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samedi 17 décembre 2011

Le Parlement européen rejette un accord de pêche avec le Maroc



COMMUNIQUÉ DE PRESSE - Strasbourg, le 14 décembre 2011

Accords de pêche UE-Maroc/Sahara Occidental
Le Parlement européen rejette l'accord de pêche UE-Maroc

 

Contre toute attente, le Parlement européen a rejeté l'Accord de Pêche UE - Maroc, la Commission  européenne doit désormais revoir sa copie. Le Groupe des Verts se félicite de ce vote et appelle la Commission européenne à exclure les eaux du Sahara Occidental dans sa nouvelle proposition d'un Accord de Pêche avec le Maroc.  
En rejetant cet accord  très controversé, le vote du Parlement est une avancée majeure , l'UE se doit de respecter les lois internationales et ne doit plus ignorer les droits de la population sahraouie.

Pour Jean-Paul Besset, membre de la Commission Pêche :
" Rejeter cet Accord de Pêche constitue un triple signal positif. Nous sommes en droit d'espérer désormais mettre fin à cette situation scandaleuse d'un Accord désastreux économiquement dans son rapport coût-bénéfice, écologiquement insoutenable puisqu'il contribue à surexploiter les stocks halieutiques en déclin. Cet accord est politiquement injuste dans la mesure où il sacrifie les intérêts de la population sahraouie. Cette victoire est un espoir pour les futures négociations" 



L'Accord de Pêche UE-Maroc et son Protocole ont été signés en 2005 et sont entrés en vigueur en 2007. De par l'expiration en 2011 du Protocole, la Commission européenne a négocié un renouvellement de l'accord soumis au vote aujourd'hui du Parlement européen. L'actuel accord de pêche entre l'UE et le Maroc permet à la flotte de l'Union européenne de pêcher dans les eaux du Sahara occidental, un territoire non autonome selon l'ONU".
Isabelle Zerrouk
Attachée de presse
Verts/ALE au PE
Tél fixe 00 32 2 284 27 42
Tél portable 00 32 477 319 474
Site internet: www.greens-efa.org
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La RASD félicite le refus du Parlement Européen de la ratification du protocole d’accord de pêche avec le Maroc


Par Mohamed Sidati, Bir Lehlu (territoires libérés), 14 /12/2011
M. Sidati
Les autorités de la RASD et le front Polisario se félicitent du vote par le lequel le PE a refusé la ratification du protocole d’accord de pêche entre l’Union EU et le Maroc, à indique un communiqué du ministre-délégué pour l'Europe, Mohamed Sidati.

En réaction à cette décision du PE, le diplomate sahraoui a précisé qu"'il s’agit d’un accord entaché d’illégalité que nous avons toujours considère comme nul et non avenu".
"Le rejet de cet accord, par une institution de l’Union EU aussi prestigieuse que le PE sonne le glas aux prétentions marocaines d’amener les élus des peuples de l’Union européenne à approuver ou à cautionner des opérations de spoliation des ressources naturelles du Sahara occidental", a-t-il ajouté.
Il s’agit d’une défaite juridique et politique pour le Maroc, dont les thèses expansionnistes mordent la poussière une fois encore. "C’est un message adressé à l’endroit de celui-ci pour qu’il mettre un terme à sa politique d’occupation, d’annexion et de répression", a martelé Ould Sidati.
Le PE par ce vote de rejet, exprime son souci de veiller au respect du droit et de légalité internationaux au sujet du Sahara occidental. Il indique la voie à suivre pour d’autres instituions, qui comme la commission et le conseil se sont fourvoyés, en cédant aux sirènes de la propagande et des  pressions marocaines, a-t-il observé.
Le Sahara occidental est un problème de décolonisation, le Maroc n’exerce aucun droit de souverainetés sur le territoire. Il n’est pas la puissance administrante mais bel et bien la puissance occupante, a rappelé le diplomate sahraoui.
Ce rejet qui conforte le peuple sahraoui dans ses revendications légitimes à la liberté et à l’autodétermination et suggère que l’Europe doit épauler effectivement l’ONU pour le parachèvement d’une solution juste, pacifique et durable du conflit du Sahara occidental, basée sur le respect et la mise en application du droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination. Ce qui est de nature à ramener la paix, la stabilité et la sécurité pourra  prévaloir pour toute la région, a conclu Mohamed Sidati. (SPS)
http://www.spsrasd.info/fr/content/la-rasd-f%C3%A9licite-le-refus-du-pe-la-ratification-du-protocole-d%E2%80%99accord-de-p%C3%AAche-avec-le-maroc
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Le P.E. rejette un accord de pêche avec le Maroc

Par Les échos, 14/12/2011

Le Parlement européen a rejeté mercredi à Strasbourg un accord de pêche très controversé entre l'Union européenne et le Maroc qui permettait aux bateaux européens de pêcher dans les eaux sous "souveraineté ou juridiction" marocaine.
Ce protocole, qui prorogeait d'un an un accord de 2006, était jugé contestable par certains eurodéputés en ce qu'il s'appliquait aux eaux du Sahara occidental, une région au statut incertain qui revendique son indépendance.
Le rapporteur du texte, l'eurodéputé finlandais Carl Haglund, un libéral, avait lui-même prôné son rejet en arguant du bilan négatif pour les deux partenaires de l'accord de 2006, tant au plan économique qu'écologique.
Alors que l'Union européenne versait 36 millions d'euros par an au Maroc, les flottes européennes n'auraient généré que 30 millions d'euros de chiffre d'affaires sans que le secteur de la pêche marocaine, qui devait profiter de la manne, se développe véritablement.
Le Parlement européen, à qui le traité de Lisbonne donne un droit de veto sur les traités internationaux, a rejeté le protocole d'accord par 326 voix contre 296 en sa faveur et 58 abstentions.
Le groupe des Verts s'est réjoui de cette conclusion, dans un communiqué, et a invité la Commission européenne à présenter une nouvelle proposition excluant les eaux du Sahara occidental.
Alain Cadec, eurodéputé UMP et vice-président de la commission de la pêche s'est au contraire dit "consterné" par ce résultat.
"C'est un signal très négatif que nous donnons au Maroc en plein printemps arabe", a-t-il déclaré.

