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samedi 9 avril 2011

L'AMDH boycotte Mannouni


Par lakome.com, 9/4/2011

Après le refus du PSU et du mouvement du 20 février, l'association marocaine des droits de l'homme a rejeté l'invitation de la Commission de révision de la Constitution. L'AMDH n'ira pas chez Mannouni. 
 Dans une lettre adressée à celui-ci, l'Association marocaine des droits de l'homme a décliné l'invitation de celui-ci à se rendre en audition devant la Commission de révision de la Constitution. Selon l'association de Khadiga Ryadi, la révision de la Constitution actuelle, telle qu'elle se prépare, ne garantira pas l'instauration d'une réelle souveraineté populaire, et ne donnera pas le pouvoir au peuple. "Nous constatons que l'approche adoptée par le roi ne respecte pas le principe de la souveraineté populaire. C'est une approche dépourvue d'un pilier démocratique" poursuit la lettre "Et donc, les conditions pour l'élaboration d'une Constitution démocratique ne sont pas réunies".
Et concernant la Commission dirigée par Mannouni, l'AMDH rappelle qu'elle ne répond pas aux critères de représentativité populaire et manque de crédibilité démocratique. L'AMDH signale également qu'à sa constitution, beaucoup de constitutionnalistes et de spécialistes de renommée en ont été exclus," juste pour leurs positions de contestation des formes d'autocratie contenues de l'actuelle constitution, et leur volonté d'un changement profond".

LA SOLIDARITE NE DOIT PAS DEVENIR UN DELIT !

Par RESF05, mars/avril 2011
Non à la criminalisation des actions citoyennes !
Le 10 novembre 2010, la Police de l'Air et des Frontières des Hautes Alpes tentait pour la seconde fois d'arrêter un jeune Algérien le jour de son mariage, à la Mairie d'Aspres-Sur-Buëch.
Le grand-père de la mariée, Armand GIANGRECO a agi comme l'aurait fait tout grand-père, en accompagnant sa petite-fille et son futur mari à la mairie.
Un militant de Réseau Éducation Sans Frontières et responsable syndical, Joël Brochier, a défendu le droit pour ce jeune couple de se marier, comme l'ensemble des personnes présentes (une soixantaine d'amis, citoyens et militants), dans une action pacifique et déterminée, devant une machine policière répressive pour qui être en situation irrégulière est un grave délit. Face à cette solidarité, les policiers n'ont pas hésité à faire usage de la violence, allant jusqu'à lancer des gaz lacrymogènes sur la foule et la mariée, enceinte de surcroît.
L'action pacifique de tous a permis aux époux de faire valoir leur liberté fondamentale et constitutionnelle de se marier.
Quatre mois plus tard, Armand GIANGRECO et Joël BROCHIER sont convoqués à la gendarmerie et interrogés dans le cadre d'une enquête préliminaire pour « outrages, menaces et violences à agents de la force publique ». Ils risquent 3 ans d’emprisonnement et 45.000 € d’amende.
Ces accusations sont dénuées de tout fondement et jettent le discrédit sur les militants, citoyens, parents, amis, venus soutenir un jeune couple et son droit légitime au mariage.
Nous, simples citoyens, militants associatifs, politiques ou syndicaux, nous déclarons solidaires des deux du mariage d'Aspres-sur-Buëch.
Nous exigeons l'arrêt immédiat des poursuites contre ces deux personnes et contre toutes les personnes  poursuivies en raison de leur soutien aux personnes sans-papiers. Cette enquête ne vise qu’à stigmatiser et à criminaliser l'action citoyenne, politique, militante et humaniste.
Faire respecter un droit ne peut pas devenir un délit !
La pétition peut  être signé à l'adresse suivante :
Organisations signataires : Union syndicale SOLIDAIRES, NPA, PG,
Union Syndicale SOLIDAIRES05, CGT05, FSU05, CFTC05, SUD Education05, RESF05, NPA05, PG05, PCF05, Association Citoyenne du 15 mars, Solidarité Maroc05,PAGC-FASE05, LDH05, Union Syndicale Solidaires04 -83,
Premiers signataires : Annick COUPÉ (secrétaire générale de l'Union syndicale SOLIDAIRES,Brigitte Lafont (Comité exécutif SUD Education), Olivier BESANCENOT (Porte parole du NPA), Joël Giraud ( Député), Martin Billard (Député), Régis Blanchot (administrateur salarié de La Poste-SUD PTT), Jean-claude Eyraud (conseiller municipal Gap), Cécile Leroux (présidente PAGC05),

Voie Démocratique : rejet de la Constitution octroyée

Par la Voie Démocratique,Casablanca, le 10 mars 2011

COMMUNIQUE

La Voie Démocratique rejette la formulation officielle annonçant l’amendement de la constitution et appelle au renforcement et à la continuité du mouvement de lutte pour un système démocratique.

Le Secrétariat National a examiné la formulation officielle, annoncés le jeudi 9 mars 2011 dans le discours du roi, pour introduire des amendements constitutionnels, et déclare :
1) Cette initiative consacre une fois encore la méthode ascendante des constitutions octroyées, où l’autocratie accapare l’autorité constitutionnelle, dans la continuité de la ligne suivie par le régime depuis la première constitution de 1962. Au niveau du contenu, celle-ci ne permet pas une rupture avec le régime du despotisme et de l’autocratie absolue, dans lequel le roi conserve le titre du « commandeur des croyants » et des prérogatives illimitées en vertu de l’article 19 de l’actuelle constitution, en contradiction avec le principe de responsabilité selon lequel celui qui gouverne accepte d’être évalué et jugé.
2) Cette initiative ne représente pas une réponse convaincante et n'englobe aucunement les revendications du mouvement de lutte pour la démocratie et la justice sociale qui a émergé suite aux mouvements du 20 février 2011. Elle limite la question de la constitution à son amendement d’une manière qui ne touche pas l’essence du régime politique tandis que la demande concerne son changement radical conformément aux revendications du mouvement démocratique pour la dissolution du Parlement, des différents Conseils et du gouvernement ainsi que l’isolement des symboles de la mafia makhzeniènne responsables des crimes politiques et économiques. Elle vise, en réalité, à récupérer ce mouvement et le pousser à l’attentisme et semer en son sein des illusions afin de le diviser et faciliter sa répression.
3) Le changement démocratique que nous souhaitons est un changement global et radical dans tous les domaines ; nous rappelons ses conditions de réalisation minimales :
- L’élaboration d’une constitution démocratique par une Assemblée Constituante élue, qui représente la volonté du peuple marocain garant de sa souveraineté et source de l’autorité, coupe avec le régime autocratique absolu, approuve l’égalité entre la femme et l’homme, et reconnait al amazigh en tant que culture nationale et langue officielle.
- La dissolution de tous les appareils répressifs secrets et parallèles responsables des crimes politiques et le jugement de leurs dirigeants.
- Le jugement de tous les corrompus et les pilleurs des finances publics et des richesses nationales et la saisie de leurs biens.
- La dissolution de toutes les institutions « élues » et de l’actuel gouvernement qui ne bénéficient pas d’une légitimité populaire et démocratique.
- L’organisation des élections libres et équitables assurant l’égalité des chances entre toutes les forces, et évitant l’intervention du Ministère de l’Intérieur dans la vie politique.
- L’arrêt définitif de l’économie de rente et la mise en place d’une politique économique et sociale qui répond aux besoins du peuple marocain et fournit les services sociaux et l’emploi pour tous.
- La libération des médias publics de la domination de la réaction et de la pensée unique , son ouverture sur toutes les opinions et les visions, et sa participation dans la diffusion des valeurs du dialogue, de la démocratie et de la liberté.
- Le développement de la culture nationale et de toutes ses composantes et son ouverture aux valeurs progressistes et humanistes.
4) En se basant sur ce qui précède le Secrétariat National appelle les masses populaires aspirant à la liberté, à la dignité et à la démocratie ainsi que leurs forces militantes à veiller au maintien de l’unité du mouvement et à sa continuité, à s’opposer à toutes les manœuvres visant son avortement, et réaffirme la participation de la Voie Démocratique à toutes les initiatives militantes et particulièrement les manifestations prévues le 20 mars 2011 dans toutes les régions de notre pays jusqu’à la victoire.■
Le Secrétariat National

