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vendredi 19 mars 2010

Casablanca 21 mars : les raisons d'une marche populaire

par Ali Fkir, 18/3/2010
Nos questions et les réponses du camarade Mohammed Abounasr, coordinateur du "Comité de Suivi du Dossier de l'habitat à Casablanca":
1 - Quel est l'objectif de la marche que vous organisez en coordination avec l'AMDH, section de Casablanca?
- Abounasr: la satisfaction des revendications légitimes des citoyen-nes relatives à des logements salubres; à des logements qui respectent la dignité humaine.
2 - Quels sont les quartiers de Casablanca qui sont représentés dans ce mouvement?
- Abounasr: pratiquement tous les quartiers populaires qui souffrent de la précarité de l'habitat: Bernoussi, Aïn Sebaâ, Hay Mohammedi, Medina, Bourgogne, Beauséjour...
3 - Quelle est la réaction de l'Etat?
- Abounasr: l'administration a essayé de "dialoguer" avec la section de l'AMDH en l'absence des représentant- es des victimes. Le bureau de la section a refusé tout dialogue en l'absence des premiers concernés.
4 - Qui se solidarise avec ce vaste mouvement des victimes de la marginalisation ?
- Abounasr: Les militant-es des droits humains, les forces démocratiques, les syndicats militants...


Abounasr (à droite) accompagné du camarade Saïd Chihab, en visite aux victimes de la marginalisation et de l'exclusion.
Le camarade Mohammed Abounasr est né et a grandi à Hay Mohammedi, l'un des plus pauvres quartiers de Casablanca. Il a trimé depuis l'âge de 16 ans pour subvenir aux besoins les plus élémentaires de sa famille restée sans ressource aucune après le décès de son père. Aujourd'hui enseignant chercheur, militant incontournable du Syndicat National de l'Enseignement Supérieur, se retrouve dans la tourmente de la lutte des siens pour les droits de citoyennetés les plus élémentaires.
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Nos questions et les réponses de la militante Zineb Alaoui, membre du "Comité de Suivi du Dossier de l'habitat à Casablanca"
1 - Vous êtes en train de préparer la marche du dimanche 21 mars 2010. Quelles sont vos revendications?
- Zineb: je peux résumer nos revendications dans les points suivants:
a - Annuler les décisions prises par les pouvoirs publics en 1989, qui exclurent pratiquement des milliers de familles du droit aux logements salubres.
b - Généraliser ( dans la transparence, sans corruption.. .) la distribution des logements salubres.
c - Accorder des facilités des payement aux bénéficiaires (selon les moyens de chaque famille).
3 - Dans quel cadre vous - t on arrêtée le mardi 16 mars 2010?
- Zineb: Les citoyen-nes distribuaient normalement l'appel à la marche du 21 mars. La police a embarqué ma camarade Fatima et mon camarade Abdennabi, je me suis alors précipitée pour monter dans la fourgonnette. Les policiers n'en revenaient pas. C'est la première fois qu'une citoyenne ne s'enfuit pas et ose monter dans la fourgonnette sans qu'elle y soit "invitée".
Nous avons protesté énergiquement au commissariat: nous distribuons légalement l'appel d'une association légale (AMDH) à une marche populaire pacifique.
En apprenant que nous sommes membres de l'AMDH, ils ont changé de ton et on a été traité avec respect. Ils voulaient connaître notre appartenance politique. Nous avons répondu que nous sommes simplement militantes de l'AMDH. Ce qui est vrai. Nous avons insisté sur le fait que nous continuerons notre légitime combat et qu'on a pas peur de la prison. Nous voulons des logements salubres.
On a été relâchés après 2h30mn de détention
4 - Vous n'étiez pas brutalisée?
- Zineb: absolument pas. De toute façon, ils avaient compris que nous n'avions pas peur et qu'on était prêt pour le pire.
5 - Vous êtes toujours déterminée à combattre pour des logements de dignité?
- Zineb: bien sûr. Je ne peux pas dormir tranquillement tant que ma petite famille n'a pas où vivre dignement. Nous sommes, toutes et tous déterminé-es à arracher nos droits.
Zineb, à la gauche du camarade Saïd Chihab, tous les deux membres du "Comité de Suivi..."
 Zineb Al Alaoui, femme au foyer (mère de deux enfants) se retrouve aujourd'hui au cœur de la lutte des sans-droits de citoyenneté. Forgée dans le feu de la lutte, oratrice convaincue et convaincante, cette femme née et grandi dans la édina, n'a pas froid aux yeux. "On m'a toujours dit que Dieu me viendra en aide, aujourd'hui j'ai décidé d'arracher moi-même mes droits".

