2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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vendredi 13 décembre 2024

Le récit du procès Lghazaoui

La Chambre correctionnelle du Tribunal de première instance de Casablanca a rendu son verdict dans le procès d’Ismail El Ghazaoui, militant de Boycott désinvestissement et sanctions (BDS) au Maroc, ce soir 10 décembre 2024. 

Ismail El Ghazaoui a été condamné à un (1) an de prison ferme et une amende de 5000 DH suite à un procès démarré le 26 novembre dernier et clôturé le 10 décembre, Journée internationale des droits humains. 

Peine maximale 

Après cinq heures d’audience et plusieurs plaidoiries, le verdict tombe comme un couperet vers 20h. La famille du détenu d’opinion est en larmes. Ses amis et soutiens sont restés tétanisés, sans mot devant le siège du TPI de Casablanca. 

Dans les détails, les poursuites ont été engagées sur la base d’une vidéo qui n’a pas été rendu publique où l’accusé appelle « encercler l’ambassade américaine à Casablanca » et à verser « notre sang pour la Palestine ». La Cour a reproché à Ghazaoui la « provocation aux crimes et délit » (article 299-1 du Code pénal). L’article de loi stipule : « Hors les cas de la participation prévus par l’article 129 de la présente loi et à moins que des peines plus sévères ne soient prévues par la loi, est puni d’un emprisonnement de trois mois à un an et d’une amende de 5.000 à 50.000 dirhams ou de l’une de ces deux peines seulement quiconque a directement provoqué une ou plusieurs personnes à commettre un crime ou délit, soit par discours, cris ou menaces proférés dans les lieux ou réunions publics, soit par des affiches exposées aux regards du public ou par tout moyen remplissant la condition de publicité y compris par voie électronique, sur papier et par voie audiovisuelle, si la provocation n’a pas été suivie d’effet ». Ainsi, la Cour s’est montrée inflexible en condamnant à la peine maximale le jeune prisonnier.  

Avec ce verdict, le parquet a obtenu gain de cause. La défense, et ce malgré des plaidoiries fleuve et un argumentaire puisé dans le droit international, la Constitution et la jurisprudence pénale n’ont pu convaincre la Cour. La condamnation d’El Ghazaoui est interprétée comme « un signe de criminalisation quant au soutien à la cause palestinienne », commente Sion Assidon, membre dirigeant de Boycott Désinvestissement et sanctions (BDS) au Maroc. 

Il est à noter que le procès d’El Ghazaoui avait démarré le 26 novembre, néanmoins El Ghazaoui fut arrêté le 19 novembre 2024 à Casablanca. Après une audition par la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ), il a passé 48 heures en garde à vue avant de comparaître devant le Parquet de Casablanca .Membre actif de l’initiative Boycott, Désinvestissement et Sanction (BDS) au Maroc, Ismail El Ghazaoui avait participé à un sit-in devant le port de Tanger Med  en protestation contre l’accostage d’un navire suspecté de transporter des armes à destination d’Israël.


mardi 30 novembre 2021

Normalisation avec Israël: Le peuple marocain ne décolère pas


Au Maroc, l’indignation et la colère du peuple contre le Makhzen, suscitées par la normalisation des relations entre le Royaume chérifien et l’entité sioniste en décembre 2020 sont loin de s’apaiser.

La récente visite du ministre de la Défense sioniste à Rabat a alimenté ces sentiments. Les manifestations organisées à travers le pays en sont la preuve. Il est vrai aussi qu’en septembre 2020, lorsque deux autres pays arabes avaient, sous la houlette de l’ancien président américain, normalisé leurs relations avec l’entité sioniste , des associations marocaines avaient mis en garde Rabat en affirmant que « le peuple marocain n’acceptera jamais d’être impliqué dans les plans sionistes et américains et qu’il se révolterait si cela venait à arriver ». Ces militants qui exigeaient aussi « la criminalisation de toute normalisation » ont tenu leur engagement dès lors que le Maroc a franchi le pas trois mois plus tard. Pour les associations de soutien à la Palestine et contre la normalisation , la cause palestinienne est celle des marocains. C’est pour cela qu’ils sont sortis par centaines, à l’appel du Front marocain de soutien à la Palestine et contre la normalisation et qu’ils comptent manifester également aujourd’hui à l’occasion de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien. Les marocains se refusent à cautionner cette nouvelle trahison du Royaume chérifien à l’égard de la Palestine et de son peuple. Et de rappeler ces propos tenus par un militant marocain des droits de l’homme après que le Maroc ait officialisé la normalisation de ses relations avec l’entité sioniste. « Les marocains disent : » La cause palestinienne est pour nous une cause nationale. C’est de dire que c’est une cause propre à nous-mêmes. Nous la considérons comme notre propre cause. C’est une ancienne tradition ». Pour les Marocains, qui ont honte pour leur pays, cette trahison est d’autant plus difficile à accepter que le Maroc est à la tête du Comité Al Qods. Un Comité censé défendre la cause de la Palestine et les intérêts des Palestiniens. Pour le Front marocain, la normalisation avec l’entité a été imposée contre la volonté du peuple marocain et ses intérêts stratégiques. Et d’affirmer que la position du Front traduit celle « du peuple marocain qui refuse toujours tout rapprochement ou normalisation avec les sionistes et qu’il est et restera toujours aux côtés des Palestiniens et de leur juste cause ». Le Maroc, embarrassé par cette montée de la colère, a recours à la répression pour empêcher toutes les formes de manifestation. Mais quoi qu’il en sera, ce qui est certain c’est que la rupture entre le Roi et son peuple est consommée.