Femmes maghrébines marginalisées


Par Saïd AFOULOUS, 1/4/2011

Actes du colloque «Femmes marginalisées»
Mères célibataires, femmes de ménage, femmes divorcées, veuves, détenues, femmes en célibat assumé…

 
«Femmes marginalisées et insertion sociale» est un ouvrage collectif, publié sous la coordination de Fatima Sadiqi, professeur chercheur président du Centre Isis. Il rassemble les actes du colloque organisé il y a une année à Fès sur les phénomènes d’exclusion de la femme du fait des mentalités et des normes sociales dans le monde arabo-musulman avec propositions. L’ouvrage vient d’être publié à l’occasion de la journée mondiale de la femme avec 17 articles en arabe, en français et en anglais. Les auteurs, souvent des universitaires, évoquent le phénomène dans plusieurs pays: Maroc, Algérie, Tunisie, Yemen, Congo etc. Sont traitées les différentes situations de marginalisation: mères célibataires, femmes divorcées, veuves, vieilles filles, femmes détenues, femmes de ménage etc.
D’après Fatima Sadiqi les études publiées, en abordant par exemple des situations spécifiques comme les mères célibataires et les femmes de ménage, visent à ouvrir un débat pour combler quelques lacunes juridiques non évoquées par la Moudawana qui a constitué un grand progrès au Maroc. «Nous avions organisé le colloque pour permettre, en partie, de débattre de certaines lacunes comme le fait que les mères célibataires et les femmes de ménage n’ont pas été intégrées pour leur donner un cadre légale».
D’autre part, ajoute Fatima Sadiqi, il s’agit de sensibiliser les étudiants sur l’intérêt du travail de terrain en rapport avec ces phénomènes d’exclusion pour stimuler l’intérêt pour des études académiques très poussées sur ces thèmes où souvent il y a absence de données et de statistiques officielles, si l’on écarte celles détenues par des ONG oeuvrant dans le social.
De ces textes publiés, on peut retenir que la marginalisation des femmes est de deux sortes grosso modo. D’abord celle liée à la pauvreté, la misère, les disparités sociales criantes, l’analphabétisme, ce qui engendre des situations de dépendance et d’exclusion. Ensuite celle d’exclusion même pour les femmes de niveau éducatif supérieur et jouissant d’un statut social relativement privilégié par rapport aux autres et qui n’en souffrent pas moins d’exclusion en cas de présence d’extrémisme religieux ou de phénomène d’opinion publique dominante et diminuante par exemple pour les femmes divorcée, célibataires ou vieille filles comme on peut le lire dans l’intéressante étude de Amel Garmi sur la prise de parole des femmes célibataires, une prise de parole grâce aux nouvelles technologies, Internet et blogs. Il s’agit des femmes qui ne se sont pas mariées et qui se sentent rejetées, opprimées par l’opinion dominante machiste.
Les études présentées insistent donc sur la question des normes sociales, de l’immobilisme des mentalités, des images discriminatoires de la femme dont l’image est dénigrée, mal vue dans l’éducation et chez les femmes elles-mêmes surtout analphabètes.
Les mères célibataires sont évoquées dans deux études, d’abord par Hakima Hatri de l’Université al-Qaraouiyyine de Fès qui fait le lien entre les enfants abandonnés et les femmes en situation difficile (divorcées, veuves), ensuite par Amina Magdoud de la Faculté de droit de Fès. Le phénomène est plutôt archiconnu surtout avec le travail de terrain d’ONG comme Solidarité féminine de Aicha Chenna à Casablanca. Celle-ci avait déjà fait le lien très étroit entre l’exploitation des petites bonnes et la prolifération des mères célibataires.
D’autres femmes marginalisées depuis toujours dans l’indifférence surtout qu’il n’y a pas de statistiques, ce sont les femmes de ménage. Zhor Houti de la faculté des lettres Saiss (Fès), fait le point sur les femmes de ménage et la grande précarité qui pousse une mère de famille à délaisser son propre foyer et ses enfants pour s’occuper du foyer des autres contre un salaire de misère allant de 30 Dh à 100 Dh la journée. La femme est exploitée doublement par les employeurs et les agents intermédiaires, les semssara. Sans compter des situations de harcèlement sexuel des femmes du Moaouqef. Les conséquences sont désastreuses sur les enfants de la femme de ménage qui représente une catégorie importante de travailleuses qui œuvrent laborieusement dans un total vide juridique. Jusqu’à présent, le législateur s’est intéressé surtout à la petite bonne et il n’y a aucune étude à ce jour sur les femmes de ménage.
«Les femmes de ménage demeureront marginalisées tant qu’une loi organisant le métier n’est pas promulguée pour les protéger», souligne Zhour Houti déplorant les lacunes flagrantes du code du travail du 11 septembre 2003.
