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samedi 7 juillet 2012

Chouf Ouchouf - interprété par le Groupe acrobatique de Tanger . Magnifique !

Par Mohammed Belmaïzi 

Chouf Ouchouf / La joie de vivre dans un pays piraté par le roi prédateur et sa clique / 
Chouf Ouchouf les potentialités culturelles et artistiques, en dépit de la barbarie qui tue notre pays !! 
Sublime ! 
Chouf Ouchouf / La tragédie des frontières et l'immigration
 / La tragédie du chômage et des laissés-pour-compte
 / La tragédie de ce pays que nous aimons sous les mains du roi prédateur et de sa clique... 
 Cette tragédie est racontée avec art et beauté par des jeunes de Tanger ... Une merveille !! 

Zimmermann & de Perrot - www.zimmermanndeperrot.com

Valls fait sortir les enfants des centres de rétention mais reste ferme face aux clandestins

Par France Info 7 /7/2012

Tous les préfets ont reçu vendredi soir une circulaire de trois pages leur précisant que, désormais, le placement des enfants en centre de rétention doit être l'exception. La règle devient l'assignation à résidence, "plus humaine et respectueuse des intérêts de l'enfant". Manuel Valls a écrit aux préfets : le placement des enfants en centre de rétention est maintenant l'exception

Un texte de trois pages pour mettre en œuvre l'une des promesses de campagne de François Hollande : "Mettre fin à la rétention des enfants et donc des familles avec enfants." Tous les préfets ont reçu la circulaire de Manuel Valls vendredi soir. Elle précise que, désormais, le placement d'une famille avec enfants en rétention administrative doit être "exceptionnelle", l'assignation à résidence (au domicile familial ou dans un hôtel), la règle — l'exception pourra par exemple concerner les familles qui n'auront pas respecté l'assignation. 

L'assignation à résidence est "moins coercitive, plus humaine et plus respectueuse de l'intérêt supérieur de l'enfant", selon le ministère de l'Intérieur. Cette nouvelle circulaire ne s'applique toutefois pas à Mayotte, "situation territoriale d'exception, cas singulier et préoccupant." Mayotte où une mission va être confiée à une personnalité indépendante pour faire des propositions face à l'immigration clandestine massive, "en concertation avec les autorités comoriennes", précise sur France Info le ministre de l'Intérieur. 

 "Une politique d'immigration doit également permettre des reconduites à la frontière. Et ce message de fermeté, je compte bien le porter" (Manuel Valls) Le 19 janvier dernier, le placement de jeunes enfants en Centre de rétention administrative (en attente d'expulsion) avait été jugé illégal par la Cour européenne des droits de l'Homme, qui évoquait un "traitement inhumain et dégradant". En 2010, quelque 400 mineurs issus de 178 familles ont fait l'objet d'une telle mesure, 86% avaient moins de 13 ans, et près d'un sur dix moins d'un an. 

A Mayotte, sur les 22.000 reconduites à la frontière, 6.000 concernaient des mineurs, selon Manuel Valls. "Une politique d'immigration doit à la fois permettre la stabilité des étrangers en situation régulière, la régularisation sur des critères précis mais également des reconduites à la frontière. Et ce message de fermeté, je compte bien le porter", conclut sur France Info Manuels Valls.

Des paroles de "vingt-févriéristes"

Vous allez pouvoir entendre aujourd’hui le deuxième volet que nous consacrons au Mouvement du 20 février au Maroc, réalisée par Nadia Akdoumi.
Qods, Sanae et Hicham, sont de jeunes voix de cette dynamique contestataire. Ils évoquent l’intimidation bien réelle qui s’exerce, sur les paroles et les actes qui tentent de faire bouger les lignes de ce pays.
Mais ils disent aussi les possibles et les espoirs portés par une génération qui ne se résigne pas. Nous vous laissons donc en leur compagnie, pour une déambulation politique qui met à l’épreuve un pouvoir par ailleurs devenu expert dans le marketing de son image démocratique.
Dédicace :
[La première chanson diffusée lors de cette émission est celle du groupe Lemchaheb «Loued». Je la dédie à Mouâd Lhaked, aux militants vingt-févriétistes et à tous les activistes de la société civile marocaine qui font la queue devant les tribunaux au lieu de jouir de leur droit à bâtir une société juste pour tous] Nadia Akdoumi.
Released by: Radio Libertaire
Release/catalogue number: 
http://www.zonesdattraction.org
Release date: Jul 6, 2012

