2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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vendredi 31 janvier 2025

La coopération sécuritaire des USA avec le Maroc, vue depuis Washington

 Fiche d’information, Bureau des affaires politico-militaires, Département d’État, Washington, 20/1/2025
Traduit par Tafsut Aït Baâmrane

Le Maroc est un partenaire essentiel des USA sur un large éventail de questions de sécurité régionale, avec l’objectif commun d’un Moyen-Orient et d’une Afrique du Nord stables, sûrs et prospères. Les USA travaillent en étroite collaboration avec le Maroc pour promouvoir la stabilité régionale, lutter contre le terrorisme, renforcer les liens commerciaux et d’investissement, et soutenir les efforts de développement et de réforme du Maroc.

La participation US au Marrakech Airshow, octobre 2024

Les USA ont fourni au Maroc une coopération en matière de sécurité depuis la fin des années 1950, ce qui reflète la nature durable des relations bilatérales. Cet engagement a été acté par de nombreux protocoles d’accord, dont les plus récents datent de 2007 et 2015, qui définissent les domaines cruciaux de la sécurité et de la coopération économique, aidant le Maroc à relever les défis régionaux et à faire face à l’impact des crises dans les régions avoisinantes.

Le Maroc est un partenaire solide en matière de défense multilatérale. Il a rejoint le Dialogue méditerranéen de l’OTAN en 1995, une initiative visant à promouvoir la sécurité et la stabilité régionales en coordination avec les principaux alliés de l’OTAN autour de la Méditerranée, et les USA ont désigné le Maroc comme un allié majeur non membre de l’OTAN en 2004. Grâce à cette désignation, le Maroc est en mesure de participer à la recherche et au développement coopératifs, de bénéficier d’une livraison prioritaire pour les articles de défense excédentaires (EDA) et de bénéficier d’une formation en coopération financée réciproquement.

Le Maroc est le plus grand acheteur d’équipements militaires US en Afrique. Les USA ont 8,545 milliards de dollars de contrats de vente de gouvernement à gouvernement avec le Maroc dans le cadre du système de ventes militaires à l’étranger (FMS). Les ventes FMS notifiées au Congrès sont listées ici. Les ventes antérieures récentes et significatives comprennent 18 lanceurs M142 High Mobility Artillery Rocket System (HIMARS) ; 40 AGM-154C Joint Stand Off Weapons (JSOW) ; six Multifunctional Information Distribution System Joint Tactical Radio Systems (MIDS-JTRS) ; dix missiles GM-84L Harpoon Block II Air; 25 avions F-16C/D Block 72 ; 5 810 bombes MK82-1 ; 36 hélicoptères d’attaque AH-64E Apache ; huit radars AN/MPQ-64F1 SENTINEL ; 20 missiles AIM-9X-2 SIDEWINDER ; trois hélicoptères CH-47D CHINOOK ; 40 lanceurs LAU-129A avec 20 missiles AGM-65D MAVERICK ; et un avion Gulfstream G- 550.

Depuis 2013, le Maroc a reçu des équipements d’une valeur de 478 millions de dollars dans le cadre du programme EDA du Département de la Défense. Cela comprend 222 chars M1A1 Abrams, deux avions C-130H et 600 véhicules blindés de transport de troupes M113A3.

Au cours de l’exercice 2018-22, les USA ont également autorisé l’exportation permanente de plus de 167 millions de dollars d’articles de défense vers le Maroc via le processus de vente commerciale directe. Les trois principales catégories d’exportations de défense vers le Maroc étaient l’électronique militaire, les moteurs à turbine à gaz et les équipements associés, et les équipements de contrôle des tirs, de laser, d’imagerie et de guidage.

Depuis 2012, les USA ont fourni au Maroc 135 millions de dollars en financement militaire étranger (FMF). Notre assistance a été essentielle pour maintenir les articles de défense d’origine US, renforcer la surveillance maritime pour lutter contre l’immigration illégale, la contrebande, le trafic de drogue et la pêche illicite, fournir des équipements de transport et de logistique et améliorer la surveillance aérienne.

En outre, depuis 2006, les USA ont fourni au Maroc 32 millions de dollars pour l’éducation et la formation militaire internationale (IMET). Dans le cadre de ce programme, des étudiants marocains sont envoyés chaque année suivre des cours de formation militaire professionnelle dans les écoles militaires US. Les cours IMET font progresser la professionnalisation militaire, renforcent les capacités dans des domaines clés, améliorent l’interopérabilité avec les forces US et permettent de mieux comprendre les USA. Ces avantages sont essentiels pour établir des relations durables avec les futurs dirigeants.

Le Maroc figure parmi les dix premiers contributeurs aux opérations de maintien de la paix des Nations unies dans le monde. Il déploie actuellement 1 718 soldats de la paix en République centrafricaine, en République démocratique du Congo, au Soudan et au Sud-Soudan. Le Maroc dispose d’un centre de formation pré-déploiement à Tifnit, qui dispense des formations dans les domaines de la protection des civils, de la lutte contre la désinformation, de la numérisation, de la télémédecine, de la santé mentale et de la protection de l’environnement.

