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samedi 19 juin 2010

Illettrisme, analphabétisme, exclusion… comment l’école fabrique les handicapés

Par Alain Bentolila,l'économiste, 18/6/2010
Les systèmes éducatifs marocains, algériens et subsahariens sont des machines à fabriquer de l’analphabétisme et de l’échec parce qu’ils n’ont jamais voulu (ou su) résoudre la question qui les détruit: celles des choix linguistiques.
Arriver à cinq ou six ans dans une école et y être accueilli dans une langue que sa mère ne lui a pas apprise, est pour un enfant une violence intolérable. Être confronté à des mots écrits qui ne correspondent à rien dans son intelligence est la promesse de ne jamais apprendre à lire.
Bien des réformes, des chartes, des plans se sont succédé; aucun n’a réussi à imposer la nécessité de construire un système éducatif au service d’un développement endogène. Seule une redéfinition de l’éducation sur la base de véritables choix linguistiques et économiques peut constituer un horizon d’espoir pour ces peuples. C’est aussi, à long terme, pour la France la seule réponse sérieuse à une immigration que la désespérance rendra de plus en plus incontrôlable.
Illettrés en deux langues
S’il est une promesse que l’école des pays faussement qualifiés de francophones doit tenir, c’est celle de distribuer de manière équitable les chances de participer utilement à la vie économique et sociale de sa communauté. Cela passe par la maîtrise de la langue maternelle et du français. Sans cela, elle laissera sur le bord du chemin une part de plus en plus importante de sa population et formera des candidats désespérés à l’immigration ou des proies faciles pour le premier prédicateur venu. En insécurité linguistique dans leurs langues maternelles comme en français, ils sont incapables de mettre en mots le monde, incapables de contribuer efficacement au développement de leur pays. Car il ne faut pas croire que, faute de savoir parler, lire et écrire le français, ils maîtriseront leurs langues nationales. Loin de là! Des enquêtes récentes menées au Maroc montrent que parmi 11.000 étudiants des universités de Casablanca, plus de 40% sont quasiment illettrés en français mais aussi en arabe. Incapables de prendre des notes, incapable de lire un article de quelques pages en quelque langue que ce soit.
On a ainsi laissé se creuser au sein même de ces écoles un fossé linguistique et culturel qui prive plus de la moitié des élèves de tout espoir de réussite scolaire et rend incertaine leur destinée sociale.
Plus de la moitié d’une classe d’âge quittent ainsi les cursus scolaires après moins de cinq ans d’une scolarité qui ne leur a pratiquement rien appris.
Ils seront livrés à un monde dangereux dans lequel ils ne sauront pas déjouer les propositions des passeurs cupides et des prédateurs d’âmes qui, les uns comme les autres, les conduiront à la désillusion, à la prison ou à la mort. Echec scolaire, échec professionnel, échec intellectuel, voilà où conduit l’incapacité de mettre en mots sa pensée. La défaite linguistique de l’école de ces pays amis manifeste le renoncement des responsables politiques à former intellectuellement les élèves. Elle dénonce aussi l’échec d’une coopération française inefficace, complaisante et cynique. On prive ainsi la jeunesse algérienne, marocaine, sénégalaise… de tout espoir d’agir utilement et pacifiquement sur son propre monde.
Contentons-nous, pour terminer, de citer le problème qui condamne toute réforme éducative à l’échec: c’est le niveau dramatiquement bas des maîtres…
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L’aide coupable
Si l’on veut donner une chance à ces élèves, il faut d’abord reconnaître leur droit d’être accueillis dans une école qui parle leur langue, celle que leurs mères leur ont apprise. Cette condition n’est pas négociable si l’on veut que ces enfants aient une chance d’apprendre leur métier d’élève. L’accueil en wolof ou en serer au Sénégal, en berbère ou en arabe dialectal au Maroc ou en Algérie, en créole en Haïti constitue un tremplin nécessaire à l’apprentissage des langues nationales et du français d’abord à l’oral puis dans leurs formes écrites. Dans une telle perspective, une urgence s’impose: le développement des écoles maternelles qui font cruellement défaut dans ces pays.
C’est pendant le temps préscolaire que l’école aura la possibilité de familiariser les élèves avec la langue dans laquelle on leur apprendra ensuite à lire et à écrire. Ainsi pendant un an au moins, le petit sénégalais vivra sa vie d’élève de maternelle en wolof ou serer, tout en apprenant à maîtriser le français oral. Ce n’est qu’ensuite qu’il pourra s’engager dans l’apprentissage de la lecture en français. Simple, n’est-ce pas? Oui, mais notre coopération préfère arroser (à tous les sens du terme) de tableaux blancs numériques les écoles africaines plutôt que d’apporter son aide à une éducation préscolaire qui profitera aux enfants et aussi aux mères.
Peu importe que ces technologies ne résistent que quelques mois aux conditions de leur utilisation. Peu importe que l’électricité fasse défaut dans la plupart des écoles rurales. On aura quelque chose à montrer aux media, on pourra toujours faire croire à des responsables complaisants que le numérique peut vaincre à lui tout seul l’analphabétisme.
Les maîtres sont quasiment illettrés? Aucun problème, le tableau numérique les remplacera. Les manuels sont désuets, voire inexistants? Qu’importe, Internet donnera accès à tout le savoir du monde. Incompétence et cynisme sont les deux mamelles de la politique française de coopération.
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Apprendre à lire, c’est quoi?
Un enfant ne peut apprendre à lire et à écrire dans une langue qu’il ne parle pas. Quelle que soit la méthode, quelle que soit la pédagogie, cet enfant a fort peu de chances de lire et d’écrire. Prenons le cas de la plupart des petits sénégalais. Ils arrivent à l’école en parlant wolof ou serer et pratiquement pas un mot de français. Cela signifie qu’ils n’ont aucun dictionnaire mental constitué au moment d’entrer dans l’apprentissage de la lecture. Leur maître d’école va, tant bien que mal, tenter de leur inculquer les mécanismes des relations qui relient les lettres aux sons des mots français. Ces élèves vont parvenir laborieusement à mémoriser ces correspondances et donc être capables de traduire en sons français ce qu’ils découvrent en lettres de notre alphabet. Mais à quoi rime cette nouvelle compétence si chèrement acquise si le bruit du mot ainsi fabriqué n’active rien dans le cerveau de l’enfant tout simplement parce qu’il ne possède pas le moindre vocabulaire français? A rien bien sûr! A rien! Ne l’oublions pas: apprendre à lire ce n’est pas apprendre une langue nouvelle, mais retrouver, sous une autre forme, une langue que l’on connaît déjà.
La tragédie du petit sénégalais est la même que celle du petit haïtien créolophone brutalisé par une école en français; elle est encore pire pour le petit marocain qui, s’il est berbérophone, doit franchir une triple barrière: arabe dialectal puis arabe classique puis français; et s’il est arabophone doit s’accommoder (mais comment le peut-il?) à l’arabe classique puis au français, condition de sa réussite sociale. Pour tous ces enfants, apprendre à lire est une mission impossible. Malgré tous leurs efforts, malgré toute leur volonté, la maîtrise de l’écrit reste inaccessible. L’école de ces pays préserve jalousement les privilèges linguistiques culturels et sociaux d’une élite, d’ailleurs de moins en moins francophone, pour le plus grand malheur de l’immense majorité de leurs populations.
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Comment l’Algérie tissa son malheur
sons maintenant faire l’analyse de l’arabisation de l’école en Algérie et ailleurs. Entreprise délicate, certes! Ouvrant aux pires malentendus; mais analyse nécessaire. N’en doutez point! Si j’avais été ministre de l’Education en Algérie, à l’aube de son indépendance, j’aurais sans la moindre hésitation décidé que l’arabe deviendrait la langue d’enseignement de l’école algérienne. Mais, j’aurais choisi l’arabe dialectal et surtout pas l’arabe classique! Panarabisme et affichage religieux furent les ressorts d’une décision qui signa la faillite de l’école algérienne.
Elle eut deux conséquences désastreuses : la première fut de précipiter des élèves ne parlant que le dialectal ou le berbère dans une école qui leur parlait dans un arabe qu’aucun d’eux ne comprenait. La deuxième conséquence est qu’on a choisi une conception de la lecture qui déniait au lecteur la compréhension et l’interprétation. Lire le Coran et le savoir par cœur sont intimement liées à la foi.
En imposant cette langue à l’école publique algérienne, on dissuada les élèves de se faire leur propre idée de n’importe quel texte n’ayant rien à voir avec le Sacré.
La lecture n’est plus un effort personnel, encore moins l’instrument d’une liberté de pensée, mais le fruit d’une révélation. Se mêlent alors verbe et incantation, lecture et récitation, foi et endoctrinement. Le caractère sacré de l’écrit gêne la compréhension car la quête du sens peut paraître profanatrice et impie.
Le respect dû au texte se change en servilité craintive, au point que la compréhension même devint offense. S’ouvrit le risque de ne donner à ce texte qu’une existence sonore, de se contenter de l’apprendre par cœur, en se gardant d’en découvrir et d’en créer le sens. En bref, le choix de l’arabe classique induisit pour le plus grand malheur de l’école une démarche d’apprentissage qui interdit la juste lecture, la juste écriture en arabe comme en français.
Ce ne fut donc pas le choix d’une langue nationale que l’on offrit au peuple algérien, c’est un nouveau joug qu’on lui imposa: le religieux remplaça le colonisateur avec la même conséquence désastreuse pour la formation intellectuelle du petit Algérien. Telle est le vrai visage de l’arabisation en arabe classique; elle a privé le peuple de sa chance d’apprendre à lire et à écrire dans la langue de sa patrie et elle l’a empêché d’apprendre la langue française. Au lendemain d’une révolution si chèrement payée, on a empêché le peuple algérien d’exprimer librement dans sa langue ce qu’il voulait pour les enfants de son pays. L’analphabétisme qui en résulta engendra une vulnérabilité intellectuelle aux thèses intégristes.
La France a aujourd’hui le devoir de contribuer au combat contre l’analphabétisme au Maroc, en Algérie, au Sénégal et dans toute la «francophonie du sud». C’est là un devoir historique car il nous faut refuser que la langue française, que nous avons jadis imposée dans ces pays, devienne aujourd’hui complice de l’inégalité sociale et de l’échec scolaire.
Nous devons coopérer à la refondation d’une école d’ouverture et de tolérance dans laquelle les élèves auront une chance réelle de parler juste, et de lire juste en français comme dans leurs langues maternelles.
Nous contribuerons ainsi à les inciter à préférer les arguments aux fusils, la rigueur à l’obscurantisme, la tolérance à l’intégrisme. La dérive meurtrière de l’Algérie qui a dévasté nos cœurs et défié nos intelligences doit nous mobiliser ; car c’est bien en détruisant l’école algérienne que l’on a livré ce pays aux massacres gratuits et à la désespérance

