mercredi 28 janvier 2026

Au Maroc, le canadien Aya prévoit 60 millions $ pour explorer l’or et l’argent en 2026

Au Maroc, le canadien Aya prévoit 60 millions $ pour explorer l’or et l’argent en 2026

 Aurel Sèdjro Houenou. Édité par Wilfried ASSOGBA (Agence Ecofin) , 28/1/2026

Alors que la montée en régime de sa mine d’argent Zgounder se poursuit, la société canadienne Aya Gold & Silver planifie en parallèle le développement du projet Boumadine. Selon une étude préliminaire publiée en 2025, cet actif peut à la fois livrer de l’or, de l’argent, du zinc et du plomb.

Au Maroc, la compagnie minière canadienne Aya Gold & Silver prévoit de consacrer environ 60 millions de dollars américains à l’exploration de ses projets aurifères et argentifères de Zgounder et Boumadine en 2026. Ce financement annoncé dans une mise à jour publiée le mardi 27 janvier, vise à soutenir les travaux engagés pour « accroître les ressources et soutenir les options à long terme » de ces actifs.

Aya n’a pas détaillé la répartition de ce budget par projet, mais l’essentiel des travaux d’exploration prévus devrait se concentrer sur Boumadine. La société y programme un total de 200 000 mètres de forage sur l’année, avec pour objectif d’accroître les ressources et renforcer la crédibilité de son potentiel minéral. À Zgounder, 20 000 mètres de forage sont également prévus sur des cibles situées à proximité de la mine existante.

Développer de nouvelles opportunités de croissance

À travers ces initiatives, Aya Gold & Silver entend ainsi soutenir ses ambitions de croissance au Maroc. À Zgounder, où une production annuelle de 4,82 millions d’onces d’argent a été déclarée en 2025, elle entrevoit encore un potentiel de croissance, tablant sur une moyenne de 6 millions d’onces par an jusqu’en 2036. Une perspective susceptible d’être soutenue par l’identification de nouvelles cibles prometteuses sur le site lors des travaux d’exploration, ouvrant la voie à une potentielle extension de la durée de vie.

Du côté de Boumadine, qu’il cherche à faire avancer comme sa prochaine mine dans le royaume chérifien, le groupe voit également plus grand. Selon une étude économique préliminaire (PEA) publiée en novembre 2025, cet actif peut produire 2,3 millions d’onces d’or et 69,8 millions d’onces d’argent en 11 ans, auxquels s’ajouteraient du zinc et du plomb en sous-produits. Ce potentiel est déjà en cours d’optimisation, notamment à travers une mise à jour des ressources attendue au second semestre 2026, qui devra également servir de base à l’actualisation de l’étude.

« Nos objectifs sont axés sur l’optimisation continue de la mine d’argent de Zgounder […], l’accélération des études de faisabilité à Boumadine et la mise en œuvre d’un ambitieux programme d’exploration. Ensemble, ces initiatives couvrent l’ensemble de la chaîne de valeur et visent à renforcer la capacité de production, à accroître les ressources et à développer de nouvelles opportunités », explique Benoit La Salle, président d’Aya Gold & Silver.

Pour l’heure, les modalités de mobilisation du financement prévu n’ont pas été précisées. La société souligne néanmoins disposer d’un « bilan solide », après une année 2025 marquée par la hausse des volumes commercialisés à Zgounder et par la progression soutenue des prix de l’argent. Cette dynamique se poursuit en 2026, les cours s’échangeant actuellement au-delà de 105 dollars l’once, soit une hausse de 48 % depuis le début de l’année, selon Trading Economics.

Un contexte de prix élevés qui permet d’offrir aux sociétés minières une fenêtre favorable pour accélérer leurs travaux et affiner leurs projets. Il reste à observer comment Aya capitalisera sur cette conjoncture pour faire progresser ses opérations au Maroc.



NDLR SOLIDMAR

  • Mine de Zgounder (Argent) : Située dans le Jebel Siroua (Anti-Atlas), à environ 260 km à l'est d'Agadir, dans la province de Taroudant. Elle est accessible depuis Taliouine via Askaoun.
  • Projet Boumadine (Polymétallique) : Situé dans la province d'Errachidia, dans le sud-est du Maroc.
  • Géologie : Les deux gisements sont situés le long de la "faille de l'Anti-Atlas". 

    Points Forts 2025-2026
  • Zgounder : La production a connu une forte hausse (+193% début 2025). Une extension "Far East" est en exploration active.
  • Boumadine : L'exploration a identifié de nouvelles zones à haute teneur (Asairem, Imariren). 