http://www.lesechos.fr/investisseurs/actualites-boursieres/reuters_00408556-le-parlement-europeen-rejette-un-accord-de-peche-avec-le-maroc-263143.php
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RFI, 17/12/2011:
Le Maroc demande aux pêcheurs de l’UE de quitter immédiatement ses eaux territoriales

Le Maroc a demandé aux bateaux de pêche opérant dans le cadre de l’accord de pêche qui le lie à l’Union européenne de quitter immédiatement ses eaux territoriales. Une demande en riposte à un vote du Parlement européen qui a bloqué le 14 décembre la prorogation de cet accord de pêche bilatéral. Ce qui laisse présager une crise diplomatique entre les 27 pays de l’Union européenne et Rabat.

La riposte est tombée, quelques heures à peine après la décision des Européens. Les bateaux de pêche du premier partenaire commercial du royaume ont eu l’ordre de quitter les eaux marocaines, le 14 décembre avant minuit TU . Une décision brutale, inédite, et à la mesure de la colère des Marocains. Car ce qui a suscité cette réaction épidermique, c’est la raison invoqué pour la suspension de l’accord de pêche.

Les parlementaires européens ont estimé que les 36 millions d’euros versés chaque année pour avoir le droit de pêcher ne bénéficiaient pas assez à la population locale, et notamment aux Sahraouis dont les eaux sont les plus poissonneuses du royaume.

Pour le Maroc, cet argument est un affront direct. Le pays a annexé le Sahara Occidental, le 6 novembre 1975, il voudrait voir sa souveraineté reconnue par la communauté internationale et affirme avoir fait énormément pour développer cette région.

Résultat, évoquer une mauvaise redistribution, équivaut pour le Maroc à remettre en question sa souveraineté sur ce territoire. Une ligne rouge franchie dont il va falloir voir quelles seront les conséquences exactes sur la coopération avec l’Europe.
http://saharadoc.wordpress.com/2011/12/17/rejet-de-laccord-de-peche-ue-maroc-deux-jours-apres/http://saharadoc.wordpress.com/2011/12/17/rejet-de-laccord-de-peche-ue-maroc-deux-jours-apres/
 
Archives :
www.rfi.fr/emission/20101108-35-ans-apres-annexion-le-maroc-saharaouis-revent-ils-toujours-independance

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 La Commissaire à la pêche insiste sur le droit international

La commissaire de l'UE à la Pêche, Mme Maria Damanaki, a précédemment suggéré que l’accord de pêche de l'UE avec le Maroc ne devrait pas s'appliquer au Sahara Occidental. Elle répète à nouveau son message.

La déclaration ci-dessous a été publiée le 14 décembre 2011 sur les pages web de la commissaire de l'UE à la Pêche Damanaki Maria, suite au rejet par le Parlement de la pêche au Sahara Occidental.


Protocole pêche avec le Maroc - Déclaration du commissaire Damanaki
14 décembre 2011

La Commission respectera pleinement le vote d'aujourd'hui du Parlement européen.
Demain je vais proposer au Conseil qu'il abroge l'application provisoire du protocole.
Nous ne savons pas si un nouveau protocole de pêche avec le Maroc est possible. Nous allons explorer toutes les voies possibles.
Dans tous les cas, comme je l'ai déjà dit à maintes reprises : si un nouveau protocole de pêche avec le Maroc devait être proposé et accepté, il aurait à donner des réponses convaincantes aux questions clés sur la durabilité, la rentabilité économique et la légalité internationale.

Le vote du Parlement européen envoie un message fort au gouvernement marocain qui devra s'engager pour un meilleur agrément sur toutes ces questions.

A Nador témoignage du frère de Mohamed Slimani décédé après son immolation

Par Ali Fkir via Handala Ouadi, 9/12/2011

Mohmed Slimani, un autre martyr de la dignité vient de nous quitter.
Il est décédé aujourd'hui 9 décembre 2011 dans un hôpital de Casablanca après s'être immolé à Nador protestant à sa manière contre les agissements arbitraires d'un policier dont il fut victime.
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Handala Ouadi
Quand j'ai eu l'information de la mort de ce pauvre commerçant qui s'est immolé quand sa dignité a été touchée, j'ai eu une forte envie d'écouter cette chanson. Ce pauvre commerçant s'appelle Mohamed Slimane. Il a crié NON à alhagra et a décidé de protester à sa manière contre cette vie de chien. Un autre martyr de la dignité s'ajoute à une liste qui ne s’arrête pas..