vendredi 18 juin 2010

La demande d'asile vue par le préfet du Loiret

Ce matin dans l'édition du Figaro.fr le préfet du Loiret affirmait :
Les réfugiés afghans "invoquent le fait qu’ils viennent d’un pays où il y a des persécutions alors qu’ils viennent d’un pays où en réalité il n’y en a pas". «Ils demandent un statut de réfugié, alors on leur délivre des papiers dans l’immédiat parce que quand on invoque le droit d’asile évidemment on est traité de façon privilégiée», a déclaré le haut-fonctionnaire. «Après, en général, on tombe malade. Alors il y a un médecin qui vient dire que les moyens médicaux du pays d’origine ne permettent pas de traiter cette maladie».
Amnesty International France réagit à ces propos choquants, Paris,17/2/010 
Amnesty International France (AIF) est choquée des déclarations du préfet du Loiret*, représentant de l’Etat, qui déclare, à tort, qu’il n’y a pas de persécutions en Afghanistan. Ces propos insinuent que les réfugiés originaires de ce pays sont des menteurs et sous-entendent qu'ils abusent de la procédure d'asile.
Pourtant, la loi française prévoit que toute personne qui demande l’asile a le droit de voir sa demande examinée pour déterminer si elle doit être reconnue réfugiée ou non. Seul un examen individuel des demandes d’asile par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) peut permettre d’établir si les demandeurs d’asile éprouvent des craintes fondées en cas de retour dans leur pays. Cet examen est souvent assez complexe et nécessite au moins un entretien individualisé. Les préfets n’ont aucune compétence pour apprécier le bien fondé des demandes d’asile et doivent se contenter de les enregistrer.
Les représentants de l’Etat français ne devraient jamais faire ce type de déclaration. Outre leur caractère scandaleux, les propos du préfet du Loiret révèlent une ignorance totale de la situation en Afghanistan et donnent une image très négative des personnes qui, parce qu’elles sont persécutées ou risquent de l’être à cause de leurs opinions politiques, de leur religion, de leur nationalité, de leur origine ethnique ou de leur appartenance à un certain groupe social, sont obligées de fuir leur pays. En 2009, les ressortissants afghans figuraient parmi les 10 premières nationalités protégées par la France.
A l’occasion du 20 juin 2010, AIF lance des actions, à Paris et en région, pour rappeler que les réfugiés ont un visage, une histoire et, aussi, des droits.
Plus d’information
Projet de loi Immigration :
www.amnesty.fr/immigration-2010
L'action sur le projet de loi sur l'immigration : www.amnesty.fr/index.php/amnesty/agir/campagnes/refugies_et_migrants/actions/projet_de_loi_relatif_a_l_immigration
Page spéciale sur la journée du 20 juin : www.amnesty.fr/index.php/agir/campagnes/refugies_et_migrants/actualites/les_refugies_ont_un_visage_une_histoire
* Propos repris dans un article du Figaro.fr jeudi 17 juin 2010 : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/06/17/97001-20100617FILWWW00426-sans-papiers-le-prefet-d-orleans-se-lache.php