vendredi 6 juillet 2012

Lettre ouverte à Manuel Valls par Jacob Cohen

Par Bellaciao, 5/7/2012

 
JPEG - 88.2 koJacob Cohen a été agressé une nouvelle fois par la LDJ hier jeudi à Paris. La fois précédente, le 12 mars dernier, plusieurs de ses agresseurs avaient été formellement identifiés, mais ils n’ont pas été inquiétés...  

Paris, le 5 juillet 2012 
                          Lettre ouverte à M. Manuel Valls,
                          ministre de l’Intérieur
  Monsieur, 

Ce qui se passe en ce moment en France vous déshonore. Je vous dénie le titre de Républicain. Le 12 mars 2012, j’ai été agressé, en tant qu’écrivain juif antisioniste, par la Ligue de défense juive, qui a filmé et posté l’agression. Vos services n’ont pas levé le petit doigt pour les arrêter. Se sentant dans une totale impunité, et bénéficiant des protections dues aux judéo-sionistes, la LDJ a récidivé aujourd’hui. 

Plainte a été déposée au commissariat du 4e. Mais je ne me fais aucune illusion sur la suite. Vous avez de tout temps, comme toutes les autorités de la République, et en premier lieu le Président, affirmé votre soutien indéfectible au CRIF et à son bras armé, la LDJ, aux méthodes fascistes. Cette soumission aveugle est révoltante. 

Je vous laisse imaginer si j’avais été un écrivain sioniste membre du CRIF agressé par des islamistes. Le tollé que cela aurait provoqué. Vous n’avez ni le sens de la justice ni la volonté de mener une politique équilibrée. L’Histoire vous jugera. 
" Jacob COHEN * 

*Rappel : Jacob Cohen viendra présenter son nouveau roman "Dieu ne repassera pas à Bethléem" ce samedi 7 juillet à 17 H 30, à la librairie Résistances à Paris. 


Les ouvriers de Superfood continuent leur grève de la faim

Les ouvriers de Superfood dans la ZA TASSILA à AGADIR au Maroc continuent leur grève de la faim depuis maintenant 14 jours sous un soleil de plomb, 48 degrés. On a constaté des situations de coma à répétition dans les rangs des ouvriers en grève de la faim.  

Ces vingt ouvriers sur quarante sont expulsés par le patron de leur boite pour des raisons syndicales . Ils ont participé aux défilés du premier mai et ont constitué un comité syndical dans leur entreprise. Cela a suffi pour provoquer la rage et des traitements indécents du patron . 

 Dans le cadre du changement radical, plan historique de la classe ouvrière dans notre pays, les ouvriers entament des luttes de qualité, de grand souffle et de résistance héroïque face au patronat et à l'exploitation. Les ouvriers sont en sit- in et en grève de la faim dans la zone d'activité Tassila à Agadir. Ils ont organisé des piquets de grève. Tout cela s'ajoute à des actions de pointe sur la place publique et actions d'arrêt de la production de leur usine. Malgré leurs actions, patron et autorité font la sourde oreille.

 Souvent les services de police interviennent pour casser la grève et menacer les ouvriers et les militants qui les soutiennent. Les ouvriers d'autres usines de la zone manifestent leur sympathie et solidarité avec leurs camarades en grève de la faim devant leur usine. Ils sont déterminés à continuer leur combat. D'autres ouvriers d'autres usines de la zone d'activité ont rejoint les grévistes pour les soutenir. Depuis maintenant quelques mois, le climat de lutte au sud du Maroc n'est plus le même. Les ouvriers ont le moral et une grande capacité de résistance et détermination. Ne faudrait- il pas étayer ces luttes par une conscience de classe au sein des rangs des ouvrier(e)s ?  Le comité de soutien salue chaleureusement les ouvriers.

