2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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dimanche 26 mai 2019

Halte aux exportations d'armes vers l'Arabie saoudite, défendons la liberté de la presse !

 par Yannick Jadot/Sven Giegold, têtes de liste des écologistes en France et en Allemagne pour les élections européennes
Le 14 avril 2019, des journalistes français ont publié sur www.disclose.ngo une enquête confirmant que des systèmes d'armes français étaient bien utilisés dans la guerre au Yémen. Et ce alors même que les ministres du gouvernement Macron tentaient de rassurer l'opinion publique, arguant que les armes françaises ne seraient pas utilisées par l'Arabie saoudite dans sa guerre au Yémen, et qu’elles n’avaient qu’une vocation défensive. Pourtant, les services de renseignements militaires français avaient rédigé une analyse détaillée de la manière dont les Saoudiens utilisaient les armes au Yémen, contredisant le discours officiel. Pour avoir révélé ce document classé « secret défense », deux journalistes de Disclose et un journaliste de Radio France ont été convoqués par la DGSI et une procédure judiciaire pour trahison du secret défense a été ouverte : cette tentative d’intimidation est une grave atteinte à la liberté de la presse, alors même que les ministres qui ont menti n’ont pas été inquiétés. 
Geoffrey Livolsi et Mathias Destal de Disclose.ngo ont été avertis dans cette convocation que les infractions qu'ils sont soupçonnés d'avoir commises sont passibles d'une peine de prison de cinq ans et d'une amende pouvant atteindre 75.000 euros. Face à cette menace brandie contre le 4ème pouvoir qu’est la presse, des journaux, des chaînes de télévision et des agences de presse françaises ont fait front commun pour dénoncer cette injustice démocratique. Ces journalistes méritent une médaille, pas la prison, d’autant plus qu’ils ont fait leur travail dans le respect de la déontologie de leur profession, sans même mettre en danger les membres des services français. Nous nous étonnons qu’Emmanuel Macron - pourtant si prompt à dénoncer les dérives illibérales d’un Viktor Orban - cautionne l’éventuelle condamnation de journalistes lanceurs d’alerte, sapant ainsi les principes fondamentaux de l’État de droit alors même que l’Union Européenne vient de se doter d’une directive visant à protéger les lanceurs d’alerte. Une directive qui n’aurait pu voir le jour sans la détermination des écologistes européens, mais qui a été sapée par les États membres qui ont introduit au dernier moment des négociations une exception relative à la sécurité nationale. C’est pourquoi les écologistes européens demandent aux Parlements nationaux de ne pas transposer ces limitations dans le droit national : ils n’en ont pas l’obligation.
 Mais ces poursuites engagées contre les journalistes ne sont pas le seul problème que cette affaire révèle : les exportations d'armements de la France et de l'Allemagne vers l'Arabie saoudite sont contraires au droit européen puisque les ministres des affaires étrangères des pays de l'UE avaient adopté - sous la Présidence française de l’UE - huit critères européens contraignants en matière d'exportation d'armements. Le deuxième critère de cette position commune 2008/944/PESC oblige les 28 États membres à refuser d’accorder des licences de vente d'armement lorsqu'il existe un risque évident que la technologie soit utilisée pour commettre des crimes de guerre et autres violations graves des droits humains et du droit humanitaire. Le quatrième critère ajoute qu'en cas de risque manifeste que le destinataire utilise les armes de manière agressive contre un autre État ou que leur transfert mette en danger la stabilité régionale, la licence soit également refusée. L'ONU a identifié de nombreux crimes de guerre commis au Yémen par l'Arabie saoudite depuis 2015, mais aussi les Émirats Arabes Unis et d'autres pays de la coalition, qui ont reçu des dizaines de milliards d'euros d’armements français. De l’aveu même de l’ONU, cette guerre menée par les Saoudiens est la pire crise humanitaire que vit le monde actuellement, le blocus naval et aérien imposé ayant provoqué la famine et l’apparition du choléra. Conclusion : le non-respect des critères de l'UE en matière d'exportation d'armes est clair, documenté et évident, les exportations sont donc illégales. Cet état de fait va à rebours des engagements d’Emmanuel Macron pour une Europe aussi forte que souveraine, et ce sont exactement ces incohérences nationales qui mettent à mal le projet européen et le droit qui l’a structuré.

samedi 22 décembre 2018

Hicham El Alaoui : "J'ai écrit au roi du Maroc pour ne plus faire partie de la monarchie"


  •    L'Entretien

     Par : Marc Perelman, 21/12/2018

    Dans une interview exclusive, Hicham El Alaoui, un cousin du roi du Maroc, révèle qu’il a écrit à Mohammed VI pour lui demander d'être déchu formellement de son titre de prince et d’être enterré, à sa mort, dans un endroit sans rapport avec la monarchie. S’il n’a pas reçu de réponse, il se dit confiant que le geste du roi aura lieu, ce qui lui permettra de se sentir "libre".

    Surnommé "le prince rebelle", Hicham El Alaoui appelle une nouvelle fois à la transformation de la monarchie absolue en une monarchie constitutionnelle, seule solution à ses yeux pour qu’elle puisse se perpétuer.

    Par ailleurs, il affirme que le système marocain est "bloqué" et dit craindre que les tensions sociales ne finissent par déboucher sur des soubresauts violents.

    Revenant sur le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, il le qualifie de "tournant qui a ouvert les yeux du monde sur la réalité du nouveau pouvoir saoudien" incarné par le prince héritier Mohammed ben Salmane. À savoir un pouvoir totalement centralisé qui pense avoir reçu une "carte blanche" de la part du président américain Donald Trump pour intervenir au Yémen et dégrader les relations avec le Qatar.

    Une émission préparée par Narimène Laouadi et Morgane Minair.