2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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samedi 22 novembre 2025

Propagande d'État marocaine à Paris : la Belleviloise doit rendre des comptes

MISE À JOUR
Suite à de nombreuses protestations, la Bellevilloise a finalement décidé de ne pas organiser l’événement. Dont acte

Centre d’analyse du Sahara Occidental, 11/11/2025
Le Centre d’analyse du Sahara Occidental (CASO) alerte sur la tenue, le 23 novembre 2025 à La Bellevilloise (Paris 20ᵉ), d’un événement organisé par Al Qantara @Alqantara_ et Mystic Diapo, présenté comme une célébration du cinquantenaire de la Marche verte.

Sous couvert de culture, d’art et de gastronomie, cette manifestation constitue une opération de propagande politique orchestrée par des relais du régime marocain en France, visant à légitimer l’occupation militaire du Sahara Occidental, en violation du droit international et des décisions des Nations unies et de la Cour de justice de l’Union européenne. Un détournement du droit international La « Marche verte » de 1975, présentée ici comme un « devoir patriotique », fut en réalité une opération de conquête coloniale déclenchée alors que la Cour internationale de Justice venait de confirmer l’absence de tout lien de souveraineté entre le Maroc et le Sahara Occidental (Avis du 16 octobre 1975). Cinquante ans plus tard, cette instrumentalisation mémorielle cherche à normaliser une situation illégale et à influencer les diasporas maghrébines sous couvert de folklore culturel. La responsabilité de la Ville de Paris

Le CASO rappelle que La Bellevilloise, exploitée par la société ORIZA, a bénéficié en 2024 d’une subvention municipale de 10 000 € accordée par la Ville de Paris (délibération 2024 DAC 75). Il est inacceptable qu’un lieu soutenu par des fonds publics serve de tribune à une propagande d’État contraire aux principes de la Charte des Nations unies et au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Le CASO interpelle Madame la Maire de Paris et son adjointe à la culture pour :

  • clarifier les conditions d’octroi et d’usage de cette subvention ;
  • rappeler la neutralité politique exigée des structures culturelles subventionnées ;
  • condamner publiquement l’utilisation d’un espace parisien pour une célébration d’occupation coloniale.

Nos rappels de droit

  • Le Sahara Occidental demeure un territoire non autonome selon l’ONU ;
  • L’arrêt CJUE du 4 octobre 2024 a confirmé que le Maroc n’a aucune souveraineté ni mandat d’administration sur ce territoire ;
  • L’exploitation économique, culturelle ou symbolique du Sahara Occidental par le Maroc constitue une violation du droit international.
  • La lutte pour la vérité historique et le respect du droit international ne sauraient être dévoyées par la diplomatie de la désinformation.




mercredi 13 août 2025

L’Espagne s’apprête à déclassifier des milliers de documents secrets sur le Sahara occidental et la Marche verte

ECSAHARAUI, 3/8/2025
Traduit par SOLIDMAR

Madrid (ECS).- Le gouvernement de Madrid entend déclassifier des milliers de documents classifiés antérieurs à 1982, notamment des documents relatifs au retrait soudain du Sahara occidental, à la Marche verte et à la diplomatie secrète pendant la transition démocratique. Ce secret d’État classifié pendant de nombreuses années suscite un intérêt bien au-delà des frontières espagnoles. 

Selon un article publié dans le journal El País le 28 juillet, le gouvernement de Pedro Sánchez est sur le point d’adopter une loi qui représente un changement historique dans la gestion des secrets d’État. Le projet de réforme, qui remplacera la Loi de 1968 sur les secrets officiels héritée du régime franquiste, propose la déclassification immédiate de tous les documents classifiés datant de plus de 45 ans, sauf dans les cas où cela présenterait un risque exceptionnel pour la sécurité nationale. Le journal explique que « le processus de déclassification concernera tous les documents antérieurs à 1982 ».

Derrière cette initiative démocratique se cache une partie importante de l’histoire de la diplomatie espagnole qui pourrait être récupérée. Les chercheurs espagnols attendent ce moment depuis des décennies, tandis que leurs voisins du sud, le Sahara occidental et le Maroc, l’observent avec beaucoup d’enthousiasme. Les documents en question comprennent ceux liés à la fin de la présence espagnole au Sahara occidental, à la Marche verte du 6 novembre 1975 et à la politique secrète de l’Espagne envers le Maroc pendant la transition politique.

Le journal souligne que « parmi ces documents figurent des détails sur le processus qui a conduit au retrait précipité du Sahara occidental en 1975, alors que Franco était sur son lit de mort ». Ce retrait a eu lieu dans un contexte régional très tendu et a souvent été décrit comme improvisé et mené dans des circonstances mystérieuses. Pour le Maroc, tout document attestant la nature des engagements de l’Espagne à l’époque ou indiquant une reconnaissance implicite de la souveraineté marocaine sur le territoire aurait une grande valeur diplomatique et symbolique. Dans le cas contraire, cela constituerait une grave crise diplomatique entre Rabat et Madrid.

Cependant, l’accès à ces archives n’est pas garanti. Le ministre de la Présidence du gouvernement, Félix Bolaños, a averti que la quantité de documents en question est « énorme » (ingente) et que le processus de déclassification « ne sera pas immédiat », mais « progressif, en donnant la priorité aux documents liés aux violations des droits humains ».

À cela s’ajoutent des difficultés matérielles, car « les documents doivent être identifiés, organisés, classés et indexés avec précision » avant d’être transférés à la commission d’archives compétente, puis déposés dans les archives publiques. En d’autres termes, il ne suffit pas que les documents existent et soient déclassifiés, ils doivent également être physiquement accessibles.