Photos des précédentes manifestations (Ali Fkir, 05/03/2010)
Finie l'époque de "la femme à la maison!". Elles prennent la lutte en main. Merci combattantes! . Vous êtes la fierté de ce peuple.
 Pas d'âge pour protester.
Le camarade Abdellatif Dchiche, président de la section de l'AMDH -Casablnaca, toujours avec les sans-droits en lutte.
 Le discours des foules n'est plus le monopole des hommes. Elles sont nombreuses les oratrices à drainer les foules. Elles sont sur le terrain. Quant à nos "intello-bourgeoises " , elles peuvent fêter tranquillement le 8 mars dans les palaces à cinq étoiles.
De toute façons elles ne vivent pas dans les mêmes conditions et donc elles ne peuvent pas avoir les mêmes priorités.  C'est une question d'appartenance de classe.

SMESI: cafouillage

Communiqué du Comité de Solidarité avec les Ouvriers de SMESI, 19/3/2010
Transmis par Ali Fkir, coordinateur du CSOS
Le gouverneur de la ville de Khouribga a reçu, sur son "invitation" (le 17 mars 2010), le bureau syndical (UMT) des 850 ouvriers licenciés abusivement par l'OCP, géant groupe minier public (il monopolise plus de 90% de la production minière au Maroc, en plus de la quasi totalité de l'industrie de transformation minière en aval).
Selon notre première évaluation de la dite rencontre, nous pouvons affirmer qu'il s'agit d'une opération de cafouillage, puisque rien de positif n'a été proposé aux victimes de l'arbitraire. Le gouverneur a parlé d'une rencontre ayant essentiellement pour but de "mieux se connaître".
Sa dernière phrase fut " vous avez raison, mais l'autre partie n'a pas tort".
C'est clair, l'Etat ne veut pas prendre ses responsabilités. La législation de travail est là, il suffit de l'appliquer: licenciement abusif, atteinte délibérée à la liberté syndicale...
Nous protestons contre l'attitude négative des représentants de l'Etat
Nous condamnons la connivence Etat-OCP
Nous dénonçons les tergiversations du gouverneur
Reprenons le flambeau de la solidarité, nationale, internationale et internationaliste
LA SOLIDARITÉ NOUS INTERPELLE

mercredi 17 mars 2010

Solidaridad con trabajadores mineros de SMESI (OCP Khourigba) desde Cargill SLU Sevilla (España)

COMUNICADO

EL COMITE DE EMPRESA DE CARGILL, S.L.U. ( SEVILLA) QUIERE EXPRESAR:
SOLIDARIDAD CON LA LUCHA POR LA ESTABILIDAD DE LOS MINEROS DE SMESI Y EXIGE A LA OCP QUE NO PERMITA NINGUN DESPIDO DE NINGUN MINERO DE SUS EMPRESAS SUBCONTRATADAS, ASI COMO EXIGIR DE LAS AUTORIDADES MARROQUIES LA LIBERACION DE TODOS LOS MINEROS QUE HAYAN SIDO DETENIDOS POR DEFENDER SUS JUSTOS DERECHOS.

FIRMADO, Comité de empresa de Cargill SLU (Sevilla), 16 de marzo de 2010

mardi 16 mars 2010

HOY MARTES 16 SE ABREN LAS NEGOCIACIONES CON LOS TRABAJADORES DE SMESI-OCP DE KHOURIBGA

El pasado día 12, el comité local de la UMT de Khouribga ha hecho público un comunicado en el que anuncia la apertura de negociaciones con el gobernador de Khouribga que ha prometido llevar a la reunión “propuestas positivas”. Hay que hacer notar que ésta es una primera victoria de los trabajadores, puesto que, hasta ahora, las autoridades se habían negado a reconocer a la sección sindical de SMESI de la UMT como el sindicato representativo de los trabajadores despedidos.

En el comunicado, la UMT de Khouribga recuerda que hasta ahora todos los intentos de negociación han sido burlas con la única intención de frenar la lucha y las reivindicaciones de los trabajadores y ocultar la falta de transparencia en la gestión de la OCP.

