Blog du Réseau de solidarité avec les peuples du Maroc, du Sahara occidental, de Palestine et du monde, créé en février 2009 à l'initiative de Solidarité Maroc 05, AZLS et Tlaxcala
2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas
El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.
28 sur 50 493 Le Maroc, toujours assoiffé malgré la pluie ven. 6 janv. 11:55
Hantise ancrée chez les Marocains, le stress hydrique n’est plus un phénomène conjoncturel mais une réalité structurelle, qui alarme les experts. Les dernières pluies n’y ont rien changé, d’où la nécessité de repenser notre rapport à l’eau, son usage et sa gouvernance.
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Une perspective alarmante. Dans le dernier rapport climat et développement du Groupe de la Banque mondiale (CCDR), dédié au Maroc et paru en octobre dernier, le constat émis par le pool d’experts alerte sur "la nécessité d’un changement radical de la gestion des ressources en eau fondé sur la prise en compte du fait que la pénurie devient structurelle et non occasionnelle."
Le grand réchauffement. Sur la période allant de 1982 à 2020, le réchauffement climatique s’est traduit par une hausse remarquable et significative de 1,5°C de la température moyenne nationale. Parallèlement, une baisse de 20% du cumul de précipitations a été enregistrée entre 1960 et 2018. Un phénomène dont l’intensité augmente au fil des ans. De quoi inquiéter les experts qui tirent la sonnette d’alarme. .Décrue de la dotation par habitant. Nous acheminons-nous vers un possible passage de la dotation en eau à moins de 500 m3 par habitant, par an, à l’horizon 2030, soit un niveau bien en dessous du seuil de pénurie ? C’est la conséquence qui ressort d’une prévision des agronomes, se basant sur les effets conjugués de la pression démographique, de l’augmentation de la demande et du changement climatique. L’agriculture, au cœur du problème. Ces perspectives inquiétantes le sont encore plus pour le secteur agricole, une activité qui, tout en étant hydrivore, avec pas moins de 87% de la consommation en eau du royaume en 2020, reste également la première victime de cette détérioration. Faut-il repenser l’orientation de notre politique agricole ?
Nappes pompées frénétiquement. En dépit des explications du ministère géré par Mohamed Sadiki, le pool d’agronomes évoque pour sa part “un développement incontrôlé qui participe à l’aggravation de la surexploitation des nappes fragiles des oasis”, tout en rappelant que “la surexploitation des nappes des oasis n’est pas un phénomène nouveau et n’est pas liée à la seule culture de la pastèque”. Pour ces spécialistes, le problème est beaucoup plus complexe. .Que faire ? Plutôt que d’interdire des types de cultures jugées trop gourmandes en eau potable, les experts préconisent d’autres pistes qui pourraient améliorer la production et prolonger les saisons de culture, mais surtout conduire à l’efficience en matière de gestion de l’eau et des sols. .Interview. Mohamed Taher Sraïri, enseignant chercheur et professeur à l’Institut Agronomique et Vétérinaire (IAV) Hassan II de Rabat : “On considère que l’agriculture est le moteur du développement. Or, c’est faux” .Le long de l'oued Drâa, deux barrages et une vallée à sec. Source d’eau de toute la région d’Ouarzazate, l'oued Drâa est à sec. Il ne remplit plus le barrage Mansour Eddahbi et n’arrose plus les palmeraies. Ce qui impacte tous les oasis de la vallée. TelQuel vous livre son reportage.
Dans une séquence qui a fait le tour des réseaux, le joueur de football et son entraîneur rient avec mépris face à une question d’un journaliste sur leur usage de jets privés. Depuis hier, certains les défendent sur les réseaux sociaux : « mais eux ils parlent juste de football, c’est pas leur domaine d’expertise, ça ne les concerne pas ! »
Seulement si, justement, ça les concerne.