Malika Akham de l’université de Blida, évoque dans une étude en arabe, la situation de la femme marginalisée en Algérie en axant son intervention sur la vulnérabilité de la femme qui a permis de nombreux viols durant la période de violence et d’extrémisme religieux des années 90. Comme souvent constaté, l’exclusion concerne les catégories de femmes divorcées, des orphelines, des personnes à besoins spécifiques, des malades du Sida, des enfants et femmes des rues, les victimes de chômage.
Si la femme a évolué dans la société algérienne avec 60% de femmes parmi la population estudiantine, 70% des avocats qui sont des femmes, 50% des fonctionnaires de l’éducation, 58% du personnel de la santé, 61% des diplômés, il n’y a pas eu cependant une évolution des mentalités vis-à-vis des femmes. Le passage de l’économie socialiste à l’économie de marché a provoqué une dégradation du niveau de vie des différentes catégories sociales, en particulier les femmes, ce qui a aggravé leur situation précaire du fait du recul du soutien de l’Etat. Le taux d’analphabétisme reste élevé parmi les femmes rurales, pauvres et âgées et touche le tiers des femmes. Seules 18% des femmes travaillent et 16,3% des celles qui se marient cessent de travailler.
L’auteur note la marginalisation des femmes divorcées en Algérie avec 40.500 femmes divorcées du fait de causes financières, de disparités culturelle et mentale, de mauvais traitements, de violences conjugales. Il est aissi question de l’indépendance de la femme qui refuse l’autoritarisme arbitraire de l’homme.
Pendant la période de terrorisme traversée par l’Algérie, la femme a eu à souffrir en priorité de violences diverses dont la migration et les viols. La femme est la part vulnérable de la société et, de ce fait, elle subit la première les dommages collatéraux les plus tragiques.
De son côté, Afraa Hariri du Centre d’Aide Sociale d’Aden (Yémen) dresse dans un texte en arabe la situation dramatique des femmes marginalisées au Yémen, prises entre le poids accablant des traditions et la pauvreté extrême. L’auteur évoque surtout la femme détenue au Yemen, des femmes qui se retrouvent derrière les barreaux à cause de situations sociales explosives où le crime devient un ultime recours désespéré, une façon tragique de prendre l’initiative pour s’exprimer dans un contexte social tribal très hiérarchisé et opprimant et où le crime dit d’honneur n’est même pas à ce jour sanctionné par la loi.
Viennent en premier pour les femmes marginalisées au Yemen, les divorcées et les veuves surtout celles qui ont des enfants à charge, ensuite les détenues, les femmes victimes de violences, les femmes dans les classes inférieures. Dans certaines sociétés où domine l’extrémisme religieux, sont marginalisées les femmes qui travaillent, les fonctionnaires, les diplômées de l’université.
La situation des femmes au Yemen ne diffère aucunement de celle qui prévaut dans les autres pays arabe, sauf qu’ici la situation est plus grave du fait de la régression du niveau de développement économique en particulier pour ce qui concerne la situation des femmes qui subissent la pression de la domination de l’héritage culturel tribal primant sur la loi, un taux d’analphabétisme élevé dans les rangs des femmes, la précarité dans un pays où 70% des habitants vivent au-dessous du seuil de pauvreté et où souvent les petites filles sont exposées au «mariage touristique» sur ordre du chef de famille.
Amel Grami de l’université Manouba (Tunis), aborde dans un intéressant texte en arabe, «la prise de parole des femmes célibataires», la marginalisation des femmes célibataires par l’exclusion, la discrimination et la stigmatisation par une opinion sociale dominante qui veut que toute femme qui n’est pas mariée est dépréciée, mise à l’écart. Ce qui entraîne une souffrance morale à l’instar de ce que vit toute minorité. Les femmes peuvent ne pas arriver à se marier par manque de moyens, donc sous la contrainte. Elles peuvent décider de ne pas se marier par choix ou parce qu’elles n’ont pas trouvé l’homme qui leur convient. Vis-à-vis de la société traditionnelle et des mentalités, ce célibat est stigmatisé. De nouvelles générations de femmes refusent de se laisser faire, de continuer à subir le stigmate et prennent la parole pour s’exprimer, parler en toute liberté de leur état de célibat, jusque-là un tabou, et d’une souffrance dans la solitude subie. Ce sont des blogueuses qui osent parler, discuter et débattre, ce qui constitue une grande libération contre l’oppression.
«Femmes Marginalisées et Insertion Sociale». Editions Imprimerie Imagerie Pub Neon

