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samedi 15 mai 2010

Malgré...

Malgré..
Par Samira, 13/5/2010
Malgré mon âge
Malgré tout ce que j'ai vécu
Malgré toutes
mes déceptions
mes désillusions
mes espoirs aussi..
je n'arrive toujours pas à comprendre:
comment peut-on oublier
les valeurs
les principes
qu'on a porté
toute une vie
pour lesquels on a sacrifié
on a vécu presque marginalisé
par une société" si bien pensante" ?
comment peut-on oublier
que nous sommes de moins en moins nombreux
que la machine de l'opportunisme
a capturé
pas mal de ceux ou celles
qui, jadis, fortifiaient nos rangs...
que l'absence de boussole
pousse un autre nombre
à s'écarter
à laisser faire...?
comment avec tout ce qui se passe
ce retour en force
de la makhzanisation de la société
comment peut-on encore
penser à s'autodetruire????
on peut ne pas être d'acc
sur certains points,certes
mais on est d'accord sur l'essentiel:
lutter pour la dignité
et c'est beaucoup...
on me dira
calculs politicards!!
on me dira
désir d'hégémonie!!!
on m'en dira
on me traitera de bêta
ou à la limite naïve..!!!
mais je crois
dur comme fer
que le moment est à l'union
l'union,bien sur,
de ceux et celles
qui croient encore
qui croient toujours
qu'un autre Maroc est possible
qu'un autre monde est possible
qui croient à l'être humain
qui croient à la dignité
qui croient en l'amour
qui croient en l'égalité
qui croient
qu'on la mérite
une vie meilleure....
et je crie
peut être sans échos
sinon quelques sourires de biais
pour me signifier
que je n'ai tjs pas compris..
si comprendre
c'est devenir cynique
si comprendre
c'est détruire l'espoir
alors
je suis fière d'être bête

Rapport de l'Association Sahraouie des Victimes de violations graves de Droits de l'Homme commises par l'Etat du Maroc

Rapport ASVDH: Violations du 28 avril au 9 mai 2010
 
Les villes du Sahara occidental ont connu depuis une semaine différents enlèvements et arrestations des militants des droits de l’homme Sahraouis, par les autorités Marocaines. Cela entrave le travail individuel et collectif des organisations.
Enlèvement de Mohammad Dihani
L’ASVDH a reçu une demande d’aide de la famille de M. Mohammad Dihani, 24 ans.
Leur fils, militant bien connu pour l’autodétermination du Sahara occidental, a disparu depuis le 28 avril dernier. La famille accuse les services de renseignement marocains d’être responsables de l’enlèvement de leur fils, lors d’une fête donnée à l’occasion de la sortie de prison de son cousin, le prisonnier politique Sahraoui Abdullah Dihani.
Le père rappelle que son fils, Mohammad, italiano phone, avait subi des violences de la part des forces de la police marocaine au mois de janvier dernier, après le retour d’Aminatou Haidar à El Aaiun, et cela après avoir guidé des journalistes italiens et avoir assuré des traductions pour eux.
Le père pense que l’enlèvement est une mesure de représailles, liée aux positions politiques de Mohammad sur le conflit du Sahara occidental.
Arrestation de Jamal Babait
Le 5 mai 2010, à 16h, la police marocaine a arrêté le citoyen Sahraoui Jamal Babait, 20 ans, dans l’avenue de Boukraa à El Aaiun.
Après avoir passé plus de deux heures dans l’un des services de sécurité, il a été transféré vers la Wilaya de la sécurité. Les Autorités marocaines l’accusent d’avoir participé à une attaque contre un jeune homme et une femme.
La confrontation n’ayant pas confirmé l’accusation, Jamal Babait a été libéré provisoirement vers une heure du matin de 6 mai. L’enquête doit reprendre lundi.
M. Jamal a été arrêté plusieurs fois pour sa participation à des manifestations en faveur de l’autodétermination du Sahara occidental. En avril 2006, les policiers l’avaient menacé de l’accuser de trafic de drogue.
Arrivée sous haute surveillance des militants Sahraouis
Le 3 mai 2010, le retour à l’aéroport d’El Aaiun des dix militants Sahraouis des droits humains après leur visite aux camps de réfugies s’est effectuée sous la haute surveillance de la police, d’éléments de l’intelligence et des renseignements généraux Marocains.
Les attitudes de ces forces sécuritaires officielles étaient provocantes et oppressantes. Des dizaines de personnes armées de caméras et appareils photos filmaient ostensiblement les militants, à des distances non respectueuses de l’espace privé individuel.
Les bagages n’ont été remis aux militants que 2 jours après leur arrivée. Bien qu’ils aient été manifestement fouillés, rien ne semblait manquer.
La réception donnée en l’honneur du retour des militants a eu lieu dans la maison de l’activiste Mohamed Mayara. Une vingtaine de policier ont stationné en permanence devant la maison, dissuadant les plus jeunes d’entrer. Après la réception, la citoyenne Sahraouie khadjatou Douih a été arrêtée et agressée par une patrouille de sécurité dirigée par le Caporal Abdul Ali, alias El-Azoua.
Harcèlement de M. Ahmed Aghla Menhoum
Mme Fadah Aghla Menhoum a participé à une récente visite dans les campements de réfugiés sahraouis. Elle fait partie du Bureau exécutif de l’ASVDH.
Selon elle, depuis son retour, les autorités Marocaines exercent des pressions sur son frère, âgé de 40 ans, cadre pour le ministère de l’éducation à Boujdour – Sahara occidental, responsable des Sports et de la santé scolaire. Les harcèlements et menaces, convocations au bureau des fonctionnaires de haut rang, ont pour objet d’imposer la cessation des activités militantes de la sœur.
Répression policière armée de lames de rasoir
Le 7 mai, la police marocaine est intervenue contre les citoyens sahraouis qui manifestaient dans le quartier de Ma’atalah pour revendiquer le respect du droit à leur autodétermination. La police est intervenue brutalement. Mm Dagna Moussaoui et ses deux fils, Alyen et Jamal Moussaoui ont été blessés. Selon Jamal, la police l’a agressé avec des lames de rasoir.
Agression de la délégation des militants, à proximité de Dakhla
Le 9 mai, la délégation de retour des campements de réfugiés, est partie de El Aaiun pour faire une visite à Dakhla. Elle a été arrêtée, contrôlée et inspectée neuf fois.
À l’arrivée à proximité de Dakhla, au dernier point, le militant Kamal Trih, 28 ans, a été battu par la police. Ces collègues ont reçu des insultes et menaces de mort. Ils se sont tous rendus au tribunal de la ville pour porter plainte contre ce traitement de la part des autorités marocaines.