Si des enfants de 12 ans qui sont en grève pour le climat arrivent à comprendre les tenants et les aboutissants du changement climatique, alors Kylian Mbappé et son entraîneur le peuvent aussi. Cette attitude est dangereuse, et je pèse mes mots, car Kylian Mbappé est adulé par des dizaines de millions de personnes, il est un modèle pour toute une génération. Aucun scientifique, aucun journaliste ou activiste ne peut lui arriver à la cheville en terme d’influence.
Si Kylian Mbappé et son entraîneur peuvent se permettre de rire avec dédain de la crise actuelle, c’est parce qu’ils savent qu’ils pourront se protéger (dans un premier temps) des catastrophes à venir, qu’ils font partie de ceux qui accéderont aux denrées devenues rares. Ils ont l’impression que ces problèmes ne les concernent pas directement.�La plupart de ceux qui les défendent et les admirent, eux, subiront de plein fouet les conséquences de cette crise.
Le réchauffement climatique tue, et il tue en premier les plus précaires, ceux qui n’ont pas la climatisation par exemple. Pendant les canicules de cet été, le taux de mortalité a augmenté à échelle nationale. On ne va pas énumérer ici tous les aspects de la crise climatique, mais ceux qui ont perdu leur maison dans les incendies cet été, ou ceux qui ont ouvert leur robinet sans y trouver d’eau en plein mois d’août en savent quelque chose.
C’est pour cette raison que ces rires sont affligeants. Parce qu’ils se rient (même involontairement) de drames humains, drames auxquels ils participent en émettant bien plus de C02 que n’importe quel citoyen français. Drames qui vont se reproduire et s’amplifier à une échelle jamais connue auparavant.
On ne leur demande pas d’être parfaits, ce n’est d’ailleurs pas ici l’objet de la polémique. Mais si les personnes les plus influentes du pays pouvaient éviter de mettre des bâtons dans les roues de ceux qui tentent désespérément d’informer la population, ce serait appréciable.
Tout ceux qui minimisent la crise retardent la prise de conscience, ce qui retarde l’action. Plus nous agirons tard, plus la planète sera dévastée, plus il y aura de victimes.»
Olivier
Erard insiste pour que les stations prennent en main leur destinée,
alors que le changement climatique atteint déjà les +1,2°C : « Je dirais
à toutes les stations qu'elles ont la responsabilité de bien connaître
leur montagne, son environnement, ses enjeux liés à l’eau et ses
perspectives climatiques. Cela doit faire partie des fondamentaux et non
plus des options. Tout le monde dispose maintenant des outils pour
accéder à la connaissance, il n’y a pas d’excuse. »
26 mars 2021 - La Relève et La Peste
La hausse des températures due au changement climatique a
pour conséquence la baisse de l’enneigement moyen en montagne, en
particulier à basse et moyenne altitude. Les stations de ski qui y sont
situées sont ainsi menacées : même la neige artificielle, nécessitant
des périodes de froid pour pouvoir en produire, ne peut permettre de
pallier l’inexorable réduction du manteau neigeux. Parmi ces stations,
le domaine skiable de Métabief, dans le Jura, a commandé une étude de
son « avenir climatique » en vue de gérer ses investissements. Le
résultat est sans appel : à l’horizon 2030-2035, la pratique du ski
alpin ne sera plus rentable, condamnant la station. Le syndicat mixte
qui l’exploite a pris la difficile et courageuse décision de prévoir la
fermeture du domaine et surtout, de mettre en place un plan de «
transition climatique » pour continuer de faire vivre ce territoire,
malgré une baisse significative des revenus touristiques. Une première
en France. Une enquête de Loïc Giaccone.
Le ski en France
La France est l’une des principales destinations pour les sports
d’hiver : elle se place dans le top 3 mondial, chaque année au
coude-à-coude avec l’Autriche et les États-Unis, autour des 50 millions
de « journées-skieur », l’unité de mesure de la fréquentation des
stations.
