2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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dimanche 21 janvier 2018

Rappel : J’ai vu pleurer les enfants du Rif !


les enfants du rif2 
J’ai vu pleurer les enfants du Rif. Je les ai vus pleurer un des leurs. Cueilli dans la fleur de l’âge, pour avoir défendu le droit des rifains à la dignité.
J’ai vu pleurer les enfants du Rif. Et nul ne pourra dire de ces enfants-là, qu’ils simulaient le chagrin et la peine. Nul ne pourra non plus crier à la manipulation.
J’ai vu pleurer les enfants du Rif. Parce que les enfants ont cette intuition innée de ce qui est juste et de ce qui ne l’est pas,  ils pleuraient ce jour-là, de voir autant d’injustice s’en prendre à leur région, au point de tuer impunément ce grand frère qui défendait leurs droits à l’instruction, aux soins médicaux, à l’emploi, à la bonne gouvernance, au désenclavement et à tout le reste ………
J’ai vu pleurer les enfants du Rif et leurs larmes rejoindre les rivières de larmes et de sang rifain, soumis aux ignominies du despotisme depuis si longtemps.
J’ai vu pleurer les enfants du Rif et j’ai pleuré avec eux d’impuissance, face à la monstruosité du régime et au lourd tribut payé par les marocains pour que persistent injustice, népotisme, corruption, féodalisme et répression, ces infamies consubstantielles de la « Hogra ».
J’ai vu pleurer les enfants du Rif et ces larmes-là me hanteront jusqu’à mon dernier souffle. Si le despote avait ce soupçon d’humanité que le marketing lui prête indument, il en aurait immanquablement pleuré y voyant l’image de ses propres enfants, accablés de désespoir et de compassion, pour les parents d’Imad.
J’ai vu pleurer les enfants du Rif, parce qu’on leur renvoyait leur frère, dans une boîte, scellée comme fut scellé, un jour, le destin de leurs grands-parents, condamnés à errer tels des vagabonds, se terrer comme des animaux, fuir le pays ou se laisser mourir de froid, de faim et de maladie dans les montagnes.
J’ai vu pleurer les enfants du Rif et sangloter à grand cris. Et ces sanglots-là ont submergé les incantations impuissantes, d’un Imam qui en appelait au ciel pour qu’il ait pitié de notre pays.
J’ai vu pleurer les enfants du Rif. Mais ils ne pleuraient pas seulement Imad El Attabi, perdu à tout jamais pour notre pays. Ils pleuraient aussi leurs propres martyrs, chacun d’entre eux en comptant au moins un dans sa famille.
J’ai vu pleurer les enfants du Rif. Ils pleuraient aussi leur propre sort, leur existence et leur avenir perdus à tout jamais.
les enfants du rif
Je n’ai pas vu tuer Imad, mais j’ai vu assassiner notre jeunesse dans le Rif et ailleurs. Un assassinat prémédité de longue date et qui a mué, pour mieux se fondre dans le décor, passant de la liquidation physique au meurtre par l’enclavement, l’ostracisme, l’ignorance, le chômage, l’injustice et le désespoir.
Je ne connaissais pas Imad El Attabi.  Pas plus que je n’ai assisté à cette tragédie, dans la tragédie, son assassinat, son transfert subreptice en hélicoptère et enfin son retour au pays, dans une boîte, au mépris des règles les plus élémentaires de l’Islam, après l’avoir maintenu en vie artificiellement histoire de tromper l’opinion.
Mais j’ai vu pleurer les enfants du Rif !
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vendredi 11 août 2017

