Blog du Réseau de solidarité avec les peuples du Maroc, du Sahara occidental, de Palestine et du monde, créé en février 2009 à l'initiative de Solidarité Maroc 05, AZLS et Tlaxcala
2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas
El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.
Le Hirak fait perdre au Maroc deux places au classement mondial
Source : Lesinfos.ma
26/04/2018
Sous le titre « la haine du journalisme menace les démocraties »,
Reporters sans frontières a rendu son rapport annuel sur la liberté de
la presse dans le monde. On y apprend que le Maroc, 135e sur 180 pays, a
perdu deux places au classement. En cause, le Hirak du Rif.
Classé
133e l’année dernière, le Maroc a perdu deux places dans le classement
mondial établi par Reporters sans frontières (RSF) sur la liberté de la
presse. Les causes de ce recul sont imputées aux événements qui ont
secoué le Rif en octobre 2016 et qui ont débouché sur plusieurs
arrestations et procès visant aussi bien la presse que les citoyens.
Selon RSF, le mouvement populaire du Rif a mis en évidence les
difficultés que rencontrent les journalistes marocains et étrangers qui
tentent de couvrir les mouvements sociaux ou s’attaquent à des sujets
jugés tabous. Ainsi, de mai à juillet 2017, une vague de répression a
touché les journalistes couvrant les manifestations populaires et RSF
recense pas moins de 14 arrestations de journalistes et de
journalistes-citoyens. « Au Maroc, outre les procès qui se poursuivent
depuis des années contre plusieurs acteurs des médias, l’année 2017 a
été marquée par de fortes pressions judiciaires sur les journalistes.
Les autorités marocaines ont délibérément entravé le travail des médias
nationaux et étrangers couvrant le Hirak du Rif. Plusieurs procès ont
été intentés aussi bien contre des journalistes citoyens que
professionnels, plusieurs sont actuellement incarcérés et des peines de
prison et des amendes ont été prononcées », détaille le rapport qui
s’indigne aussi de l’expulsion de plusieurs journalistes étrangers.
L’Afrique du Nord : Une situation des plus mauvaises
Ce
classement mondial laisse transparaître les multiples pressions que les
journalistes subissent en Afrique du Nord, plus spécifiquement. « La
Tunisie, le Maroc, l’Algérie et la Libye figurent parmi les pays de la
région où la situation de la liberté de la presse y est la plus
mauvaise », s’alarme le rapport. « Si la Tunisie stagne, le Maroc et
l’Algérie poursuivent leur baisse au Classement mondial de la liberté de
la presse, en perdant chacun deux places par rapport à l’an dernier. La
Libye, en queue de peloton, gagne une place. Une hausse en
trompe-l’oeil qui s’explique par un effet mécanique de détérioration
générale des pays situés en bas du Classement et par le fait que de
nombreux journalistes ont fui une Libye devenue trop dangereuse, faisant
ainsi baisser le nombre d’exactions », analyse RSF. Cette situation s’explique par les cadres législatifs
restrictifs, les entraves à l’exercice du journalisme sur le terrain, en
particulier lors des manifestations, et les nombreux sujets tabous qui
empêchent les journalistes de remplir pleinement leur rôle et d’assurer
une information indépendante, plurielle et libre. « Au Maroc, bien que
purgée des peines de prison, la loi relative à la presse renvoie au Code
pénal et à la loi sur le terrorisme. Face à des cadres légaux
insuffisamment protecteurs, voire menaçants pour la profession, les
journalistes de la région risquent des peines de prison ferme, dès lors
que leurs enquêtes dérangent un peu trop les autorités », martèle le
rapport.
L’emprisonnement des journalistes marocains fait mouche
Le
rapport de Reporters sans frontières dénonce aussi l’arrestation de
plusieurs journalistes au Maroc alors que ces derniers couvraient le
Hirak. « Au Maroc comme en Algérie, des journalistes continuent d'être
condamnés à des peines de prison ferme. Hamid El Mahdaoui, journaliste
marocain et directeur du site Badil.info, est en détention depuis
juillet 2017. Arrêté alors qu'il couvrait les événements du Rif, il a
été condamné en première instance à trois mois de prison ferme et à une
amende de 20 000 dirhams. En septembre, la cour d’appel d’Al-Hoceïma a
revu sa peine à la hausse, le condamnant à un an de prison ferme ».
Actuellement emprisonné comme quatre autres journalistes et
journalistes-citoyens et trois collaborateurs de médias, il est jugé
dans le procès du Hirak qui va sur sa cinquantième audience. « La libération de la haine contre les journalistes est l’une des
pires menaces pour les démocraties. Les dirigeants politiques qui
alimentent la détestation du journalisme portent une lourde
responsabilité, car remettre en cause la vision d’un débat public fondé
sur la libre recherche des faits, favorise l’avènement d’une société de
propagande. Contester aujourd’hui la légitimité du journalisme, c’est
jouer avec un feu politique extrêmement dangereux », prévient en
conclusion, Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans
frontières.
Mandrosoa, bienvenue à Madagascar
-
La jolie collection des 80 mots du monde nous emmène, après la Tunisie et
le Maroc, à Madagascar, dans l’imaginaire truculent et incisif de Johary
Ravaloso...
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