Le Maroc continue de s’occuper des mines terrestres et des munitions non explosées résultant de l’engagement entre le Maroc et les forces du Front Polisario au sujet du Sahara occidental. Depuis 1993, les USA ont fourni au Maroc une aide de 1,996 million de dollars au titre du programme de destruction des armes conventionnelles, dont 1,154 million de dollars pour l’exercice 2022.

Le Maroc joue un rôle de premier plan dans les efforts de lutte contre le terrorisme déployés par les USA. Depuis 2005, le Maroc est membre du Partenariat transsaharien de lutte contre le terrorisme, un effort financé et mis en œuvre par le gouvernement US pour lutter contre l’extrémisme violent dans la région du Sahara et du Sahel. En 2011, le Maroc et les USA ont rejoint 28 autres pays en tant que membres fondateurs du Forum mondial de lutte contre le terrorisme, une initiative visant à « réduire la vulnérabilité des populations du monde entier face au terrorisme en prévenant, combattant et poursuivant efficacement les attaques terroristes et en luttant contre l’incitation au terrorisme et le recrutement de terroristes ». En outre, le Maroc a été le premier pays du Maghreb à rejoindre la Coalition mondiale anti-ISIS en 2014 et assure actuellement la coprésidence du Groupe de réflexion sur l’Afrique de la Coalition.

Les USA et le Maroc entretiennent également une forte coopération militaire par le biais d’opérations de sécurité conjointes. Depuis la fin des années 1990, le Maroc accueille l’exercice d’entraînement AFRICAN LION, qui réunit les forces US et marocaines avec des participants de plus de vingt pays et de l’OTAN. Sous l’égide du Commandement des USA pour l’Afrique depuis 2008, African Lion est devenu le plus grand exercice militaire conjoint sur le continent, avec des milliers de soldats qui y participent chaque année. En outre, depuis 2003, le Maroc a établi un partenariat de formation avec la Garde nationale de l’Utah dans le cadre du programme de partenariat d’État de la Garde nationale US, qui offre des possibilités de formation spécialisée et d’échange avec les forces armées marocaines.

Le Maroc devient un gros client pour l’industrie de défense israélienne

Dean Shmuel Elmas, Globes  10/7/2024
 Traduit par SOLIDMAR

« Globes » se penche sur les principaux systèmes de défense israéliens achetés par le Maroc, avec en point d’orgue un accord d’un milliard de dollars avec IAI, dont les médias étrangers rapportent qu’il concerne les satellites espions Ofek.


Illustration : Tali Bogdanovsky

Hier 9 juillet 2024, Israel Aerospace Industries (IAI) a annoncé un accord d’une valeur d’un milliard de dollars sur cinq ans avec une tierce partie dont le nom n’a pas été révélé. Les médias étrangers ont déclaré que l’accord portait sur des satellites, dont les premières informations ont été publiées l’année dernière. La présence du président de l’IAI, Amir Peretz*, au Maroc lors de l’annonce de l’accord a alimenté ces informations.

Le Maroc est l’un des pays arabes qui ont normalisé leurs relations avec Israël dans le cadre des accords d’Abraham en 2020. Son influence sur l’industrie de la défense israélienne a été des plus significatives. Selon l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI), entre 2019 et 2023, Israël était le neuvième exportateur mondial d’équipements de défense. Le SIPRI a constaté que même si le Maroc et Israël n’ont normalisé leurs relations qu’en décembre 2020, Israël occupait déjà la troisième place en termes d’importations de défense du Maroc, fournissant 11 % de ses besoins.


Les défis du Maroc

Depuis que Peretz a été nommé président de l’IAI, l’entreprise est devenue un acteur très important de l’industrie de la défense au Maroc. Le SIPRI a rapporté il y a six mois que le Maroc voulait acheter à Israël deux satellites d’espionnage Ofek 13. Ces satellites d’observation sont considérés comme l’un des meilleurs au monde et sont utilisés par l’unité de renseignement 9900 de Tsahal, qui est responsable de la collecte et de l’extraction de renseignements visuels et géographiques.

Cette transaction est intéressante dans le contexte de la concurrence commerciale entre les grandes entreprises de défense israéliennes et françaises. Le Maroc a préféré le satellite Ofek 13 à ceux d’Airbus et de Thales, ses précédents fournisseurs dans ce domaine. Quelques mois plus tard, le président français Emmanuel Macron a décidé de tenir les entreprises israéliennes à l’écart du prestigieux salon de la défense et de l’aérospatiale Eurosatory à Paris.

