2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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dimanche 29 août 2021

Sahara occidental/décolonisation: l'ambassadeur Mimouni recadre le représentant du Maroc à l'ONU


Sahara occidental/décolonisation: l'ambassadeur Mimouni recadre le représentant du Maroc à l'ONU

SAINT JOHN (Dominique)- L'ambassadeur d'Algérie aux Nations unies, Sofiane Mimouni, a recadré jeudi l'ambassadeur du Maroc à l'ONU, Omar Hilal, à propos du processus de décolonisation du Sahara occidental en lui rappelant que la question sahraouie a bénéficié de l’appui de trois pays voisins, à savoir, l’Algérie, le Maroc et la Mauritanie.

Exerçant son droit de réponse, M. Mimouni a dénoncé le fait que l’ambassadeur du Maroc, certainement à court d’arguments, n’a rien trouvé de mieux que de s’attaquer à l’Algérie en portant de graves accusations contre l'Algérie et en s’efforçant de l’impliquer en tant que protagoniste dans le conflit (du Sahara occidental) et d’être responsable de la création de ce problème".

"Si tel était le cas, je rappellerais à l'Ambassadeur que la question du Sahara occidental a été et demeure inscrite à l'ordre du jour de l'AG de l’ONU, depuis 1963, et a bénéficié de l’appui de trois pays voisins, à savoir, l’Algérie, le Maroc et la Mauritanie", a rétorqué le diplomate algérien.

Ces trois pays, a-t-il insisté, "ont fermement soutenu, depuis lors, à l’occasion de chaque session de l’Assemblée générale de l’ONU, le droit du peuple du Sahara occidental à l’autodétermination et à l’indépendance".

samedi 28 août 2021

Algérie-Maroc : 50 ans de relations tourmentées entre «deux pays frères»

Amel Blidi, El Watan, 26/8/2021

Dilem
 

Les relations entre l’Algérie et le Maroc ont été émaillées, depuis l’indépendance de notre pays, d’animosités liées à un différend frontalier, de tensions pour cause d’indexation du Sahara occidental au Maroc, de rancœurs et d’accusations de part et d’autre l Voici maintenant plus de cinquante ans que les relations entre les «deux pays frères» sont au bord de la rupture  ./  Chronologie.

  •  1956. Le roi Mohammed V soutient l’indépendance de l’Algérie…

Dès l’indépendance du Maroc en 1956, le roi Mohammed V expédie armes, argent et médicaments au FLN. Comme la Tunisie, le Maroc devient une base arrière pour les moudjahidine qui bénéficient de camps d’entraînement. La région d’Oujda, proche de la frontière algérienne, sert notamment de zone de repli.

  •  1963. Le Maroc conteste le tracé des frontières et enclenche «la guerre des sables»

Au nom de ce qui est appelé le «Grand Maroc», incluant la Mauritanie ainsi qu’une partie importante de l’Algérie allant de Mostaganem au nord jusqu’à Béchar au sud, des partis de droite marocains, notamment l’lstiqlal représenté par Allal El Fassi, contestent les frontières définies par la France. L’Algérie, qui venait de sortir d’une nuit coloniale et d’une guerre sanglante, devait ainsi faire face à son voisin qui déclenche en octobre 1963 les hostilités, essayant de mettre la main sur la région de Béchar. Les combats cessent le 5 novembre, et l’Organisation de l’unité africaine (OUA) obtient un cessez-le-feu définitif le 20 février 1964, laissant la frontière inchangée.

  • 1976. Rabat rompt ses relations avec l’Algérie après la reconnaissance de la RASD

En 1975, la monarchie chérifienne appelle à participer à la «Marche verte», par laquelle le roi Hassan II fait envahir le Sahara occidental, le jour du départ annoncé des soldats espagnols, par des dizaines de milliers de Marocains brandissant le Coran et les portraits du souverain. L’annexion du Sahara occidental par le Maroc mettra ainsi fin à une trêve entre les deux pays, convenue lors de deux rencontres au sommet à Tlemcen (1969) et à Ifrane (1971). Car l’Algérie, au nom du principe de soutien aux peuples colonisés, appuie la rébellion du Front Polisario, mouvement politique armé créé en 1973 pour lutter contre l’occupation espagnole. Elle accueille chez elle des réfugiés sahraouis et proclame que l’ancien protectorat espagnol est la «dernière colonie» d’Afrique. «La crise du Sahara occidental était venue à point nommé pour attiser l’hostilité à l’égard des dirigeants algériens qui, selon le discours du palais, refusaient que le Maroc achève sa libération et aspiraient au leadership régional. L’objectif du roi était de diminuer l’attrait du ‹‹régime socialiste›› sur la classe politique comme sur l’opinion publique», décrypte le sociologue politique Lahouari Addi dans l’une des ses analyses sur les relations algéro-marocaines. La guerre du Sahara occidental se déroule entre 1975 et 1991. Le Maroc et le Polisario signent finalement un accord de cessez-le-feu en 1991, préalable à un référendum d’autodétermination. Ce référendum n’a toujours pas eu lieu.