra et du Rio de Oro – devenu une année plus tard le Front Polisario –, avait pour but de libérer ce territoire de 266 000 km2 de l’emprise espagnole. Le Sahara occidental s’appelait alors « Sahara espagnol » et était réclamé, à l'époque, à la fois par le Maroc et par la Mauritanie.


Le Front Polisario était, dans un premier temps, financé et armé par la Libye de Kadhafi, qui souhaitait être le soutien des mouvements de libération en Afrique. Le rôle a plus tard été repris par l’Algérie qui, à l’époque, confisquait les armes venant de Libye pour le compte du Polisario, ne voulant pas fâcher l’Espagne d’un côté et le Maroc de l’autre.

Cinquante ans jour pour jour après la naissance du mouvement, où en est-on de cette lutte pour l'indépendance d’un territoire dont les deux tiers sont aujourd’hui contrôlés par le Maroc ?

Un statu quo qui arrange tout le monde

Lors de son 16e congrès en janvier dernier au camp de Dakhla, l'un des combattants du Polisario a déclaré au journal Le Monde que « l’inaction de la communauté internationale nous condamne à une mort lente. Nous préférons, a-t-il dit, mourir avec dignité ». Un refus net du statu quo qui prédomine dans ce conflit post-colonial, le plus vieux sur le continent africain.

Publicitée statu quo est l’un des problèmes de ce conflit qui n’est pas géostratégiquement important pour attirer une attention suffisante qui fasse que la communauté internationale mette la pression sur les parties pour arriver à une résolution », affirme Aboubakr Jamaï, spécialiste du Maghreb et professeur de relations internationales à Aix-en-Provence. Cet universitaire remarque qu’il « y a toujours eu des conflits plus pressants pour la communauté internationale, comparé à un conflit qui est assez froid en réalité... On peut probablement dire que c'est un échec du Polisario, parce qu'il pensait qu'en décidant de rompre le cessez-le-feu, il allait pouvoir attirer cette attention-là. Force est de constater qu'il a perdu sur ce point, parce qu’il n’y a pas eu de regain d'intérêt en faveur de ce conflit, ce qui, à mon avis, joue en faveur du statu quo et qui est en faveur du Maroc ».kr Jamaï, c'est cette situation de statu quo qui fait que « les prémices d'une solution sont éloignées en raison de cette radicalisation des uns et des autres le président américain Donald Trump a reconnu la « marocanité » du Sahara, l’attitude marocaine fait écho à cette position même si, en question de droit international, rien n’a changé et que le Sahara, au regard des Nations unies, reste un territoire « non autonome ». Selon plusieurs observateurs, ce uo arrange finalement tout le monde, surtout les Européens qui ne veulent pas se brouiller avec le Maroc ou avec l’Algérie à cause de cette question. Ils ne veulent pas non plus aller contre la volonté des États-Unis.

La jeunesse du Polisario s’oppose à l’ancienne génération 

Aujourd’hui, il y a, au sein du mouvement Polisario, deux tendances qui s'opposent : la jeunesse qui réclame un changement de stratégie face au statu quo. Elle appelle à un durcissement de la lutte armée. Face à elle, la vieille génération parie toujours sur l’ONU et la communauté internationale pour résoudre ce conflit.

La position de cette jeunesse et son opposition est un élément très important qui vient d'apparaître dans l'équation sahraouie. Selon Ricardo Fabbiani, directeur de recherche sur le Maghreb à l’International Crisis Group, « c'est une opposition au leader, Ibrahim Ghali. La jeunesse réclame de faire monter un peu le niveau de combats et d’essayer de mener une espèce d'escalade militaire contre le Maroc, à l’intérieur même du territoire occupé, afin de faire monter la tenson dans la région ».

Une position qui va à l’encontre de la stratégie adoptée par le chef du Polisario, qui continue, lui, dans une certaine mesure à être ouvert à l'hypothèse de la reprise de pourparlers. « Cette opposition au sein du Polisario est surtout soutenue par la jeunesse. Il y a une génération de Sahraouis, dans les camps de Tindouf, qui a grandi dans l'atmosphère de cessez-le-feu de 1991 et donc l'accord de l'ONU pour organiser un referendum, qui n'a jamais donc eu lieu. C'est une jeunesse qui en a marre du statu quo et qui croit qu'il faut revenir aux armes pour libérer le territoire occupé », analyse Ricardo Fabbiani.

