2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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samedi 31 mai 2025

John Bolton prend position pour le référendum d’autodétermination au Sahara occidental

Ci-dessous la tribune de John Bolton publiée par le Washington Times le 28 mai

OPINION

La Chine et la Russie gagnent de l’influence en Afrique alors que l’Amérique ignore la crise de souveraineté du Sahara occidental

Les États-Unis devraient soutenir un référendum permettant aux Sahraouis de déterminer leur propre avenir.

John Bolton, The Washington Times, 28/5/2025
Traduit par Solidarité Maroc

John Bolton est un ancien conseiller à la sécurité nationale du président Trump et un ancien ambassadeur aux Nations unies.


Alexander Hunter/The Washington Times

L’un des principaux dossiers internationaux inachevés est la détermination de la souveraineté du Sahara occidental. Ce vaste territoire situé sur la côte ouest de l’Afrique du Nord, au sud du Maroc, est dans les limbes depuis la fin des années 1970, au détriment de sa population et de la stabilité et de la sécurité de la région sahélienne. Alors que l’influence de la Chine et de la Russie s’accroît dans toute l’Afrique, ce n’est pas le moment de leur donner une nouvelle occasion d’accroître leur influence.

L’Espagne, ancienne puissance coloniale, n’a pas participé au « vent de changement » qui a soufflé sur l’Afrique dans les années 1950 et 1960, cherchant plutôt désespérément à conserver les quelques possessions d’outre-mer qui lui restaient. La mort de Francisco Franco en novembre 1975 a entraîné la chute de son régime et l’Espagne a effectivement abandonné le Sahara occidental, connu depuis comme « la dernière colonie d’Afrique ». Deux États limitrophes, le Maroc et la Mauritanie, ont envahi le territoire dans l’espoir de s’en emparer, mais les Sahraouis ont résisté par l’intermédiaire de ce que l’on a appelé le Front Polisario. La Mauritanie a ensuite renoncé à toute revendication territoriale, mais l’armée marocaine l’a largement emporté et contrôle aujourd’hui environ 80 % du pays. Le reste est détenu par le Polisario, basé près de Tindouf, dans le sud-ouest de l’Algérie, qui soutient les Sahraouis.

C’est là que le différend subsiste aujourd’hui. La solution évidente à la question de la souveraineté est de demander aux habitants du Sahara occidental ce qu’ils préfèrent : l’indépendance ou une « autonomie » promise par le Maroc. En 1991, après l’inversion de l’invasion du Koweït par Saddam Hussein sous l’égide des États-Unis, Washington a fait adopter la résolution 690 du Conseil de sécurité, créant une opération de maintien de la paix des Nations unies chargée de superviser un référendum sur l’avenir du Sahara occidental. Cette résolution reprenait un accord conclu en 1988 entre le Polisario et le Maroc, et les deux parties soutenaient l’approche du Conseil de sécurité.

Mais le Maroc a commencé à entraver les efforts de l’ONU pour mettre en œuvre la résolution presque dès son adoption, craignant qu’à l’occasion d’un référendum véritablement libre et équitable, les Sahraouis choisissent l’indépendance. L’ancien secrétaire d’État James Baker a réussi à ramener les parties à la table des négociations pour qu’elles acceptent d’organiser un référendum dans le cadre des accords de Houston de 1997, mais le Maroc a de nouveau renoncé, refusant même d’envisager le référendum qu’il avait pourtant accepté à plusieurs reprises. Malheureusement, l’obstruction du Maroc a prévalu depuis lors, des centaines de milliers de Sahraouis vivant toujours dans des camps de réfugiés gérés par l’ONU près de Tindouf.

L’un des éléments du problème est que le Sahara occidental est pris dans des désaccords entre le Maroc et l’Algérie qui remontent à l’époque de la décolonisation. Les aspirations territoriales du Maroc, qui englobent non seulement le Sahara occidental, mais aussi de larges portions du nord de la Mauritanie et de l’ouest de l’Algérie, constituent une source majeure de tension.

Pendant et après la guerre froide, les liens de l’Algérie avec l’Occident n’étaient pas aussi forts que ceux du Maroc, ce qui a joué en défaveur des Sahraouis. Cette situation est en train de changer. Les preuves récentes que l’Algérie cherche de nouvelles alliances stratégiques et le tout premier accord de coopération militaire entre les États-Unis et l’Algérie, signé au début de la deuxième administration Trump, signalent cette nouvelle direction.

Conscients du risque de voir leur obstruction faiblir, les opposants au Polisario tentent une nouvelle ligne de propagande, alléguant sans preuve que le Polisario est tombé sous l’influence de l’Iran. Cette désinformation pourrait bien avoir pour but de détourner l’attention des États-Unis de l’obstruction du Maroc, qui s’oppose depuis des décennies à la tenue d’un référendum. Les opposants sahraouis sont allés jusqu’à affirmer que les combattants du Polisario faisaient partie des milices étrangères formées par l’Iran en Syrie sous le régime d’Assad, aujourd’hui déchu.

Le Washington Post et d’autres publications rapportent que le nouveau gouvernement syrien et le Polisario ont catégoriquement démenti ces allégations, mais les amis du Maroc en Occident continuent de les diffuser. Peut-être influencée par cette propagande anti-sahraouie, une loi a été introduite à la Chambre des représentants US pour désigner le Polisario comme un groupe terroriste. Il s’agit là d’une affirmation aussi inexacte que possible au sujet des Sahraouis, qui comptent parmi les personnes les plus modérées dans leurs opinions religieuses.