Maroc : Oppression - lutte /Répression - résistance,

La logique de la lutte des classes
Par Ali Fkir, 18/6/2010
Les masses populaires marocaines n'ont d'autres choix que de résister à l'oppression, que de lutter pour le changement.()Les décideurs répondent par la terreur.
Une partie du bilan d'un mois:
- Missour: 11 arrestations, des dizaines de blessé-es
- Bouarfa 5 poursuites en "justice"
- Talsint: 2 poursuites en "justice"
- Khouribga: 13 ouvriers et 2 sympathisants condamnés à 4 mois de prison ferme et 500dh d'amende
- Agadir, Marrakech...: des étudiants dans les geôles
- A Casablanca des sans-droit au logement salubre poursuivi-es en "justice"
- Des journalistes poursuivis en "justice" et d'autres condamnés
- Deux radios locales ont été sanctionnées
- L'AMDH (avec ses 10 400 militant-es et ses 88 sections ) est harcelée par des forces réactionnaires, des forces conservatrices et autres forces occultes.
Les mouvements sociaux font peur aux tyrans, aux dignitaires et à tous les gardiens des "valeurs sacrées" et autres traditions ancestrales.
L'AMDH, les marxistes, les démocrates conséquent-es, les journalistes honnêtes, les radicaux islamistes, constituent aujourd'hui le grain de sable qui empêche la machine du makhzen de fonctionner selon les voeux des décideurs.Cela leur fait grincer les dents. Tant mieux!

  sit in des sans-logement à Casablanca (16 juin 2010)
Les habitants du village de Talsint ont passé tout le lundi 14 juin à manifester suite à  l'arrestation arbitraire de deux militants syndicalistes (CDT). Les protestataires ont imposé la libération des deux détenus, qui sont poursuivis en "justice" ( en état de liberté)

France : Le nouvel appel du 18 juin à la résistance !

Le plan Sarkozy Woerth Fillon de pillage de nos retraites est le plus  sévère et le plus injustifié d’Europe :

*Par Gérard Filoche, 18/6/2010
1°) C’est la baisse forcée, organisée du niveau des retraites : dans la
vie réelle, la moyenne d’annuités cotisées aujourd’hui est toujours de
36 à 37 annuités (35 en Allemagne) vouloir les faire passer ici à 41,5
c’est vouloir faire sauter les salariés à la perche sans perche, c’est
un trucage, une escroquerie, seul résultat, baisse des pensions !
2°) le recul de l’âge légal de 60 à 62 ans est un parjure de Sarkozy,
c’est un cadeau aux riches et à la finance, une agression contre les
 travailleurs pauvres, contre tous les salariés en difficulté, contre les
jeunes qui n’ont pas de boulot ou suivent des études longues. En fait 60
% des salariés sont déjà licenciés, inaptes, malades ou chomeurs, à
partir de 54, 55, 56, 57, 58 ans... Il faut être d’un cynisme aveugle,
proche des seuls spéculateurs, financiers et charlatans notateurs, pour
oser proposer une telle manipulation. Le nombre d‘années de cotisation
devrait être le nombre moyen réellement cotisé dans la vie réelle.
3°) l’hypocrisie est totale dans la prétendue prise en compte de l’usure
individuelle “au cas par cas” ! Quesaco ce "carnet de santé individuel"
du salarié ? Un système de flicage à vie, nuisant au droit à l’emploi,
sans médecine du travail, celle ci étant subordonnée au patronat et
affaiblie ? La retraite, ce sera donc quand le salarié sera fichu à 20 %
? Qui en décide : le patron ? Comment : sur quels critères ?
l’invalidité sera égale à retraite ? Pas le droit après 35 années de
boulot usant de profiter vraiment de la vie ? Ou commencera l'usure ? au
genou, au dos, aux poumons pleins de poussiére ? Avec un seul poumon
atteint, au boulot encore ? Avec deux poumons atteints à la retraite
vers le cercueil ? à l’AVC à 62 ans après une journée de 15 h au bureau
? Honte à Sarkozy et Woerth : la retraite quand on est à la veille de la
mort, “fichu”, usé, au cas par cas, quand l'espoir est perdu ! Ils ont
jamais tenu un marteau piqueur en main à 55 ans ni connu le stress à
France Télécoms !
4°) la priorité ne doit pas être aux “seniors” mais aux 24 % de jeunes
au chômage ! Laissez les seniors partir en pré retraite !
5°) la minuscule aumône demandée aux riches ne masque pas le lourd
fardeau imposé aux salariés. Dont la baisse du salaire de>> fonctionnaires
de 2,70 % étalée sur 10 ans.
Le refus d’augmenter les cotisations salariales paonales, de faire
sérieusement payer le capital, en haussant les salres est le trait
caractéristique de cette contre réforme dirigée por et par le Medef, la
finance, les amis du Fouquet’s de Sarkozy, fauteurs de crise, de déttes
et de chômage.
Il faut mobiliser dans l’unité la plus large pour mettre des millions de
salariés, jeunes, retraités, dans la rue, le 24 juin et tout le mois de
septembre pour forcer ce gouvernement scélérat à abandonner cette
violente attaque sans précédent contre les retraites.
On peut, on doit, on va forcer ce gouvernement à reculer : 60 ans a taux
plein pour toutes et tous , pas un an de plus, pas un euro de moins, la
France est riche et les richesses si elles sont partagées peuvent
permettre de garder tous nos droits à retraite !

Consultez notre site : *http://www.democratie-socialisme.org* et abonnez
vous à "Démocratie & socialisme" revue mensuelle papier 17° année "pour
ancrer le PS à gauche" 24 p. à votre domicile : 30 euros = 10 numéros =
1 an. Chèques à l'ordre de "D&S" : à adresser D&S 85 rue Rambuteau 75
001 Paris. Voir aussi le blog *www.filoche.net

L’Association des Amis du Peuple du Sahara Occidental (APSO) à la fête de Givors


Les 19 et 20 juin, APSO , accueillie  par l’association APCA, aura  un stand 
à la fête de la ville de Givors
(proche de Vienne et pas loin de Lyon).
Venez  passer un petit ou grand moment boire le thé, parler du Sahara Occidental, écouter la musique, faire la fête ...  le 19, entre 11h et la nuit, le 20 entre 13h et la nuit
Salah Eddine Amaidan, notre champion sahraoui,  sera présent le 19, peut être le 20.
Vous trouverez sur notre stand :
- une expo des objets et vêtements traditionnels, des ouvrages et dvd, une expo de  photos
- nous mettrons des video sur les  campements ou territoires occupés et de la musique
- nous donnerons des infos sur la situation générale des Sahraouis, des infos sur l'accord de pêche, une info sur l'accueil des enfants réfugiés
- nous installerons un atelier "écrire à un prisonnier politique sahraoui"
Apportez vos chapeaux de soleil !