vendredi 14 mai 2010

SMESI : 30 MAI caravane de solidarité

Par Ali Fkir, coordinateur du CSOS 14/5/2010

L'UMT, région Rabat (Rabat, Salé, Témara), organise vers la ville minière de Khouribga une CARAVANE DE SOLIDARITE avec les 850 ouvriers de SMESI (filiale 100% de l'OCP) licenciés abusivement par celui-ci.
Le départ se fera de Rabat (rassemblement devant le local de l'UMT) vers 7h du matin de dimanche 30 mai 2010
VIVE LA SOLIDARITE AVEC LES VICTIMES DE L'ARBITRAIRE
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Par Adib Abdesselam 14/5/2010
Liste des participants à la caravane de solidarité avec les ouvriers de SMESI detenus à Khouribga
 amdh_section_ de_rabat@ yahoogroupes. fr


عريضة للمشاركين في القافلة التضامنية للاتحاد الجهوي لنقابات الرباط سلا تمارة مع عمال شركة سيميسي ال 13 المعتقلين بخريبكة
أيتها المناضلات والمناضلين من الطبقة العاملة وفي مختلف الهيئات المكافحة سياسيا ونقابيا وحقوقيا وجمعويا، لقد اصدر مكتب الاتحاد الجهوي لنقابات الرباط سلا تمارة بلاغا أكد فيه تنظيمه لقافلة عمالية مناضلة تتوجه من مدينة الرباط نحو مدينة خريبكة لاعلان تضامن الطبقة العاملة قاطبة مع رفاقهم من عمال شركة سيميسي ريجي الذين تم طردهم منذ شهر يوليوز 2009 نظرا لأنهم قرروا تشكيل مكتب نقابي عمالي تابع للاتحاد المغربي للشغل من أجل الدفاع عن حقوقهم المشروعة في الترسيم والاستفادة من نفس تعويضات اخوانهم العمال بالمكتب الشريف للفسفاط.
ولا يخفى على الطبقة العاملة وعلى المناضلات والمناضلين النقابيين الهجوم الخطير الذي تقوده البرجوازية المهيمنة وخدامها في مواقع النفوذ على الحقوق الشغلية وعلى الحقوق والحريات النقابية، وأن ما حدث لعمال سيميسي ما هو الا مؤشر من بين مؤشرات أخرى تؤكد ارادة الاستغلال وحرمان الطبقة العاملة من الوعي بذاتها وبالتالي أخذ مصيرها بأيديها.
لأجل ذلك فإن انخراطنا في قافلة التضامن مع رفاقنا العمال المطرودين من شركة سيميسي هو من صميم نضالنا لصد الهجوم البرجوازي المهيمن وأدواته القمعية المختلفة، ومن أجل انتزاع الحقوق الشغلية والحقوق والحريات النقابية.
لقد جاء في بلاغ الاتحاد الجهوي لنقابات الرباط سلا تمارة ما يلي :
"إننا في الاتحاد الجهوي لنقابات الرباط سلا تمارة، التابع الاتحاد المغربي للشغل:
أ ـ نحمل مسؤولية ما وقع من أحداث يوم 22 أبريل 2010، بالدرجة الأولى لإدارة المجمع الشريف للفوسفاط لتجويعها العمال وعائلاتهم ورفضها الاستجابة لمطالبهم، وكذا للسلطات الإقليمية بخريبكة لانحيازها الدائم إلى جانب إدارة الفوسفاط، وللجهات المسؤولة وخاصة وزارة الطاقة والمعادن ووزارة الداخلية والوزارة الأولى؛
ب – نطالب بالإطلاق الفوري لسراح العمال المعتقلين الثلاثة عشر؛
ج ـ نطالب الجهات المسؤولة وعلى رأسها الرئيس المدير العام للفوسفاط بالاستجابة الفورية لمطالب العمال بإرجاعهم إلى عملهم وإدماجهم وترسيمهم في إطار المجمع؛
د ـ نعلن عن تنظيم قافلة عمالية نقابية تنطلق من أمام الاتحاد المغربي للشغل بالرباط في اتجاه مدينة خريبكة يوم الأحد 30 مايو 2010 على الساعة السابعة صباحا؛
ه – ندعو كافة الاتحادات المحلية والجهوية التابعة للاتحاد المغربي للشغل القريبة للانخراط في تنظيم قوافل تضامنية في نفس التاريخ لدعم عائلات المعتقلين الثلاثة عشر والعمال المعتصمين؛
و – نهيب بكافة الهيئات السياسية والنقابية والحقوقية والجمعوية، دعم القافلة التضامنية والانخراط فيها عمليا."
وتبدوا الغاية النبيلة من المشاركة القوية للعاملات والعمال من مختلف القطاعات ومشاركة المناضلات والمناضلين النقابيين والسياسيين والحقوقيين والجمعويين وكذا الأفراد الغيورين على الواقع المتردي للطبقة العاملة المطرودة والتي تعرضت هي وأبنائها للتشريد منذ سنة تقريبا.
وهناك لائحة مفتوحة لدى مداومة الاتحاد المغربي للشغل لكل من يرغب في المشاركة في القافلة التضامنية وذلك حتى تتكون للمنظمين فكرة عن عدد الحافلات التي سيتم كرائها والتي ستتوجه الى مدينة خريبكة صباح يوم الأحد 30 مايو 2010 وتعود في مساء نفس اليوم.
كما توجد أدناه لائحة للانخراط عبر الانترنيت لكل مناضلة ومناضل صعب عليه التنقل نحو مقر الاتحاد المغربي للشغل.
وللتذكير ستكون هناك مساهمة في التنقل لكل مشارك بمبلغ 50,00 درهم.
كما ستفتح لائحة دعم تطوعية لعائلات المعتقلين الثلاثة عشر.