Lire aussi :

14/01/2026 - Au Maroc, la production de la mine d’argent Zgounder en hausse de 193 % en 2025

17/12/2025 - Au Maroc, Aya vise 6 millions d’onces d’argent par an à Zgounder jusqu’en 2036

21/11/2025 - Au Maroc, Aya veut financer le projet d’argent Boumadine, avec des stocks historiques

lundi 26 janvier 2026

Privatisation rampante : le réseau scolaire français au Maroc devient inabordable pour les classes moyennes

SOLIDMAR, 26/1/2026

[1€ = 10, 75 MAD - 1000 MAD = 93€]

Le réseau scolaire français au Maroc est à un tournant. Pour faire face au retrait des subsides de l’État français, il impose aux familles des hausses de scolarité de 10 à 15% et de nouveaux droits d’inscription annuels (5 000 à 12 000 MAD). Cette transition financière, douloureuse, transforme fondamentalement la relation avec les parents, passant d’un modèle de service public partiellement subventionné à un modèle proche d’une offre premium privée, avec les risques d’exclusion sociale et les tensions que cela engendre.


Le Maroc abrite le premier réseau scolaire français au monde, avec 38 établissements sous tutelle de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), répartis dans 12 villes du royaume. Ces établissements (comme le Lycée Lyautey à Casablanca ou le Lycée Descartes à Rabat) scolarisent environ 37 000 élèves, dont une très large majorité (plus de 70%) sont marocains. Ils sont réputés pour leur excellence et leur bilinguisme, offrant les programmes de l’Éducation nationale française, souvent en partenariat avec l’État marocain.

Le désengagement financier de l’État français

Historiquement, l’AEFE accordait des subventions de fonctionnement importantes à ces établissements et rémunérait les enseignants titulaires détachés. Depuis plusieurs années, une politique de rationalisation budgétaire est à l’œuvre :

  • Réduction des subventions par élève.
  • Diminution du nombre de postes d’enseignants détachés, remplacés par des enseignants résidents recrutés localement (moins coûteux pour le budget français).
  • Transfert progressif de la charge financière vers les familles, pour viser à terme un équilibre budgétaire sans aide directe de l’État français pour le fonctionnement.
  • Impact financier : Pour une famille avec deux enfants dans le secondaire, la facture annuelle peut désormais dépasser les 150 000 à 200 000 MAD, soit une charge extrêmement lourde, même pour les foyers aisés.
  • Protestations et inquiétudes : Des associations de parents dénoncent une « privatisation » rampante du réseau et une rupture du « pacte » historique. Elles     craignent une éviction des classes moyennes et une transformation des établissements en écoles d’élite essentiellement accessibles aux plus riches.
  • Questions sur le modèle : cette situation interroge le modèle de « service public » français à l’étranger. L’administration et la direction des établissements doivent justifier ces hausses par la nécessité de maintenir la qualité pédagogique, la sécurité des bâtiments et les standards internationaux, tout en répondant aux exigences croissantes des familles.

La nouvelle orientation tarifaire : hausses et nouveaux frais

Pour compenser ce désengagement, les établissements ont engagé une profonde révision de leur modèle économique. Les mesures annoncées pour 2024/2025 sont marquées par :

1.      Des hausses de frais de scolarité inédites :

o    Les augmentations annuelles étaient traditionnellement de l’ordre de 3 à 5%. Pour cette rentrée, les hausses atteignent 10 à 15% dans de nombreux établissements, un niveau jamais vu.

o    Exemples de fourchettes annuelles (hors droits d’inscription) :

§  Maternelle : De ~25 000 à ~40 000 MAD/an (dirhams marocains).

§  Primaire : De ~30 000 à ~50 000 MAD/an.

§  Collège : De ~40 000 à ~70 000 MAD/an.

§  Lycée : De ~50 000 à ~85 000 MAD/an.

(Les montants varient selon l’établissement et le niveau).

2.     L’instauration de droits d’inscription annuels :

o    C’est la grande nouveauté. Il s’agit d’un frais fixe annuel, distinct des frais de scolarité, destiné à couvrir les charges administratives, l’entretien des infrastructures et une partie des investissements.

o    Ces droits sont généralement non remboursables et s’élèvent, selon les établissements, à entre 5 000 et 12 000 MAD par an et par enfant.

Redéfinition des relations avec les familles

Cette nouvelle politique crée une tension significative :

  • Impact financier : Pour une famille avec deux enfants dans le secondaire, la facture annuelle peut désormais dépasser les 150 000 à 200 000 MAD, soit une charge extrêmement lourde, même pour les foyers aisés.
  • Protestations et inquiétudes : Des associations de parents dénoncent une « privatisation » rampante du réseau et une rupture du « pacte » historique. Ils craignent une éviction des classes moyennes et une transformation des établissements en écoles d’élite essentiellement accessibles aux plus riches.
  • Questions sur le modèle : La situation interroge le modèle de « service public » français à l’étranger. L’administration et la direction des établissements doivent justifier ces hausses par la nécessité de maintenir la qualité pédagogique, la sécurité des bâtiments et les standards internationaux, tout en répondant aux exigences croissantes des familles.