Ils n’ont jamais succombé au radicalisme qui a balayé le Moyen-Orient après la révolution islamique iranienne de 1979. Les affirmations selon lesquelles les Sahraouis sont sensibles à la propagande chiite de Téhéran sont démenties par la présence de longue date dans les camps d’organisations religieuses et non gouvernementales américaines fournissant des services éducatifs et médicaux. L’une des raisons pour lesquelles James Inhofe, ancien président de la commission des forces armées du Sénat, aujourd’hui décédé, était un fervent partisan du Polisario était précisément l’ouverture religieuse que lui et d’autres avaient trouvée dans les camps. Au fil des ans, les rapports du département d’État ont constamment soutenu cette évaluation, et le Royaume-Uni a déjà officiellement rejeté les récentes allégations de collusion avec l’Iran.

La politique américaine sur le Sahara occidental devrait revenir à ses origines de 1991, en soutenant un référendum pour que les Sahraouis déterminent leur propre avenir. De nombreux membres du Congrès ont visité les camps de Tindouf au fil des ans et ont rencontré des dirigeants du Polisario et des Américains travaillant dans les camps. Ils devraient être plus nombreux à le faire pour connaître les faits concernant le peuple sahraoui.

 

samedi 20 mars 2021

Le Sahara occidental est "l'arène appropriée" pour Biden de défendre les droits de l'Homme

iss à jour quotidiennes 22 février 2021





"Bien que la position radicale de Trump sur le Sahara occidental ait rompu avec des décennies de politique américaine et sape le rôle de Washington en tant que défenseur des droits de l'homme dans le monde entier, elle a également mis en lumière un conflit oublié qui sévit en marge de la politique internationale depuis près d'un demi-siècle".

Pour Lucrezia Ducci, l’auteur de l’analyse, "si le président Biden s'est réellement engagé à promouvoir une politique étrangère centrée sur les droits de l'homme, le Sahara occidental représente une première arène appropriée pour défendre cet engagement".

L’idéal, d’après elle, est que "toute initiative ultérieure devrait viser à sauvegarder la sécurité de la région et à assurer la protection des droits sahraouis".

Cette dernière estime que "la sauvegarde effective des droits de l'homme dans la zone serait une réalisation majeure pour les sahraouis qui pourrait aller de pair avec la mise en place d'une sécurité qui, en même temps, serait avantageuse pour Rabat".



"Quelle que soit la voie empruntée par Washington, le fait que le Sahara occidental soit à nouveau au centre des conversations sur l'Afrique du Nord présente une fenêtre d'opportunité unique pour les Sahraouis. Il ne doit pas être perdu", a-t-elle insisté.


Lire aussi: L'annulation de la décision de Trump concernant le Sahara occidental est "possible"


Le 10 décembre 2020, Trump a annoncé sa reconnaissance des revendications illégitimes du Maroc au Sahara occidental en échange de normalisation des relations entre le régime marocain et l’entité sioniste. Pourtant, selon le réseau Theintlscholar, le troc de Trump "porte atteinte à la cause sahraouie pour l'indépendance et annule des décennies d'engagement américain à trouver une solution au conflit".

Néanmoins, la décision de Trump "donne à l'administration nouvellement créée l'occasion de promulguer des politiques qui améliorent efficacement la sécurité et la protection des droits de l'homme dans toute la région".

Dans l’analyse, l’on rappelle que les revendications territoriales du Maroc n'ont aucune force juridique, selon un avis de la Cour internationale de justice de 1974.

De fait, la nouvelle position américaine contraste non seulement avec celle affirmée par l'ONU qui a appelé à l'organisation d'un référendum d’autodétermination, mais "compromet également la crédibilité de Washington en tant que défenseur du principe d'autodétermination".

La position de l'ONU sur le Sahara occidental reste inchangée suite à la politique de volte-face du président Trump, tandis que la reconnaissance par les Etats-Unis du contrôle marocain du territoire est jugée "incompatible avec le droit international" par Jerry Matjila, ambassadeur de l'Afrique du Sud auprès de l'ONU.

James Baker III, ancien secrétaire d'Etat américain et ancien envoyé spécial pour le Sahara occidental, cité également par l'auteur, a averti que les implications de la décision du président Trump seraient de grande portée, prévoyant qu'elle risquerait "d'envoyer un message au reste du monde que la non- acquisition de territoire par la force et le droit à l'autodétermination sont des principes de choix pour les Etats-Unis ".

A cet effet, elle préconise que "toute autre initiative des Etats-Unis devrait au minimum viser à éviter de fomenter des troubles".

Dans cette analyse, l'auteur attire l'attention sur la poursuite sans relâche des violations des droits humains du peuple sahraoui par l'occupant marocain.

Enfin, Mme Lucrezia Ducci, a noté que "les Sahraouis n’ont jamais pu profiter des vastes ressources du territoire: minéraux précieux, phosphate, fer, sel et gisements de pétrole enfouis sous le sable sahraoui, ainsi que certains des stocks de poissons les plus productifs du monde au large des côtes du territoire".

"L'histoire de l'occupation marocaine au Sahara occidental est celle de l'appropriation des ressources, car la richesse du territoire a attisé les intérêts économiques dans le conflit", conclut l'analyste.