Iran: La République islamique, nouveau membre de la Commission de la condition de la femme de l’ONU


par Aziz Enhail , Tolérance,13/5/2010
Le 28 avril 2010, l’Iran s’est vu octroyer par l’ONU un siège à la Commission de la condition de la femme, pour un mandat de quatre ans. Le bilan catastrophique des trente et une dernières années de la République islamique en matière des droits des femmes n’est pas de nature à plaider en faveur de cette «élection». Entachant au passage la réputation de l’organisation internationale dans son ensemble.
Sans surprise, la candidate de Téhéran a réussi à obtenir en avril dernier un siège au sein d’un des organismes clés des Nations Unies. Elle va siéger dans la Commission de la condition de la femme (CCF) durant quatre ans. En raison de la charge symbolique de cet organisme international multilatéral et de sa mission, cette cooptation a laissé plus d’un songeur.
La Commission de la condition de la femme, cible de la candidature iranienne
Le 21 juin 1946, la résolution 11 (II) du Conseil économique et social (ECOSOC) des Nations Unies rebaptise la sous-commission du statut de la femme du nom de Commission de la condition de la femme (CCF). Sa création s’est donc produite un an seulement après la fin de la Seconde Guerre mondiale, dans la foulée de la mise en place d’une architecture internationale sensée palier aux défauts de la défunte et éphémère Société des Nations. Même s’il n’y avait en 1946 que quatre femmes (la Dominicaine Minerva Bernardino, la Chinoise Wu Yi-Fang, la Brésilienne Bertha Lutz et l’Américaine Virginia Gildersleeve) parmi les 160 signataires de la Charte des Nations Unies à San Fransisco, elles ont vu inscrite la question des droits des femmes au cœur de ce document fondateur du nouvel ordre international. C’est dire l’importance accordée déjà à l’époque à l’enjeu d’amélioration de la condition des femmes dans le monde.
La CCF est le principal organe onusien chargé de la promotion des droits des femmes et de l’égalité entre elles et les hommes partout dans le monde, sans distinction de religion, de culture, de race. Pour accomplir son mandat auprès du «Conseil économique et social» des Nations Unies, elle se sert de trois instruments d’importance. D’abord, elle élabore des «rapports (visant à) promouvoir les droits politiques, économiques, civils, sociaux et éducatifs des femmes» dans le monde. Ensuite, elle fait «des recommandations à propos des problèmes urgents nécessitant une attention immédiate relativement aux droits des femmes». Enfin, elle élabore des traités et d’autres instruments visant à améliorer la condition des femmes en droit et dans la pratique (http://www.un.org).
Le CCF comprend quarante-cinq États membres répartis entre les blocs régionaux, à raison de treize membres africains, onze asiatiques, neuf latino-américains et caribéens, huit occidentaux et quatre est-européens. Les État membres se réunissent une fois par an à New York, au siège onusien, pour examiner les progrès réalisés (aussi bien que les reculs) dans les domaines des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes. Ils doivent également élaborer des politiques crédibles à même de promouvoir ces droits et cette égalité dans le monde entier.
À cause du rôle clé et du mandat spécifique de la CCF, on était en droit de s’attendre d’abord et avant tout (si ce n’est seulement) à ce que les pays dont les politiques sont réellement conformes aux engagements de ladite CCF, soient cooptés en son sein. Mais voilà, la naïveté (ou l’idéalisme, selon) a encore une fois été pour ses frais quand il s’agit d’un organe onusien!
La République islamique, nouveau membre de la Commission de la condition de la femme
S’il est vrai que les organes des Nations Unies ne sont pas des clubs pour pays «vertueux» (puisqu’ils accueillent de nombreux représentants de pays autoritaires, au nom de la Realpolitik), permettre à l’Iran de siéger au sein de l’emblématique CCF est malgré tout un choix qui ne peut laisser personne indifférent. Pourquoi? (pourraient demander certains) étant donné le fait qu’il y a déjà des États membres dont le bilan en matière des droits des femmes n’est pas très brillant.
Contrairement par exemple à l’Érythrée (une prison à ciel ouvert, aux prises avec son voisin éthiopien) ou à un pays comme la RD du Congo (plongé en pleine guerre civile et faisant face à la prédation de nombreux voisins et chefs miliciens de ses ressources naturelles, et où le viol est souvent utilisé comme une arme redoutable et destructrice de guerre contre les femmes et leurs proches), deux pays membres, l’Iran jouit quant à lui de la paix civile. Une condition nécessaire (mais insuffisante) de la promotion des droits de tous citoyens (y compris des femmes). D’où l’importance de la volonté politique du leadership national.
Plusieurs éléments militent à la défaveur de la cooptation de l’Iran au sein du CCF. Nous nous en contentons ici de deux aspects. D’abord, le niveau légal. Ensuite, celui politique. Au niveau du droit, l’inégalité entre les hommes et les femmes est un principe structurant des différentes lois de la République islamique. L’arrivée au pouvoir des mollahs révolutionnaires s’est notamment traduite par le licenciement des femmes juges (dont celle qui allait devenir en 2003 Prix Nobel de la Paix, Shirin Ebadi).
L’âge de la majorité de la gent féminine est neuf ans (contre seize ans pour celle masculine!). Le témoignage d’une femme vaut la moitié de celui d’un homme. Elle est, en principe, lapidée à mort en cas d’adultère. Un homme peut échapper à toute condamnation s’il tue sa femme prise en flagrant délit d’adultère, ou s’il est certain qu’elle était consentante. Alimentant le registre des crimes d’honneur. Le «viol conjugal» n’est pas reconnu par la loi. La loi ne punit pas la violence conjugale. Toute femme ne portant pas en public un «voile approprié» (?) est passible de coups de fouet. Un homme peut marier jusqu’à quatre femmes. Si le divorce n’est accordé à la femme que selon des conditions strictes (dont la folie, la pauvreté extrême, la toxicomanie, l’impuissance du conjoint), le mari n’est quant à lui nullement tenu de justifier sa décision de divorcer de son épouse et peut le faire à tout moment (voir la Section no. 6: «discrimination» du «Rapport 2009» du Département d’État américain sur la situation des droits de la personne en Iran, http://www.state.gov/g/drl/rls/hrrpt/2009/nea/136068.htm). Sans oublier de nombreuses autres lois tout aussi discriminatoires et héritées d’un autre âge. Cette situation est contraire à la Déclaration sur l’élimination de la discrimination des femmes adoptée dès le 7 novembre 1967 par l’Assemblée Générale des Nations Unies.
La situation juridique de la femme iranienne est également contraire à ce qu’exige la Convention internationale pour l’élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW), un instrument juridique international adopté lui aussi par l’Assemblée Générale de l’ONU en 1979. D’ailleurs, la République islamique ne l'a jamais signé.
Plusieurs féministes iraniennes de différentes tendances idéologiques se battent depuis de nombreuses décennies pour faire évoluer et les mentalités et la loi dans un sens d’égalité. Tout comme l’avaient fait leurs consœurs marocaines avant elles, au courant des années 1980, elles ont récemment lancé un mouvement social du nom de la «campagne du Million de signatures». La campagne marocaine a quant à elle eu un grand impact dans la société et a contribué à faire évoluer les mentalités pour aboutir deux décennies plus tard à un changement juridique d’envergure. Malgré l’opposition des islamistes («Maroc. Les dix années de transition politique sous Mohamed VI»).
Mais ce cadre légal chariatique (du mot charia, loi islamique) et archaïque aura en Iran à subir «fatalement», à un moment ou un autre, les «effets pervers» (c’est-à-dire effets non voulus ou non prévus à l’origine) d’une révolution silencieuse en cours dans ce pays, en raison notamment de la scolarisation et de la diplomation plus importantes des filles (par rapport aux garçons). D’ailleurs, on voit déjà des signes annonciateurs de cette transformation sociologique d’envergure.
À cet aspect juridique rapidement esquissé ci-dessus s’ajoute l’aspect politique de la discrimination contre les femmes. Si la femme iranienne a acquis le droit de vote dès 1963 (sous le règne de Mohammed Réza Pahlavi), conduit elle-même sa propre voiture (contrairement à l’Arabie saoudite voisine) et occupe de nombreux postes de responsabilité, elle ne peut notamment se présenter à l’élection présidentielle.
Les femmes iraniennes ont joué un rôle d’importance dans le succès de la Révolution de 1979. Plusieurs d’entre elles ont plus tard soutenu le mouvement des réformateurs au cours des années 1990 et contribué à l’élection de Mohammed Khatami à deux reprises. Elles étaient de retour suite à la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad («Iran. Les raisons de la réélection de Mahmoud Ahmadinejad») pour contester sa légitimité. Pour ces militantes du Mouvement vert d’opposition («Nazila Fathi: Le Mouvement vert en Iran»), c’est Mir-Hossein Moussavi, le candidat malheureux, qui serait leur président et non le président sortant.
À cause de cet engagement politique, nombreuses parmi ces femmes ont subi une répression féroce (tout comme les hommes réformateurs) aux mains des barbouzes de la République islamique. Plusieurs d’entre elles se sont retrouvées dans la sinistre prison d’Evin, une geôle pour prisonniers politiques et d’opinion. Elles y ont «goûté» aux affres de la torture physique et psychologique. Sans oublier le viol. Certaines d’entre elles ont connu un destin tragique. Neda Agha-Soltan (née en 1982 et assassinée en direct le 20 juin 2009) en est l’exemple par excellence.
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Quand on garde à l’esprit ce que représente pour l’ONU la Commission de la condition de la femme en termes d’égalité entre les hommes et les femmes et de promotion des droits féminins, l’«élection» par acclamation en son sein d’une République islamique (dont le bilan dans ce domaine est à la fois catastrophique et contraire à la philosophie même de cet organisme comme on vient de l’analyser ci-dessus) est préoccupante. Pour éviter à l’avenir à un organisme onusien l’embarras de se retrouver avec des candidats aussi problématiques, il faudrait à la fois réviser le mode de sélection des candidatures en lice pour avoir un véritable système compétitif et écarter à l’avance toute candidature controversée. Deux mesures devenues nécessaires pour contribuer à faire redorer le blason de l’organisation internationale.
http://www.tolerance.ca/Article.aspx?ID=83785&L=fr