Deux exemples

  • Au lycée Guy de Maupassant de Casablanca, le bras de fer est engagé entre le groupe IEG et l’association de parents APEMA. Les familles dénoncent la rupture d’un accord de 2018 qui plafonnait les augmentations à 10 % sur trois ans. En passant à un système de hausses annuelles sans concertation, l’établissement est accusé de privilégier une logique comptable au détriment de la stabilité financière des foyers. La direction justifie ces ajustements par des besoins d’investissement, mais le manque de visibilité sur les tarifs futurs alimente la colère des parents.
  • Dans les établissements en gestion directe, les frais de scolarité couvrent désormais les retraites des enseignants expatriés sans que ces fonds ne soient réinvestis localement. À Rabat, le projet de reconstruction du collège Saint-Exupéry illustre ces tensions : le budget a triplé en dix ans pour atteindre 18 millions d’euros, une somme financée en grande partie par les parents. En attendant le démarrage des travaux, les élèves restent scolarisés dans des locaux provisoires jugés inadaptés, tandis que les sommes collectées sont reversées au Trésor français...

dimanche 25 janvier 2026

Sirat : quand le cinéma blanchit l’occupation marocaine du Sahara Occidental

Le film perpétue le récit officiel du régime marocain, en ignorant le conflit armé, le mur de séparation marocain et l’exil de milliers de Sahraouis dans des camps de réfugiés.

Ana Redondo, Nueva Revolución, 24/01/2026

Traduit par SOLIDMAR

Le film Sirat, réalisé par le cinéaste franco-espagnol Óliver Laxe, a généré un émoi notable dans le panorama cinématographique international depuis sa sortie au Festival de Cannes en mai 2025, où il a obtenu le Prix du Jury. Cette coproduction hispano-française, avec Sergi López et le jeune Bruno Núñez, raconte la quête désespérée d’un père et de son jeune fils à la recherche d’une fille disparue dans l’environnement des fêtes rave parties du désert. L’intrigue se déroule dans un paysage aride et hostile, où les personnages font face non seulement à la perte personnelle, mais aussi aux dangers de l’environnement, incluant des mines antipersonnel et un voyage exténuant vers la Mauritanie.


Cependant, au-delà de son impact visuel et émotionnel,
Sirat a fait l’objet de vives critiques pour son traitement du cadre géographique. Le film situe l’action dans le « sud du Maroc, près de la Mauritanie », une description qui, de facto, assume le cadre territorial imposé par l’occupant marocain et efface l’existence du Sahara Occidental et du peuple sahraoui. Le Maroc ne partage pas de frontière directe avec la Mauritanie sans passer par le Sahara Occidental, un territoire illégalement occupé par le Maroc depuis 1975 après le retrait espagnol, et qui reste la dernière enclave africaine en attente de décolonisation. En présentant cette zone comme partie intégrante du « sud du Maroc », le film perpétue le récit officiel du régime marocain, ignorant le conflit armé, le mur de séparation marocain – connu comme le plus grand champ de mines du monde – et l’exil de milliers de Sahraouis dans des camps de réfugiés.

Le réalisateur Óliver Laxe, qui a déjà tourné au Maroc et affirme pour sa défense que le film s’inspire de « la douleur du monde » et de problématiques globales comme la migration, a reconnu dans des interviews interview que l’histoire se déroule à la frontière entre le Maroc et la Mauritanie, dans le contexte du conflit pour l’indépendance du Sahara Occidental. Néanmoins, certains critiques ont qualifié cette approche de « mensonge très commode », arguant que des éléments spécifiques du film, comme le train du fer reliant Zouerat à Nouadhibou en Mauritanie, ne sont accessibles qu’en traversant les Territoires Libérés du Sahara Occidental. L’omission du nom « Sahara » et l’absence de toute référence au peuple sahraoui transforment le film en un exercice de blanchiment de l’occupation, privilégiant le spectacle visuel sur la réalité politique.

Ce choix narratif peut être interprété comme un effacement délibéré, où le show cinématographique se superpose au conflit réel, contribuant à l’invisibilisation de la lutte sahraouie pour l’autodétermination. En revanche, les promotions officielles dans les médias marocains célèbrent le tournage dans le « désert du Maroc », renforçant la perception que le Sahara Occidental est une extension naturelle du territoire marocain. Cette divergence souligne comment Sirat, malgré son ambition universelle, s’empêtre dans les complexités géopolitiques locales, adoptant une position qui, pour beaucoup, équivaut à une complicité silencieuse avec le statu quo de l’occupation.

Malgré la polémique, l’Académie du Cinéma espagnole a sélectionné Sirat comme représentant national pour les Oscars 2026 dans la catégorie Meilleur Film International, ce qui a intensifié le débat sur le rôle du cinéma dans la représentation de conflits oubliés. Le film invite non seulement à réfléchir sur des thèmes comme la famille, la perte et la spiritualité dans des environnements extrêmes, mais oblige aussi à s’interroger sur la manière dont les récits artistiques peuvent, intentionnellement ou non, perpétuer des injustices historiques. Dans un monde où le Sahara Occidental attend toujours son référendum d’autodétermination promis par l’ONU, des œuvres comme celle-ci rappellent l’importance de ne pas effacer des frontières ni des peuples entiers au nom de l’art.