Bien que la France ait attribué cette décision à la guerre à Gaza, on peut supposer que des considérations politico-économiques étaient également à l’origine de cette décision. Le président français a probablement été influencé par la vente historique du système de défense aérienne à longue portée Arrow 3 à l’Allemagne pour 3,5 milliards de dollars, et du système de défense aérienne à moyenne portée David’s Sling de Rafael à la Finlande pour 316 millions d’euros. Ces contrats ont permis aux technologies israéliennes de faire la une des journaux et, contrairement à la plupart des systèmes français, elles ont fait leurs preuves sur le champ de bataille.

Ce dernier contrat vient s’ajouter aux nombreux contrats signés par Israël avec le Maroc. IAI a vendu le système de défense aérienne Barak MX au Maroc en 2022 pour 540 millions de dollars. Le système comprend trois intercepteurs : le Barak MRAD d’une portée de 35 kilomètres, le Barak LRAD d’une portée de 70 kilomètres et le Barak ER d’une portée de 150 kilomètres. Le site web « Intelligence Online » a également rapporté l’année dernière qu’IAI avait achevé la livraison de trois drones Heron 1 au Maroc. Ce contrat de 48 millions de dollars est inhabituel car il a été signé en 2014, par le biais d’une coentreprise entre IAI et Airbus.

Un autre acteur important dans le domaine des achats de défense au Maroc est BlueBird Aero Systems, dans lequel IAI détient une participation de 50 % depuis 2020. Ces dernières années, BlueBird a fourni divers produits au Maroc, tels que la munition rôdeuse [téléopérée] SpyX, ainsi que WonderB et ThunderB - des systèmes sans pilote qui décollent et atterrissent verticalement. Ronen Nadir, PDG de BlueBird, a déclaré au site web « ZM » en avril que la société avait même mis en place une usine de production au Maroc, qui devrait commencer à fonctionner bientôt.

Sur le plan de la géopolitique régionale, les nombreux achats de défense du Maroc auprès d’Israël ont plus que jamais constitué un défi pour Rabat au cours des derniers mois. Cependant, le Maroc doit faire face à d’importants défis sécuritaires, notamment en ce qui concerne le Sahara occidental et son voisin oriental, l’Algérie, qui est un ami proche et de longue date des organisations terroristes palestiniennes.

En juillet 2023, lors de l’opération de Tsahal dans le camp de réfugiés de Jénine, un haut responsable du Hamas, Khaled Mechal, s’est exprimé à la Grande Mosquée d’Alger et a félicité l’Algérie pour sa « position héroïque dans la lutte palestinienne » à Jénine. Dans le même temps, le président algérien Abdelmajid Tebboune a annoncé l’octroi de 30 millions de dollars pour la reconstruction après les dégâts à Jénine.

L’Algérie est également l’un des principaux soutiens du Front Polisario, qui lutte pour l’indépendance du Sahara occidental vis-à-vis du Maroc. Israël, quant à lui, a officiellement annoncé l’année dernière qu’il reconnaissait la souveraineté marocaine au Sahara occidental.

Les détracteurs du Maroc sur la question du Sahara occidental se sont récemment efforcés de mettre en évidence l’utilisation de missiles israéliens pendant la guerre à Gaza. Le journal français de gauche « L’Humanité » a rapporté il y a quatre mois que l’armée marocaine opère à partir d’une base à l’aéroport de Smara au Sahara occidental en utilisant des drones Hermes 900 et Hermes 450 d’Elbit Systems. Ces mêmes drones sont également utilisés par Israël aujourd’hui à Gaza.

L’année dernière, le site web « Intercept » a publié une information émanant de de Federico Borsari, chercheur spécialisé dans les technologies sans pilote au Center for European Policy Analysis (CEPA). Selon Borsari, le Maroc possède environ 150 avions à décollage vertical (WonderB, ThunderB et SpyX de Blue Bird), trois drones Heron d’IAI et des munitions rôdeuses Harop d’IAI, ainsi que quatre drones Hermes d’Elbit Systems.


Pas seulement des armes

La coopération israélo-marocaine en matière de sécurité ne se limite pas à l’armement. Comme l’a révélé « Globes », la nouvelle péniche de débarquement de Tsahal, l’INS Komemiyut, est arrivée en Israël il y a environ un mois en provenance des USA - après une escale au Maroc pour le ravitaillement en carburant pendant le long voyage du navire de Pascagoula, dans le Mississippi, à la base navale de Haïfa. À Tanger, l’équipage a fait le plein de carburant et de nourriture afin de poursuivre sa route vers Israël.

Un autre domaine dans lequel les deux pays et les entreprises de défense sont impliqués est celui de la recherche. L’année dernière, IAI a signé un protocole d’accord avec l’Université Internationale de Rabat (UIR) pour établir un centre d’excellence dans les domaines de l’aéronautique, de l’intelligence artificielle et de l’innovation.

NDLT

*Amir Peretz est né en 1952 à Boujaâd au Maroc, dont il a gardé la nationalité. Lire Des avocats marocains attaquent Peretz (2006)