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Les militant-es de l'AMDH (section Casablanca) et du MVT20FEVRIER rassemblés devant l'hôpital en compagnie de la famille du martyr de la dignité, Mohamed Slimane, exigeant le transport de la dépouille à Nador.
Rappelons que face aux comportements dégradants d'un policier, le citoyen Mohamed Slimani s'est immolé, transporté de Nador à Casablanca, la victime de l'arbitraire a "rendu son âme" le vendredi 9 décembre 2011 et cela, à la veille du 10 décembre , journée mondiale des droits humains.
     Au Maroc, on vit dans une autre ère
     C'est scandaleux! C'est un crime!
  La solidarité avec toutes les victimes de l'arbitraire nous interpelle.
   

Situation dramatique de trois mères subsahariennes et de leur bébé.

 Syndicat National Autonome des Personnels de
l’Administration Publique SNAPAP
Bureau national
23 rue boualem zeriat Belfort
El-Harrach ALGER

Par Fouad.hassam@hotmail.fr,Oran, Novembre 2011
La Chasse aux migrants Sub-sahariens

Sommées de monter dans le « Panier à salade », quatre mères sub-sahariennes dans la douleur la plus extrême décident d’abandonner leurs progénitures, Jouana âgée de 9 jours seulement, Van Winter (8 mois), M’Bang Brayane (10 mois), Amed (5 mois), sur le parterre glacé des geôles au sous-sol du Commissariat central d’Oran- un supplice et un sacrifice pour ces mamans pour sauver leurs enfants.
Cette effroyable scène s’est produite le 24 novembre 2011, à la Direction de la Sureté de Wilaya d’Oran.
Le 11 novembre 2011, Madame Michelle Gono se présente à Centre Hospitalo-universitaire d’Oran, au service de la Maternité pour accoucher. Le jour suivant, elle donne naissance à une petite fille qui porte le prénom de Jouana.
Le lendemain de la naissance, la migrante Michelle est embarquée avec son bébé de 1 jour, par la police, direction le Siège de la Sureté de Wilaya. Elles restent au cachot, jusqu’à la date de la tenue du procès, soit le 17 novembre 2011. Elles sont condamnées à 6 mois de prison avec reconduite à la frontière. Michelle est Camerounaise. Elle laisse aussi dans son lieu d’habitation, Nawel, une fille âgée
de 18 mois. Dans la même période, à quelques jours d’intervalles, Madame Aminattou Diolo, se présente elle aussi à l’Hôpital d’Oran pour faire soigner son Bébé Amed Neam, âgé de 5 mois, présentant des difficultés respiratoires. Avant même de voir le médecin, elle est arrêtée et emmenée au commissariat central avec son fils. Elle passe au tribunal le même jour que Michelle et elle est condamnée à la même peine.
Le 13 Novembre 2011, les Dames Yango Christelle Yalande, Koumassok Barrack Sarrah Beauté et Kottin Mbibo Laure, s'étaient  rendues à la Place d’Armes d’Oran chez une amie à elles, avec leurs bébés, respectivement, Van Winter (8 mois), M’Bang Brayane (10 mois) et Amed Noam (5 mois),
Elles arrivent au environ de 17h00 au domicile de leur amie, qui habite au quatrième étage d’un immeuble mitoyen à la Grande Mairie d’Oran. C’est suite à une dénonciation d’un voisin de l’immeuble, qu’une armada de policiers et de véhicules assiègent la place d’armes ce jour là. Les policiers font un véritable spectacle sur la Place, pour une finalité peu glorieuse. Ils perquisitionnent le domicile du migrant sans lui présenter de mandat, et ils arrêtent des innocentes femmes et leurs bébés.(...)

Les femmes ainsi arrêtées sont transportées au 16éme arrondissement de la police urbaine, puis dans le tard, elles sont transférées avec les bébés au commissariat central. Elles passent deux jours dans les sous-sols, puis 5 jours à la Prison de la ville de Gdyel. Le 20 novembre 2011, le Juge de chambre les condamne, une après l’autre à la même peine des migrantes précitées.
Durant le procès, un civil a fait office de traducteur Arabe/Français/Arabe. Le procès ne dépassait point les 45 secondes pour chacune d’elles.
Après le procès, les femmes ont passé presque 5 jours au commissariat central. Un des papas des enfants, venait quotidiennement leur apporter de la nourriture.
Le 24 novembre 2011, un officier de Police est venu pour les embarquer, pour les transférer à Mostaganem, une ville située à 80 km d’Oran. Il s’agit de la première étape du trajet du refoulement (2300 km).
Les mères ont refusé énergiquement d’être embarquées avec leur bébés, elles ont évité ainsi une mort certaine aux enfants, compte tenu des conditions abominables de transport et de détention. Sans parler qu' une fois aux frontières, les migrants sont systématiquement lâchés et abandonnés sans ressources dans le néant du désert. Certains d’entres eux meurent, les enfants de bas âge et les bébés sont souvent enterrés, après une longue agonie de soif, de froid et de faim.
C’est pour éviter cela, que ces femmes courage ont menacé l’officier de police de recourir au suicide s’il prenait l’initiative de jeter leurs bébés dans le fourgon. Et ce n’est nullement  à cause de la situation qui est devenue insoutenable par les cris et les pleurs des bébés et les lamentations et les supplices des mamans que l’officier est revenu sur sa décision. C’est plutôt le spectre d’une tentative de suicide qui pesait sur l’avancement de sa carrière, qui était son seul souci.
C’est alors qu’il invite un des papas par téléphone à venir récupérer son enfant, et dans la même foulée, il se débarrasse des autres bébés en demandant aux personnes de couleur qui accompagnent le papa, de prendre les bébés. Les Bébés noirs sont apparemment des Bébés jetables, aux yeux de certains fonctionnaires.
C’est très choquant, mais cette scène se répète en boucle sans cesse, dans toutes les wilayas, ce n’est pas propre à Oran. C’est une véritable chasse aux noirs, le sport favori des services de sécurité, une occupation de moindre effort.
Hier les mamans ont quitté le camp de rétention de Ain Salah, pour la destination de Tamanrasset, et ceci après avoir effectué le trajet Oran-Mostaganem-Rélizane- Tiaret- Laghouat-Ghardaia-Ain Sallah.
Aujourd’hui, le 4 décembre 2011, elles sont arrivées à Tamanrasset dans un camion à bestiaux, entassées avec une soixantaine de migrants. Leurs enfants, quant à eux, sont éparpillés à Oran chez des femmes sub-sahariennes, solidarité oblige, malgré la précarité très avancée de leur situation sociale.
A plusieurs bébés il ne  reste plus de lien parental en Algérie.
Télé Fax: 021 52 03 72
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Il y a un an Mohamed Bouazizi...