Denuncian la salvaje represión sufrida por los trabajadores el 23 y el 25 de febrero sobre la que han presentado denuncia en el Juzgado de Instrucción nº 2 de Khouribga para que los responsables policiales de estas agresiones paguen su culpa y se hagan cargo de los gastos médicos de los heridos, especialmente de los que han sufrido fracturas y daños irreparables.

Reafirman la continuidad de su lucha contra el hambre, la exclusión y la represión, exigiendo sus derechos ante las autoridades, la OCP y el Ministerio de Energía y Minas.

Continúa el comunicado, esperando que la OCP esté presente en las negociaciones de hoy y acabe con su actitud de “Silla vacía”. Se debe poner fin al sufrimiento de los 850 trabajadores y sus familias, mediante la readmisión, la integración en la plantilla de la empresa y el reconocimiento del sindicato. Han sido años de trabajo sin derechos para la OCP, 7 meses despedidos sin ningún ingreso, todo esa sufrimiento debe acabar. En estos momentos, la OCP necesita mano de obra cualificada, se están acabando los stock existentes de fosfatos y la única solución adecuada es la incorporación de estos 750 trabajadores, que tienen ya una experiencia y una calificación profesional. También es preciso limpiar la empresa de la corrupción y de los ex directivos especuladores que crean empresas auxiliares fantasmas para enriquecerse con una empresa pública.

El comunicado termina agradeciendo a todas las organizaciones sindicales, políticas, humanitarias, tanto nacionales como internacionales, que han prestado su apoyo y solidaridad a la justa lucha de los trabajadores de SMESI-OCP y denuncian la falsedad de un comunicado emitido por la UNTM .

Traducción libre del árabe: CGT- ANDALUCÍA

lundi 15 mars 2010

OCP-SMESI : première victoire

Comité de solidarité avec les ouvriers de SMESI(CSOS)
-Maroc-
             
خريبڭة، في: 12 مارس 2010
Première victoire des ouvriers des ouvriers de SMESI (filiale de l'OCP): les autorités ont été obligée de discuter avec le bureau syndical (UMT) des ouvriers, bureau considéré jusqu'à présent illégal.
 Après le Pacha, c'est au tour du gouverneur de recevoir les représentants des mineurs du phosphate (le 17/03/2010). Le représentant de l'État (propriétaire de l'OCP) serait porteur de "propositions positives".
  Les ouvriers ont reporté leurs sit-in et autres marches, en attendant la rencontre du mardi 16 mars 2010.
        Bravo prolétaires!
        Nous sommes toujours de votre côté!
                 Ali Fkir, coordinateur du CSOS (15mars 2010)
 
 Ci-dessous dernier communiqué de l'UMT Khouribga
 
الاتحاد المغربي للشغل
الاتحاد المحلي لنقابات
خريبكة
الاتحاد المغربي للشغل بخريبكة يطالب بإنصاف عمال سميسي ـ  ريجي وعائلاتهم، ويندد بقمع العمال وبالمفسدين داخل قطاع الفوسفاط، ويحيي عاليا المتضامنين بالداخل والخارج
 