Maroc. Imad Al Attabi a succombé à ses blessures

Hassane Zerrouky, Journaliste, rubrique Monde, l'Humanité, 10/8/2017

Le décès du jeune sympathisant du Hirak, qui a provoqué dès mardi de nombreux rassemblements et marches de protestation, aggrave les tensions et signe l’échec des politiques libérales et répressives de la monarchie.
Imad Al Attabi, grièvement blessé à la tête le 20 juillet dernier à Al Hoceïma par une grenade lacrymogène de fabrication française (voir l’Humanité du 25 juillet), a succombé, mardi, à l’hôpital militaire de Rabat. Quant à la famille d’Imad, les autorités lui ont interdit jusqu’à nouvel ordre de voir leur fils.
L’annonce de la mort du jeune Imad, qui a enflammé les réseaux sociaux, a provoqué dès mardi de nombreux rassemblements à Casablanca, à Nador et hier soir devant le Parlement à Rabat, où lundi, déjà, une manifestation de solidarité avec le Rif avait été empêchée par les forces de l’ordre, mais aussi au Rif : à Al Hoceïma, sur une vidéo mise en ligne, on voit se former au cœur de la ville un rassemblement pacifique qui se transforme vite en manifestation hostile au pouvoir avant d’être brutalement dispersé par les CRS locaux. Ailleurs, dans cette région soumise à un black-out médiatique, peu d’informations ou pas sur ce qui s’y passe. « La région est de fait militarisée », confie à l’Humanité Omar, jeune militant. « Les contacts par Internet sont brouillés par le makhzen et on ne reçoit plus de vidéos depuis hier soir », ajoute-t-il. Toutefois, sur l’une d’elles, prises par un activiste rifain, on voit l’arrivée d’un convoi militaire comprenant des véhicules blindés dans la localité d’Al Rouadhi près d’Al Hoceïma.

Lire la suite

Imad el Attabi


Par Samira Kinani, mardi 8 août 2017


et ça continuera tant que...

Imad el Attabi
transporté en urgence le 20 juillet à l’hôpital militaire/Rabat
/le 20 juillet souvenez vous
la répression sauvage de la marche d'el hoceima
après 9 mois du hirak suite à la mort/assassinat horrible de mohsine fikri
bombes lacrymogènes et .. je ne sais quoi d'autre/
visites interdites
même pour sa famille
à qui on aurait demandé l'accord du procureur pour avoir le dossier médical de son fils!!!!!
et il y aura enquête parait il
comme il y en a eu
pour sidi ifni
pour taza
pour chaib
pour les 5 martyrs d'el hoceima
pour la video de nasser
pour....
pour...
et nous on fera peut-être un sit in ou deux
on criera sur les réseaux sociaux
pendant une semaine ou deux..
des hashtags nous sommes tous....
et chaque fois c'est un nouveau nom..
puis on passera à autre chose...
pourtant ce mois
ce fameux mois d'aout
sont tombés nombre de militants
chbada..douraidi..bekhouari..emeziani
et tous en observant des grèves de faim...
on les a laissé mourir
on les a assassinés
l'état les a assassinés
car nos vies ne valent rien..
car nous ne valons rien pour eux
ceux qui nous gouvernent
ceux qui se croient au dessus de leurs propres lois
et ça le restera
tant que nous ne ferons pas entendre nos voix..
en nous unissant
c'est notre seule issue
c'est notre seule force
pour que justice soit faite
pour que l'impunité s’arrête...

lundi 31 juillet 2017

Plus personne n'évoque le cas d'Imad El Attabi...



Salah Elayoubi a ajouté 2 photos.
Résultat de recherche d'images pour "Imad el Attabi  coma Rif"


Plus personne n'évoque le cas d'Imad El Attabi, le militant que la version officielle présente comme étant tombé dans le coma, suite à un jet de pierre qui lui aurait fracassé le crâne.
En réalité, notre ami gît sur son lit de mort depuis son transfert subreptice de l'Hopital Mohamed V, d'Al Hoceima à l'hôpital militaire de Rabat, après avoir reçu un projectile dont tout porte à croire qu'il s'agit d'un morceau de bombe lacrymogène qui s'est profondément niché dans son cerveau.
Le Makhzen honni, manipulateur, comme à son habitude, a soustrait le corps à la famille et aux proches, leur refusant même l'accès au dossier médical, espérant cacher la sordide réalité, jusqu'à ce que la situation s'apaise dans le Rif.
Résultat de recherche d'images pour "cinq manifestants retrouvés carbonisés dans une banque à Al Hoceima"Ça nous rappelle les cinq manifestants retrouvés carbonisés dans une banque. La version officielle du régime voulait qu'ils soient entrés par effraction dans la banque pour cambriolage et y auraient bouté le feu dans lequel ils auraient péri ! Vous connaissez beaucoup de cambrioleurs qui s'immolent sur les lieux de leur larcins, alignés en rond d'oignon ?
Des sketchs comme ceux-là ne s'inventent pas !