Mohamed Bouazizi
Par Aziz Enhaili, 28/12/2011

  Il y a un an aujourd'hui, jour pour jour, une icône Arabe et internationale est née. Un vendeur embulant de fruits et légumes dans un coin perdu de la Tunisie profonde, Sidi Bouzid, s'est immolé par le feu. En posant son geste d'indignation contre l'injustice et le mépris des puissants, le jeune Mohamed Bouazizi a mis le feu non seulement à son corps, mais également à ce sentiment d'impunité et de toute-puissance dont se prévalaient des dictateurs arabes vils, rapaces, hypocrites et destructeurs. 

Tous les Trônes mal-acquis tremblent maintenant de peur d'être les prochains sur la liste du nettoyage à grande échelle qui se profile à l'horizon. Désormais, plus rien ne sera  comme avant. L'hirondelle tunisienne a fait le Printemps arabe et provoqué la chute de trois dictateurs en quelques mois (du jamais vu). Elle menace de hâter la chute de ce qui reste des membres du club des dictateurs arabes. Même des pays musulmans, comme l'Iran, ne sont plus à l'abri de la colère du peuple. Ailleurs, les autres peuples savent que désormais rien ne tiendra sans leur consentement, en politique comme en économie. L'Âge des Indignés a commencé et celui de la toute-puissance du capitalisme financiarisé à outrance (et dévoyé) touche à sa fin. 
 
La peur a changé de camp! La fin du sentiment de la peur laisse place à une nouvelle culture de l'espoir et de l'optimisme dans le monde. Alors fêtons comme il se doit cette belle journée de dignité et de liberté, là où vous êtes, les amis. L'horizon n'a jamais été aussi ouvert et aussi prometteur! 

MERCI Mohamed Bouazizi. Tu nous a rendu le sourire et permis le rire, de nouveau. Nous ne t'oublieront jamais!

La mode PJD c’est de perpétuer le jeu de la déception

Par Abdelilah Bouasria, demainonline, 12/12/2011

Abdelilah Benkirane, son excellence le chef du gouvernement marocain, avait affiché, juste avant sa nomination par le roi du Maroc, son refus de dialoguer avec les jeunes du 20 Février qui n’existaient-selon lui- que sur la toile Facebook en ajoutant qu’il ne savait même pas comment y accéder.

Le vent de la baraka l’a soudainement saisi et le lendemain de sa primature il «confesse » aux journalistes que son fils fait partie du 20 Février et qu’il est prêt aux accolades avec eux en s’interrogeant sur un ton parental qui ne lui est pas étranger «Qui sont ces gens-là ? Ce sont nos fils». Cette manière Halal de flip-flopper ne va pas être la dernière.

Avant sa nomination, «Sidi Abdelilah» a clairement incité les hautes instances à semer El Himma et Majidi en disant que le Maroc d’aujourd’hui ne pouvait fonctionner avec de telles «ombres » mais juste après la nomination royale de cet ennemi juré de Benkirane comme conseiller, le beau barbu fut des premiers à le féliciter et même à tourner la page. Dictats de la politique politicienne ou bien simple acte de repentir? Ne nous inquiétons point ! Nos amis les Fouqaha ont tout un arsenal juridique de sorties de secours (conjurer le mal l’emporte sur la préservation de l’intérêt, la règle du moindre mal, nécessité fait loi).

Benkirane aurait pu- A Dieu n’en plaise- critiquer ouvertement le conseiller royal mais en faisant cela, le Maroc aurait baigné dans une rivière de sang donc on doit le comprendre et vite se rendre compte qu’il a sauvé notre empire chérifien de la Fitna. Règle d’or donc: les islamistes ne mentent jamais…ils ne font que recourir par «nécessité» aux calembours.

Le premier ministre du Maroc ne fut pas nommé à Rabat et n’était même pas parmi les invités pendant les nominations des ambassadeurs dans la salle du trône. Sa nomination fut « Mideltement » courte et comme dit la sagesse musulmane «Bonne brièveté fait sens.»

Lors d’une conférence de presse le lundi 12 décembre, Benkirane a déclaré le besoin d’une trentaine de portefeuilles ministériels en appuyant sur la volonté de son parti d’avoir les Finances (Chkara).

Je me demande si les citoyens marocains vont enfin pouvoir avoir accès aux crédits sans intérêt ou bien on va encore leur jouer des tours Kosher. Je me demande si les casinos vont continuer d’exister ou bien on va simplement dire aux joueurs de se vêtir modestement en balbutiant des Astaghfirullah en longeant le tapis marrakchi.