Paris : Conférences gesticulées à l'Université Populaire Gesticulante


« On pourrait définir la conférence gesticulée comme la rencontre entre des savoirs chauds - savoirs populaires, savoirs de l’expérience…- et des savoirs froids – savoirs universitaires, savoirs légitimes, sur tous les sujets qui nous concernent : le social, l’école, la ville, la politique, les retraites….
La rencontre des deux ne donne pas un savoir tiède, mais un orage !
Une conférence gesticulée c’est un point de passage entre l’expérience individuelle et l’histoire collective qui libère la compréhension de notre monde.
L’énergie que le peuple se donne à lui-même.
C’est une forme volontairement pauvre, pour ne pas être parasitée par des considérations  «culturelles» où l’esthétique prendrait le pas sur le politique.
Voir le programme détaillé des Conférences Gesticulées sur cette page: Grand Parquet
http://www.legrandparquet.net/pdf/conferences_gesticulees.pdf
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informations pratiques
::: Du jeudi 17 Juin à 20h au Dimanche 20 à 15h
Du Jeudi 24 à 20h au Dimanche 27 à 15h
::: Le Théâtre du GRAND PARQUET. 20 bis, rue du département, 75018 Paris
::: Téléphone / Réservation : (0)1 40 05 01 50
::: Tarifs : parfois 9€ et le plus souvent 5€

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jeudi 17 juin 2010

Maroc : « Comment motiver des enseignants à lutter contre le travail des enfants »


Gros Plan sur Abdelaziz Mountassir (SNE-Maroc)
Propos recueills par Samuel Grumiau, ITUC, 11/6/2010

Maintenir les enfants à l’école est la meilleure façon de prévenir leur exploitation par le travail. En cette veille de la Journée mondiale contre le travail des enfants, Abdelaziz Mountassir, vice-président du Syndicat national des enseignants (SNE) du Maroc, explique comment un projet mené dans la région de Fès permet de faire baisser l’abandon scolaire tout en bénéficiant au syndicat.
Pourquoi le SNE a-t-il commencé à s’impliquer dans la lutte contre le travail des enfants ?
Il y a 400.000 enfants qui abandonnent l’école chaque année au Maroc, dont presque 250.000 au niveau primaire. Ca veut dire 250.000 familles ignorantes, analphabètes dans l’avenir. C’est un handicap pour le développement tant économique que démocratique du pays. Nous avons imaginé des actions pour nous attaquer à ce problème dans le cadre de la coopération entre le SNE et le syndicat d’enseignants hollandais AOB. Nous défendons normalement les intérêts des enseignants, mais nous avons réfléchi à la façon de motiver les enseignants à s’engager dans la lutte contre le travail des enfants.
Nous avons organisé des débats avec nos militants de la région de Fès pour définir le rôle que peut jouer l’école dans la lutte contre le travail des enfants. Notre projet s’est engagé dans la prévention de l’abandon scolaire : défendre le droit de l’enfant à l’éducation, inciter les enfants à rester à l’école, car un enfant qui ne va pas à l’école est un enfant exposé au travail précoce. Nous avons choisi de développer un projet dans cinq écoles situées dans les quartiers les plus pauvres de Fès, là où se trouvent des ateliers d’artisanat, de forgerie où travaillent des enfants.
Quelles actions avez-vous développées ?
Nous avons commencé en 2004 par des programmes de formation pour les enseignants : formations sur les droits de l’enfant, les dangers du travail des enfants, les techniques d’écoute des enfants et des adultes, de suivi, sur la pédagogie de soutien scolaire, … Nous avons aussi mené des ateliers pour les parents d’élèves afin de les sensibiliser au droit de leur enfant à l’éducation, aux conséquences du travail des enfants sur leur santé, leur futur, etc. Il y avait également des activités visant les responsables syndicaux afin de renforcer leurs capacités à organiser, planifier les activités, assurer le suivi, négocier avec les directeurs des écoles, l’administration, etc.
Nous menons par ailleurs des activités pour sensibiliser l’opinion publique et faire pression sur les décideurs politiques. Elles se sont concrétisées par des stands dans les rues de Fès où nous parlons du travail des enfants, par d’autres stands lors d’événements comme les foires de l’éducation ou les forums de jeunes enseignants. On présente des photos de toutes nos activités, les peintures réalisées par les enfants, les films vidéo réalisés lors de diverses manifestations. A ce jour, nous n’avons malheureusement pas pu obtenir un passage à la télévision.
Quelles actions menez-vous directement avec les enfants ?
Certaines actions sont menées avec les enfants au sein des écoles : des activités d’expression corporelle, de peinture, de théâtre, de musique, etc. Ca donne aux enfants une autre image de l’établissement scolaire. Deux ONG nous aident dans ces activités, tout comme pour l’organisation de colonies de vacances. Les deux dernières années, nous avons emmené près de 120 élèves des cinq écoles durant deux semaines en colonies de vacances. Ils étaient les enfants les plus démunis, nous voulions éviter qu’ils restent toutes les vacances dans les rues. Le but était aussi de les renforcer leur attachement à l’école et à notre programme.
En même temps, nous avons impliqué les élèves dans de petites activités de recherche, en organisant par exemple des sorties pour des groupes de 15-20 enfants qui visitent un atelier de travail des enfants. Ils voient les enfants travailleurs de leurs propres yeux, les conditions de travail, et ils exposent ces mini-recherches dans leurs classes.
Un autre élément important du projet est que nous offrons des lunettes pour les élèves malvoyants afin qu’ils ne perdent pas leur motivation en classe. Nous avons un accord avec le ministère de la Santé : nous amenons un groupe d’enfants à l’hôpital public, il y est prioritaire pour la mesure de l’acuité visuelle, puis on passe chez un opticien qui fait un prix d’ami car il comprend que nous n’avons pas d’objectif commercial.
Nous avons aussi mis sur pieds des bibliothèques dans les cinq écoles du projet. Et nous avons développé des cours de soutien scolaire pour les enfants qui ont des notes assez faibles, car les mauvais résultats scolaires sont l’une des raisons qui poussent les parents à retirer leur enfant de l’école : comme ces parents sont eux-mêmes ignorants, ils se demandent à quoi bon investir dans l’éducation, ils considèrent qu’il vaut mieux qu’il ou elle apprenne un métier.
Collaborez-vous avec les autorités dans le cadre de ce projet ?
Dès 2004, le ministre de l’Education nous a envoyé une lettre d’accord de principe sur une collaboration avec nous dans le cadre de ce projet, elle a permis de signer un partenariat avec les autorités locales de l’enseignement de Fès. En 2009, nous sommes parvenus à développer un partenariat entre le SNE et le ministère de l’Éducation pour encourager d’autres directions régionales de l’enseignement à collaborer dans la lutte contre le travail des enfants et l’abandon scolaire.
Une bonne entente avec les autorités nationales et locales de l’enseignement est essentielle à la bonne réussite de ce projet. Elle convainc les directeurs d’école de nous laisser développer nos activités, d’y participer, de réserver un local pour la création de bibliothèques, d’autoriser les enseignants à participer aux ateliers de formation, etc.
Que peuvent faire les enseignants quand un élève ne se présente plus à l’école ?
Un reproche adressé à l’école est qu’elle ne fait pas le suivi des enfants qui abandonnent. L’enseignant indique les absences mais ne demande pas pourquoi tel enfant n’est pas venu. L’une des réussites du projet est d’avoir sensibilisé les enseignants à effectuer ce suivi car quand un enfant s’absente de temps en temps, il risque de décrocher totalement d’un jour ou l’autre. L’enseignant doit donc agir, par exemple à travers les amis et voisins de cet enfant, leur demander de le contacter, de lui dire de venir voir l’enseignant. Parfois, le comité établi par le projet dans une école contacte directement les parents d’élèves. Nous utilisons aussi les associations des parents d’élèves, qui sont bien placées pour convaincre des parents de continuer à scolariser leurs enfants.
Les autorités marocaines n’interviennent-elles pas quand un enfant ne vient plus à l’école ?
La Constitution garantit le droit de l’enfant à l’éducation, mais les lois qui doivent mettre ce droit en application sont très faibles. Le gouvernement n’a jamais puni un parent pour n’avoir pas emmené un enfant à l’école. Le gouvernement est surpris qu’il y a plus de 600.000 enfants qui travaillent dans l’économie informelle, l’agriculture, etc., mais il sait très bien que 1,4 millions d’enfants ne vont pas à l’école au Maroc... Sur une population de 30 millions de personnes, c’est grave ! Il n’y a pas de politique, de volonté de sanction, pas même contre les employeurs d’enfants.
Vous avez parlé de changer l’approche pédagogique pour être plus à l’écoute des élèves. Est-ce possible quand un enseignant agit de la même façon depuis 25 ans ?
Dans certains ateliers de réflexion, il a parfois été mentionné qu’une partie de l’échec de l’école est due aux agressions physiques ou morales contre les enfants, par exemple par des coups bâton. Il y a des enfants qui haïssent l’école en raison de ces coups. Nous devrions remettre en question ces agressions d’enseignants, changer les méthodes d’enseignement dans les établissements scolaires. Nous ne sommes pas encore très loin dans la réalisation de cet objectif, mais avec l’expérience que nous avons acquise, on peut y arriver. En parlant aux enseignants des droits de l’enfant, leur attitude change un peu. Au début du projet, quand nous demandions aux enseignants ce que sont les droits de l’enfant, ils n’en savaient rien car ils n’avaient jamais rien appris à ce sujet. Or, tout cela a une influence sur le comportement de l’enseignant. Je connais une enseignante qui a « jeté » son bâton, qui se comporte autrement envers les élèves plus difficiles car elle a participé à nos séances d’apprentissage à l’écoute, par exemple d’un enfant timide. Certains enseignants ont donc changé, mais pas tous.
Tous les membres du SNE étaient-ils enthousiastes envers ce projet dès le début ?
Il a fallu organiser des ateliers de sensibilisation pour expliquer que c’était dans l’intérêt du syndicat et de l’éducation en général de faire ce travail, sans quoi on n’y serait pas arrivé. On a trouvé des militants enthousiastes dès le départ, mais d’autres disaient que ce n’était pas leur problème actuel, qu’ils ont des problèmes financiers, administratifs, qu’il faut d’abord lutter pour améliorer notre situation avant de mener d’autres combats. Nous avons commencé avec trois enseignants bénévoles par école visée par le projet, mais ce nombre n’a cessé de croître dans chaque établissement : les enseignants voient que la direction s’engage, que d’autres enseignants s’impliquent, et que les résultats suivent. A l’école Al Quods par exemple, le nombre d’abandons durant le cycle primaire est passé de 18 en 2003 à 6 en 2009. A l’école du 18 novembre, ce nombre a progressivement chuté de 160 en 2004 à 24 en 2007. Les écoles participantes au projet constatent par ailleurs une augmentation du nombre d’inscriptions.
Quels sont les bénéfices de ce projet pour le SNE ?
En premier lieu, nous avons appris comment diriger un projet au niveau des instances syndicales. Nous avons commencé à utiliser ces techniques de gestion de projets dans notre propre gestion syndicale : mettre en place des structures, comprendre le rôle d’un coordinateur, l’importance de la communication, de la sensibilisation, de la formation, par rapport à la réalisation d’objectifs. Tout ça est très important pour un syndicat.
Le syndicat a aussi bénéficié d’un recrutement de nouveaux membres, car dans les écoles ciblées, la majorité des enseignants sont devenus membres du SNE. Avant, il y avait des enseignants qui n’étaient pas syndiqués, d’autres qui l’étaient dans tel ou tel syndicat. Ils se sont affiliés au SNE car ils sont convaincus que notre travail a une valeur humaine et syndicale nouvelles.
La réussite du projet à Fès a convaincu le syndicat hollandais FNV de nous aider à le développer dans quatre nouvelles régions (Meknès, Marrakech, El Jadida, Larache). Nous allons pouvoir mobiliser plus de 250 membres dans les cinq régions. Ça renforce le militantisme de nos membres.
Nous avons aussi amélioré notre image : notre action contre le travail des enfants est citée en exemple au niveau international et au niveau national, nous sommes le seul syndicat qui frappe aux portes du gouvernement pour parler du travail des enfants. Je pense que cette amélioration du prestige de notre syndicat donnera beaucoup de bénéfices à l’avenir si notre action continue dans le même sens.
Le projet a-t-il un impact sur la société en général, les travailleurs adultes ?
C’est encore trop tôt. Nos activités n’ont commencé qu’en 2004, nous n’avons pas encore eu le temps de mesurer un impact sur le travail des adultes. Cependant, si nous continuons ainsi, si nous parvenons à sensibiliser d’autres éléments de la société (députés parlementaires, élus locaux, inspecteurs du travail, etc.) et à les rassembler dans la mouvance de lutte contre le travail des enfants, il y aura une influence positive aussi pour le travail des adultes. Ceux-ci comprendront que s’ils sont au chômage, c’est parce qu’il y a des enfants privés de leur éducation qui prennent leur place dans le travail. Ca prend du temps, mais nous devons mettre en relief cette comparaison entre travail des enfants et des adultes.

