2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

Affichage des articles dont le libellé est rupture cessez-le-feu. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est rupture cessez-le-feu. Afficher tous les articles

mercredi 24 février 2021

L'ONU doit pousser le Maroc à respecter la légalité internationale au Sahara occidental (Claude Mangin)

Alger, 23 fev 2021 (SPS) 

La militante des droits de l'Homme Claude Mangin, a interpellé les membres du Conseil de sécurité de l’ONU pour qu’ils poussent le Maroc à respecter la légalité internationale au Sahara occidental occupé, qualifiant d'"invraisemblable" la lenteur dans la désignation d’un nouvel envoyé personnel au Sahara occidental.

Pour que le Maroc daigne enfin respecter la légalité internationale au Sahara occidental, "la seule possibilité est de s’adresser aux différents gouvernements, à commencer par ceux des pays qui siègent de façon permanente au niveau du Conseil de sécurité de l’ONU", a déclaré la militante et l’épouse du détenu politique sahraoui, Namma Asfari, dans un entretien à La Patrienews.

"Tous ces pays sont largement responsables de ce statu-quo qui, pour le moment, n’a fait que préserver les intérêts de l’occupation marocaine", a-t-elle noté, soulignant que "le peuple sahraoui continue de réclamer justice, avec le soutien des peuples de la planète entière".

"Les membres du conseil de sécurité refusent encore ostensiblement d’assumer leurs responsabilités. Le fait qu’ils n’aient pas encore désigné un Envoyé personnel du SG de l'ONU est pour moi tout simplement invraisemblable", a-t-elle jugé.

Et de poursuivre : "Oui, cet état de fait est inacceptable en effet. Mais les dirigeants sahraouis n’en finissent pas d’accuser directement la France, membre permanent du Conseil de sécurité, de protéger le Maroc, de garantir son impunité et perpétuer ce statu-quo", au Sahara occidental.

Pour elle, "la France assume en effet cette lourde responsabilité".

Les Américains, eux, ont, selon elle, "brouillé les pistes".

Depuis le 13 novembre 2020, (date de rupture par le Maroc du cessez-le-feu conclu entre le royaume et le Front Polisario en 1991 sous l'égide de l'ONU), rappelle Mme Mangin, la lutte armée a repris au Sahara occidental et le Front Polisario, seul représentant légitime du peuple sahraoui vient de s’engager dans ce qu’il qualifie de nouveau format".

La militante, a rappelé par ailleurs, que le Front Polisario avait prévenu qu’il allait reprendre la lutte armée en cas de rupture du cessez-le-feu de la part du Maroc. Mais elle pense que "personne ne s’attendait à la fulgurante et déterminée réplique du Front Polisario".

"Mais, actuellement, le fait d’avoir réussi à frapper l’armée marocaine derrière le mur du sable, et d’avoir tué trois soldats marocains peut avoir d’importantes conséquences sur la suite de l’évènement. Déjà, si l'objectif recherché était de démoraliser l’armée d’occupation, il est pleinement atteint", a-t-elle renchéri. "Nous avons la preuve que l’armée sahraouie, même si elle fait encore preuve de retenue, peut frapper où elle veut et quand elle veut", a-t-elle fait valoir.

Enfin, elle considère que la reprise de ce conflit armé, a replacé la question sahraoui en tête des priorités des instances internationales, à commencé par l’ONU et l’UA. Pour elle, cela a été possible grâce à "la détermination et au courage de tous ces jeunes sahraouis qui ont décidé un jour de bloquer le passage illégal au niveau d’El Guerguerat. (SPS)

020/090/700

 

dimanche 31 janvier 2021

Le Sahara occidental au menu d'une conférence organisée par Emmaüs Stockholm

28 janvier 2021 

STOCKHOLM - Un panel d’experts exceptionnel va participer, jeudi, à une rencontre en ligne sur les derniers développements au Sahara Occidental et tenteront d'apporter des réponses aux questions liées notamment aux effets qui pourraient résulter de la confrontation armée actuelle sur le terrain et les perspectives de paix, ont indiqué les organisateurs.

Sous le thème : "Droit international, diplomatie et guerre au Sahara occidental", cet évènement parrainé par un groupe européen des droits de l’homme, se veut une occasion de débattre des implications de la décision de l’ex-président américain, Donald Trump, de reconnaitre la prétendue souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, et d’aborder ce que prévoit le Droit international à ce sujet, rapporte l'association organisatrice Emmaus Stockholm sur son site.

Il sera également question d’examiner s'il est possible d'annuler cette décision. De plus, les participants tenteront de répondre à la question: "A quoi ressemblerait la politique américaine concernant la dernière colonie en Afrique dans les mois et les années à venir?"

Aux Etats-Unis, une grande attention a été accordée à ces derniers développements, au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies aussi, selon l'association. Mais pour ce qui est du rôle et les réactions de l'Europe, elle va tenter, à cette occasion, d'en savoir davantage.

L'association rappelle que le Droit international confère au peuple sahraoui le droit à autodétermination. Toutefois, pendant des décennies, "il a été presque impossible d’accomplir le processus d’autodétermination qui est essentiel pour garantir le droit des Sahraouis de choisir eux-mêmes leur avenir" constate-t-on.

Le 13 novembre 2020, un cessez-le-feu de près de 3 décennies a été violé par le Maroc en menant une agression militaire à El Guerguerat au Sud-Ouest du Sahara occidental. 

Des civils sahraouis y manifestaient pacifiquement pour réclamer la fermeture de la brèche illégale créée par l'occupation marocaine au niveau du mur de sable. Comment et pourquoi cela s'est-il passé? Cette nouvelle guerre aurait-elle pu être évitée? Quels effets peut-on voir sur le terrain? Quelles sont les perspectives de paix?, s'interroge l'association.    

Pour répondre à ces questions et à bien d'autres, un panel d'experts exceptionnel sera de la partie. Cette rencontre verra donc la participation de Stephen Zunes, professeur de politique et d'études internationales à l'Université de San Francisco.

"Je serai l'un des cinq orateurs de cet événement parrainé par un groupe européen des droits de l'homme à partir de 18h00", a annoncé Zunes sur son compte tweeter.

Y seront aussi présents, Pal Wrange, professeur de droit international public à l'Université de Stockholm. Mohamed Cheikh Khoumani, membre actif de l'Association marocaine des droits de l'homme (AMDH), Mohamed Mayara, co-fondateur et coordinateur du collectif de journalistes indépendants Equipe Media et Maglaha Hama, chef de projet à l'organisation Non-Violence Action in Western Sahara (NOVA).