‘Sirat’: cuando el cine blanquea la ocupación marroquí del Sáhara Occidental

La película perpetúa la narrativa oficial del régimen marroquí, ignorando el conflicto armado, el muro de separación marroquí y el exilio de miles de saharauis en campamentos de refugiados.

Ana Redondo, Nueva Revolución, 24/01/2026

La película Sirat, dirigida por el cineasta francoespañol Óliver Laxe, ha generado un notable revuelo en el panorama cinematográfico internacional desde su estreno en el Festival de Cannes en mayo de 2025, donde obtuvo el Premio del Jurado. Esta coproducción hispanofrancesa, protagonizada por Sergi López y el joven Bruno Núñez, narra la desesperada búsqueda de un padre y su hijo pequeño por una hija desaparecida en el entorno de fiestas rave en el desierto. La trama se desarrolla en un paisaje árido y hostil, donde los personajes se enfrentan no solo a la pérdida personal, sino también a los peligros del entorno, incluyendo minas antipersonales y un viaje extenuante hacia Mauritania.


Sin embargo, más allá de su impacto visual y emocional,
Sirat ha sido objeto de duras críticas por su tratamiento del escenario geográfico. La película sitúa la acción en el «sur de Marruecos, cerca de Mauritania», una descripción que, de facto, asume el marco territorial impuesto por el ocupante marroquí y borra la existencia del Sáhara Occidental y del pueblo saharaui. Marruecos no comparte frontera directa con Mauritania sin pasar por el Sáhara Occidental, un territorio ocupado ilegalmente por Marruecos desde 1975 tras la retirada española, y que sigue siendo el último enclave africano pendiente de descolonización. Al presentar esta zona como parte integral del «sur de Marruecos», la cinta perpetúa la narrativa oficial del régimen marroquí, ignorando el conflicto armado, el muro de separación marroquí –conocido como el mayor campo minado del mundo– y el exilio de miles de saharauis en campamentos de refugiados.

El director Óliver Laxe, quien ha rodado previamente en Marruecos y defiende que la película se inspira en «el dolor del mundo» y en problemáticas globales como la migración, ha reconocido en entrevistas que la historia se ambienta en la frontera entre Marruecos y Mauritania, en el contexto del conflicto por la independencia del Sáhara Occidental. No obstante, algunos críticos han calificado esta aproximación como una «mentira muy cómoda», argumentando que elementos específicos del filme, como el tren de hierro que conecta Zuerat con Nuadibú en Mauritania, solo son accesibles atravesando los Territorios Liberados del Sáhara Occidental. La omisión del nombre «Sáhara» y la ausencia de cualquier referencia al pueblo saharaui convierten la película en un ejercicio de blanqueo de la ocupación, priorizando el espectáculo visual sobre la realidad política.

Esta elección narrativa puede ser interpretada como un borrado deliberado, donde el show cinematográfico se superpone al conflicto real, contribuyendo a la invisibilización de la lucha saharaui por la autodeterminación. En contraste, promociones oficiales en medios marroquíes celebran el rodaje en el «desierto de Marruecos», reforzando la percepción de que el Sáhara Occidental es una extensión natural del territorio marroquí. Esta discrepancia resalta cómo Sirat, a pesar de su ambición universal, se enreda en las complejidades geopolíticas locales, asumiendo una posición que, para muchos, equivale a una complicidad silenciosa con el statu quo ocupante.

A pesar de la polémica, la Academia de Cine española seleccionó Sirat como representante nacional para los Oscar 2026 en la categoría de Mejor Película Internacional, lo que ha intensificado el debate sobre el papel del cine en la representación de conflictos olvidados. La película no solo invita a reflexionar sobre temas como la familia, la pérdida y la espiritualidad en entornos extremos, sino que también obliga a cuestionar cómo las narrativas artísticas pueden, intencionalmente o no, perpetuar injusticias históricas. En un mundo donde el Sáhara Occidental sigue esperando su referéndum de autodeterminación prometido por la ONU, obras como esta recuerdan la importancia de no borrar fronteras ni pueblos enteros en nombre del arte.

samedi 24 janvier 2026

Green hydrogen: when Morocco’s “energy transition” expands into the occupied Western Sahara

Solidmar, 24/1/2026

Presented as a pillar of the energy transition and a driver of future growth, green hydrogen has become one of Morocco’s new strategic priorities. Through spectacular announcements and promises of massive investments, Rabat highlights its solar and wind potential to position itself as a supplier of “clean” energy to Europe. Yet behind this virtuous narrative lies a far less reassuring reality: a central share of these projects is planned in the occupied Western Sahara, a non-self-governing territory according to the United Nations, whose people have never been consulted.