lundi 24 juillet 2017

Le Maroc, État-voyou même chez lui







Imad Al Attibi, en état de mort cécébral depuis vendredi 21 juillet à Al Hoceima

Le Maroc a tout de l’Etat-voyou qui ne respecte que les limites et les règles qu’il se fixe. Pis, il se garantit l’impunité en usant de la corruption pour acheter le silence complice, l’indulgence et le consentement de la communauté internationale pour ses crimes, dérives, dépassements et injustices. Sinon, comment expliquer l’absence de réactions des puissants de ce monde face à la violente répression des manifestations pacifiques dans le Rif et au simulacre de procès des détenus politiques sahraouis du groupe de Gdeim Izik, pour ne citer que les dernières flagrantes violations des droits international, de l’Homme et national dont s’est rendu coupable le régime marocain ? 

Maroc : La marche d’Al Hoceima violemment empêchée par les forces de sécurité, un militant grièvement blessé



    

  •  Amin Fassi-Fihri, Maroc Emergeant,
    Lundi, 24 Juillet 2017
La marche d’Al Hoceima violemment empêchée par les forces de sécurité (Ph: Facebook)
La manifestation de jeudi 20 juillet à Al Hoceima pour la libération des militants du mouvement rifain ''Hirak'' et la fin de la répression dans le Rif, empêchée de se tenir par les forces de sécurité, a fait plusieurs blessés, dont un militant du Hirak, Imad El Attabi, dont le pronostic vital est engagé.
 En dépit de l'interdiction de la marche de soutien aux militants emprisonnés du Hirak, des dizaines de milliers de personnes avaient convergé jeudi 20 juillet vers Al Hoceima. Autant des villes et villages environnants, que de tout le Maroc, en soutien aux militants emprisonnés du 'HIrak''. Dépêchés en grand nombre, les forces de sécurité et les gendarmes avaient dressé des barrages routiers ''filtrants'' pour interdire l'accès à Al Hoceima. En autocar, en voitures et même par mer, des milliers de manifestants ont pu cependant rallier les lieux de la ''protesta'', certains ayant été fichés par les agents de sécurité, après leur avoir permis d'entrer en ville. "Plusieurs manifestants qui essaient de se rendre à Al Hoceima, en provenance d’Imzouren, Beni Bouayach, Tamassint et les autres villages et villes avoisinantes, sont soit enregistrés sur des fiches rouges, soit interdits de continuer le trajet par les gendarmes ou policiers postés aux entrées de la ville", indiquent plusieurs sources.
 "Dans les autocars, ceux qui n’ont pas de carte d'identité nationale (CIN) ont été interdits de continuer le voyage pour Al-Hoceima. Pour ceux qui en ont une, c’est à la tête du client", raconte un membre du Hirak, indiquant que "d’autres ont été tout simplement interdits de quitter leur ville, comme c’est le cas d’un autocar à la sortie de la localité de Laroui, et d'un autre à la sortie de Lkassita, petite localité près de Nador. 
Mais, sur place, la manifestation avait été interdite par les agents des forces de l'ordre, qui avaient utilisé notamment des gaz lacrymogènes et divers moyens de dissuasion pour disperser les manifestants.
Pronostic vital engagé pour l'activiste 
Imad El Attabi
Un des blessés, l’activiste rifain Imad El Attabi, avait été grièvement atteint jeudi soir à la tête, et transporté ce vendredi matin à l’hôpital militaire de Rabat. Il serait entre la vie et la mort selon le personnel de l'hôpital. Une source au sein de cet hôpital a confié à ''Alyaoum 24'', que ''son rythme cardiaque est très faible'' et ''qu’il respire à l’aide d’appareils médicaux d'assistance respiratoire''.  