L’erreur des analystes et académiciens étrangers est de faire des entrevues, des textes et des déclarations le registre principal de leurs analyses. Ils vous disent que Benkirane a affirmé ne pas imposer le voile et ne pas fermer les bars. Durant deux décennies, j’ai connu de près les islamistes du Maroc, toutes catégories confondues, et je sais ce qui se trame derrière les coulisses et ce que leurs jeunes pensent loin des caméras.

Benkirane peut nommer un Serge Berdugo ministre dans son gouvernement. Pourtant dans les marches de son parti, l’un de ses slogans fut «Quelle Honte ! Quelle Honte ! Un juif conseiller monte !» en faisant allusion au conseiller André Azoulay.

Ainsi, leur céder le portefeuille du ministère des affaires étrangères reste improbable car cela pose le problème des relations officieuses avec Israël. Par ailleurs, tout le monde sait que les radicaux du PJD (Raissouni ou Abu Zaid) ne risquent pas de se voir nommer ministres car ils faussent les analyses des deux Machiavel.

Maintenant la lampe magique. Qui va être le souverain des affaires religieuses? Dans le cas du départ d’Ahmed Taoufiq, ministre actuel des Habous, le palais risque de le remplacer par Ahmed Abbadi, un autre Boutchichi bien éduqué qui a eu des accrochages avec le romancier historien, devise gagnante pour mériter la confiance courtisane. On peut deviner jusqu’à demain les membres du gouvernement PJD, mais on connait les scenarios qu’on ne va pas avoir. On ne verra pas un salafiste Fizazi ministre. On ne verra pas un amazighe Dghirni ministre. On ne verra pas un soufi Faouzi Skalli ministre. On ne verra pas un sahraoui Salem Tamek ministre. On ne verra pas un artiste Bziz ministre. On ne verra pas une voilée ninja ministre (pourtant on devrait). On ne verra pas un journaliste Mustapha Alaoui ministre. On ne verra pas un intellectuel Mahdi Elmandjra ministre. Pour différentes raisons qui exhibent directement l’hypocrisie du bal masqué, ces noms ne vont pas PRÊTER SERMENT.

De la même manière que plusieurs analystes ne cessent de nous casser les oreilles avec le changement de la moudawana comme étant une modernisation du Maroc, certains ne cessent de pointer du doigt la réforme constitutionnelle. Moi-même étant victime de la moudawwana, mon mariage m’a pris deux ans entre les dédales du ministère de la justice, des affaires étrangères et la police, je ne comprends vraiment pas l’enthousiasme de ces gens par rapport à ce sujet. C’est sûr que le fait de changer l’âge de la mariée de 15 à 18 ans est superbe «sur le papier» de même que le passage du mariage religieux au mariage civil devient un progrès «sur papier» mais le papier marocain est fait pour rester tout simplement un PAPIER. On n’est pas en Suède, C’est le ROYAUME du MAROC.

Ce que la Moudawana a engendré sur le terrain c’est de donner plus de pouvoir aux institutions étatiques bureaucratiques et corrompus dans un domaine qui n’était pas le leur (la sphère matrimoniale). Avant, on faisait venir un Adoul et après une brève cérémonie de thé, l’acte du mariage était signé. Aujourd’hui, il faut faire face aux différentes machines bureaucratiques et arroser plus d’un commis pour obtenir le permis. On n’a fait qu’inviter l’Etat à nos lits, car l’intention de cette réforme n’était ni la fortification de la femme ni le service du citoyen. Elle était celle que vous connaissez tous: la neutralisation des contre-pouvoirs. On trouve le même scenario avec la réforme de la constitution. Le roi peut nous livrer une nouvelle constitution dans laquelle le premier ministre nomme, sur papier, TOUS les ministres de son gouvernement. Si jamais ce dernier choisit une persona non grata, au meilleur des cas un coup de téléphone sonne et un conseiller dit au chef exécutif : «ce membre ne peut pas rester. Qu’il dégage» et il lui raccroche le téléphone au nez. Au pire des cas, le pauvre ministre se rend compte, comme nous les citoyens, via la télévision que son ministre fut limogé. Si jamais le ministre ouvre le bec, on lui sort tout un dossier, réel ou concocté, et les sbires médiatiques se chargeront de finir la besogne moyennant une prime misérable.

Même comportement avec les musulmans marocains qui ont décidé de changer de religion. On ne les arrête pas pour motif d’apostasie car on sait qu’il y a derrière Human Rights Watch et le Congrès américain avec la commission Lantos. On les pioche pour prostitution-comme c’est le cas d’un groupe de vieilles femmes étudiant la Bible au Maroc- même si on se demande vraiment quels hommes pourraient payer pour des ménopausées moustachues.

Perpétuer le jeu de la déception, c’est cela la politique du Maroc. Le seul changement aujourd’hui c’est que la déception puise sa légitimité dans les paroles sacrées. Finalement, on a le gouvernement qu’on mérite.

URL courte: http://www.demainonline.com/?p=9917


Doctorante canadienne expulsable : la France maltraite les étudiants étrangers

Tribune

Par Laurent Willemez, Sociologue, rue 89, 13/12/2011

Il y a quelques jours, la préfecture de police de Paris est encore une fois intervenue dans le cursus universitaire d'une étudiante, en prenant une décision brutale et inadmissible.
Émilie, doctorante en sciences sociales et canadienne doit renouveler chaque année son titre de séjour ; début novembre 2011, elle s'est vue notifier un refus de renouvellement assorti d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sous trente jours, au motif de « progression [in]suffisante » dans ses études depuis son entrée en France.