L’impuissance de l’ONU

Si ce long conflit marque également le manque d'intérêt géopolitique de la communauté internationale pour cette région, la guerre récente en Ukraine n’arrange pas les choses. « Finalement, on est revenu à une configuration internationale, États-Unis contre la Russie, Occidentaux contre ce qu'on appelait autrefois les non-alignés. Donc, le fait de revenir à une configuration qui n'est pas la guerre froide, mais qui y ressemble, ne va pas, en tout cas, dans le sens d'une régulation, souligne Pierre Vermeren, professeur d'histoire contemporaine à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne. Cela étant dit, ce qui va être très important, c'est la sortie de la crise de l’Ukraine. Est-ce que la Russie va gagner, est-ce que qu'il y aurait un statu quo ? Est-ce que les États-Unis ou leurs alliés vont plutôt marquer des points ? »

► À écouter aussi : Sahara occidental [1/5] : avec les soldats du Front Polisario

C’est donc l’issue de ce conflit en Ukraine qui va déterminer le nouveau contexte international et qui fera naître, peut-être, un nouvel ordre mondial. Il faut rappeler, note Pierre Vermeren, « que cette question du Sahara, elle est en débat chaque année à l'ONU, que l'ONU est présente sur le terrain, que l'ONU a montré depuis très longtemps son impuissance, notamment à cause de la guerre froide, mais la guerre froide est finie depuis très longtemps et l'impuissance (de l’ONU) a demeuré ».

Actuellement, l'hypothèse d'une reprise de pourparlers semble difficile à envisager. Le Polisario exige une évolution de la position de l'ONU. Quant au Maroc, il a réussi à imposer une nouvelle réalité sur le front politique et diplomatique. Plusieurs pays africains et européens reconnaissent désormais la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental.

 

samedi 17 juillet 2021

Sahara occidental: le retour au statu quo "n’est plus envisageable"

Publié le : lundi, 12 juillet 2021

ABIDJAN- Le ministre sahraoui des Affaires étrangères, Mohamed Salem Ould Salek, a déclaré que le retour au statu quo au Sahara occidental "n’est plus envisageable" et que les Etats-Unis ne seraient pas en mesure de conserver leur statut de porte-plume au Conseil de sécurité sur la question sahraouie sans rompre avec la proclamation faite par Trump en décembre dernier.

Dans une interview accordée à L’Intelligent d’Abidjan, parue lundi, M. Ould Salek, a indiqué qu'avec le retour de la guerre au Sahara occidental, suite à la violation par le Maroc du cessez-le-feu, le 13 novembre dernier, "les Nations unies sont face à leurs responsabilités. Le peuple sahraoui a attendu 30 ans un référendum d’autodétermination, il est donc nécessaire de situer les responsabilités et le retour au statu quo n’est plus envisageable".

La situation sécuritaire au Sahara occidental occupé est celle d’un pays en guerre, a souligné le ministre, dénonçant "une répression sans précédent. Toutes les organisations des droits de l’Homme en parlent et émettent des communiqués de condamnation et des appels à la cessation de la torture et des violations flagrantes commises par l’occupant (marocain)".

Au niveau diplomatique, le ministre sahraoui a soutenu que "le Maroc bloque l’application de l’accord de paix et veut changer la nature du conflit, enterrer les résolutions et les décisions des organisations internationales, confisquer les droits du peuple sahraoui et légitimer son occupation illégale". Pour lui, "l’heure est à la confrontation. A moins que le Conseil de sécurité ne (...) décide de mettre les pendules à l’heure". "La République Sahraouie doit prendre la place qui lui revient au sein du concert des nations. C’est cela le droit , et c'est cela la justice. Jouer aux prolongations revient à envoyer un message erroné au peuple sahraoui, à la région et à la Communauté Internationale", a-t-il insisté.