TNP : la France n’est pas à la hauteur du rendez-vous

Traité de Non Prolifération nucléaire : la France n’est pas à la hauteur du rendez-vous
Par Pierre Villard, coprésident du Mouvement de la Paix, New York, 4/5/2010
A la tribune des Nations Unies, la France qui n’a pas cru bon d’être représentée par son ministre des Affaires étrangères à l’inverse de nombreux autres Etats, a réitéré son discours habituel sur la non-prolifération. Ce discours qui met en avant les devoirs des Etats non dotés de l’arme nucléaire (ENDAN), masque les obligations en matière de désarmement des Etats dotés de l’arme nucléaire (EDAN) dont fait partie la France.
Cependant, le Mouvement de la Paix reçoit positivement la déclaration par le représentant de la France que : « seul le désarmement représente un progrès pour la sécurité du monde » ainsi que l’adresse suivante aux autres Etats du monde « nous rendrons l’élimination des armes nucléaires possible ».
Ces propos seraient crédibles si la France annonçait à la tribune des Nations Unies le gel du programme M51, programme de modernisation de la FOST (Force Océanique Stratégique) qui constitue une violation caractérisée du Traité de non prolifération nucléaire.
Ainsi, les déclarations de la France se trouvent en décalage avec les propositions concrètes du Secrétaire général de l’ONU qui a détaillé à la Conférence son plan en cinq points visant à engager le processus de désarmement nucléaire.
Le Mouvement de la Paix espère que la France infléchira son discours et sa position en tenant compte qu’un nombre croissant d’Etats ont exprimé leur souhait que la Conférence s’achève par un calendrier précis de mesures concrètes en matière de désarmement nucléaire comme par exemple, la mise en œuvre d’un projet de Convention d’élimination des armes.
Toutes les informations de la délégation française à New-York sur : www.mvtpaix.org

jeudi 13 mai 2010

Soutien aux prisonniers de SMESI : rassemblement 17 mai

تجمع تضامني بفرنسا مع عمال السميسي ريجي المطرودين
الثلاثاء, 11 مايو 2010 20:54 atadamone

من اجل فرض عودة العمال 850 إلى عملهم واحترام الحريات النقابية
و السراح الفوري للمعتقلين، تدعو مجموعة التضامن المغاربي إلى تجمع تضامني أمام مقر المكتب الشريف للفوسفاط بباريس يوم الاثنين 17 ماي على الساعة 6 مساء.
في شهر يوليوز 2009 أقدمت شركة السميسي ريجي التابعة للمكتب الشريف للفوسفاط وهو شركة في ملك الدولة المغربية،على تسريح 850 عامل بشكل تعسفي وفي خرق سافر لقانون الشغل لا لسبب سوى أنهم تجرؤوا على تشكيل مكتب نقابي داخل المقاولة.
وبعزيمة قرر العمال المطرودين الصمود والنضال. وبعدة عدة مسيرات احتجاجية بخريبكة ووقفات أمام مقر المكتب الشريف للفوسفاط بالدار البيضاء ووزارة الطاقة والمعادن والبرلمان بالرباط، قام العمال يوم 22 يوليوز الأخير باحتلال معمل بني ايدير. وعرف نفس اليوم مسيرة شعبية تضامنية ضمت 3000 متظاهر.
ودون تردد تدخلت قوات القمع بعنف مستعملة الغازات المسيلة للدموع وإطلاق النار بالرصاص الحي على المتظاهرين، مخلفة العديد من المصابين، كما قامت باعتقال 15 من العمال والمتضامنين. وبسرعة تمت إحالة المعتقلين على المحكمة بتهم ملفقة: عرقلة حرية العمل،الضرب والجرح ضد قوات الأمن.
ويوم 17 ماي سيمثل المعتقلون أمام المحكمة
من اجل فرض عودة العمال 850 إلى عملهم واحترام الحريات النقابية
و السراح الفوري للمعتقلين، تدعو مجموعة التضامن المغاربي إلى تجمع تضامني أمام مقر المكتب الشريف للفوسفاط بباريس يوم الاثنين 17 ماي على الساعة 6 مساء.
التوقيعات الأولية:
لجنة دعم الجمعية المغربية لحقوق الإنسان(باريس)- جمعية المغاربة بفرنسا- جمعية العمال المغاربة بفرنسا-جمعية الدفاع عن حقوق الإنسان بالمغرب-لجنة الحريات وحقوق الإنسان بالصحراء الغربية-لجنة الدفاع عن الحريات وحقوق الإنسان بتونس- فيدرالية التونسيين من اجل مواطنة الضفتين- الحزب الجديد المناهض للرأسمالية(فرنسا)-الحزب الشيوعي الفرنسي- حزب العمال الشيوعي(تونس)- الاتحاد النقابي التضامن- النهج الديمقراطي-المنتدى المغربي للحقيقة والانصاف(فرنسا)-حزب الطليعة الديمقراطي الاشتراكي(فيدرالية فرنسا)- حزب اليسار(فرنسا)- جمعية التونسيين بفرنسا- الفيدرالية من اجل بديل اجتماعي ايكولوجي