C'est donc un agent préfectoral qui juge de la pertinence du travail mené par nos étudiant-e-s, en licence, en master comme en doctorat. C'est pourtant là l'une de nos missions. Comment cet agent pourrait-il connaître les conditions objectives de réalisation d'un doctorat en sciences humaines et sociales (SHS), particulièrement en sociologie ?
Que sait l'agent préfectoral des exigences d'un doctorat ?

Nous, enseignants-chercheurs qui avons effectué nous-mêmes un doctorat, savons que la durée des thèses en sciences sociales excède très souvent les trois années prévues par la réforme du LMD (micence-master-doctorat).

Les études s'allongent encore plus lorsque l'on doit trouver des revenus pour les financer et vivre ; or, le nombre d'allocations et de contrats doctoraux ne cesse de diminuer, dans le secteur SHS en particulier, tandis que les exigences pour ceux et celles qui veulent poursuivre une carrière académique en termes d'investissement scientifique collectif et de publication augmentent.

Cet agent qui a refusé la présence d’Émilie sur le territoire, et parmi nous comme collègue, sait-il que sa participation à des contrats de recherche comme à la vie de son laboratoire et de son université, ainsi que la rédaction de ses communications et publications prennent du temps et font partie de ce que l'on attend désormais d'un-e doctorant-e ?

Un objectif quantitatif à atteindre

Certainement pas, cela n'est pas son métier ; par ailleurs, cet agent répond aux exigences de son ministère : faire diminuer le nombre d'étrangers sur le territoire national. Afin d'atteindre cet objectif quantitatif, les conditions de vie et d'études des migrant-e-s en général, sont aggravées, le contrôle et la répression à leur égard durcis.

Aussi, le cas d’Émilie n'est ni unique ni exemplaire ; il s'ajoute à la longue liste de nos étudiant-e-s et de nos collègues malmené-e-s par les services de l'Intérieur français. Nos étudiant-e-s sont de plus en plus nombreux, à être sommés de quitter le territoire français, placés en centre de rétention, expulsés, alors qu'ils devraient travailler leur exposé, réviser en vue de leur partiel, rédiger leur mémoire ou encore accomplir leur stage.

En amont, des prétendant-e-s (hors Union européenne) aux études en France voient leurs demandes de visa déboutées par des services consulaires français, voire des agences privées (à qui cette tâche a été externalisée) : ainsi, des étudiants acceptés par les enseignants chargés de sélectionner des candidats dans certaines formations, ne rejoignent pas leurs camarades en septembre.

Désormais, avec la circulaire Guéant, nos étudiant-e-s diplômé-e-s de l'enseignement supérieur français pourront se voir refuser un emploi, au nom d'une odieuse priorité nationale.

De plus en plus difficile de faire venir nos collègues

Enfin, il est de plus en plus difficile de faire venir nos collègues étrangers (professeurs, chercheurs) invités : certains sont refoulés à l'aéroport ! Dans le même temps, certain-e-s de nos collègues, titulaires mais étrangers, sont l'objet de tracasseries administratives.

Ces traitements inégalitaires entre étudiant-e-s et enseignant-e-s français et étrangers sont contraires aux exigences de notre mission d'enseignement et de recherche publique. En outre, ils interviennent massivement au moment même où les pressions et injonctions au « rayonnement scientifique » de la France, à l'excellence de ses formations et de ses recherches, au développement de partenariats avec l'étranger n'ont jamais été aussi fortes !

Mais comment tisser des relations avec des universités et centres de recherche étrangers, quand leurs étudiants, leurs enseignants sont maltraités en France ? Comment poursuivre la tradition intellectuelle française, nécessairement ouverte et en lien avec le reste du monde, dans ce climat hostile et délétère ?
 
Laurent Wauquiez doit agir

Nous dénonçons vigoureusement la politique de lutte contre l'immigration menée par le gouvernement ! Nous refusons de déléguer à des agents préfectoraux consulaires, le suivi et l'évaluation de nos étudiant-e-s ! Nous voulons l'égalité de traitement pour tous nos étudiant-e-s et collègues étrangers et nationaux ! Nous voulons exercer notre métier avec nos collègues et étudiant-e-s étrangers, comme nous l'avons toujours fait.

Nous demandons à notre ministre de tutelle Laurent Wauquiez d'interpeller le gouvernement sur la politique de lutte contre l'immigration, qui entraîne des situations insupportables au sein de nos établissements.

L'Association des sociologues enseignants du supérieur (Ases)


Le syndrome de la dictature !

Par Mohammed Hifad, 15/12/2011

Tribune libre
La rédaction de SOLIDMAR publie volontiers cette contribution à un débat nécessaire, même si elle n'en partage pas toutes les affirmations, notamment le tribalisme véhément de l'auteur.
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C’est extrêmement difficile d’être un libre penseur ou d’exprimer tout simplement ses profonds sentiments ou pensées dans un pays qui a vécu cinq décennies sous une dictature implacable et qui est en train de rater sa révolution et l’opportunité historique d’un vrai changement.

Mon dernier article sur le Sahara Occidental m’a couté la perte d’un grand ami qui m’oppose la mort des Marocains pour la récupération de ce territoire et l’ère géographique de Tamazgha bien avant l’Islam.

Malheureusement, il sait très bien que des milliers de Marocains sont aussi morts pour libérer la France , la puissance coloniale qui occupe leur propre pays et contre laquelle ils vont par la suite tourner leurs armes pour libérer le Maroc de son joug.