The regions of El Aaiun-Saqiyat El Hamra and Dakhla-Oued Eddahab, incorporated by Morocco into its so-called “Southern Provinces”, now host several of the green hydrogen megaprojects approved under the “Morocco Offer”. This choice is not neutral. It fits into a long-standing pattern of exploiting the natural resources of Western Sahara —phosphates, fisheries and renewable energy— for the benefit of the Moroccan economy and foreign partners, in violation of international law, which requires the consent of the Sahrawi people.

Environmental rhetoric here serves as a new cover for a process of predation and normalization of the occupation. Western Sahara provides exactly what green hydrogen industrial actors are seeking: vast land areas, strong winds, high solar irradiation and strategic maritime access to Europe. These advantages are mobilized to attract investors, at the cost of completely erasing the Sahrawi issue from official narratives on the energy transition.

This headlong rush also takes place within a broader African context marked by the structural limitations of the green hydrogen sector. Despite hundreds of billions of dollars announced across the continent, most projects remain political showcases: the absence of guaranteed markets, exorbitant infrastructure costs, water scarcity and technological dependence on the Global North. Far from being a miracle solution, green hydrogen risks becoming a new form of green extractivism, geared toward export rather than the energy needs of local populations.

In the case of Western Sahara, these projects raise a fundamental question: can there be a just energy transition on an occupied territory? Without the consent of the Sahrawi people, green hydrogen appears less as a promise for the future than as a new instrument of dispossession, repainted in the colors of climate action and “green growth”. A transition that, once again, is being built without —and against— those most directly concerned.

Green Hydrogen: Fact Sheet

1. Definition and Classification

Hydrogen is classified by colour according to its production process and carbon footprint. These categories are distinct and parallel.

Precise Definition of Green Hydrogen:

Hydrogen produced by water electrolysis (separation of H₂O into H₂ and O₂) using exclusively renewable electricity (solar, wind, hydro, geothermal). It is the only category that guarantees zero CO₂ emissions linked to production.

2. Technical Characteristics

  • Process: Water electrolysis (technologies: Alkaline, PEM, SOEC).
  • Energy source: 100% certified renewable electricity.
  • CO₂ emissions: Zero during production (near-zero full lifecycle if the supply chain is decarbonized).
  • Calorific value: 33.3 kWh/kg (LHV) – High mass energy density.
  • Forms: Gaseous (compressed at 350-700 bar), liquefied (-253°C), or chemical vector (ammonia, LOHC).
  • Main applications:
    • Heavy industry: Replacement for grey H₂ in refining, ammonia production, steelmaking (direct iron reduction).
    • Mobility: Fuel cells for heavy transport (trucks, trains, maritime).
    • Energy storage: Utilization of renewable electricity surpluses.
    • Grid injection: Blending into natural gas networks (Power-to-Gas).

3. Global Production and Distribution (2023-2024)

  • Installed electrolyser capacity: ~1.5 GW at end of 2023.
  • Volume of green H₂ produced: Approximately 180,000 tonnes/year.
  • Share of total hydrogen production: < 1% (global production is still dominated by >95% grey hydrogen).
  • Geographical distribution of major projects:
    • Europe: Leader in announced projects (Germany, Spain, Netherlands, France). EU target: 10 Mt/year by 2030.
    • China: Largest current producer (capacity >300 MW), driving down electrolyser costs.
    • United States: Accelerated growth via the Inflation Reduction Act (subsidies up to $3/kg).
    • Middle East: "Gigafuel" projects for export (e.g., NEOM in Saudi Arabia: 4 GW).
    • Australia & South America (Chile, Brazil): Focus on export via strong low-cost renewable energy potential.

4. Key Challenges

  • Production cost: Currently $3 to $7/kg. The goal is to go below $2/kg by 2030 through economies of scale and falling renewable energy costs.
  • Infrastructure: Need to develop transport networks (adapted pipelines, ships) and storage.
  • Overall efficiency: Significant energy losses (electrolysis ~70-80% efficiency, + liquefaction/transport).
  • Water: Need for ultra-pure water (~9 litres per kg of H₂) – challenge in arid regions.
  • Certification: Implementation of guarantees of origin systems to trace renewable electricity.

5. Outlook (IEA & Hydrogen Council Scenarios)

  • 2030: Target of 50-100 GW of electrolyser capacity for production of ~10 million tonnes/year (around 10% of the total H₂ market).
  • 2050 (Carbon Neutrality): Green hydrogen would become the dominant form, with potential production of 500 to 800 million tonnes/year, essential for decarbonizing industry and transport.

Sources: International Energy Agency (IEA) – Hydrogen Report 2023, Hydrogen Council, European Commission, BloombergNEF.

Hidrógeno verde: cuando la “transición energética” de Marruecos se extiende al Sáhara Occidental ocupado


Solidmar, 24/1/2026

Presentado como un pilar de la transición energética y un motor de crecimiento futuro, el hidrógeno verde se ha convertido en uno de los nuevos ejes estratégicos de Marruecos. A base de anuncios espectaculares y promesas de inversiones colosales, Rabat destaca su potencial solar y eólico para posicionarse como proveedor de energía “limpia” destinada a Europa. Pero detrás de este discurso virtuoso se esconde una realidad mucho menos alentadora: una parte central de estos proyectos está prevista en el Sáhara Occidental ocupado, territorio no autónomo según la ONU, cuyo pueblo nunca ha sido consultado.