http://www.lopinion.ma/def.asp?codelangue=23&id_info=19621&date_ar=2011-4-2%2015:5:00

RAPPEL : A Paris le 17 avril rassemblement de soutien au mouvement du 20 février

Dans le cadre de ses actions d’appui 
et de soutien au mouvement du 20 février au Maroc, 
le Comité Marocain de Suivi du 20 février appelle à un:
RASSEMBLEMENT le dimanche 17 avril à 15h
Place de la Fontaine des Innocents
Paris Métro : les Halles
Le rassemblement sera ponctué d’interventions artistiques (musique, chant et lecture de poèmes)
Voir affiche publiée le 8/4
Ayad Ahram
ASDHOM

Sahara Occidental : Juppé n’est pas informé

Il faut donc l'informer !
Par SaharaDoc, 9/4/2011

Le ministre français des affaires étrangères s’est prononcé sur la situation politique de nombreux pays du Maghreb et plus particulièrement sur celle du Maroc, partenaire privilégié de la politique étrangère de la France.
En novembre dernier, le parlementaire Jean-Paul Lecoq était intervenu à propos du Sahara Occidental après les événements qui ont suivi le démantèlement du campement de Gdeim Izik, véritable soulèvement de la population sahraouie, réprimé sans commune mesure par les autorités marocaines.
Alain Juppé vient de marquer sa position sur la question :
« M.Lecoq a évoqué avec beaucoup de sévérité ce qui se passe au Maroc. Je ne connais aucun rapport d’aucune ONG internationale sérieuse qui ait fait état de violations des droits de l’homme au Sahara occidental telles qu’il les a présentées.»
Par ONG sérieuses, le ministre français des affaires étrangères exclut sans aucun doute les rapports des ONG sahraouies tels celui de l’ASVDH, celui du CODESA et celui du CODAPSO. Rapports selon lui sans doute trop partiaux car écrits par des Sahraouis eux-mêmes, alors qu’ils réunissent les critères de rigueur et d’objectivité des rapports de droit de l’homme agréés. Ces organisations citent un nombre très impressionnant de témoignages sur les arrestations, tortures et autres violences policières commises à l’encontre de citoyens sahraouis par les autorités marocaines.
Pour affirmer cela, notre ministre des affaires étrangères ne doit pas avoir eu accès aux rapports d’ONG plus « sérieuses » telles qu’Amnesty International, Human Rights Watch ou le Centre Robert F. Kennedy pour les Droits de l’Homme. * Car si Monsieur Juppé taxe de « sévère » le jugement sur le Maroc en l’état de ses connaissances partielles, peut-être changerait-il d’avis s’il était bien renseigné.
En effet, le rapport d’Amnesty International mentionne lui que « de nombreux Sahraouis ont été arrêtés et frappés ou soumis à des actes de torture ou autres mauvais traitements » mais aussi que : « tous les Sahraouis interviewés par Amnesty international ont décrit la façon dont ils ont été battus, torturés ou les mauvais traitements qui leur ont été infligés au moment de leur arrestation ou lors de leur garde à vue par les autorités marocaines ; la plupart d’entre eux avaient des cicatrices et des blessures visibles à l’appui de leur témoignage. Malgré cela, les autorités marocaines n’ont pris aucune mesure pour enquêter sur les allégations de torture et autres mauvais traitements comme le prévoient la Convention des Nations unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, auxquels le Maroc est État partie. »
Human Rights Watch rapporte pour sa part : « Human Rights a interrogé sept Sahraouis détenus suite aux violences du 8 novembre puis libérés. Tous ont affirmé que la police ou les gendarmes les avaient maltraités en détention, les passant même à tabac dans certains cas jusqu’à ce qu’ils perdent conscience, leur jetant de l’urine dessus, et les menaçant de viol. Les avocats représentant ceux restant en détention ont raconté à Human Rights Watch qu’au moins l’un des détenus avait déclaré à un juge d’instruction qu’il avait été violé en détention, tandis que nombre d’autres ont indiqué au juge d’instruction et au procureur des passages à tabac et autres abus qu’ils auraient endurés en détention. Les témoins interrogés par Human Rights Watch présentaient de graves contusions et d’autres blessures récentes suggérant qu’ils avaient été passés à tabac en détention. » L’ONG mentionne aussi le fait que l’un des chercheur de Human Rights Watch a lui aussi subit des violences de la part des autorités marocaines.
Le Centre Robert F. Kennedy pour les Droits Humains note à propos des mêmes évènements les arrestations arbitraires, les violences policières, l’usage de la torture, le saccage des maisons des Sahraouis.
Il est question là d’un regain de violence et de terreur sur les Sahraouis vivant dans leur propre pays occupé, violences psychologiques et physiques, interdiction de s’exprimer, de circuler, tortures, menaces de viol, viol sur les hommes et les femmes…
Seule une présomption d’ignorance de la part de notre ministre français des affaires étrangères pourrait atténuer le ridicule de sa déclaration quand il affirme que « de nouvelles mesures viennent d’être prises par le gouvernement marocain pour assurer un suivi du respect des droits de l’homme sur ce territoire» .
Ce fait est pourtant contredit aujourd’hui par toutes les ONG travaillant au Maroc, quand les manifestations presque quotidiennes sont encore et toujours réprimées par les forces policières et militaires marocaines , à Casablanca, Rabat, Marrakech, Kenitra, Mohammedia, Sefrou, Tétouan, Khouribga…
Sur le Sahara Occidental, Alain Juppé va plus loin en déclarant dans cette même intervention que « le Maroc a fait des efforts considérables, en proposant notamment un statut d’autonomie qui lui permet de se diriger vers ce que souhaitent les Nations unies. »
Ce « plan d’autonomie », vieil artifice sémantique destiné à maintenir le statu quo de la situation et la poursuite du pillage des ressources naturelles du Territoire Non Autonome par son colonisateur marocain, est une proposition impossible. L’autonomie n’est pas indépendance, et le principe que tente d’imposer la Maroc avec son complice français va à l’encontre du Droit International et de l’obligation conventionnelle des Nations Unies d’organiser un référendum pour l’autodétermination du Sahara Occidental.
A ce propos, le mandat de la MINURSO, Mission des Nations Unies pour le Référendum du Sahara Occidental doit prochainement être renouvelé. Cette mission présente sur place depuis maintenant 20 ans est la seule mission de maintien de la paix des Nations Unies qui ne possède pas de mandat de surveillance des Droits de l’Homme.
Cette surveillance est pourtant demandé depuis de nombreuses années et les ONG « sérieuses » insistent toutes sur la nécessité d’un tel mandat au Sahara Occidental.
Or depuis que cette question de l’élargissement du mandat de la Minurso est fortement à l’ordre du jour du conseil de sécurité, chaque année le processus est bloqué par l’utilisation de la France de son pouvoir de veto au Conseil de Sécurité.
En 2011, la surveillance des Droits Humains au Sahara Occidental doit être une priorité afin de protéger des populations civiles à la merci des forces armées du pays occupant.
Combien de temps la France va t elle soutenir le régime marocain et son occupation illégale du Sahara Occidental ?
Combien de temps encore la France va t elle mentir aux citoyens français, marocains et sahraouis sur  la situation des Droits de l’Homme sur place, pour protéger un régime qui continue son oppression sur les protestations pacifiques qui durent depuis des années?
Monsieur Juppé, nous, citoyens français, citoyens sahraouis, défenseurs des Droits Humains et militants pour le respect du Droit International, nous refusons de tolérer vos propos et vos prises de positions.
Elles n’engagent en aucun cas le peuple français car elles vont à l’encontre des valeurs que nous défendons.
APSO, le 7 avril 2011.
Publié dans : Dernières minutes
* Et n'oublions pas le rapport minutieux établi par l'AMDH (ndlr)

vendredi 8 avril 2011

ll faut boycotter la commission de la honte et de l’esclavage !