En politique, à mon avis,  il y a des priorités à respecter. Il faut d’abord donner aux Sahraouis le droit de choisir par référendum de rester avec le Maroc ou avoir leur propre État indépendant et ensuite parler d’égal à égal avec nos frères amazighs et arabes du Sahara Occidental.

Si je demande l’indépendance du Sahara Occidental, c’est ce que je souhaite pour le Grand Souss, Zayan et le Rif.

Et ce n’est que par la suite qu’on peut envisager une confédération de nos grandes régions autonomes ou indépendantes.

La nation marocaine telle qu’elle existe actuellement est l’œuvre du général Lyautey. C’est une unité artificielle hybride faite pour diviser les Marocains arabes et amazighs, briser les tribus et les faire disparaitre progressivement.

Le prétendant socialiste français à la présidence a conseillé au jeune roi à l’avènement de son intronisation de sauvegarder l’unité du Maroc avec le sous entendu de l’unité créée par la France pour sauvegarder ses propres intérêts et non ceux des Marocains..

C’est une stratégie qui convient à tous les colons du pays.

Pour nous, celui qui n’a pas sa tribu au Maroc est un étranger. La tribu est le fondement et l’essence de l’identité marocaine. Que cette tribu soit amazighe, hébraïque ou arabe. C’est pour cela que Lyautey s’est attaqué en priorité à la tribu pour la faire disparaitre.

Il a fait soumettre par la force des armes toutes les tribus du Maroc et les a mises entre les mains de la monarchie réformée par ses soins, ce qui n’a jamais existé avant le protectorat français.

Il a détruit le commerce transsaharien horizontal qui faisait la richesse de tout le Sud, de Tambouctou à Mogador , pour le remplacer de force par un commerce orienté vers l’Europe et vertical, en condamnant à la misère absolue tout le grand Sud marocain.

Jusqu’à la fin du 19e siecle, l'Amghar Birouk régnait en maitre incontesté sur tout le grand Souss , Abdellah ou Bihi sur Haha et Chiadma et par la suite Mohamed Abdelkrim Khatabi a crée la République du Rif avec son territoire, son drapeau, son gouvernement, sa monnaie et son armée.

La France , l’Espagne, la monarchie et les caïds à sa solde se sont solidarisés pour tuer dans l’œuf la démocratie , la dignité et la liberté au Maroc.

Cette alliance reste intacte après un siècle même si elle est un peu secouée par ce printemps des peuples dit arabe.

Tous les ingrédients d’une vraie révolution sont présents au Maroc malgré cette fuite en avant du régime et de ses partis.

Mais les Marocains sont ils capables de se débarrasser de leur syndrome de la dictature , du dressage systématique des citoyens pendant cinq décennies par le culte de la personne érigée en demi dieu par le dogme religieux dans l’imaginaire populaire , celui dont on voit l’image sur la lune et celui dont la visite fait déchainer la mer car deux rois ne se rencontrent pas selon une vieille femme ?

Ce culte n’a rien à envier à celui des Pharaons dont il s’inspire à ne pas en douter.

Que faire ?

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vendredi 16 décembre 2011

Rabat : colère des ouvriers agricoles

Par Ali Fkir, 14/12/2011
Des centaines de syndicalistes agricoles (FNSA/UMT) se sont retrouvés le 14 décembre 2011 à Rabat pour crier haut et fort leur indignation, leur colère quant aux conditions lamentables où ils travaillent, crier haut et fort leur détermination à radicaliser leur légitime combat pour arracher leurs droits.
Ils sont venus du Souss (le sud), de Berkane ( l'est ) , du Gharb ( nord), de Zaer (ouest) , de toutes les régions agricoles du Maroc.
Ces centaines d'ouvriers et ouvrières agricoles ont organisé un sit in devant le ministère de l'agriculture, puis une marche jusqu'au ministère du travail.
Ils ont scandé pendant des heures des slogans relatifs à leurs revendications syndicales mais aussi des slogans politiques tels: SOIS TRANQUILLE, SOIS TRANQUILLE! NI ABBAS (ancien 1er ministre) NI BENKIRANE (chef du gouvernement désigné récemment par le roi)
Les camarades qui ont bâti la FNSA/UMT, le puissant et 1er syndicat agricole du Maroc, étaient là: Amine, El Handouf, Hakech, Samira, Douraïdi, Abba, Lahnaoui, Zouhair, les Khadija...

Les mafieux se la coulent douce, les potentats et autres arrivistes se partagent le gâteau, les patrons sucent le sang des travailleurs, les bras-cassés et autres dénigreurs jacassent...le peuple lutte, la résistance prend de l'ampleur.
L'engagement auprès des opprimés, des exploités nous
interpelle

Voir les vidéos :
Devant le ministère de l'agriculture
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Le camarade Mohamed Hakech explique au correspondant du journal d'ANNAHJ ADDIMOCRATI
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Un syndical parlant au correspondant du journal d'ANNAHJ ADDIMOCRATI
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Ouvriers s'exprimant en tamazight: l'enfer des micro-crédits... 
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Malgré les conditions difficiles, Jamila a fait plus de 500 km pour arriver à Rabat...
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Ils, elles sont venu-es de toutes les régions du Maroc pour crier (au cœur de la capitale) haut fort leur indignation et ce ,le jeudi 15 décembre 2011
La solidarité effective avec les opprimé-es nous interpelle
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Des ouvriers agricoles victimes des pratiques de Omar Alkhatib ( fils du Dr Abdelkrim Alkhatib ,le fondateur du PJD) qui avait bénéficié de fermes de la SODEA (étatique)
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La marche vers le ministère du travail: ni Abbas (ancien 1er ministre), ni Benkirane (chef de gouvernement désigné récemment par le roi)
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Devant le ministère du travail
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Allocution du camarade Hakech devant des centaines d'ouvriers et d'ouvrières (rabat le 15 décembre 2011)
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Les ouvriers et les ouvrières agricoles ne se font pas d'illusions sur les pjdistes et consorts.
L'engagement effectif avec les opprimés en général et le prolétariat en particulier nous interpelle.
La lutte de masses conscientes et organisées reste la seule voie du salut.
Le reste est du pur verbiage