D’après Domaines Skiables de France (DSF), la chambre professionnelle qui rassemble une majorité d’entre elles (250 sur les un peu plus de 300 que compte le pays), plus
de 120 000 emplois directs et indirects dépendent de l’ouverture des
stations. L’économie du ski représenterait au total autour de 10
milliards d’euros par saison.
Ces chiffres impressionnants (qui permettent de prendre conscience de l’ampleur de la crise provoquée par la Covid-19, les domaines étant fermés cet hiver) masquent une situation très hétérogène en fonction des stations et des massifs.
Les Alpes rassemblent 86% de la fréquentation, les Pyrénées 8% et les
Vosges, le Massif central et le Jura, 2% chacun. Un petit nombre de
grands et très grands domaines skiables représente 78% du marché, essentiellement situés dans les Alpes, et en particulier dans les Alpes du nord.
Également, le ski reste une pratique assez chère et ainsi,fortement marquée socialement : seuls 17% des français partent régulièrement en vacances en hiver, dont 8% vont à la montagne.
Parmi eux, les cadres, les diplômés du supérieur, les plus aisés et
les habitants des grandes villes sont surreprésentés. Ces moyennes
masquent cependant des spécificités de clientèles propres à chaque
station : locales, de séjour, « excursionnistes », etc.
La hausse des températures due au changement climatique a de nombreux
impacts en montagne : baisse de l’enneigement, dégel du pergélisol
(sols et parois gelés en permanence à haute altitude, ce qui entraîne
des écroulements rocheux), fonte et recul des glaciers, remontée
progressive de la biodiversité en altitude et en latitude, augmentation
du risque incendie en été… La liste est longue.
La réduction du manteau neigeux est le problème principal des
stations de ski. Bien que les précipitations, au-delà de leur forte
variabilité interannuelle, restent à peu près constantes, l’augmentation
de la température moyenne provoque la diminution des chutes de neige,
qui ont lieu de plus en plus souvent sous forme de pluie.
Les domaines skiables, appuyés par les collectivités, ont
fortement investi ces dernières années dans la neige artificielle :
faite à partir d’eau et d’air sous pression (nécessitant infrastructures
et énergie), elle permet de pallier le manque de neige. Cependant, il
n’est possible d’en produire qu’en-dessous d’une certaine température.
Crédit : SMMO : canon à neige"de culture"
De plus, l’impact environnemental des canons à neige est titanesque.
Pour produire 2m3 de neige de culture, il faut 1m3 d’eau. Pour un
hectare de neige, sur une épaisseur de 60 centimètres, il faut donc
compter 4 000 m3 d’eau. Soit l’équivalent d’une piscine olympique !
Chaque année, les enneigeurs pompent ainsi 28 millions m3 d’eau environ,
ce qui équivaut à la consommation annuelle en eau potable d’un
demi-million de Français, estime le site Bastamag.
Les canons à neige nécessitent également de l’énergie (1 à 3 kWh par
m3 produit) et des infrastructures à installer, canalisations et surtout
retenues collinaires d’altitude. Enfin, ces investissements sont pour
la plupart largement soutenus par les pouvoirs publics, parfois sans prise en compte de leur pertinence au regard de la menace climatique.
Avec le réchauffement en cours, les domaines les plus bas risquent
d’être menacés à court terme, même en y ayant recours. Une étude
effectuée pour le département de l’Isère
a montré qu’à l’horizon 2050, les stations les plus hautes et aux
capacités financières importantes de ce secteur pourraient continuer
d’être « viables ». À condition que la clientèle soit toujours au
rendez-vous pour venir skier de plus en plus souvent sur des bandes de
neige artificielle…
Une autre étude
effectuée par la même équipe de chercheurs mais cette fois-ci, à
l’horizon 2100 et à l’échelle de la France, dresse un tableau plus noir :
dès le milieu du siècle, de nombreuses stations situées à basse et
moyenne altitude seront en difficulté, notamment dans les Pyrénées.