La disparité éventuelle de la documentation aura des conséquences politiques, car elle permet à l’État espagnol de maintenir une sorte d’« amnésie stratégique », tout en limitant le droit à la vérité des communautés concernées, en particulier le peuple sahraoui.

Au Maroc, plusieurs médias proches du régime ont suivi cette évolution avec un mélange d’espoir prudent et de vigilance. L’ouverture des archives pourrait révéler les secrets de la Marche verte ou les détails cachés de l’accord tripartite de Madrid. Elle pourrait également confirmer des éléments qui sont restés longtemps cachés, tels que des concessions implicites, la médiation usaméricaine ou les doutes de la haute hiérarchie militaire espagnole.

Pour la démocratie espagnole, le défi est double : premièrement, rendre ces archives fonctionnelles et réellement accessibles, plutôt que simplement déclassifiées sur papier ; deuxièmement, assumer la responsabilité de leur contenu. Comme le souligne El País, « les chercheurs ne peuvent exiger ce qu’ils ne connaissent pas ». Le défi ne se limite donc pas à l’ouverture des dossiers ; il exige également la création d’un catalogue public rigoureux et consultable, sans lequel la transparence restera un mirage.

lundi 31 octobre 2022

La Marche verte , une autre vision plus vraie

"En terre promise" "Ramener le Sahara à la maison" "Pour accueillir"
En novembre 1975, le roi Hassan II compte 350'000 civils marocains de toutes les zones du pays mobilisés dans le désert avec les promesses de la " terre promise".

 

43'500 administrateurs du gouvernement prennent part à cette marche. Dix trains par jour amènent des marcheurs (10 % de femmes) de toutes les régions du Maroc à Marrakech. De là, 7 813 camions les emmènent au Sahara occidental : à Tarfaya. À partir d'ici, ils doivent marcher - en l'honneur de leur roi et de ses mouvements politiques - à pied. Car Hassan II a appelé à "la prise du Sahara à la maison" et à "l'accueil de ses sujets sahraouis" :

"Allez donc, sous la protection de Dieu et avec l'aide de notre foi inébranlable, avec votre véritable patriotisme et votre dévouement total au chef de votre marche victorieuse : le roi Hassan II. "
Le 6 novembre, des centaines de milliers de Marocains marchent vers le Sahara occidental. Ils brandissent des drapeaux rouges avec l'étoile marocaine, tiennent des livres corans dans leurs mains et portent des rubans en tissu sur des ceintures en vert, la couleur sainte de l'Islam. Ils crient : « L'Espagne ! « Le Sahara est à nous » Et : « Vive le Roi ».
Ce jour-là, l'armée coloniale espagnole s'est volontairement retirée à quelques kilomètres du poste frontière de Tah au Sahara occidental, parce que le gouvernement espagnol avait depuis longtemps accepté avec le Maroc d'autoriser au moins un « passage symbolique » de la frontière par les marcheurs.
Après avoir traversé la frontière, la « Marche verte » s'arrête. Et seulement trois jours plus tard, les marcheurs marocains déçus reçoivent à nouveau l'ordre de faire demi-tour par leur "maître" : depuis son poste de commandement à Agadir, Hassan II déclare : "Nous avons réalisé plus que ce que nous attendions. « Le monarque marocain n'était évidemment pas concerné par le succès direct de sa « Marche verte », mais au départ seulement par la mise en scène d'un spectacle de grande envergure et efficace médiatique qui devait attirer l'attention internationale...

Texte de Karl Rössel "Vent, Sable et (Mercedes) Stars". Traduction
Photo Bruno Barbey, 1975 - La marche verte
  
Peut être une image de 5 personnes, personnes debout et plein air
suite
Marche de propagande mise en scène par le roi Hassan II avec 350'000 marcheurs volontaires : "Heim ins Reich" du Sahara occidental.
"Der Spiegel", annonçait en novembre 1975 :
Le roi Hassan II invite 500 journalistes du monde entier dans le désert de Tarfaya.
Et c'est ainsi que les lecteurs du "Spiegel", du "Stern", du "Neue Zürcher Zeitung", du "Tages Anzeiger", du "Rheinischer Merkur", du "Kölner-Stadt-Anzeiger", du "Kronenzeitung", du "Kurier" ... ont appris que "le nid endormi du désert de Tarfaya, avec ses rues sordides et ses deux bars remplis de mouches ... était devenu du jour au lendemain un lieu d'importance internationale, où un quart de million de marcheurs vivaient dans 30'000 tentes.
"Der Spiegel" a rapporté : "La ration quotidienne de leur pèlerinage - une boîte de sardines à l'huile, des dattes, du pain, du sucre, du thé et même quelques cigarettes - fait rêver beaucoup de monde. Presque tous font partie de cette grande majorité de Marocains qui n'ont de toute façon ni lumière électrique ni eau du robinet ni toilettes, qui sont habitués à être sous-employés et à dormir sur une terre dure. Partout où des visiteurs extérieurs se présentent à Tarfaya, les fonctionnaires et les policiers omniprésents demandent aux marcheurs de chanter des chants patriotiques. Ils chantent alors le "Sahara marocain".
Photo de Bruno Barbey ; quelques-uns des 350'000 volontaires de la "Marche verte" du roi HASSAN II à Tarfaya. Au premier plan, Alan NOGUES - photographe de France. Novembre 1975
Texte tiré et traduit de Karl Rössel; "Wind, Sand und (Mercedes) Sterne"
 
MINURSO :  mission absurde, reconduite d'année en année depuis des décennies, incapable de réaliser ce qu'elle promet ! Complètement décrébilisée ! A quoi sert donc ce "machin " ?(Solidmar)
























 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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  • Barbara Weingartner a changé sa photo de couverture.

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