
Alors que le monde assiste, impuissant, à un retour en arrière apocalyptique pour les femmes afghanes, qu’en est-il des fillettes et des adolescentes, nées dans une ère dite progressiste ?
Des dizaines de récits à peine supportables nous parviennent tous les jours. En Afghanistan, après vingt ans d’absence, le mouvement islamiste vient de reprendre la tête du pays, faisant des femmes et des jeunes filles des victimes de premier plan. Pour des centaines de milliers d’entre elles, c’est la fin d’une ère progressiste, dans laquelle elles pouvaient enfin entrevoir un avenir meilleur, étudier, travailler… Toute une génération de jeunes filles nées après le départ des talibans n’a pas connu les restrictions, la violence et l’oppression. Aujourd’hui, c’est un bien sombre destin qui semble se profiler pour elles.
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Dimanche 15 août, la ville de Kaboul, comme un symbole, est tombée aux mains des talibans. Depuis, la peur s’est installée pour les habitants, en particulier les femmes, qui observent déjà des retombées immédiates sur leur quotidien. Durant le règne du mouvement islamique entre 1996 et 2001, une application ultra-rigoriste de la loi islamique était en place. Par conséquent, les femmes n’avaient pas le droit d’aller à l’école, de travailler, subissaient des mariages forcés, devaient porter le voile intégral, ne pouvaient sortir de chez elles sans un chaperon masculin et étaient lapidées ou fouettées sur la place publique en cas d’adultère, par exemple.