mercredi 16 juin 2010

La résistance non violente en Palestine

Sur invitation de
Monique Cerisier-ben Guiga,
Présidente du groupe d'Information internationale
France-Territoires palestiniens du Sénat,
Jean-Claude Lefort,
Député honoraire,
président de l'Association France Palestine Solidarité (AFPS),
Bernard Ravenel,
Président de la Plateforme des ONG pour la Palestine
Président d'honneur de l'AFPS
Colloque sur
La résistance populaire non violente en Palestine

Le vendredi 25 juin 2010 de 9h30 à 17h00
Palais du Luxembourg Salle CLEMENCEAU
15 ter, rue de Vaugirard - 75006 Paris
Accueil des participants entre 8h45 et 9h15
Participeront à ce colloque (*)
Abou Alaa Mansour, militant palestinien de Bil'In ayant écrit deux livres dédiés à la résistance populaire ("Bil'In ... dans la résistance populaire" et "L'intifada des opprimés")
Mahmoud Zawahra, maire du village d'Al Maassra, membre de coordination des comités populaires
Des militants israéliens actifs dans la résistance aux cotés des palestiniens
Des personnalités françaises et européennes.
Inscription obligatoire avant le lundi 21 Juin 2010
(dans la limite des places disponibles)
palestine.senat25@gmail.com

Bâtir des ponts de solidarité entre les deux rives de la Méditerranée

Le Collectif Maghreb Solidarité
s’engage à contribuer à bâtir des ponts de solidarité entre les deux rives de la Méditerranée

