2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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mercredi 21 juillet 2021

HACKÉ : La technologie israélienne au service de l’espionnage des journalistes marocains

Poursuivi pour un tweet critique, le journaliste marocain Omar Radi aurait été surveillé pendant une année grâce à un logiciel de la société NSO Group installé sur son portable. 

 C’est ce que révèle un rapport d’Amnesty International publié le 22 juin 2020. Forbidden Stories revient sur les enquêtes qui font d’Omar Radi une cible pour les autorités de son pays.

Lire les dernières informations à propos de cette affaire.

La scène, digne d’un film d’espionnage, se déroule près de Casablanca à la fin de l’été 2019. Le journaliste Omar Radi a rendez-vous pour déjeuner avec Maati Monjib, un ami historien qu’il n’a pas vu depuis plusieurs mois. Entre le procès sans fin de l’un et les mésaventures à répétition avec les autorités de l’autre, les deux hommes ont beaucoup de choses à se raconter.

Maati Monjib se sait sur écoutes depuis plusieurs mois et a pris les précautions nécessaires. Amnesty International lui a fait savoir que son téléphone était régulièrement infecté par un logiciel espion depuis 2018. Cette technologie, développée par la société israélienne NSO Group, permet d’aspirer toutes les données du téléphone ciblé, mais aussi d’en activer la caméra et le microphone. Un scenario orwellien devenu réalité.

Ce que les deux amis ne savent pas encore, c’est qu’au moment même où ils se parlent, le logiciel a changé de cible. Aux alentours de 13h, Omar Radi prend son téléphone pour aller vérifier une information sur internet. Il n’en faut pas plus pour déclencher l’attaque particulièrement sophistiquée et presque indétectable du logiciel israélien.

Trois jours plus tôt, NSO vient pourtant de publier ses engagements en matière de droits de l’homme pour répondre aux rapports qui régulièrement dénoncent les utilisations abusives de son logiciel.

En surfant sur le web, Omar Radi vient probablement, sans le savoir, de donner au régime marocain, que l’on soupçonne d’être client de NSO depuis 2018, le contrôle total et invisible de son téléphone. « C’est l’Etat qui détient ton passé, ton présent, tes photos, tes SMS », s’insurge le journaliste aujourd’hui.

Le logiciel espion de NSO peut aspirer toutes les données d'un téléphone (Source : Hacking Team Leak)

Cette intrusion fait partie des cinq attaques contre Omar Radi révélées dans un rapport d’Amnesty International, auquel ont eu accès 16 médias internationaux coordonnés par Forbidden Stories. L’ONG démontre, analyses techniques à l’appui, que le journaliste a été victime d’attaques dites par « injection réseau » entre janvier 2019 et janvier 2020.

Ce n’est pas un hasard si Omar Radi a été pris pour cible, Depuis plus de dix ans, il publie des enquêtes qui dérangent les autorités marocaines. Il a notamment travaillé sur les liens entre les pouvoirs politique et économique au Maroc mais aussi sur les violations des droits de l’homme dans le pays.

 

 

mardi 20 juillet 2021

Le Maroc au coeur des dernières révélations du “Projet Pegasus”

 
 
Par Mehdi Mahmoud, Société Le 19 juillet 2021
 
 Accusations d'espionnage : le Maroc au coeur des dernières révélations du “Projet Pegasus”  Dans une nouvelle salve de révélations sur le logiciel espion Pegasus, déployé par la firme israélienne NSO Group, le Maroc est accusé par de nombreux médias internationaux de surveiller notamment des journalistes et activistes, tant à l'intérieur du Royaume qu'au-delà. 
 Le siège de NSO Group dans la localité israélienne d’Herzliya à proximité de Tel Aviv.  Des révélations explosives, qui risquent de laisser des traces plus profondes qu’une simple écornure de l’image d’Épinal chère au Royaume. Ce dimanche 18 juillet, l’organisation Forbidden Stories, en partenariat avec Amnesty International et dix-sept médias du monde entier, ont publié un nouveau volet de l’enquête sur l’utilisation, par plusieurs États et gouvernements, du logiciel de surveillance Pegasus, commercialisé par l’entreprise israélienne NSO. Le groupement a pu consulter plus de 50.000 numéros de téléphone sélectionnés comme des potentielles cibles de ce programme malveillant.