2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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mercredi 26 mai 2021

Le deal Maroc-Israël de Trump comporterait «une clause secrète»
Entretien avec le professeur Carlos Ruiz Miguel

 Tarek Hafid, Sputnik News, 25/5/2021 

Professeur de droit constitutionnel, Carlos Ruiz Miguel explique dans un entretien à Sputnik les raisons qui ont poussé le Maroc à provoquer une crise migratoire en Espagne. Selon lui, cette pression contre Madrid serait en partie liée à l’engagement pris par le Maroc auprès des États-Unis et d’Israël d’ouvrir une ambassade à Jérusalem.

En normalisant ses relations avec Israël en contrepartie d’une reconnaissante par Washington de sa souveraineté sur le Sahara occidental, le Maroc aurait-il signé un contrat qu’il est aujourd’hui incapable de remplir? C’est la conviction de Carlos Ruiz Miguel, professeur de droit constitutionnel à l’université de Saint-Jacques-de-Compostelle et directeur du Centre d’étude sur le Sahara occidental (CESO).

Dans cette interview accordée à Sputnik, il estime que l’engagement pris en décembre 2020 par le roi Mohamed VI avec le président américain de l'époque, Donald Trump, et le PM israélien Benjamin Netanyahou comportait une clause secrète prévoyant «l’ouverture d’une ambassade marocaine à Jérusalem». Selon lui, mettre en œuvre cet engagement serait inacceptable pour l’opinion publique du royaume, qui reste très attachée au principe de soutien à la cause du peuple palestinien.

Le professeur Carlos Ruiz Miguel assure que le Maroc craint un revirement des États-Unis et d’Israël, et qu’il s’est donc attelé à utiliser la carte de «l’immigration clandestine pour faire pression sur l’Espagne afin obtenir une reconnaissance de sa souveraineté sur le Sahara occidental». La légitimité de l’Espagne- force administrante de ce territoire situé à l’ouest du Maghreb au regard du droit international, serait une victoire diplomatique réelle pour le Maroc.

Auteur de plusieurs ouvrages sur le droit constitutionnel espagnol et marocain ainsi que «Sahara Occidental. Abrégé juridique, 15 énoncés de base sur le conflit», un ouvrage de référence sur le dossier sahraoui, le professeur explique que le Maroc actionne d’autres leviers, notamment «le trafic de stupéfiants», «le terrorisme» et plus récemment la question de «l’édifice volcanique sous-marin Tropic» pour marquer des points dans le dossier sahraoui.

Situé au large des îles Canaries et des côtes du Sahara occidental, ce volcan sous-marin riche en terres rares est l’objet d’un conflit entre Madrid et Rabat, qui le revendique dans le cadre de la délimitation de ses frontières maritimes.

Sputnik: Le Président sahraoui Brahim Ghali est cité à comparaître devant la justice espagnole le 1er juin dans le cadre d’une plainte pour «torture». Une seconde affaire judiciaire est également en cours dans le cadre d’un dossier de «crime contre l’humanité». Est-ce que ces procédures peuvent aboutir?

Carlos Ruiz Miguel: «D'après mes informations il n'y a pas "une seconde affaire en cours dans le cadre d’un dossier de crime contre l’humanité". Il s'agit seulement d'une affaire qui fait suite à la plainte déposée en décembre 2007.

Il faut lire la plainte pour constater que les accusations contre Brahim Ghali sont faibles. Justement, deux supposées victimes disent que Ghali était un des tortionnaires, comme elles auraient pu citer n'importe quel autre nom. On évoque également le supposé témoignage d'une fillette de 2 ans qui avait vu comment un commandant militaire sous la direction de Ghali avait tué sa mère à Tarfaya (Maroc). Il s'agit tout simplement d'introduire son nom parce qu'il était ministre de la Défense [de la République Arabe Sahraouie Démocratique].»

Sputnik: La crise des migrants de Ceuta doit-elle être perçue comme une agression du Maroc, comme l'affirme le gouvernement espagnol? Dans ce cas, comment Rabat en est-il arrivé à agir en totale impunité pour s’imposer face à l’Espagne?

Carlos Ruiz Miguel: «Il s'agit d'une agression. Il s'agit d'une action délibérée pour faire entrer en Espagne des milliers de personnes pour envahir la cité de Ceuta. Pourquoi Mohamed VI agit-il en toute impunité? C'est sans doute l'effet des actions de lobbying auprès de certains gouvernements, notamment les États-Unis et la France.»

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lundi 24 mai 2021

Le MAE espagnol dévoile les contrevérités du Maroc et affirme que le Président Ghali n'est pas arrivé en Espagne avec un faux passeport

Madrid, 23 mai 2021 (SPS) Le ministère espagnol des Affaires étrangères a démenti de nouveau les prétentions et les contrevérités du régime marocain, visant à porter atteinte à l'image des symboles de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), en tête desquels le Président Brahim Ghali, affirmant que le président sahraoui n'est pas arrivé en Espagne avec un passeport trafiqué, comme relayé par plusieurs médias.

Dans sa plus récente réaction, des sources du ministère espagnol des Affaires étrangères ont indiqué à l'Agence "Europe Presse", vendredi, que le Secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali n'est pas arrivé en Espagne avec un faux passeport et affirmé qu'il s'est déplacé avec son passeport qui remplit " les exigences ordinaires".

Pour sa part, le représentant du Front Polisario en Espagne, Abdullah Arabi a salué dans une déclaration à l'APS, le démenti du ministère espagnol des Affaires étrangères concernant les prétentions et les contrevérités du régime marocain, soulignant que la réponse claire du Gouvernement espagnol a poussé les médias de ce pays européen à diffuser de nouveau et largement l'information, en vue de rectifier *** les contrevérités que certains médias avaient relayés auparavant.

Pour M. Arabi, "il y a une campagne féroce et une désinformation que mène le Maroc en Espagne, à travers lesquelles, il tente de porter atteinte à la cause sahraouie et à ses symboles nationaux, dont le Président Ghali, Secrétaire général du Front".

M.Abdullah Arabi estime que le Maroc suit tout moyen dans le cadre de la campagne de propagande, à travers laquelle, il veut faire pression sur l'Espagne et l'Europe, en vue de suivre la démarche effectuée par l'ex-président américain Donald Trump qui a annoncé sa chimérique souveraineté sur le Sahara occidental.(SPS)