Chronique  d'un  observateur marocain
Par Mohamed Hifad, 7/4/2011
Les médias du Makhzen s’activent à diviser les jeunes du mouvement du 20 février en trois groupes : ceux qui boycottent la commission, ceux qui acceptent le dialogue tout en restant dans la rue et ceux qui hésitent encore.
Ce ne sont pas les jeunes du mouvement qui sont ainsi mais ces collaborateurs du Makhzen cherchent à les diviser en faisant comme si la commission de Manouni, les propositions ou la révision de la constitution octroyée du discours royal du 9 mars 2011 étaient acceptées. Ils mettent ainsi le peuple marocain partout muselé dans le pays par divers moyens de répression, devant le fait accompli comme du temps de Hassan II. Ceux qui applaudissent partout ne manquent pas car il y va de leurs propres intérêts.
On y va pour un autre siècle avec ce maudit système ? Si les Marocains, jeunes et vieux, ne se ressaisissent pas à temps, ils resteront la risée du monde pour un autre siècle et ceux et celles que ce régime n’a pas encore prostitués le seront bientôt et définitivement. Les commissions de coordination ont là une occasion précieuse pour détecter les traitres et les renvoyer du mouvement. Nous avons exigé une commission issue du peuple qui soit assez représentative des différentes sensibilités politiques du pays pour mettre au point une nouvelle et vraie constitution .Le Roi et sa commission ne font que parler à eux-mêmes, se disent ce qu’ils veulent et imposent aux autres par la force leur vision des choses. Nous ne voulons pas d’une constitution de la monarchie et de ses acolytes.
Il faut continuer le combat et accepter les sacrifices nécessaires comme dans tous les pays arabes et du monde. La monarchie a mal interprété l’aspect jusqu’à présent pacifique des manifestations de la rue. Face au déni et à la manipulation par la monarchie, ces manifestations deviendront bientôt violentes et incontrôlables. La monarchie flattée comme d’habitude par son entourage pourri, joue avec le feu et risque d’y laisser des plumes sinon y passer toute entière...Le pouvoir a déployé tous les moyens pour atténuer la colère du peuple mais il s’apercevra vite qu’il s’est fait avoir et sentira la douleur dans son corps et son âme après la brève anesthésie royale. Il n’est plus question de revenir en arrière et le club des dictateurs de la ligue arabe ne laissera pas de survivants. L’exception marocaine et sa révolution blanche auraient pu consister à réaliser aux Marocains exactement les revendications des tunisiens et des égyptiens sans verser une seule goutte de sang .Malheureusement, la monarchie, dans sa cupidité séculaire, a raté cette occasion. Ce n’est pas avec ces miettes présentées avec un grand tapage médiatique et diplomatique que les Marocains vont de nouveau hypothéquer leur dignité et leur liberté...Tant qu’Hassan II est encore vivant à travers ses partis, ses collaborateurs, ses généraux, ses lois et ses constitutions, le Maroc ne connaitra jamais la démocratie, la paix, la dignité et la liberté .Le Roi ne peut être à la fois l’accusé et le juge dans cette affaire. Le peuple doit se ressaisir car la monarchie croit que ce comportement pacifique est une marque de faiblesse, de peur, d’indifférence et d’impuissance .Il faut casser la jarre s’il le faut !

Jeunes de l'AMDH au coeur de l'Atlas

Par Ali Fkir , 8/4/2011

L'utile et l'agréable
 La jeunesse de l'AMDH organise avec succès deux "colonies de vacances" printanières (du 3 avril au 10 avril 2011). La 1ère à Imouzer ( pour les sections de la région de Fès), la deuxième à Azrou (pour les sections de la région de Khénifra).
   Les activités étaient variées et enrichissantes. Les jeunes, filles et garçons se sont retrouvé-es pour discuter de tout ce qui leur tient à cœur: leur association (la brave AMDH), les droits humains dans leur globalité et universalité, le mouvement de la jeunesse du 20 février....
  Les jeunes d'Azrou ont invité Zhor Azlaf et Ali Fkir (soirée du jeudi 7 avril ) avec qui ils, elles ont débattu de beaucoup de chose tels: l'emprisonnement, le mouvement des familles des détenus (années 70), le mouvement du 20 février, les questions humaines....
       La soirée est inoubliable
   Nous ne pouvons qu'être fiers et fières de notre jeunesse d'aujourd'hui. Il y a de quoi être optimiste, très optimiste.

    Bravo l'AMDH!
Bravo la jeunesse de l'AMDH!
 Bravo les jeunes du mouvement de 20 février!
Bravo et merci Aziz Akkaoui, Oulad Ayad présidents respectivement 
des régions d'Azrou et de Fès!
                

 A Imouzer Kandar
 A Imouzer Kander (7 avril 2011)
                                     --------------
 Photos du camping d'Azrou
 Minute de silence à la mémoire du martyr Mohamed Bougrine, qui fut l'invité du camping d'Azrou il y a deux ans
 Les jeunes "questionnent" Zhor Azlaf et Ali Fkir: tout est déballé y compris la vie "privée" du couple
 Agréable surprise pour Zhor et Ali: un cadeau ô combien significatif!
           

Belle jeunesse marocaine en ébulition !!

Par Ali Fkir, 8/4/2011


Les slogans de la jeunesse du 20 février devant le parlement (le 8 avril 2011):
- Démission du gouvernement
- Dissolution du "parlement"
- Constitution populaire et démocratique
.......

Maroc : ANDCM, 20 février même combat (vidéo)

Par Ali FkirAli Fkir, 8/4/2011

Des milliers de militant-es de l'ANDCM 
dans les rues de Rabat.
Des dizaines de milliers de victimes des politiques de l'Etat makhzanien crient haut et fort leur colère
Le vendredi 8 avril 2011 qui coïncide avec l'ouverture de la séance printanière du "parlement", Rabat (militant-es de l'ANDCM, jeunes du 20 février...) a décidé de réserver à sa façon un accueil spécial aux bouffons de la nation qui se la coulent douce alors que des millions de marocains vivent l'enfer terrestre dont la responsabilité incombe entièrement au régime en place

Hanaf Bouhou الرباط08/04/2011Rabat
www.youtube.com

L'AMDH refuse l'invitation de la commission octroyée par le roi pour rédiger les révisions de la constitution


L'AMDH refuse l'invitation de la commission octroyée par le roi pour rédiger les révisions de la constitution. En pièce jointe la position de l'AMDH en détails ainsi que l'invitation reçue de la part du président de la commission. Le refus est motivé par deux principales arguments :
1. La forme non démocratique de la commission, désignée par le roi, qui ne représente pas la volonté populaire.
2. L'agenda pré-défini par le chef de l'État pour les révisions (sacralités, etc).




 
الجمعـية الـمغربية لحــقـوق الإنــــسان ــ المكتب المركزي
Association Marocaine des Droits Humains – Bureau Central
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ONG constituée le 24 juin1979, reconnue d'utilité publique (Décret n° 2.00.405 du 24 Avril 2000)
الرباط في 8 أبريل 2011
إلى السيد رئيس اللجنة الاستشارية لمراجعة الدستور

الموضوع: حول دعوة الجمعية المغربية لحقوق الإنسان للمثول أمام اللجنة الاستشارية لمراجعة الدستور لتقديم تصوراتها واقتراحاتها في الموضوع.
المرجع :  رسالتكم عدد 42 المؤرخة في فاتح أبريل 2011

تحية طيبة وبعد
تولي الجمعية المغربية لحقوق الإنسان أهمية قصوى للمسألة الدستورية. ولم تتوقف منذ أكثر من عشر سنوات عن المطالبة بإقرار دستور ديمقراطي يضمن الكرامة والمواطنة للجميع ويشكل مدخلا لتشييد دولة الحق والقانون ببلادنا. وهو ما عبرت عنه خلال مؤتمراتها الثلاثة الأخيرة وفي مذكراتها العديدة الموجهة للحكومة.