Le jeudi 10 juin, s’est tenue à la Bourse du Travail de Paris (Place de la République), une réunion d’information en solidarité avec les luttes sociales et pour les libertés syndicales au Maghreb, à l’initiative du Collectif Maghreb Solidarité, qui regroupe un ensemble d’associations, syndicats et formations politiques(*)
Ce fut l’occasion de rappeler les circonstances de création de ce réseau de solidarité. C’est à la suite de la répression sauvage et simultanée qui s’est abattue sur les mouvements sociaux qu’ont connu, en juin 2008, le bassin minier de Gafsa, en Tunisie, et la population de Sidi Ifni au Maroc, que diverses organisations ont pris l’initiative de coordonner la solidarité en créant ce réseau associatif.
Les participants ont salué cet élan de solidarité internationale active qui s’est concrétisée par l’envoi d’observateurs, la tenue de différents rassemblements et réunions pour populariser la lutte en question et pour soutenir les victimes et leurs familles.
La soirée a débutée par la projection du film « Redeyef : le combat de la dignité » qui retrace l'histoire de ces deux dernières années à travers les mots de femmes, épouses ou mères, d’ex- prisonniers du Mouvement du Bassin Minier de Gafsa.
Un participant à la délégation intersyndicale française (CFDT, CGT, FSU & Union Syndicale Solidaires) qui s'est rendu récemment sur place a fait le point sur la situation actuelle. Les prisonniers qui ont obtenu une libération conditionnelle en novembre 2009 n'ont pas été pour autant amnistiés. Pour cette raison, ils peuvent retourner à tout moment en prison, ce qui est le cas pour l'un d'entre eux, et aucun n'a retrouvé son emploi. Un inculpé qui était en fuite au moment des premiers procès vient d'être jeté en prison pour quatre ans. Cela risque d'être la même chose pour le journaliste Fahem Boukadous dont le procès en appel est prévu pour le 22 juin. Il en est de même pour notre camarade Mouhieddine Cherbib de la FTCR, condamné par contumace, pour délit de solidarité.
Le témoignage saisissant du syndicaliste Hamza Barakat, ouvrier licencié avec ses 849 collègues de la société SMESI, filiale de l’Office Chérifien de Phosphates (OCP), venu spécialement de Khouribga (Maroc) a illustré le sens de la mission du Collectif Maghreb Solidarité : informer concrètement sur les raisons, les objectifs et les difficultés de cette lutte qui date de plus de 10 mois. La persécution vécue par les licenciés, l’absence de moyens de subsistance génèrent des drames familiaux et humains. Tout ceci, nous interpelle et exige des actes et des gestes de solidarité. D’autant plus que 13 ouvriers de SMESI et 2 militants solidaires, viennent d’être condamnés, lundi 7 juin 2010, à 4 mois de prison ferme et 500 dirhams d'amende.
D’autres témoignages et déclarations ont alimenté et enrichi cette réunion d’information, comme celle de Mme AIT SI RAHAL qui relate l’affaire de son époux, M. Mohamed AIT SI RAHAL. Un immigré marocain qui décède, en 2002, au commissariat de Marrakech suite à la torture infligée par un officier de police. Les autorités marocaines tergiversent à exécuter le jugement rendu (10 ans d’emprisonnement) et le tortionnaire est toujours à son poste de travail.
Une jeune étudiante intervenant au nom du comité de soutien, décrit ce que subissent les militants de l'Union Générale des Etudiants de Tunisie (UGET) qui sont persécutés et torturés, interdits de passer leurs examens, exclus de l'Université, uniquement pour avoir exigé des conditions de logement décentes. Le pouvoir persiste à interdire la tenue du congrès de cette centrale syndicale étudiante dont des militants ont été jugés et sont actuellement emprisonnés.
Un militant sahraoui, confirme que les pratiques de la direction de l’OCP sont les mêmes au Sahara Occidental (discriminations à l’embauche, interdiction de toute activité syndicale…). Une politique qui va de pair avec celle exercée à l’égard des étudiants sahraouis dans les universités marocaines….
Un message commun des syndicats autonomes algériens et du CISA (le comité international qui les soutient) souligne la volonté de l’Etat Algérien à persister à criminaliser les mouvements sociaux et interdire toute activité syndicale indépendante. Les syndicats autonomes subissent harcèlement, suspension, menaces de dissolution et création de clones. Les luttes se diversifient, telle celle des cheminots qui revendiquent des salaires décents avec pour mot d'ordre «ce n'est pas à nous de payer leur crise».
Au cours d'un échange avec la salle, les participants ont exprimé leur soutien, complété les informations données, dénoncé la mondialisation capitaliste, et appelé à l'unité de la classe ouvrière et à amplifier nos luttes et nos combats en faveur des luttes sociales menées par les peuples du Maghreb. L’assassinat ignoble du syndicaliste Farhat Hached, est cité comme exemple pour témoigner de la portée et de l’importance de la solidarité internationale active.
Un camarade de la Plateforme Panafricaine a fait part de son désir de maintenir les contacts avec notre Collectif dans l'esprit d'un travail en commun.
Les organisateurs de cette initiative, se sont engagés à retenir les principales idées émises lors de cette chaleureuse réunion :
- concrétiser la solidarité internationale, en popularisant les différentes luttes qui se mènent au Maghreb,
- mutualiser les forces existantes pour apporter l’aide nécessaire aux victimes de la répression qui s’abat sur les mouvements sociaux au Maghreb,
- dénoncer la complicité des gouvernants français qui cautionnent par leur silence et leurs agissements les politiques répressives constatées dans les pays du Maghreb,
- poursuivre et intensifier l’activité du Collectif, en faisant circuler entre le Maghreb et la France les informations sur les luttes, en impulsant des activités concrètes : communiqués de presse, pétitions, interventions en direction des Etats et des élus, rassemblements, manifestations, solidarité matérielle, etc.
Le Collectif s’engage à contribuer à bâtir des ponts de solidarité entre les deux rives de la Méditerranée
Paris, le 14 juin 2010.
(*)Participent au «Réseau Maghreb-Solidarité» les organisations suivantes:
Associations: AMF, ASDHOM, ATF, ATMF, CEDETIM, CISA, Comité de soutien au Bassin Minier, CORELSO, CRLDHT, FTCR, Groupe de soutien AMDH Paris, MRAP
Syndicats: CNT, Union Syndicale Solidaires
Partis politiques: FASE, NPA, PCF, PCOF, PCOT, PDP, PG, Verts, Voie Démocratique

Paris : pièce de théâtre montée avec les marcheurs de Paris-Nice

Par Anne-Leila Ollivier, 16/6/2010
Invitation à la représentation de la pièce de théâtre 
montée avec les marcheurs sans-papiers
le dimanche 20 juin à la Parole errante de Armand Gatti, 
dans le cadre d'une journée de soutien aux sans-papiers qui commence à 15h. 