SOLIDARIDAD CON LOS OBREROS DESPEDIDOS DE SMESI-RÉGIE

En prisión desde el 22 de abril, 13 trabajadores y dos ciudadanos comparecerán el lunes 17 de mayo ante el tribunal

En julio de 2009, SMESI-Régie, filial de la Oficina Cherifiana de  Fosfatos (OCP), propiedad del Estado marroquí, procedió abusivamente al despido de 850 obreros en clara violación del código de trabajo, por haberse atrevido a crear una sección sindical en la empresa.

Con determinación, los 850 obreros despedidos  deciden resistir y pasan a la acción. Después de varias marchas de protesta en Khouribga, de concentraciones delante de la sede de la OCP en Casablanca, del Ministerio de Energía y Minas y el Parlamento en Rabat, los obreros ocuparon el 22 de abril último la fábrica de Beni Idir. El mismo día, una marcha popular de solidaridad reunió a 3000 manifestantes.

Las fuerzas de represión no dudaron en intervenir a golpe de porras, bombas lacrimógenas y tiros con balas reales. Balance: varios heridos, detenciones de 15 obreros y solidarios. Las personas detenidas han sido inmediatamente procesadas y llevadas ante el tribunal sobre la base de falsas inculpaciones: atentar contra el derecho al trabajo, provocar golpes y heridas e incitación a lanzar piedras contra las fuerzas de orden público, concentración no autorizada, resistencia a las fuerzas del orden, atentar a la dignidad de funcionarios, desobediencia, destrucción de bienes públicos e intento de quemar camiones.

Tras varias negativas a concederles la libertad provisional, el próximo lunes 17 de mayo deberán presentarse en audiencia al tribunal de Khouribga

Las acciones de solidaridad continúan. El 7 de mayo, la CGT organizó una concentración frente al consulado de Marruecos en Algeciras en solidaridad con las luchas del pueblo marroquí y con los 850 despedidos de Smesi-Regie. El mismo día 17, está convocada en París una concentración frente a la oficina de la OCP, convocada, entre otras organizaciones, por la CNT-f y por la Unión Sindical Solidaires. Para el día 30, la UMT de Rabat ha convocado una caravana de solidaridad con los trabajadores.

Las lucha sigue firme para exigir la readmisión de los 850 despedidos, el respeto de la libertad sindical y la liberación inmediata de los presos.

Mouatamid

Informa: CGT Magreb

mercredi 12 mai 2010

Zahra Boudkour: la tête haute retrouve les siens !

Par Ali Fkir, 12/5/2010

Le samedi 15 mai 2010 restera certainement un jour mémorable non seulement pour la famille de Zahra Boudkour qui a vécu l’enfer pendant deux ans à cause des persécutions makhzaniennes dont elle avait fait l’objet, ni seulement pour la militante Zahra qui a connu une véritable descente aux enfers dont elle n’a pu sortir indemne que grâce à ses convictions et à son intact moral, mais aussi pour ses camarades de lutte et pour l’ensemble des militant-es des causes justes.

La famille de Zahra a vécu un véritable calvaire : persécution, intimidations, angoisse relative au sort de leur chère fille, déplacements (la ville de Zagora, ville natale de Zahra, et la ville de Marrakech où se trouve emprisonnée Zahra avant qu’elle ne soit transférée à Bengrir qui se trouve encore plus loin, sont séparées par toute une chaîne de montagnes qu’il n’est pas facile de traverser), les frais…
La militante Zahra a certainement vécu des moments difficiles : les interrogatoires des tortionnaires accompagnés de torture physique et morale, les conditions inhumaines de détention, l’isolement, les privations…
Les camarades de Zahra et des autres détenus politiques ont connu des moments difficiles : la répression, les intimidations…
Les militant-es de la gauche radicale en général avaient peur pour la vie de Zahra. Ils n’ont pas oublié l’assassinat de la martyre Saïda Mnebhi. Les forces de répression ne peuvent pas accepter qu’une femme soit engagée consciemment dans la lutte politique, ni revendiquer ses légitimes droits.
Hier Saïda Mnebhi, aujourd’hui Zahra Boudkour, les jeunes filles rouges marocaines ont donné une leçon inoubliable non seulement aux forces de répression et aux autres corps du makhzen, mais aussi aux défaitistes, aux renégats et autres hésitant-es.
Armée d’une théorie révolutionnaire, la femme se transforme en force de changement capable de braver tous les obstacles. Les réactionnaires et autres obscurantistes ne peuvent pas comprendre cette vérité.
Les défaitistes ne peuvent en aucun cas comprendre comment subsiste/se développe au Maroc le mouvement marxiste.
La camarade Zahra Boudkour a été arrêtée militante. Aujourd’hui elle quitte la prison militante, la tête haute. Bravo !
La répression fait partie de la lutte des classes. Chacun y joue un rôle : on est soit du côté des opprimés en général et des exploités en particulier, soit on est du côté des bourgeois , des suceurs du sang des travailleurs, du côté du despotisme. La neutralité n’existe pas. Le chemin du changement est long, plein d’obstacles, mais ce changement finira par s’opérer. « La révolution n’est pas un dîner de gala ».
Zahra ! Retrouve ta maison natale, retrouve ta famille, retrouve tes camarades et ami-es ; ta boussole dans la vie restera certainement ton idéal, tes convictions. Tu es la fierté de la femme marocaine. Tu honores la mémoire de la camarade Saïda Mnebhi, et tu donnes le bon exemple à la nouvelle génération de militantes et militants.
Mon accolade de camarade

Colloque au Sénat sur la liberté d'information au Maghreb


Par Ayad Ahram, ALSDHOM,pour le Collectif d'associations Pour un Maghreb des droits de l'Homme11/5/2010