Las regiones de El Aaiún-Saqiyat El Hamra y Dajla-Oued Eddahab, integradas por Marruecos en sus llamadas “provincias del Sur”, concentran hoy varios de los megaproyectos de hidrógeno verde validados en el marco de la “Oferta Marruecos”. Esta elección no es neutral. Se inscribe en una lógica ya antigua de explotación de los recursos naturales del Sáhara Occidental —fosfatos, pesca, energías renovables— en beneficio de la economía marroquí y de socios extranjeros, en violación del derecho internacional que exige el consentimiento del pueblo saharaui.

El argumento ecológico sirve aquí como un nuevo revestimiento de una dinámica de depredación y normalización de la ocupación. El Sáhara Occidental ofrece a Marruecos lo que buscan los industriales del hidrógeno verde: amplios espacios, vientos potentes, fuerte insolación y un acceso marítimo estratégico hacia Europa. Todos estos activos se movilizan para atraer inversores, al precio de borrar completamente la cuestión saharaui de los relatos oficiales sobre la transición energética.

Esta huida hacia adelante se produce, además, en un contexto africano marcado por las limitaciones estructurales del sector del hidrógeno verde. Pese a los cientos de miles de millones de dólares anunciados a escala continental, la mayoría de los proyectos siguen siendo escaparates políticos: ausencia de mercados garantizados, costes exorbitantes de las infraestructuras, escasez de agua y dependencia tecnológica respecto a los países del Norte. Lejos de ser una solución milagrosa, el hidrógeno verde corre el riesgo de convertirse en una nueva herramienta de extractivismo verde, orientada a la exportación y no a las necesidades energéticas de las poblaciones locales.

En el caso del Sáhara Occidental, estos proyectos plantean una pregunta fundamental: ¿puede hablarse de una transición energética justa en un territorio ocupado? En ausencia del consentimiento del pueblo saharaui, el hidrógeno verde aparece menos como una promesa de futuro que como un nuevo instrumento de desposesión, repintado con los colores del clima y del “crecimiento verde”. Una transición que, una vez más, se construye sin —y contra— los primeros afectados.

Hidrógeno Verde: Ficha Técnica

1. Definición y Clasificación

El hidrógeno se clasifica por colores según su proceso de producción y su balance de carbono. Estas categorías son distintas y paralelas.

Definición precisa del Hidrógeno Verde:
Hidrógeno producido por electrólisis del agua (separación de H₂O en H₂ y O₂) utilizando exclusivamente electricidad de origen renovable (solar, eólica, hidráulica, geotérmica). Es la única categoría que garantiza una ausencia de emisiones de CO₂ vinculadas a la producción.

2. Características Técnicas

  • Proceso: Electrólisis del agua (tecnologías: Alcalina, PEM, SOEC).
  • Fuente de energía: Electricidad 100% renovable certificada.
  • Emisiones de CO₂: Nulas durante la producción (ciclo de vida completo casi nulo si la cadena logística está descarbonizada).
  • Poder calorífico: 33,3 kWh/kg (PCI) – Alta densidad energética másica.
  • Formas: Gaseoso (comprimido a 350-700 bar), licuado (-253°C), o vector químico (amoníaco, LOHC).
  • Aplicaciones principales:
    • Industria pesada: Sustituto del H₂ gris en refinerías, producción de amoníaco, siderurgia (reducción directa del hierro).
    • Movilidad: Pilas de combustible para transporte pesado (camiones, trenes, marítimo).
    • Almacenamiento de energía: Valorización de excedentes de electricidad renovable.
    • Inyección en redes: Mezcla en redes de gas natural (Power-to-Gas).

3. Producción Mundial y Distribución (2023-2024)

  • Capacidad de electrolizadores instalada: ~1,5 GW a finales de 2023.
  • Volumen de H₂ verde producido: Aproximadamente 180.000 toneladas/año.
  • Participación en la producción total de hidrógeno: < 1% (la producción mundial sigue dominada en >95% por el hidrógeno gris).
  • Distribución geográfica de los principales proyectos:
    • Europa: Líder en proyectos anunciados (Alemania, España, Países Bajos, Francia). Objetivo UE: 10 Mt/año para 2030.
    • China: Mayor productor actual (capacidad >300 MW), motor de la reducción de costes de electrolizadores.
    • Estados Unidos: Crecimiento acelerado mediante la Inflation Reduction Act (subvenciones de hasta 3 $/kg).
    • Oriente Medio: Proyectos "gigafuel" para la exportación (ej. NEOM en Arabia Saudí: 4 GW).
    • Australia y América del Sur (Chile, Brasil): Enfoque en la exportación gracias a un gran potencial en energías renovables de bajo coste.