العمال الزراعيون والعاملات الزراعيات يتوجون الحملة الإحتجاجية التي أطلقتها الجامعة من 03 إلى 15 دجنبر بوقفات احتجاجية يوم 15 دجنبر أمام وزارتي الفلاحة والتشغيل والبرلمان ويقررون في ملتقاهم الوطني الثاني الاستمرار في النضال جهويا ووطنيا حتى تحقيق مطالبهم المشروعة

توج العمال والعاملات الزراعيين الحملة الاحتجاجية التي أطلقتها الجامعة الوطنية للقطاع الفلاحي من 03 إلى 15 دجنبر الجاري بوقفات احتجاجية أمام وزارتي الفلاحة و التشغيل والبرلمان ونظموا ملتقاهم الوطني الثاني بمقر الاتحاد المغربي للشغل بالرباط. وقد شارك في هده الحركة النضالية الإنذارية أزيد من 1500 عامل وعاملة زراعية يمثلون جميع المناطق الفلاحية الكبرى بالمغرب – بركان، الغرب، دكالة، تادلة، سوس ماسة وغيرها- وكانت رسالة قوية وواضحة للمسؤولين الحكوميين الجدد و للدولة حول الفضيحة السياسية والأخلاقية المتمثلة في استمرار التمييز القانوني الذي يعيشه العاملات والعمال الزراعيون في الأجور وساعات العمل.كما كانت مناسبة للتنديد بالأوضاع الاقتصادية و الاجتماعية المزرية التي يرزحون تحتها نتيجة ضرب الحقوق النقابية وعدم احترام قانون الشغل و الاستهتار الفاضح بشروط الصحة والسلامة، مما يعرض العاملات والعمال الزراعيين لعدة أمراض مهنية ولحوادث شغل خطيرة تخلف في صفوفهم العديد من الوفيات و المصابين بعاهات مستديمة. هدا في ظل غياب مخزي للحماية بمختلف أشكالها و تهرب متواطئ حوله ما بين الباطرونا الزراعية و السلطات، بمختلف تلاوينها ،من التصريح بالعمال و العاملات لدى الصندوق الوطني للضمان الاجتماعي.
وعلى طول أيام الحملة الاحتجاجية في مختلف مناطق المغرب وكذلك يومه 15 دجنبر بالرباط، أكد العمال من خلال احتجاجاتهم على كدهم وعملهم المضني و دورهم الحيوي في تأمين الأمن الغذائي لشعبنا و في إنتاج آلاف الأطنان من الخضر والفواكه التي تعد العمود الفقري لصادرات المغرب الفلاحية، عمل يتم تبخيس ثمنه مقارنة بما يدره من أرباح خيالية على الباطرونا الزراعية و المستفيدة، فضلا عن هدا كله، من الإعفاءات الضريبية و مختلف الإعانات السخية على حساب المالية العمومية، من دون أدنى التزام باحترام مدونة الشغل التي تم وضعت أصلا على مقاسها.
وخلال الملتقى الوطني الثاني للعمال والعاملات الزراعيين، الدي تم تنظيمه بعد الوقفة بحضور بعض الصحفيات والصحفيين المرتبطين بهموم الكادحين، عبر المشاركون و المشاركات عن مضيهم في تمتين و تقوية مختلف أشكال التضامن فيما بينهم وتشبثهم بالوحدة النقابية في إطار الجامعة واستمرارهم في النضال وفقا لأهدافها التقدمية و التحررية العامة، حتى تحقيق كافة مطالبهم المشروعة، و أكدوا عزمهم الثابت على المضي في النضال بكل قواهم ضد استغلال الباطرونا البشع والاغتناء بدمائهم وعرقهم، وقطعوا العهد على أنفسهم بأن لا يتسامحوا مع كل هؤلاء المستغلين و عموم المتواطئين معهم.
واختتم اللقاء بكلمة تقدير واحتفاء بالعاملات الزراعيات وما يعطونه من نموذج إنساني رائع في النضال والصمود أمام التمييز والقهر والاستغلال، وتم التأكيد على ما توليه لهن الجامعة من اهتمام خاص وعلى التزام كافة مناضلاتها ومناضليها بتطوير العمل وسط النساء وخاصة منهن العاملات الزراعيات حتى تحقيق غايات الجامعة النبيلة في هدا الإطار على طريق الكرامة و الحرية والمساواة و العدالة الإجتماعية.
إن الجامعة الوطنية للقطاع الفلاحي إذ تشد بحرارة على أيادي مناضلاتها ومناضليها لتأطيرهم النضالي لهذه الحملة الاحتجاجية المتميزة و تهنئ العاملات والعمال الزراعيين على مشاركتهم الحماسية في إنجاحها فإنها تعاهدهم على مواصلة النضال حتى تحقيق مطالبهم المشروعة.

وما ضاع حق وراءه مناضلة ومناضل