La liberté d’information en péril dans les pays du Maghreb

Chaque année, les pays du Maghreb confirment leur triste gloire en se situant dans le bas du classement mondial de la liberté de la presse publié par « Reporters sans frontières ».
En Algérie, le secteur de l’information demeure encore largement contrôlé par l’Etat. La radio et la télévision sont toujours sous monopole étatique en dépit du code de l’information de 1990 qui prévoit leur libéralisation. L’utilisation abusive par le pouvoir de ces médias persiste, voire se renforce depuis le début des années 1990 sous prétexte de l’état d’urgence. Les moyens d’impression sont encore largement sous contrôle étatique et la publicité continue d’être un moyen de pression et de chantage sur la presse privée à travers l’Agence Nationale d’Edition et de Publicité (ANEP). Celle-ci est une entreprise étatique qui peut décider quel organe de presse peut bénéficier de la manne publicitaire des entreprises publiques et des administrations. La pression sur les journalistes qui échappent au contrôle direct des clans du pouvoir est constante : tracasseries diverses, intimidations, emprisonnements.
Au Maroc, une série de procès intentés par le pouvoir contre des journalistes et des internautes a révélé que la liberté de la presse s’arrêtait aux portes du palais royal. La liberté d’expression est garantie par la constitution mais le gouvernement contrôle la presse à travers un système de subventions et le budget publicitaire. Le ministère de l’Intérieur peut suspendre définitivement ou provisoirement toute publication jugée offensante pour le régime. Des publications ont déjà été interdites par décision administrative avant même que la justice ne se prononce. Le code de la presse prévoit des sanctions financières, et même de la prison, pour les journalistes et éditeurs qui outrepassent les restrictions concernant la remise en cause de la monarchie, de la marocanité du Sahara et de l’Islam.
En Tunisie, la presse étrangère est souvent interdite et la presse locale, dont une bonne partie est contrôlée directement ou indirectement par le pouvoir, se caractérise par l’uniformité de ton et l’absence de toute critique de la politique du gouvernement. La publicité des institutions étatiques et para-étatiques est contrôlée par l’Agence Tunisienne de Communication Extérieure (ATCE) sous tutelle de la présidence de la République, ce qui permet à celle-ci d’exercer une véritable pression sur les publications. Les journalistes qui s’aventurent à manifester leur esprit critique sont l’objet de harcèlements, de pressions, d’agressions physiques, de procès et de condamnations. Internet est étroitement contrôlé et surveillé par une « cyberpolice » qui place la Tunisie parmi les pays les plus répressifs du Net.
Colloque organisé à l’initiative du Collectif 
au Palais du Luxembourg, siège du Sénat (Salle Monnerville), 15 rue de Vaugirard, Paris 6ème   Samedi 19 juin de 14h à 18h
Inscription obligatoire : maghrebddh@yahoo.fr

*AMF (Association des Marocains en France), APADM (Association des parents et amis de disparus au Maroc), ASDHOM (Association de défense des droits de l’Homme au Maroc), ATMF (Association des travailleurs maghrébins de France), CFDA (Collectif des familles de disparus en Algérie), CISA (Comité International de soutien au syndicalisme autonome algérien), CORELSO (Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme au Sahara occidental), FMVJ (Forum marocain Vérité Justice-France), FTCR (Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives).

Avec le soutien de Human Right Watch (HRW) ;
Programme
Mot de bienvenue par Alima Boumediene-Thiery (Sénatrice)
Introduction générale et modération,
 Ayad Ahram (enseignant, Membre du collectif MDH)
2000-2010 une décennie noire pour la presse algérienne,
 Mahmoud Mamart (Journaliste El Watan)
La presse marocaine: Indicateur d'une transition politique factice,
 Aboubakr Jamai (ancien directeur du Journal Hebdomadaire)
Le paradoxe tunisien, les règles d’or d’une censure organisée,
 Lotfi Haji (ancien Président du Syndicat des Journalistes Tunisiens)
Internet au Maghreb, entre volonté de contrôle et censure,
 Ahmed Dahmani (Enseignant-Chercheur, Membre du Collectif MDH)
Conclusion  générale,
 Les places sont malheureusement limitées et une inscription est donc nécessaire pour pouvoir y assister.
Les inscriptions se font directement en adressant une demande à l’adresse électronique du collectif maghrebddh@yahoo.fr
Je vous prie de ne vous inscrire que si vous êtes sûr d’y assister.

mardi 11 mai 2010

Le déni des droits des anciens combattants issus des anciennes colonies françaises demeure

8 mai 1945 / 8 mai 2010 : Les années passent,
Par, Driss Elkherchi, président de l'ATMF, 7/5/2010
Ce sera encore une fois l'occasion de verser des larmes de crocodile sur les anciens combattants originaires des anciennes colonies. La place se fera belle aux discours flamboyants. Pendant ce temps là, les concernés continueront à faire l'objet de discriminations avérées, un déni total de leur contribution.
Le 9 octobre 2006, la Halde concluait que « la réforme des pensions de retraite des anciens fonctionnaires civils et militaires, de la retraite du combattant et de la pension militaire d'invalidité... est discriminatoire à l'égard des ressortissants qui ont servi l'état français et ont ensuite perdu la nationalité française du fait de l'accession de leurs pays à l'indépendance »
En février 2010, le rapport de la cour des compte, dénonçait « une égalité de traitement trop longtemps retardée , il préconisait par ailleurs « un alignement du régime de tous les pensionnés cristallisés et de leurs ayants cause, quel que soit leur lieu de résidence actuel sur le régime de droit commun »
Les « mesurettes » de 2002 et 2007, n'ont pas permis de mettre fin aux discriminations à l'égard de ces anciens combattants, en attendant peut-être que les derniers poilus du Maghreb et de l'Afrique disparaissent!
D'ailleurs, même les morts ne sont pas respectés, leurs tombes faisant l'objet de plusieurs profanations. La dernière en date est celle de Tarascon, découverte le 06 mai 2010. L'absence de poursuites sérieuses et de peines exemplaires contre les auteurs des ces actes odieux, y encourageant sans aucun doute!
L'association des travailleurs maghrébins de France affirme que les discours tenus sur une supposée mémoire partagée, resteront dénué de sens, tant que les anciens combattants du Maghreb et d'Afrique ne bénéficieront pas d'un traitement égal avec l'ensemble des anciens combattants.