El Attabi ''est en salle de réanimation et se trouve dans un état comateux. Son état est très grave'', ajoute la même source. Agé de 25 ans, Imad El Attabi, avait été évacué dans la nuit de jeudi à vendredi à bord d’un hélicoptère du ministère de la Santé depuis l’hôpital Mohammed V d'Al Hoceima où il a été admis en urgence suite à une blessure à la tête près de la place Mohammed VI d’Al Hoceima lors d'affrontements entre manifestants et policiers. 
Citant les autorités locales, l'agence officielle ''MAP'' rapporte vendredi qu’''une personne se trouvant dans un état comateux et portant une blessure au niveau de la tête due, selon les premières données, à des jets de pierres, a été transférée, jeudi soir, dans des circonstances indéterminées à l'hôpital Mohammed V à Al Hoceima''. 
 Selon la préfecture de la province d’Al Hoceima, il y a eu jeudi soir au moins 83 personnes, dont 72 éléments des forces de l’ordre et 11 manifestants, qui ont été blessés lors des accrochages durant la marche de protestation dans la capitale du Rif. Des sources locales proches des organisateurs de la marche, indiquent que de nombreux blessés n'ont pas été évacués vers les structures sanitaires, de peur d'être arrêtés.
Le ''come back'' des années de plomb
Après Ennahdj Eddimocrati, qui avait dénoncé l'interdiction de la marche pacifique pour demander la libération des militants du Hirak, ainsi que l'association Al Adl Wal Ihsane, Nabila Mounib, SG du Parti socialiste unifié (PSU) et coordinatrice de la Fédération de la gauche démocratique FGD, a dénoncé "l’interdiction de la manifestation d’Al Hoceima'', qui est, selon elle, ''un acte lâche". "L’approche choisie par le gouvernement est inacceptable et lâche. C’est inadmissible que des méthodes pareilles soient encore employées aujourd’hui", a-t-elle ajouté. Auparavant, Ennadj Eddimocrati et plusieurs autres partis avaient estimé que le Maroc a fait un grand retour vers les ''années de plomb'' dans la gestion de la crise actuelle dans le Rif.
 "Aujourd’hui, les gens du Rif se comportent comme s’ils n’avaient rien à perdre. Les détenus mènent une grève de la faim parce qu’ils se foutent de la vie, car celle qu’on leur propose ne vaut pas la peine d’être vécue, alors qu’une poignée de mafieux profite des richesses du pays", a lancé Mounira Mounib, la ''Passionnaria'' de la politique au Maroc.
Aux origines du Hirak
Depuis le mois d'octobre dernier, de violentes manifestations de protestation contre la marginalisation de la région du Rif sont organisées à Al Hoceima, après la mort d'un poissonnier, Mohcine Fikri, broyé dans une benne à ordures alors qu’il tentait de sauver sa marchandise, qui avait été saisie par la police. C’est le début de la ‘’révolte’’ dans le Rif contre la marginalisation et la militarisation de la région, et la naissance du Hirak. Mais, après une accalmie relative entre avril et mai, la situation s'est brusquement détériorée début juin avec l'arrestation des chefs de file du mouvement Hirak. La plus spectaculaire des manifestations de protestation contre la marginalisation du Rif par le ''makhzen'', avait été organisée en plein mois de ramadhan, en juin dernier, et qui avait rassemblée à Rabat, près de Bab El Had, près d'un million de personnes. Cette marche nationale de ''la dignité'' en solidarité aux populations du Rif, a dénoncé la corruption du pouvoir, la marginalisation du Rif et demandé la libération de tous les militants du Hirak, emprisonnés à Casablanca. Elle a également pris des proportions politiques dangereuses, et diplomatiques avec des ‘’warnings travel’’ de plusieurs capitales européennes à leurs ressortissants en visite ou résidents au Maroc