Pour ceux qui lisent la presse et donc ne seraient pas au courant, les sans-papiers du Ministère de la Régularisation de tous les sans-papiers (MRTSP) ont entrepris le premier mai une marche de Paris à Nice pour interpeller les chefs d'état africains invités à la sauterie surfliquée de Sarkozy – pardon au sommet France Afrique. L'aventure s'est finie par le sommet les 31 mai et 1er juin. 
J'ai pu me joindre à eux sur une partie du parcours, deux jours au début et dix à la fin. Le site Article11 a publié les deux articles que je leur ai envoyés (http://www.article11.info, en date du 4 mai et du 16 juin). Par ailleurs le mensuel CQFD a consacré une double page à l'événement dans son numéro de juin, cosignée avec Métie Navajo qui était des marcheurs.
Sur le site du MRTSP (http://www.ministere-de-la-regularisation-de-tous-les-sans-papiers.net), vous pouvez voir des vidéos des amis de Télé Liberté et de l'association Combats Ordinaires, qui a réalisé des carnets vidéo de la marche.
Je vous invite à jeter un œil là-dessus, parce ce fut une aventure remarquable, comme remarquable a été le silence médiatique (à part la presse locale des villes et villages traversés) quasi total sur cette marche - et sur la lutte du MRTSP en général...
Nous jouerons vers 17h30 à peu près.
La parole errante; 9, rue François Debergue, Montreuil. Tel 01 48 70 00 76
Dessins : Anne Leila Ollivier..

Mobilisons nous dès aujourd'hui pour Troy Davis

Rassemblements, pétition, blog
Mobilisons nous dès aujourd'hui pour Troy Davis

Chers amis de Troy Davis,

Le 23 juin prochain s'ouvriront des auditions "en recherche de preuve" cruciales, puisque pour la première fois, Troy Davis aura la possibilité de présenter devant un juge les témoins qui pourraient démontrer son innocence. Votre mobilisation a été déterminante pour repousser par trois fois l'exécution d'un possible innocent.

Nous devons continuer de montrer aux autorités américaines que nous restons mobilisés et attentifs à ce que justice soit enfin rendue dans cette affaire, et que le fond doit désormais définitivement prévaloir sur des arguments de procédure légale qui ont trop longtemps empêché la manifestation de la vérité, et continuent de restreindre les possibilités d'appel de nombreux condamnés à mort aux Etats-Unis.

C'est la raison pour laquelle nous avons lancé dans plusieurs pays un appel intitulé "Donnons un visage à la justice", qui en appelle à votre mobilisation dès aujourd'hui et jusqu'à la fin des auditions.


Rassemblements

Amnesty International appelle à une 3ème journée de mobilisation mondiale pour Troy le 22 juin au soir.
Un rassemblement aura lieu à Paris de 18h30 à 20h30 à la fontaine Saint-Michel (métro Saint-Michel).
A Nantes, à Belfort, à Strasbourg et à Vernon, des rassemblements se dérouleront au même moment. Nous vous attendons nombreux !!

Pétition

Si vous ne pouvez être présent, vous pouvez participer à la pétition-photo internationale "Je donne mon visage pour la justice", en y participant directement et en la faisant connaître le plus largement possible.

BLOG en direct des auditions à Savannah

Enfin, exceptionnellement, AI France sera présent sur le lieu même des auditions à Savannah (Etat de Georgie).
Vous pourrez suivre directement leur déroulé ainsi que les nombreuses mobilisations qui se tiendront pendant toute la période, via un blog créé pour l'occasion et alimenté par le délégué de la section française présent sur place.
En effet, AIUSA et la famille de Troy ont jugé important de rendre visible localement la solidarité internationale sur cette affaire, et ont invité les délégués d'AI France et AI Angleterre à être présents du 19 au 26 juin prochain.