A Paris RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITE AVEC LES OUVRIERS LICENCIES DE SMESI-Régie

Signez et faites signer l'appel

En juillet 2009, SMESI-Régie, filiale de l’ Office Chérifien des Phosphates (OCP), propriété de l’ Etat marocain, a procédé au licenciement de 850 ouvriers de façon abusive et en violation flagrante du code du travail, pour avoir osé créer une section syndicale au sein de l’entreprise.
Déterminés, les 850 ouvriers licenciés décident de résister et passent à l’action. Après plusieurs marches de protestation à Khouribga, des sit-in devant le siège de l’OCP à Casablanca, le Ministère de l’ Energie et des Mines et le parlement à Rabat, les ouvriers ont occupé le 22 avril dernier l’usine de Beni Idir. Le même jour, une marche populaire de solidarité a réuni 3000 manifestants.
Les forces de répression n’ont pas hésité à intervenir à coup de matraques, de bombes lacrymogènes, de tirs à balles réelles. Bilan : plusieurs blessés, arrestations de 15 ouvriers et sympathisants. Les personnes arrêtées ont été déférées immédiatement devant le tribunal sur la base de chefs d’inculpation fallacieux: atteinte à la liberté du travail, coups et blessures contre les forces de l'ordre.
Le 17 mai prochain, les prévenus passeront en audience au tribunal.
Le collectif Maghreb Solidarité appelle à un rassemblement de soutien pour exiger la réintégration des 850 licenciés, le respect de la liberté syndicale et la libération immédiate des détenus. 
Rassemblement devant le bureau de l’OCP à Paris
Lundi 17 mai à 18 heures
19, rue de l'amiral Hamelin Paris XVIème
Métro Iéna ou Boissière
Premiers signataires :
AMDH Paris, AMF, ATMF, ASDHOM, CORELSO, CRLDHT, FTCR, NPA, PCF, PCOT, Union Syndicale SOLIDAIRES, Voie Démocratique,  Solidarité Maroc 05, APSO (Amis du Peuple Sahraoui)

Vive la solidarité avec
 les victimes de l'arbitraire !
 

Dénonçons les pratiques arbitraires de l'OCP et la complicité de l'Etat marocain dont sont victimes 850 mineurs qui ont trimé pendant des années pour le compte de l'OCP et qui se retrouvent aujourd'hui sur le carreau. On tente de les obliger à travailler pour le même groupe dans le cadre du CDD, sans droit aucun.
 
Des centaines de mères de famille en désarroi, des enfants déscolarisés, des bébés et des âgé-es meurent de faim, de maladies...des centaines d'ouvriers persécutés sans relâche, toute une ville quadrillée par divers corps de répression, les syndicalistes locaux de l'UMT dans le collimateur des "sécuritaires", la solidarité avec les victimes de l'OCP et de l'Etat est largement suffisant comme motif pour être embêté par les inquisiteurs et dénigré par les néomakhzaniens...
    Merci militant-es, organisateurs et organisatrices à Paris ,le 17 mai, du rassemblement  de solidarité avec ces victimes.
 Rappelons que le 17 mai coïncide avec la date de la reprise du procès de 13 ouvriers et de deux sympathisants arrêtés le jeudi 22 avril.
  Exigeons la libération sans condition de ces détenus
  Exigeons la satisfaction des revendications légitimes des 850 prolétaires licenciés abusivement par l'OCP
 Vive la solidarité internationale
 Vive la solidarité internationaliste
 LA SOLIDARITE NOUS INTERPELLE

                Ali Fkir, coordinateur du comité de solidarité avec les ouvriers de SMESI (CSOS)
Pour plus d'informations, contacter le responsable de l'UMT à Khouribga, le militant Abdellah Housby:
 tél. 06 68 86 88 79

La marée noire: si elle était chez vous

Voilà les dimensions de la marée noire provoquée par British Petroleum dans le Golfe du Mexique:


Pour voir les dimensions de cette catastrophe si elle avait eu lieu chez vous, cliquez ici