Mais surtout, durant la seconde moitié du siècle, la situation
dépendra des émissions de gaz à effet de serre : elle évoluera peu si
l’on suit un scénario « optimiste » avec de fortes réductions ; en
revanche, si l’on suit un scénario « pessimiste » avec la poursuite de
la hausse des émissions, seule une vingtaine de domaines skiables
pourraient offrir des conditions de ski en 2100, tous situés dans les
Alpes et à haute altitude.
Crédit : SMMO
La situation à Métabief
Métabief est l’une de ces stations de ski aux avant-postes du
changement climatique. Située dans le Haut-Doubs, dans le massif du Jura
et non loin de la Suisse, ses pistes et remontées mécaniques sont
relativement basses : le front de neige est à 900 m, et le point
culminant à 1400 m.
C’est une station de taille moyenne, gérée par le Syndicat Mixte du
Mont d’Or (SMMO). Elle ouvre l’été pour le VTT, cette activité
représentant environ 10% du chiffre d’affaires annuel.
La station a un poids économique important, au-delà de la seule vente
des forfaits : avec les retombées économiques directes et indirectes,
elle représente 25% à 30% de l’économie touristique du pays du
Haut-Doubs. À cela, il faut ajouter le ski nordique, également menacé
par la hausse des températures, une pratique importante dans le Jura :
il pèse autour de 20% de cette économie touristique.
Après une quinzaine d’années de laisser faire au niveau de la gestion
du domaine avec peu d’entretien et d’investissements, le syndicat mixte
a repris les choses en main à partir de la fin des années 2000, en
commençant par investir dans la neige artificielle. Les remontées
mécaniques ont été entretenues, cependant, la question de leur
remplacement se posait de plus en plus.
Or, le changement climatique se faisait de plus en plus
prégnant, notamment sur le terrain dans les ressentis du personnel
responsable des canons à neige, qui voyaient les périodes de froid
devenir de plus en plus courtes et rares. La question de la pertinence
de ces investissements importants s’est alors posée.
Crédit : SMMO
Dès 2016, grâce aux données du portail DRIAS de Météo-France, le personnel a pu avoir une première estimation de la fin provisoire de la station, autour de 2040.
Les chercheurs ayant réalisé les études sur l’évolution de l’enneigement des stations de ski, ont développé un outil, ClimSnow,
qui permet d’analyser très précisément cette évolution pour un domaine
précis : piste par piste, secteur par secteur, au fil des décennies et
en fonction des scénarios climatiques.
La station de Métabief a été la première à bénéficier de cette expertise, et le résultat a été sans appel :
« – A l’horizon 2040-2050, la
viabilité du ski alpin est nettement remise en cause => à cet
horizon, les modèles prédisent clairement la fin de l’activité
économique liée au ski alpin,- A l’horizon 2030-2040, seules les pistes
équipées de neige de culture résistent aux aléas climatiques croissants
=> à cet horizon, la fréquence de mauvais hiver serait très élevée et
même si la neige de culture permettrait de proposer un minimum de ski,
cela n’engendrerait pas suffisamment de recettes pour équilibrer
l’exploitation. Un déficit chronique s’installerait, insupportable pour
les collectivités membres du SMMO. Le modèle économique lié au ski alpin
doit donc anticiper une fin potentielle du ski alpin à l’horizon
2030-2040. » (extrait de la synthèse des consultations du SMMO, octobre 2020)
Un
extrait de l’étude climatique ClimSnow, présentant l’évolution du
nombre de jours d’enneigement pour les différents secteurs de la station
à l’horizon 2040
Un nécessaire deuil, en vue de passer à « l’après »
L’étude climatique produite par ClimSnow acte de manière
froide et scientifique la fin de la station de ski de Métabief, sous 10 à
15 ans. Pour les personnes qui travaillent et vivent dans ce
village depuis des années voire des décennies, avec un certain
attachement à la station et ses activités, c’est forcément un coup dur.