    إن الاتحاد المحلي لنقابات خريبكة، التابع للاتحاد المغربي للشغل، وبعد تدارسه للتطورات التي عرفها ملف نقابة عمال سميسي ريجي، وما خلفه القمع الأسود الذي تعرضت له نضالات العمال يومي 23 و 25 فبراير 2010 من إصابات بليغة في صفوف العشرات من العمال ضمنها حالات كسر؛ وبعد اللقاء الذي عقده الخليفة الأول لعامل إقليم خريبكة صحبة مندوب الشغل والمدير الجهوي للطاقة والمعادن مع وفد من نقابة سميسي ـ ريجي، والذي لم يكن الهدف منه للأسف الشديد الاستجابة للمطالب البسيطة والعادلة للنقابة بإرجاع العمال إلى عملهم وإدماجهم وترسيمهم في إطار المجمع الشريف للفوسفاط، وإنما امتصاص غضب العمال بعد المجزرة الرهيبة التي ارتكبت في حقهم، ومعاودة طرح موضوع توقيع عقود مع شركات وهمية، وهو الطرح الذي ظل العمال يرفضونه على الدوام؛ وبعد لقاء ثان للخليفة الأول بمفرده مع نقابة سميسي ـ ريجي والذي أخبرهم فيه بترتيب لقاء لهم مع عامل إقليم خريبكة في بحر الأسبوع المقبل للتداول في الملف، وهو ما حدا بالعمال إلى تعليق الوقفتين الاحتجاجيتين اللتين كان من المقرر خوضهما أمام إدارة الفوسفاط بخريبكة يومي 11 و 12 مارس 2010 كتعبير منهم عن حسن النية والرغبة في أن يتم إنصافهم في اللقاء المرتقب.. كما تزامنت هذه الأحداث وتزايد الضغوطات الخارجية على الدولة وإدارة الفوسفاط من أجل إيجاد حل لهذا الملف الذي طال أمده، مع توقيف مدير القطب المنجمي  وعناصر أخرى من طرف الإدارة العامة للمجمع الشريف للفوسفاط، والذي يبدو أن من بين أسبابه تداعيات الفضائح و التلاعبات التي فجرها ملف سميسي ـ ريجي..،  وبناء عليه، فإننا في الاتحاد المحلي لنقابة خريبكة:                                                          
    1 ـ نجدد إدانتنا للقمع الهمجي الذي تعرض له العمال يومي 23 و 25 فبراير 2010، مطالبين الوكيل العام للملك بمحكمة الاستئناف بخريبكة بفتح تحقيق في الموضوع ومتابعة المسؤولين عن قمع العمال، وكذا توفير العلاج للمصابين وتعويضهم عن الأضرار الجسمانية والمعنوية التي لحقت بهم، خاصة وأن هناك من تحتمل إصابته بعاهة مستديمة.
    2 ـ نحيي عاليا صمود العمال وعائلاتهم ضد التجويع والتشريد والقمع وكذا استعدادهم العالي للتضحية، مطالبين الجهات المسؤولة من سلطات إقليمية ومحلية وإدارة المجمع الشريف للفوسفاط ووزارة الطاقة والمعادن والوزارة الأولى بالاستجابة الفورية لمطالب العمال.
    3 ـ نأمل أن تحضر إدارة الفوسفاط، التي ظلت تنهج  سياسة الكرسي الفارغ، اللقاء الذي سيعقد بإشراف عامل إقليم خريبكة ، وأن يكون هذا اللقاء تفاوضيا ومحطة تضع حدا لمعاناة العمال بإرجاعهم إلى عملهم وإدماجهم وترسيمهم، بعد سنوات طويلة ومسترسلة من العمل داخل المجمع الشريف للفوسفاط دون حقوق، وبعد توقيف جائر تعدى 7 أشهر.
    4 ـ نعتبر حاجة إدارة الفوسفاط إلى يد عاملة مدربة أمرا ملحا في الظرفية الحالية مع قرب نفاد المخزون الاحتياطي من الفوسفاط، وعليه فإن إرجاع وإدماج عمال سميسي ريجي يعتبر الحل الأمثل بحكم خبرتهم وتجربتهم في الميدان بشهادة الإدارة نفسها، وأن اللجوء إلى حلول خارج ذلك يضر بالاقتصاد الوطني أولا، ويزيد من وطأة الظلم والقهر على العمال ومن حدة الاحتقان الاجتماعي ثانيا.
    5 ـ نعتبر أن فتح تحقيق شامل حول التلاعبات التي تتم في القطاع والتي كان من ضحاياها عمال سميسي ـ ريجي، وتطهيره من المفسدين، لمن شأنه أن يساهم في ترميم صورة المجمع  الشريف للفوسفاط التي اهتزت أمام الرأي العام الوطني والدولي.   
    6 ـ نحيي بحرارة كل الهيئات السياسية والنقابية والحقوقية والمدنية في الداخل والخارج التي عبرت عن إدانتها للقمع الوحشي الذي تعرض له العمال أو ساندت نضالاتهم، وكذلك الأمر بالنسبة للمنابر الإعلامية، مشيدين بالضغط الخارجي على الدولة وعلى إدارة الفوسفاط من أجل العمال، معتبرين ما جاء في بيان المكتب الإقليمي للاتحاد الوطني للشغل بالمغرب بخريبكة حول علاقة العمال بشركات الوساطة خاطئا  تماما مطالبين بتصحيحه.
عاشت كفاحات نقابة سميسي ريجي
عاش الاتحاد المغربي للشغل
المكتب المحلي