Témoignage de Salek Saidi, au delà de l'horreur, Sahara Occidental occupé

Par APSO et ASVDH, 10/5/2010
En 2006 Salek avait vingt ans. Il a été brûlé vif par la police Marocaine, dans le commissariat d’El Aaiun au Sahara Occidental occupé, lors d’une mise en scène macabre. Son témoignage est le froid reflet de la distance qu’il doit imposer aux faits pour pouvoir les dire, et pour pouvoir vivre. C’est aussi le reflet de sa souffrance psychologique, de troubles qui laissent les amis impuissants, quand, malgré l’évidence, il dit que tout va bien…
Témoignage de Salek Saidi
Je suis né le 21/05/1986 à El Aaiun, au Sahara Occidental. Je suis citoyen sahraoui.
Le 28.05.2006, j’étais avec des amis à la fête d’un mariage à El Aaiun. C’était vers 2h du matin.
Des drapeaux de la RASD (République Arabe Sahraouie Démocratique) ont été brandis dans la salle de la fête. Une voiture Prado de la police est arrivée et quelques jeunes ont fui la salle, d’autres sont montés sur la terrasse. Les policiers ont encerclé la maison.
Ils m'ont arrêté. Quand je leur ai dit que j’étais de la famille, ils m'ont laissé partir. Une voiture m’a suivi et une autre s’est arrêtée devant moi. Ils m'ont arrêté de nouveau et nous sommes retournés à la maison où ils ont arrêté mes trois amis qui étaient sur la terrasse. Ils nous ont conduits au commissariat de la rue de Smara. Là nous avons été maltraités et tabassés à notre arrivée et pendant l’enquête. Nous avons ensuite fini la nuit sans natte ni couverture.
Vers 8h30, nous avons été conduits dans les locaux de la police judiciaire, rue 24 Novembre. Ils nous ont mis dans une petite pièce, nous avons trouvé un secrétaire de la police judiciaire et un gardien des forces auxiliaires.
Ce dernier nous a informés que Aziz Anouch allait nous rejoindre pour nous enquêter. Ce policier est connu des Sahraouis pour sa grande brutalité.
Suite à ça, le nommé Mauloud Dayraa est entré dans la petite pièce et nous a crié des insultes, nous a intimidés. Il nous a harcelés. Puis il est sorti et nous a appelés un après l’autre et a poursuivi l’enquête en nous frappant et en nous insultant comme au commissariat. Après cette « enquête », nous sommes retournés dans la petite pièce.
Le policier Aziz Anouch et le commissaire Hamid Bahri sont alors venus nous rejoindre.
Aziz Anouch a ordonné à un de mes amis de s'allonger. Hamid Bahri lui a dit « laisse- le, ce n est pas encore le moment ». Maulou Dayraa est entré aussi et il a ordonné : « ceux qui portent les jaquettes militaires, enlevez-les ».
C'était pour moi et mon ami. Nous les avons enlevées. Nous étions en tee shirt.
Ils sont sortis et ils nous ont laissés dans la petite pièce jusqu’à ce que l’agent de police judiciaire Mauloud Dayraa m’appelle de dehors de la chambre. Quand je me suis dirigé vers lui, il était debout et cachait quelque chose dans son dos. Bahri et Anouch étaient debout à ses côtés. Le Gardien des Forces Auxiliaires s’est mis debout pas loin d’eux. Il avait un mis un seau d’eau devant lui. J’étais étonné vraiment, et je ne savais pas ce qu’ils faisaient comme ça.
Mauloud Dayraa m’a ordonné d'entrer dans une petite cour juste à côté de notre pièce et tout le monde m'a suivi. En entrant dans la cour Mauloud Dayraa a montré la bouteille pleine de carburant qu’il avait cachée derrière son dos et m'a ordonné de m'allonger. Je lui ai demandé « pourquoi faire ? ». à ce moment Aziz Anouch s’est approché de moi, il m’a donné un coup de ciseau et je me suis tombé. Il m'a allongé et il a enlevé mes chaussures. Mauloud Dayraa, la bouteille toujours à la main, s'est approché de moi. Il a versé de l'essence sur moi de ma ceinture à mon cou. De l’essence est entrée dans mon oreille et j'ai tourné ma tête pour la faire couler, pour quelle sorte.
Mauloud Dayraa disait « tu ne veux pas nous indiquer où sont les drapeaux ! ». Je répondais que je ne savais pas. Anouch était accroupi juste côté de moi et Bahri était à ma droite. Devant moi il y avait Omar Kaissi, le chef de la police judiciaire, des membres des Gus, quelques hommes en civil et le gardien avec le seau.
Aziz Anouch a pris son briquet et il m’a enflammé. Je brûlais. Je me suis levé, terrorisé, j’ai tourné la tête et j’ai vu le feu approcher de mon visage. J’ai commencé à courir en hurlant vers Bahri, et je lui ai pris les mains. Il m’a rejeté fortement et le gardien a jeté le seau d’eau sur moi. J’avais toujours le feu sur moi. J’ai couru en dehors de la cour en enlevant mon tricot. J’ai arraché ma peau qui est venue avec le tissu. Je suis entré dans le bureau où j'ai trouvé le secrétaire. Il a été effrayé de ce qu’il a vu et il est sorti en courant, puis les autres sont tous sortis.
Je suis tombé par terre et j’ai commencé à tourner sur le sol pour éteindre le feu pendant un temps très long.
Un homme avec un téléphone sans fil à la main est entré et il m'a demandé : « qu’est ce que tu as ? ». Je lui ai répondu : « mais tu vois bien, ils m’ont brûlé, appelle moi une ambulance ». Effectivement il a appelé l’ambulance et j’ai été conduit à l’hôpital vers 11h du même matin.
Ils m'ont posé dans une chambre tout seul. Un infirmier sahraoui est venu m’apporter les premiers soins.
Il a mis sur mon corps un liquide qui a un peu refroidi et il m’a couvert de bandage. Des bandes normales, pas celle pour les brûlures. Il m’a mis une perfusion d’antidouleur. Et les douleurs se sont un peu calmées. Le médecin n’est pas venu.
Les policiers m'avaient laissé sans garde. Des Sahraouis sont entrés dans la chambre. Je leur ai demandé d'informer ma famille que j’étais à l'hôpital. L’un d’eux a pris des photos.
Les photos de moi ont été diffusées sur le champs sur tout les sites web sahraouis et la police est venue encercler l'hôpital et ma chambre en particulier. Ils ont interdit à qui que ce soit de s'approcher de ma chambre.
Vers 17h ma famille est venue me voir et ils lui ont interdit d’entrer dans ma chambre.
Pour protester j’ai enlevé la perfusion et je leur ai dit que je n’étais pas au commissariat et qu’ils ne pouvaient pas interdire à ma famille d’entrer.
Finalement ils les ont laissés entrer, et ils ont appelé l'infirmier pour me refaire la perfusion.
Vers 17h30, ils m’ont conduit à l'aéroport accompagné de mon oncle. À l'aéroport, j'ai trouvé des gendarmes qui ont fait une enquête concernant le fait. On nous a mis dans un hélicoptère. Avec moi il y avait mon oncle, l'infirmier et Bahri Hamid.
J’ai été hospitalisé à Casablanca pendant 28 jours à l’hôpital IBNO ROCHD.
J’étais brûlé au 3ème et 4ème degré si j’ai bien compris, et je suis resté longtemps dans une chambre stérile. Mon oreille était brûlée et mon visage, mon dos, mes bras.
Mon père a déposé une plainte et il a chargé un avocat du barreau de Marrakech de suivre l’affaire. Depuis ce jour, nous n’avons aucune information, et rien n’est dit.
Le 21.05.2005 j'étais parmi les premiers prisonniers de l’Intifada. Nous faisions des manifestations pacifiques pour revendiquer le respect de notre droit à l’autodétermination et le départ des colonisateurs. J’ai comparu 4 fois devant le tribunal pendant les 32 jours que j’ai passé dans la prison locale de El Aaiun. Ils m’avaient laissé sortir avec un sursis d’un an, parce que j’étais très malade du fait d’une diarrhée aiguë, et d’une sérieuse infection au pied parce que j’avais été battu avec un engin rouillé. J’ai toujours des séquelles au pied suite à cela. Après cela j’ai été à plusieurs reprises arrêté, torturé, sujet d’intimidation et de mauvais traitements. J’ai déposé plusieurs plaintes qui sont restées sans suite. Et après il y a eu cette arrestation quand ils m’ont brûlé.
Cela fait bientôt quatre ans.
J’ai toujours des problèmes à mon pied, l’infection revient régulièrement. Mais le plus dur, ce sont les séquelles de la brûlure. J’ai mal encore souvent, ou j’ai des sensations très désagréables.
Et surtout, j’ai peur, j’ai des angoisses, des cauchemars. Je suis très marqué par les cicatrices sur tout mon corps, mon visage, mon cou, mon oreille, ma tête, je ne peux pas les couvrir. C’est affreux pour moi.
Je continue à militer, et la police m’arrête régulièrement pendant les manifestations pacifiques, ou lorsque j’écris des slogans pour l’autodétermination sur les murs d’El Aaiun avec de la peinture. Je porte plainte à chaque fois contre ses arrestations injustes.

une petite information d' APSO :
Le policier Marocain qui torturait cruellement les Sahraouis depuis des années à El Aaiun, et dont vous avez pu lire le nom des centaines de fois dans les témoignages de femmes, enfants, jeunes, vieux... pour des actes les plus horribles, Aziz Anouch touhima est mort.
Un deuxième policier, du même genre, khalid barakat est gravement blessé.
Ils ont eu un accident de voiture... le premier était complètement ivre...