وتؤكد الجمعية على أن الطابع الديمقراطي للدستور يتوقف أساسا على احترام السيادة الشعبية كما تقر بذلك المواثيق الدولية لحقوق الإنسان ومن ضمنها الإعلان العالمي لحقوق الإنسان الذي ينص على أن إرادة الشعب هي أساس سلطة الحكم، والعهد الدولي الخاص بالحقوق السياسية والمدنية والعهد الدولي الخاص بالحقوق الاقتصادية والاجتماعية والثقافية بتنصيصهما على أن لجميع الشعوب حق تقرير مصيرها بنفسها.

وتعتبر مناسبة وضع الدستور محطة أساسية يتأكد فيها مدى احترام هذا الحق أو انتهاكه. وإن إقرار هذا الحق يتطلب إعماله على ثلاثة مستويات لا يمكن فصل أحدهم عن الآخرين:
1-      احترام السيادة الشعبية عند بلورة الدستور الذي يجب أن ينبثق من إرادة الشعب؛
2-      إقرار نفس السيادة من خلال مضامين الدستور الذي يجب أن يضع كل السلط بيد الشعب وجعله المصدر الوحيد لكافة السلط؛
3-      توفير كل الشروط الديمقراطية لتمكين الشعب من التعبير الحر عن موقفه من الصيغة المقترحة للدستور، سواء في مرحلة النقاش أو عند الاستفتاء الشعبي.
وتعتبر الجمعية المغربية لحقوق الإنسان أن هذه المستويات الثلاثة مترابطة ومتراصة وغير قابلة للتجزيئ. وفي نفس الآن ترى أن المقاربة التي اتبعت من طرف الملك بالنسبة لمنهجية بلورة الدستور لم تحترم مبدأ السيادة الشعبية وبالتالي تفتقد المقاربة المتبعة إحدى مقومات الديمقراطية. وهو ما يجعل شروط إقرار دستور ديمقراطي غير متوفرة. 
إن الجمعية المغربية لحقوق الإنسان تعتبر :

من جهة، أن اللجنة الاستشارية لمراجعة الدستور المكلفة من طرف رئيس الدولة بإدخال التعديلات على الدستور الحالي تفتقد للمشروعية الديمقراطية والتمثيلية لأنها غير منبثقة من الإرادة الشعبية ولا تتمثل فيها جل القوى الحية بالبلاد. كما غاب عن اللجنة العديد من المتخصصين في المجال الدستوري المعروفين بمناهضتهم لمظاهر الاستبداد المتضمنة في الدستور الحالي والمعروفين بجرأتهم في انتقادها وطرح مطالب دستورية عميقة.

ومن جهة أخرى، أن السقف الذي وضع للتعديل، من خلال الثوابت المعلن عنها في خطاب 9 مارس والمقدسات التي تم التأكيد عليها، ومن خلال المرتكزات السبعة المطروحة في الخطاب، ومن خلال عدم التطرق لصلاحيات المؤسسة الملكية، يتعارض مع مقومات دولة الحق والقانون، ومع مبدأ ربط المسؤولية والسلطة بالمحاسبة ومع إقرار المساواة بين كافة المواطنين والمواطنات وسمو القانون على الجميع وفصل حقيقي للسلط وفصل الدين عن الدولة. وإن الجمعية تعتبر هذه المبادئ والقيم من الشروط الأولية للديمقراطية ولاحترام حقوق الإنسان وحق الشعب المغربي في تقرير مصيره بكل حرية.

لهذا، فإن المكتب المركزي للجمعية المغربية لحقوق الإنسان، تأكيدا منه لمطلبه بإقرار دستور ديمقراطي، وما يستوجبه من توفير لكافة الشروط المشار إليها، يعتبر أن اللجنة الاستشارية لمراجعة الدستور لا تتوفر فيها مقومات هيئة تمثيلية ديمقراطية كفيلة بوضع دستور ديمقراطي شكلا ومضمونا وتصديقا كما تطالب به الجمعية.
وتبعا لذلك، قرر المكتب المركزي عدم المثول أمام اللجنة الاستشارية لمراجعة الدستور لتقديم مقترحات الجمعية المغربية لحقوق الإنسان بشأن مضامين الدستور المنشود، مؤكدا استمرار الجمعية في نضالها من أجل دستور ديمقراطي يقر حق الشعب المغربي في تقرير مصيره بدءا بتملكه للسلطة التأسيسية.
وتقبلوا، السيد الرئيس، عبارات مشاعرنا الصادقة.

عن المكتب المركزي
الرئيسة : خديجة رياضي

Paris : Appel à rassemblement en soutien au mouvement marocain du 20 février


 Rassemblement en soutien au mouvement du 20 février le 17 avril à la Fontaine des Innocents (Métro les Halles) à partir de 15h.
Par JAITE Mohamed, Coordinateur du groupe de soutien de l'AMDH, 8/4/2011
--

Tél : 06.12.84.33.64
Pour le bureau des Amis de l'AMDH-Paris

jeudi 7 avril 2011

Dimanche 10 avril, pour la liberté, la dignité et la démocratie

Dans le cadre de sa solidarité avec le mouvement du 20 février , "la coordination de Mohammedia pour le changement (liberté, dignité, démocratie", organise le dimanche 10avril 2011 un sit in et ce, à la place AL KARAMA (en face du théâtre municipal), à partir de 17h 30
Dimanche dernier à Mohammedia

mercredi 6 avril 2011

Droits de l'Homme au Sahara Occidental : Le Maroc fait pression sur l’ONU

 06 Avril 2011)

Mécanisme de surveillance des droits de l’homme 
au Sahara occidental
Par : H. Ameyar, 6/4/2011

En prévision de l’examen par le Conseil de sécurité du mandat de la Mission des Nations unies sur le référendum au Sahara occidental (Minurso), ce mois-ci, le royaume du Maroc a fait pression pour faire changer le paragraphe 119 du rapport de l’ONU, relatif à l’établissement d’un mécanisme des droits humains dans la mission MINURSO.
C’est ce qu’a révélé, avant-hier, Matthew Russell Lee, journaliste de l’Inner City Press, une association de reporters d’investigation accrédités aux Nations unies. Ce dernier, s’appuyant sur un projet de résolution obtenu par Inner City Press, a également rapporté que le Bureau du Haut-Commissaire pour les droits de l'homme de l'ONU a proposé “l'établissement d'un véritable mécanisme international de surveillance et de suivi des droits de l'homme… par une composante de la MINURSO”.
Le journaliste de l’Inner City Press a en outre soutenu que le Maroc, ayant reçu une copie en sous-main du projet de rapport onusien, “a fait pression pour changer le paragraphe, effacer toute référence à un nouveau mécanisme (de surveillance, ndlr), salue l’engagement du Maroc de permettre le libre accès aux rapporteurs spéciaux du Conseil des droits de l’homme”. Plus loin, il a constaté que Rabat bénéficie toujours du “soutien inconditionnel” de la France, une situation qualifiée d’“incohérente” par les alliés du Front Polisario, qui estiment que “la France bombarderait la Libye au nom des droits de l’homme alors qu’elle bloque l’établissement d’un simple rapport sur les mécanismes des droits humains au Sahara occidental”.
Pour Matthew Russell, les partisans du Polisario soutiennent que de nombreuses politiques de la France “sont plus explicables en termes de relations coloniales que du point de vue du principe”. Au journaliste de l’Inner City Press de rappeler que le mois dernier, quand l'Afrique du Sud, en sa qualité de nouveau membre de Conseil de sécurité des Nations unies, avait invité les 15 membres du Conseil à une session sur le Sahara occidental, “le Maroc a fait pression sur beaucoup de pays pour ne pas être présents”.
Non sans observer que la France était “particulièrement absente” à cette rencontre, à laquelle avaient participé le Nigeria, les USA, la Russie et le Royaume-Uni.