4. Desafíos Clave

  • Coste de producción: Actualmente de 3 a 7 $/kg. El objetivo es descender por debajo de 2 $/kg para 2030 gracias a las economías de escala y la reducción del coste de las renovables.
  • Infraestructuras: Necesidad de desarrollar redes de transporte (gasoductos adaptados, barcos) y almacenamiento.
  • Eficiencia global: Grandes pérdidas energéticas (electrólisis ~70-80% eficiencia, + licuefacción/transporte).
  • Agua: Necesidad de agua ultrapura (~9 litros por kg de H₂) – reto en zonas áridas.
  • Certificación: Implantación de sistemas de garantías de origen para rastrear la electricidad renovable.

5. Perspectivas (Escenarios AIE y Hydrogen Council)

  • 2030: Objetivo de 50-100 GW de capacidad de electrolizadores para una producción de ~10 millones de toneladas/año (aproximadamente el 10% del mercado total de H₂).
  • 2050 (Neutralidad de Carbono): El hidrógeno verde se convertiría en la forma dominante, con una producción potencial de 500 a 800 millones de toneladas/año, esencial para descarbonizar la industria y el transporte.
Fuentes: Agencia Internacional de la Energía (AIE) - Informe sobre el Hidrógeno 2023, Hydrogen Council, Comisión Europea, BloombergNEF.

الهيدروجين الأخضر: حين تمتد «الانتقال الطاقي» المغربي إلى الصحراء الغربية المحتلة

 سوليدمار ، 24/1/2026

يُقدَّم الهيدروجين الأخضر بوصفه ركيزةً أساسية للانتقال الطاقي ومحركًا للنمو المستقبلي، وقد أصبح أحد المحاور الاستراتيجية الجديدة للمغرب. فمن خلال إعلاناتٍ ضخمة ووعودٍ باستثمارات هائلة، تسعى الرباط إلى إبراز إمكاناتها الشمسية والريحية لتكريس موقعها كمزوّدٍ للطاقة «النظيفة» نحو أوروبا. غير أنّ خلف هذا الخطاب الإيجابي تختفي حقيقة أقل إشراقًا: جزءٌ محوري من هذه المشاريع يُخطَّط له في الصحراء الغربية المحتلة، وهي إقليم غير متمتع بالحكم الذاتي وفق الأمم المتحدة، ولم يُستشَر شعبه يومًا


وتتركز عدة مشاريع عملاقة للهيدروجين الأخضر في منطقتي العيون-الساقية الحمراء والداخلة-وادي الذهب، اللتين يدرجهما المغرب ضمن ما يسميه «الأقاليم الجنوبية»، وذلك في إطار مبادرة «عرض المغرب». وهذا الاختيار ليس بريئًا، بل يندرج في سياقٍ قديم من استغلال الموارد الطبيعية للصحراء الغربية من فوسفات وصيد بحري وطاقات متجددة — لصالح الاقتصاد المغربي وشركائه الأجانب، في انتهاكٍ للقانون الدولي الذي يشترط موافقة الشعب الصحراوي.

ويُستَخدم الخطاب البيئي هنا كغلافٍ جديد لمنطق النهب وتطبيع الاحتلال. فالصحراء الغربية توفر ما يبحث عنه المستثمرون في قطاع الهيدروجين الأخضر: مساحات شاسعة، رياح قوية، إشعاع شمسي مرتفع، وموقع بحري استراتيجي قريب من أوروبا. وتُسخَّر هذه المقومات لجذب الاستثمارات، مقابل محوٍ شبه كامل للقضية الصحراوية من السرديات الرسمية حول الانتقال الطاقي.

غير أن هذه الاندفاعة تجري في سياقٍ أفريقي أوسع، يتسم بـ القيود البنيوية لقطاع الهيدروجين الأخضر. فعلى الرغم من الإعلان عن مئات مليارات الدولارات من الاستثمارات على مستوى القارة، لا تزال غالبية المشاريع حبيسة الوعود السياسية: غياب أسواق مضمونة، كلفة مرتفعة للبنى التحتية، شحّ المياه، واعتماد تكنولوجي على بلدان الشمال. وبعيدًا عن كونه حلًا سحريًا، يهدد الهيدروجين الأخضر بأن يتحول إلى أداة جديدة للاستخراج الأخضر، موجّهة للتصدير لا لتلبية الحاجات الطاقية للسكان المحليين.

وفي حالة الصحراء الغربية، تطرح هذه المشاريع سؤالًا جوهريًا: هل يمكن الحديث عن انتقال طاقي عادل في إقليمٍ محتل؟ ففي غياب موافقة الشعب الصحراوي، يبدو الهيدروجين الأخضر أقل وعدًا بالمستقبل، وأكثر أداةً جديدة لـ نزع الملكية، ملوّنة بخطاب المناخ و«النمو الأخضر». انتقالٌ يُبنى، مرةً أخرى، من دون — وضد — أصحاب الأرض.