Dans cet entretien, le ministre a demandé "que la vérité soit établie, et rien que la vérité".  Il a critiqué en effet l'inaction du Conseil de sécurité étant le garant de l’application du plan de règlement, les encouragements apportés par certains de ses membres permanents au Maroc qui "renie ses engagements dûment signés avec la partie sahraouie".


Lire aussi: Le Front Polisario est un mouvement de libération et le représentant légitime du peuple sahraoui reconnu par l'ONU


Dans sa quête de liberté, le gouvernement sahraoui compte aussi sur la détermination du peuple sahraoui pour libérer sa patrie de l'expansionnisme du voisin du nord, à savoir son voisin marocain, comme il l’a fait contre le colonisateur espagnol, a dit le ministre.

Il a rappelé que depuis le début de la guerre de libération en 1973 contre l'occupant espagnol le mouvement national sahraoui a décidé de créer un seul mouvement qui réunit tous les sahraouis qui aspirent à l’indépendance de leur pays. "Maintenant, le Front Polisario est constitué de toutes les sensibilités politiques et culturelles",a-t-il ajouté.

 

"La Déclaration de Trump n’a aucune valeur juridique, politique ou morale. C’est un troc"

 

Concernant la proclamation faite en décembre dernier par l'ex-président américain, Donald Trump qui a reconnu la prétendue souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, M. Ould Salek  a déclaré que les dirigeants sahraouis ont communiqué à l'administration de Biden "la condamnation énergique" du peuple sahraoui de cette déclaration "illégale" et "inopportune". "Nous avons constaté que le Département d'Etat répétait à chaque fois que la nouvelle administration est en voie de réviser cette transaction qui nous rappelle d’ailleurs la loi de la jungle. On ne peut pas offrir un peuple, un pays à un autre contre un service quelconque. C’est invraisemblable. Ca c’est le chaos mondial", a-t-il poursuivi.

D'après lui, la Déclaration de Trump, "est nulle et non avenue". "Elle n’a aucune valeur juridique, politique ou morale. C’est une transaction. Un troc", a-t-il jugé.

"La Déclaration de Trump viole le droit international, la charte des Nations unies, l’avis de la Cour Internationale de Justice, et elle va même dans le sens contraire de la position traditionnelle des Etats-Unis et leur rôle au Conseil de Sécurité où ils sont le Pen Holder (porte-plume) des résolutions sur le Sahara Occidental. Les USA ne peuvent pas être juge et arbitre en même temps. Aussi, je ne suis pas sûr que cette déclaration a bien évalué les intérêts des USA, leur image et leur crédibilité", a-t-il enchaîné.

 Sahara occidental: le retour au statu quo "n’est plus envisageable"

lundi 26 août 2019

Acculé, le Maroc a dégainé toutes ses ressources médiatiques

Vu d'Espagne. Le roi du Maroc, Mohamed VI, suit les traces de la dictature de son père, Hassan II, notamment dans le Rif. Les déclarations des prisonniers politiques rifains ont démontré la fausseté d'un État gouverné par des criminels.

 Dès la première minute après leur arrestation, les prisonniers ont subi toutes sortes de tortures physiques, des coups avec des objets métalliques, des insultes et des humiliations. Certains ont été déshabillés de force sous la menace de les violer avec une bouteille en verre pour obtenir de faux témoignages contre leurs compagnons. On est arrivé à montrer à un prisonnier la photo de sa fille mineure lui annonçant qu'elle allait être violée avec son épouse s'il refusait de signer les fausses déclarations élaborées par des agents policiers.

Après avoir entendu les premiers cas de torture, le roi du Maroc a ordonné d'enquêter sur ces cas. Les Rifains du Hirak, comme les  défenseurs des droits de l'homme, nous avons compris que les ordres du roi d'enquêter sur la torture systématique n'étaient que de faux messages destinés à la consommation médiatique: du milieu familial des détenus et de leurs avocats nous avons entendu que la torture continue, tout comme se poursuit l'impunité des tortionnaires.

Nasser Zafzafi, le visage visible du Hirak, est incarcéré depuis plus de 2 ans dans le module d'isolement; une cellule minuscule, sans contact avec personne sauf avec son père, qui peut voir que deux heures par mercredi.