Rassemblement en Solidarité avec les Migrants de Lampedusa



APPEL A UN RASSEMBLEMENT

Les associations citées ci dessous appellent à un rassemblement de soutien aux migrants de Lampedusa, devant le bureau de l'Union Européenne pour dénoncer:
- La politique de renvoi des migrants tunisiens
- Le discours sur l'invasion migratoire
- La chasse aux migrants à la frontière franco-italienne
- Les pressions de l'UE à travers Berlusconi sur la Tunisie pour qu'elle joue le rôle du gendarme de l'UE.

Nous exigeons:
- Un moratoire immédiat sur les renvois de Tunisien.e.s en Tunisie,
- La garantie à l'accès au territoire européen aux personnes en quête de protection et s'abstenir de toute mesure ou accord qui pourraient l'entraver,
- La mise en œuvre du dispositif permettant d'accorder la protection temporaire prévue par la directive du 20 juillet 2001 à tou.te.s celles et ceux qui peuvent s'en prévaloir,
- L'accueil, dans le cadre de la réinstallation, des réfugié.e.s présent.e.s à la frontière tuniso- libyenne qui le souhaitent,
- Offrir l'asile ou une protection à toutes les personnes qui ne peuvent être rapatriées du fait de la situation dans leur pays d'origine.

LE JEUDI 07 AVRIL 2011
DE 17H A 19H
devant la représentation de la commission de l U.E
288, boulevard de St-Germain, 75007 Paris
métro : assemblée nationale (ligne 12)
Premiers signataires :
ATMF-FTCR-MRAP-ATF- ATF-Paris - Cédetim - MIGREUROP- LDH- CIMADE- GISTI- FASTI-AMF

mardi 5 avril 2011

Actualité du Sahara occidental : trois informations

Par Yves Quintal, 5/4/2011

Rappel : Rassemblement à Paris tout près de l'Assemblée nationale,
le 6 avril 2011 à 16H.
En effet il faut  savoir que très régulièrement dans les principales villes du Sahara occidental, les Sahraouis manifestent et sont réprimés.Ces actions ne recueillent aucun écho dans nos médias alors qu'elles participent au même mouvement des peuples qui prévaut aujourd'hui tout autour de la Méditerranée. Aussi il est important de se rassembler pour faire connaître ces actions et chaque appel à soutenir ce peuple.
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Sit-in à Marrakech de solidarité avec les prisonniers politiques sahraouis dans les prisons marocaines

-Marrakech (Maroc) 27 mars 2011 (SPS) Les étudiants sahraouis ont organisé samedi, un sit-in à l’université, Cadi Ayad de Marrakech, en signe de solidarité avec les prisonniers politiques sahraouis qui croupissent encore dans les prisons marocaines, a-t-on appris de source du ministère de territoires occupés et des communautés sahraouies établies à l’étranger.
Les étudiants sahraouis ont appelé également à la libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers politiques sahraouis se trouvant dans les prisons marocaines, a précise la même source.
La manifestation a été assistée par les étudiants sahraouis dans les universités marocaines ainsi que des étudiants marocains venus exprimer leur soutien et leur solidarité avec leurs confrères sahraouis et le droit du peuple du Sahara occidental à l'autodétermination et à l'indépendance.
Les forces marocaines composées des gendarmes, de forces auxiliaires, de l’armée et de la police marocaines, sont intervenues sauvagement pour disperser les étudiants qui scandaient pacifiquement des slogans pour réclamer le droit du peuple sahraoui à la liberté et à l'indépendance. (SPS)
 4MAR 2011 SPS
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Remise à El Aaiun occupée du statut de citoyenne italienne d’honneur à Aminetou Haidar

El Aaiun (territoires occupés), 28 mars 2011 (SPS) Le statut de citoyenne d'honneur a été remis samedi à El Aaiun, par le maire de Sesto Fiorentino (Italie), Gianni Gianni, à la militante des droits humains, Aminatou Haidar, a indiqué un communiqué de cette municipalité italienne, parvenue à SPS.
M. Gianni s’est déplacé vers les territoires occupés du Sahara Occidental pour prendre part à cette cérémonie qui s’est déroulée en présence des professeurs, avocats, militants sahraouis des droits humains et des familles de prisonniers politiques et des disparus sahraouis.
"Mme Haidar avait été décernée l’année dernière de citoyenne en Italie mais pour des raisons de santé la remise n’a pas eu lieu", a précisé M. Giani, ajoutant que "la remise à El Aaiun a un sens plus significatif pour l’Italie et une preuve concrète de notre solidarité" avec le peuple sahraoui.
Le maire, qui est arrivé mercredi dernier à El Aaiun (capitale occupée du Sahara Occidental), a eu des réunions avec Mme Haidar, des militants et des avocats qui défendent les droits du peuple sahraoui, ainsi que des victimes de l’assaut meurtrier perpétré par les forces marocaine durant le démantèlement du camp de Gdeim Izik, en novembre dernier. (SPS)

Lettre ouverte au Président Sarkozy



 LA VOIE DÉMOCRATIQUE, le 5 avril 2011

                                                                             À Monsieur Le Président de
                                                                             la République Française,
                                                                             Nicolas Sarkozy
Objet : Ambassade de France au Maroc

Monsieur le Président de la République Française,

Des fonctionnaires de l’ambassade de France au Maroc, sur instruction de Monsieur l’Ambassadeur de France au Maroc, sont entrés en contact avec des jeunes Marocains faisant partie du mouvement du 20 février.
D’après le journal marocain AKHBAR EL YOUM, ces fonctionnaires ont demandé à ces jeunes d’accepter les propositions du roi annoncées dans son discours du 09 mars 2011 visant la modification de quelques articles de la constitution. Ils ont insisté auprès de ces jeunes pour dénigrer le travail et la volonté de changement radical portés par le parti de « La Voie Démocratique » : celui-ci revendique une assemblée constituante, seule habilitée à traduire la volonté du peuple marocain dans une constitution qui sera proposée au référendum. Notre parti œuvre pour un changement réel qui rend sa volonté au peuple marocain et qui fait de lui la source unique du pouvoir et le seul détenteur de la souveraineté. Cette volonté s’exprimera dans les urnes.
Nous considérons de tels agissements comme une ingérence inacceptable dans les affaires intérieures du Maroc que nous refusons et condamnons.