Olivier Erard est le directeur du syndicat mixte et l’un des acteurs
principaux de la transition de Métabief. Il explique que cela a été
difficile pour tous :
« Quand on commence à se dire «
dans 10-15 ans, c’est terminé », c’est le choc. Celui qui prévaut au
deuil. Il s’ensuit donc une réaction de déni, voire de colère. Et comme
tout le monde ne réagit pas au même rythme, c’est forcément une période
d’instabilité, d’inconfort. »
Le personnel de la station, étant sur le terrain tout au long des
saisons et donc confronté à la problématique, a progressivement compris
et accepté la situation. Cela a été un peu plus compliqué pour les élus,
avec lesquels il a fallu faire preuve de patience et de pédagogie.
Pour le directeur du SMMO, il est important que le porteur de la «
mauvaise nouvelle » soit légitime, qu’il provienne de la station
elle-même, afin d’être entendu. Il raconte :
« J’ai vu clairement des
moments-clés se dérouler devant moi. Lorsque l’un des plus fervents
détracteurs de notre projet d’arrêt des remontées mécaniques s’est levé
un jour en réunion pour mieux comprendre ce que je projetais à l’écran,
qu’il a verbalisé tout haut son cheminement intellectuel et qu’il s’est
retourné en disant : « c’est vrai, on n’a pas le choix », j’ai su que
c’était bon. Quand j’ai vu les élus du Département aussi impliqués lors
du rendu de l’étude ClimSnow, j’ai su que c’était gagné. »
Car Olivier et ses équipes ne venaient pas les mains vides : ils
avaient préparé un plan de « transition climatique » pour la station de
ski, qu’ils présentaient aux élus et aux socioprofessionnels après leur
avoir annoncé la fermeture future du domaine skiable.
« La station de Métabief se trouve aujourd’hui à un moment charnière de son histoire. »(extrait du rapport sur la contribution du SMMO à la transition climatique du modèle touristique du Haut-Doubs, avril 2020)
Dans ce plan de transition accepté et soutenu par les élus, la
fermeture de la station de ski est actée à l’horizon 2030-2035. Durant
le délai que cela laisse, le syndicat mixte va travailler sur deux axes :
entretenir le domaine afin de maintenir l’activité de ski alpin pour
les 10 à 15 prochaines années, et engager une diversification de ses
activités.
Le fait de prolonger l’activité ski « jusqu’au bout » permet d’avoir du temps pour mettre en place cette diversification.
Au niveau du ski alpin, la station va investir 6 millions d’euros
durant les cinq prochaines années : maintenance des installations,
renforcement de la neige de culture sur certains secteurs identifiés
comme stratégiques, évolution des zones d’apprentissage pour les
débutants.
Concernant la « transition » proprement dite, les membres du syndicat mixte ont dû composer avec deux contraintes : – L’environnement sensible du Massif du Mont d’Or, riche en biodiversité et en paysage remarquables, –
Un parc de remontées mécaniques peu adaptées à d’autres usages que
celui du ski alpin, avec une seule remontée utilisable en été par les
piétons et les VTTistes (la seule remontée qui restera en place après la
fermeture).
Le but était de ne pas retomber dans les pièges
développementistes des années 70 et 80. Il n’était pas question de
construire un grand restaurant au sommet, ou un stade aquatique sur le
lac du Morond.
Crédit : SMMO
En tenant compte de ces critères, le SMMO a choisi de travailler sur trois activités : – La luge quatre saisons, en investissant pour remplacer la vieille luge d’été actuellement en place, –
Le VTT de descente, en améliorant et diversifiant les pistes
existantes, mais sans pour autant en créer de nouvelles ce qui
nécessiterait d’aménager des espaces naturels, – Et surtout, la randonnée « contemplative », avec un projet d’aménagement de la partie sommitale du domaine.
Ce dernier point se fera de la manière la plus intégrée à
l’environnement possible, dans le but de permettre aux promeneurs de
découvrir l’espace naturel du Mont d’Or, tout en le préservant. Cette partie « diversification » du plan est de 7 millions d’euros, le plan total faisant 13 millions d’euros.