الهيدروجين الأخضر: ورقة الحقائق الفنية

1. التعريف والتصنيف

يُصنف الهيدروجين حسب اللون بناءً على عملية إنتاجه وبصمته الكربونية. هذه الفئات منفصلة ومتوازية.



التعريف الدقيق للهيدروجين الأخضر:
هيدروجين يُنتج عن طريق التحليل الكهربائي للماء (فصل H₂O إلى H₂ و O₂) باستخدام الكهرباء المتجددة فقط (شمسية، ريحية، مائية، حرارية أرضية). وهو الفئة الوحيدة التي تضمن انعدام انبعاثات ثاني أكسيد الكربون المرتبطة بالإنتاج.

2. الخصائص الفنية

  • العملية: التحليل الكهربائي للماء (التقنيات: القلوية، PEM، SOEC).
  • مصدر الطاقة: كهرباء معتمدة 100% متجددة.
  • انبعاثات ثاني أكسيد الكربون: منعدمة أثناء الإنتاج (دورة حياة شبه منعدمة إذا كانت سلسلة التوريد منزوعة الكربون).
  • القيمة الحرارية: 33.3 كيلوواط ساعي/كغم (القيمة الحرارية الدنيا) – كثافة طاقة كتلية عالية.
  • الأشكال: غازي (مضغوط عند 350-700 بار)، مسال (-253°م)، أو حامل كيميائي (الأمونيا، LOHC).
  • التطبيقات الرئيسية:
    • الصناعة الثقيلة: بديل للهيدروجين الرمادي في التكرير، إنتاج الأمونيا، صناعة الصلب (الاختزال المباشر للحديد).
    • الحركة: خلايا وقود للنقل الثقيل (شاحنات، قطارات، بحري).
    • تخزين الطاقة: الاستفادة من فائض الكهرباء المتجددة.
    • الحقن في الشبكات: الخلط في شبكات الغاز الطبيعي (تحويل الطاقة إلى غاز).

3. الإنتاج العالمي والتوزيع (2023-2024)

  • السعة المركبة للتحليل الكهربائي: ~1.5 جيجاواط نهاية عام 2023.
  • حجم الهيدروجين الأخضر المنتج: حوالي 180,000 طن/سنة.
  • الحصة من إجمالي إنتاج الهيدروجين: < 1% (لا يزال الإنتاج العالمي تهيمن عليه أكثر من 95% من الهيدروجين الرمادي).
  • التوزيع الجغرافي للمشاريع الرئيسية:
    • أوروبا: الرائدة في المشاريع المعلنة (ألمانيا، إسبانيا، هولندا، فرنسا). هدف الاتحاد الأوروبي: 10 مليون طن/سنة بحلول 2030.
    • الصين: أكبر منتج حالي (القدرة >300 ميجاواط)، محرك لخفض تكاليف المحلل الكهربائي.
    • الولايات المتحدة: نمو متسارع عبر قانون خفض التضخم (إعانات تصل إلى 3 دولار/كغم).
    • الشرق الأوسط: مشاريع "الوقود العملاق" للتصدير (مثل نيوم في السعودية: 4 جيجاواط).
    • أستراليا وأمريكا الجنوبية (تشيلي، البرازيل): التركيز على التصدير عبر إمكانات كبيرة للطاقة المتجددة منخفضة التكلفة.

4. التحديات الرئيسية

  • تكلفة الإنتاج: حالياً 3 إلى 7 دولار/كغم. الهدف هو النزول أقل من 2 دولار/كغم بحلول 2030 بفضل وفورات الحجم وانخفاض تكلفة الطاقة المتجددة.
  • البنية التحتية: ضرورة تطوير شبكات النقل (خطوط أنابيب مُكيّفة، سفن) والتخزين.
  • الكفاءة العامة: خسائر طاقة كبيرة (كفاءة التحليل الكهربائي ~70-80%، + التسييل/النقل).
  • المياه: الحاجة إلى مياه فائقة النقاء (~9 لتر لكل كغم من H₂) – تحدي في المناطق القاحلة.
  • الشهادات: تنفيذ أنظمة ضمانات المنشأ لتتبع الكهرباء المتجددة.

5. التوقعات (سيناريوهات الوكالة الدولية للطاقة ومجلس الهيدروجين)

  • 2030: هدف 50-100 جيجاواط من سعة المحلل الكهربائي لإنتاج ~10 مليون طن/سنة (حوالي 10% من السوق الإجمالية للهيدروجين).
  • 2050 (الحياد الكربوني): سيصبح الهيدروجين الأخضر الشكل المهيمن، بإنتاج محتمل يتراوح بين 500 إلى 800 مليون طن/سنة، وهو أمر أساسي لإزالة الكربون من الصناعة والنقل.

المصادر: الوكالة الدولية للطاقة (IEA) – تقرير الهيدروجين 2023، مجلس الهيدروجين، المفوضية الأوروبية، BloombergNEF.