Le blog Live à Savannah http://soutenonstroydavis.amnesty.fr/live




Beau texte, triste réalité : Le vieil enfant de Gaza et la mer

(JPG)Par Ramzy Baroud, 11/6/201


Rien ne pouvait expliquer à un enfant de Gaza de six ans pourquoi ses héros avaient été assassinés ou kidnappés, simplement pour avoir essayé de traverser la ligne d’horizon.
J’ai grandi au bord de la mer de Gaza. Quand j’étais enfant, je ne comprenais pas vraiment pourquoi cette immense étendue d’eau qui promettait une liberté infinie, était aussi la frontière d’un territoire minuscule et surpeuplé, un territoire perpétuellement détenu comme otage malgré le caractère irréductible de ses habitants.
Tout petit, je faisais avec ma famille le court trajet qui menait de notre camp de réfugiés à la plage. Nous avions une charrette branlante tirée par un âne tout aussi mal en point. Quand nos pieds touchaient le sable nous nous mettions à pousser des cris étourdissants. Avec nos petits pieds nous courions plus vite que des champions olympiques et pendant quelques heures tous nos soucis s’évanouissaient. Ici il n’y avait plus d’occupation, plus de prison, plus de réfugiés. Tout sentait le sel et la pastèque, tout en avait le goût. Ma mère s’asseyait sur une couverture à carreaux toute déchirée pour qu’elle ne soit pas emportée par les vents violents et elle riait en voyant mon père appeler frénétiquement ses fils pour qu’ils n’aillent pas dans l’eau trop profonde.
Je mettais la tête sous l’eau et j’écoutais le murmure envoûtant de la mer. Puis je sortais de l’eau, et je restais là à contempler l’horizon.
Quand j’avais cinq ou six ans, je croyais que juste derrière l’horizon il y avait un pays qui s’appelait l’Australie. Les gens là-bas étaient libres et allaient où ils voulaient. Il n’y avait ni soldats, ni tireurs d’élite, ni armes à feu. Les Australiens, je ne sais pourquoi, nous aimaient beaucoup et un jour ils viendraient nous voir. Quand j’en parlais à mes frères ils n’étaient pas convaincus. Malgré cela mon fantasme se développa et la liste des pays qui se trouvaient juste derrière l’horizon s’allongea. L’un d’entre eux était l’Amérique où les gens parlent une drôle de langue, un autre la France où on ne mange que du fromage.
Je fouillais les débris sur la plage pour trouver des "preuves" du monde qui existait derrière l’horizon. Je cherchais des bouteilles avec des inscriptions étrangères, des boites de conserve, des plastiques sales provenant des bateaux lointains et que la mer avait déposés sur le rivage. J’étais enchanté quand les inscriptions étaient en arabique. Je tenais à les lire moi-même. On me parla de l’Arabie Saoudite, de l’Algérie, du Maroc. Les gens qui y habitaient étaient arabes aussi et musulmans et priaient cinq fois par jour. Je n’en revenais pas. La mer était apparemment plus mystérieuse que je ne l’avais jamais imaginé.
Avant le premier soulèvement de 1987, la plage de Gaza fut déclarée hors limites et fut transformée en zone militaire fermée. Les pêcheurs pouvaient encore pêcher mais seulement à quelques milles nautiques. Nous avions le droit de pique-niquer et de nager mais pas après 18 h. Puis un jour les jeeps de l’armée israélienne dévalèrent la route pavée en soulevant des gerbes d’eau et séparèrent le camps de réfugiés de la plage. Ils exigèrent l’évacuation immédiate en nous menaçant de leurs armes. Mes parents hurlant de peur nous rassemblèrent en toute hâte et nous ramenèrent au camp dans nos maillots de bain.
Un jour, aux informations de la télévision israélienne, ils annoncèrent que la marine israélienne avait intercepté des terroristes palestiniens sur des canots pneumatiques qui faisaient route vers Israël. Ils furent tous tués et capturés, sauf une embarcation qui s’était probablement dirigée vers Gaza. Cela me bouleversa terriblement, surtout quand je vis des images des Palestiniens capturés à la TV israélienne. Ils tiraient les corps de leur camarades palestiniens morts entourés de triomphantes troupes israéliennes en armes.
J’essayais de convaincre mon père d’aller à la plage pour y attendre les autres Palestiniens. Il sourit avec compassion et ne dit rien. Aux nouvelles on annonça plus tard que le bateau s’était peut-être perdu en mer ou avait coulé. Je ne perdais pourtant pas espoir. Je suppliais ma mère de préparer son thé spécial à la sauge et de garder quelques toasts au fromage. J’attendis jusqu’au soir, dans notre camp de réfugiés, les "terroristes" perdus en mer. S’ils réussissaient à s’échapper je voulais qu’ils trouvent quelque chose à manger en arrivant, mais ils n’arrivèrent jamais.
Après cet incident, des bateaux commencèrent à apparaître à l’horizon. C’était la marine israélienne. La pauvre mer de Gaza était devenue une zone dangereuse où tout pouvait arriver. J’allais donc plus souvent à la plage. Même en grandissant et même pendant les couvre-feux décrétés par les Israéliens, je montais sur le toit de notre maison et je regardais l’horizon. Il y avait sûrement quelque part des bateaux qui faisaient route sur Gaza. Plus la vie devenait dure, plus ma foi grandissait.
Aujourd’hui, des dizaines d’années plus tard, je me trouve devant une mer étrangère, bien loin de chez moi, bien loin de Gaza. Je suis ici et je pense à tous ceux là-bas qui attendent l’arrivée des bateaux. Cette fois-ci c’est vrai. J’écoute les nouvelles avec tout à la fois la conscience circonspecte d’un adulte et l’excitation et la légèreté de mes six ans. J’imagine la Flottille de la Liberté chargée de nourriture, de médicaments et de jouets, juste derrière l’horizon, qui est en train de changer mon rêve en réalité. ce rêve que tous les pays dont mes frères ne croyaient pas à l’existence, existaient en fait, et que les 700 militants et les cinq navires les représentaient. Ils symbolisaient l’humanité et se souciaient de nous. Je m’imaginais les petits enfants préparant un festin de thé à la sauge, de toasts et de fromage pour accueillir leurs sauveurs.
Quand, aux informations, on annonça que les bateaux avaient été attaqués juste avant de traverser la ligne d’horizon de Gaza, et que beaucoup de militants avaient été tués ou blessés, le petit garçon de six ans en moi fut anéanti. Je pleurais. Je perdis l’usage de la parole. Aucune analyse politique ne suffisait. Aucun communiqué des informations ne pouvait expliquer à un enfant de Gaza de six ans pourquoi ses héros furent assassinés ou kidnappés, simplement pour avoir essayé de traverser la ligne d’horizon.
Mais malgré la douleur qui est trop profonde en ce moment, malgré les vies si injustement anéanties, malgré les larmes versées dans le monde entier pour la Flottille, je sais que mon rêve n’était pas seulement un fantasme enfantin et que des gens d’Australie, de France, de Turquie, du Maroc, d’Algérie, des USA, et de beaucoup d’autres pays, sont venus sur des bateaux chargés de cadeaux offerts par des personnes qui, je ne sais pourquoi, nous aiment.
J’ai hâte d’aller en bateau à Gaza pour dire à mes frères : "je vous l’avais bien dit".

Ramzy Baroud (http://www.ramzybaroud.net) est un journaliste international syndiqué et le directeur du site PalestineChronicle.com. Son dernier livre, Mon père était un combattant de la liberté : L’histoire vraie de Gaza (Pluto Press, London), peut être acheté sur Amazon.com.

Maroc : assises sur l'interruption volontaire de grossesse

Un débat avorté
Par Leila Slimani, Jeune Afrique, 10/6/2010
Il ya des tabous qui font des morts », tempête un gynécologue marocain. ... qui prévoit entre six mois et deux ans de prison... pour « l'avorteur et l'avortée »

Des femmes enceintes et de jeunes mères patientant à l'unité de protection Basma, à Casablanca.
© Abdelhak Senna/AFP

Hormis le PJD, aucun parti n’a jugé bon de participer aux premières assises nationales sur l’interruption volontaire de grossesse.
« Il y a des tabous qui font des morts », tempête un gynécologue marocain. Établi à Rabat depuis plus de trente ans, il a pratiqué des dizaines d’avortements, malgré l’article 449 du code pénal qui prévoit entre six mois et deux ans de prison pour « l’avorteur et l’avortée, ainsi que les personnes intermédiaires, sauf quand il s’agit de préserver la santé ou la vie de la mère ». C’est pour ouvrir ce débat sensible que le professeur Chafik Chraïbi, président de l’Association marocaine de lutte contre l’avortement clandestin (Amlac) a organisé, les 28 et 29 mai, à Rabat, le premier congrès national sur l’avortement à risque.
Depuis des années, il plaide pour un assouplissement de la loi. « Nous n’appelons pas, explique-t-il, à la légalisation de l’avortement. Nous voulons que la loi autorise l’interruption volontaire de grossesse (IVG) dans certains cas, comme le viol, l’inceste, les malformations fœtales et les pathologies psychiatriques. » Et selon lui, il y a urgence : chaque année, 60 000 avortements non médicalisés sont pratiqués, 5 000 enfants sont abandonnés, et des centaines de femmes sont opérées dans des conditions indignes et dangereuses. En Tunisie, où l’avortement est légalisé depuis 1973, le nombre d’IVG a baissé. Ce qui prouve, selon le docteur Chraïbi, que « légaliser n’est pas encourager ».
Près de cinq cents personnes, dont des médecins, des parlementaires, des experts religieux ou des militants associatifs ont participé au congrès. Mais les partis politiques ont brillé par leur absence, rechignant à se prononcer sur une question de société particulièrement sensible. « Pourtant, le Parti Authenticité et Modernité (PAM), l’Union socialiste des forces populaires (USFP) ou l’Istiqlal nous avaient assurés de leur soutien », regrette Chraïbi. Seul le Parti de la justice et du développement (PJD, islamiste) était représenté. Très virulente, la députée Bassima Hakkaoui a considéré que « la société marocaine n’est pas prête pour aborder ce sujet ». « Quelle que soit notre opinion, a cependant rappelé Abdelaziz Rebbah, membre du secrétariat général du parti, nous devons accepter la discussion. La raison d’être d’un parti est de lancer ce type de débat et de s’attaquer aux grands sujets de société. »
L’Amlac devrait rapidement formuler des recommandations (cours d’éducation sexuelle à l’école, création de centres d’écoute pour les femmes…) qui seront ensuite transmises au Parlement, au gouvernement et au Palais royal. Chafik Chraïbi s’en remet au roi, qui, « en tant que Commandeur des croyants, est le seul à pouvoir trancher ce type de questions ».