Le SMMO estime que le chiffre d’affaires que permettra de générer
cette nouvelle « station » sera d’environ un tiers de celui généré par
la station de ski. Cela équivaut à une baisse de 20% pour l’économie
touristique du territoire, atténuant l’impact de la fermeture mais ne
pouvant la compenser intégralement.
Si l’on ajoute la fin potentielle du ski nordique, la baisse pourrait
atteindre 40%. Le SMMO invite donc le territoire, c’est-à-dire les
collectivités, les socioprofessionnels et les habitants à continuer le
travail afin de se préparer et anticiper leur avenir touristique et
économique.
La transition, c’est maintenant
Le cas de Métabief permet de bien comprendre que pour certaines
stations de ski, leur avenir est menacé à court terme. Il est urgent
d’enclencher le travail de transition dès aujourd’hui afin d’anticiper
l’arrêt futur des remontées mécaniques et atténuer le choc que subira
l’économie locale.
La mise en place d’une transition de ce style ne se fait pas
en une saison, on l’a bien vu cet hiver avec la crise de la Covid-19,
qui a paralysé l’industrie des sports d’hiver.
La diversité des contextes locaux empêche de simplement « calquer » un modèle de transition d’un endroit à un autre. Le document méthodologique
produit par la station de Métabief pour relater son expérience présente
de nombreux critères dont les opérateurs des domaines et les élus
doivent tenir compte afin de développer leur propre voie de transition :
situation géographique, installations et infrastructures existantes,
endettement, compétences techniques internes, clientèle, hébergements,
dépendance économique du territoire au domaine, environnement naturel et
disponibilité des ressources en eau.
Olivier Erard insiste pour que les stations prennent en main
leur destinée, alors que le changement climatique atteint déjà les
+1,2°C :
« Je dirais à toutes les
stations qu’elles ont la responsabilité de bien connaître leur montagne,
son environnement, ses enjeux liés à l’eau et ses perspectives
climatiques. Cela doit faire partie des fondamentaux et non plus des
options. Tout le monde dispose maintenant des outils pour accéder à la
connaissance, il n’y a pas d’excuse. »
De nombreux représentants de l’industrie des sports d’hiver ainsi que
des élus et des membres du gouvernement étaient réunis à Métabief les
16 et 17 mars dernier pour un colloque organisé dans le cadre de la
Stratégie de l’Union européenne pour la région alpine (SUERA), intitulé « Les stations de ski face au changement climatique ».
Les associations Mountain Wilderness et Transition des Territoires de Montagne y ont lancé les États généraux de la Transition du Tourisme en Montagne.
Le syndicat mixte a présenté l’expérience de la station et le plan de
transition qu’elle vient de mettre en place. Olivier y était :
« Cet événement avait pour
vocation de passer tous nos messages, et nous avons été entendus. Nous
n’avions rien à vendre, juste à témoigner et à partager.Au
début des rencontres, il y avait un sentiment de méfiance. Après les
rencontres, le fond de la démarche a été unanimement reconnu. Je pense
que la transition est pour tout le monde une occasion de trouver de
nouvelles opportunités, à condition d’avoir des approches différenciées,
territoire par territoire, de ne pas chercher la « solution miracle ».
L’industrie du ski peut se transformer, les acteurs du
tourisme peuvent innover. C’était un moment émouvant, un instant
historique pour la montagne ! »
Communiqué final du 8ᵉ Congrès national
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ATTAC CADTM Maroc a clôturé les travaux de son 8ᵉ Congrès national, tenu
les 10, 11 et 12 juillet 2026 au siège de l’Union marocaine du travail
(UMT) à Rab...
Message de la famille du Dr Hussam Abu Safiya
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Rassemblement de soutien à Paris - 24 juillet 2026
Mesdames et Messieurs,
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