Nous vous interpelons, Monsieur le Président, pour que cessent ces comportements inadmissibles.

Dans l’attente d’une réaction circonstanciée de votre part, nous vous prions de croire, Monsieur le Président de la République Française, en l’assurance de nos salutations distinguées.

LA VOIE DÉMOCRATIQUE

FESTIVAL DU CINÉMA ESPAGNOL 2011 : Le Sahara Occidental : un peuple oublié

Par Corentin Vital, 5/4/2011

Dans le cadre du Festival du Cinéma Espagnol 2011, 
le documentaire Le problème.  
Témoignage du peuple Sahraoui était projeté, mardi 29 mars, au Katorza. Ce long-métrage, réalisé par Jordi Ferrer et Pablo Vidal, aborde le sujet sensible du Sahara Occidental : une ancienne colonie espagnole située au nord-ouest de l’Afrique, qui appartient aujourd’hui au Maroc. Un peuple qui lutte pour son indépendance et qui subit les exactions du Maroc. Pablo Vidal et Jordi Ferrer ont réuni un grand nombre d’images et de témoignages interdits, allant jusqu’à risquer leur vie. Ce travail donne place à un documentaire choquant et révoltant, qui ne laissera personne indifférent.

Soit on finit le film, soit on devient fou
Chaque Sahraoui a un membre de sa famille qui a disparu et dont on est sans nouvelles
« El Aaiùn est une prison sans barreaux. C’est la peur qui les a remplacés. Nous avons besoin de vos yeux pour que vous puissiez expliquer aux autres ce qu’il nous font subir ». Voilà comment Ali Salem Tamek, militant pour les droits de l’homme et prisonnier politique sahraoui, décrit la situation dans la ville d’El Aaiùn, ville la plus importante du Sahara Occidental. Dans leur documentaire, Pablo Vidal et Jordi Ferrer veulent ouvrir les yeux des Occidentaux sur cette tragédie.

Envers et contre tous
« Soit on finit le film, soit on devient fou », explique Pablo Vidal. Il a passé cinq ans de sa vie a réunir images et témoignages afin de réaliser ce documentaire, dans une région où les caméras ne sont pas les bienvenues. Le réalisateur avoue avoir subi certaines pressions, mais reste discret à ce sujet. En Espagne, son film a même été refusé par un diffuseur. La projection de ce film au Festival du Cinéma Espagnol semble être l’aboutissement d’un long pèlerinage.

Portrait de Pablo Vidal : Jorge Fuembuena
L’histoire du documentaire débute en 2004, lorsque Pablo Vidal et Jordi Ferrer filment un camp de réfugiés à Tindouf, en Algérie. À cette époque, ils font la rencontre de plusieurs réfugiés sahraouis qui vont leur révéler leur histoire, depuis l’ère coloniale espagnole jusqu’à leur retraite forcée dans le désert, lors de l’invasion militaire marocaine. C’est lors de l’Intifada pacifique, en mai 2005, que les deux réalisateurs vont récolter le témoignage de manifestants, militants pour les droits de l’homme sahraouis. Après cette première approche, pénétrer dans la zone de conflit pour rendre compte de la réalité s’est avéré indispensable. « Il a été très difficile de filmer là-bas, nous avons beaucoup tourné en caméra cachée ». Allant jusqu’à risquer leur vie, Pablo Vidal et Jordi Ferrer ont su capter le cœur du "problème". Là-bas, ils ont aussi pu réunir un grand nombre de vidéos enregistrées sur des portables par les habitants. Pour Pablo Vidal, ce film est à la fois un projet professionnel mais aussi personnel. « On ne peut pas s’en empêcher », explique le réalisateur, tout en précisant qu’il a aujourd’hui honte d’être espagnol. « Les Espagnols ont une dette envers ce peuple ! ».

Le Problème
Le Sahara Occidental est un territoire situé au nord-ouest de l’Afrique, entre le Maroc, l’Algérie et la Mauritanie. De 1885 à 1975, ce territoire était la 53e province d’Espagne et ses habitants avaient tous la nationalité espagnole. Depuis 1975, cette région fait partie à part entière du Maroc. Le Sahara Occidental est considéré aujourd’hui comme la dernière colonie en Afrique. Le Maroc se base sur des faits historiques pour rattacher cette région. Pour Pablo Vidal, « il faut arrêter de remonter si loin dans le passé pour des choses actuelles ». À leur départ en 1975, les Espagnols n’ont pas impulsé le référendum pour le droit à l’auto-détermination des peuples, prévu par l’ONU. Le peuple Sahraoui réclame ce référendum depuis le 6 novembre 1975, date où le Maroc organise la marche Verte pour marquer sa volonté d’une souveraineté sur ce territoire. Le 26 février 1976, le Front Polisario (lutte armée contre l’occupation marocaine) créé la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD).

Le Problème. 
C’est comme cela que le peuple Sahraoui appelle la situation qu’il subit actuellement. Ne pouvant pas prononcer les mots « Sahara Occidental » ou « Référendum », leur parole est réduite au silence par le gouvernement marocain. Dans le documentaire, un Sahraoui interviewé avoue qu’il vivait mieux lors de la colonie. Un bon indicateur des menaces constantes que subit ce peuple. « La dureté et la cruauté avec laquelle elles sont appliquées sont constantes », explique Pablo Vidal. Dans ce documentaire, on peut voir des hommes et des femmes qui ont été torturés, violés et injustement emprisonnés. Chaque Sahraoui a un membre de sa famille qui a disparu et dont on est sans nouvelles. Le problème dure depuis trente ans et pourtant les pays occidentaux, ainsi que l’ONU, n’interviennent toujours pas. En cette période de révolutions arabes, Pablo Vidal et Jordi Ferrer continuent de se demander : « Pourquoi un conflit comme celui-ci continue à être étouffé de manière si flagrante ? »

Site officiel du documentaire
Festival du Cinéma Espagnol
Pour aller plus loin
Cet article a été réalisé conjointement par une équipe d’étudiants du Département Infocom de l’Université de Nantes.
Équipe : Laurette Bouysse, Xavier Pennec, Marine Toux, Corentin Vital. Coordination éditoriale et pédagogique : Emilie Le Moal.