  ل جنة دعم العمال المضربين عن الطعام شركة سوبير فود والمطرودين من الشركة: > تقرير اليوم الخامس عشر > تحية نضالية للرفاق والرفيقات 

 - في إطار الاستمرارية النوعية لنضالات الطبقة العاملة صاحبة مشروع التغيير الجدري تاريخيا بلادنا،لعل ما يميز هده اللحظة التاريخية بالات،هي الدخول في الأشكال النضالية الراقية المتجسدة في المعارك الطويلة النفس والصمود البطولي للطبقة العاملة في وجه الباطرونا المتعفنة والاستغلالية وأضف إلى دلك ما يتعرض له المناضلون والمناضلات العمال من الطرد التعسفي والحرمان من حقهم في العيش الكريم ،حيث دخل عمال في منطقة تاسيلا الصناعية باكادير في اعتصام مفتوح مرفوق بإضراب عن الطعام،حيث بلغت المعركة النضالية أربعة عشرة يوما14 يوما ويتم بالموازاة مع دلك تجسيد أشكال نضالية كتوقيف السير العادي للمعمل ودلك بإغلاق العمال أبواب المعمل ،وكذلك وقفات احتجاجية بالشارع العام ،أمام هده التضحيات الجسام ومعركة الأمعاء الخاوية من اجل الكرامة والحصول على كافة الحقوق وتلبية المطالب الأساسية لعمال افنوا نصف عمرهم في خدمة شركة استغلالية مازالت تواجه الطبقة العمالية بسياسة صم الادان و التماطل والتسويف   
وبتواطؤ من مسؤولين سياسيين وأجهزة القمع البوليسية التي تحاول في كل شكل نضالي رفع المعتصم وتهديد العمال لثنيهم عن الاستمرار في معركتهم النضالية . > - أمام هدا الوضع المتردي لأوضاع الطبقة العاملة المضربة عن الطعام فان وضعيتهم الصحية جد متدهورة خصوصا مع اشتداد حرارة الصيف التي تبلغ في هده المنطقة 48 درجة وتم تسجيل حالات إغماء متكررة كل يوم حيت دخل احد العمال مند يوم الاثنين في حالة غيبوبة تامة على الساعة الثانية مساءا وتم نقله إلى المستشفى وسط حالة عارمة من الاستياء والسخط وسط العمال والعاملات المتواجدين في الاعتصام ،وبعد دلك التحق مجموعة من العمال والعاملات المشتغلين في معامل قريبة لدعم المعركة النضالية مرددين شعارات استنكارية منددة بوضعية العمال الكارثية للعمال بالمنطقة عازمين الصمود والمقاومة حتى تحقيق كافة مطالبهم العادلة والمشروعة . > > تحية نضالية للطبقة العاملة الصامدة > الموت ولا الركوع > إلى الأمام لاسلام لا استسلام

jeudi 5 juillet 2012

Effondrements de bâtiments au Maroc : Citoyens et patrimoine en grand danger

Par Ahmed Iraqi , demainonline, 28/6/2012                                       Le silence complice

Opinion. De l’effondrement à Meknès de la mosquée Bradyiine aux catastrophes similaires à Fès, et de l’effondrement de maisons à Casablanca en mai 2012 à un autre à Casablanca en juin 2012,  les catastrophes se succèdent  et la liste des victimes s’allonge.  Qui est responsable? N’est-ce pas aussi le silence et l’indifférence ?
Que se passe-t-il, par exemple, lorsque le directeur d’une institution publique qui reçoit des milliers de citoyens chaque jour, en l’occurrence la station thermale de Moulay Yacoub, tire la sonnette d’alarme après avoir reçu en 2006 deux rapports d’expertise techniques évoquant un risque d’effondrement ? Ces rapports ont été appuyés par le témoignage de l’architecte Jean Paul Ichter en Octobre 2008.

Tout le monde connait par cœur les moindres détails de ce scandale, tellement la presse en a parlé. Pourtant, les risques pour la sécurité et la santé des citoyens demeurent.

Ce qui s’est passé, c’est que le directeur de cette institution a été officiellement accusé par son hiérarchie à Rabat de manque de respect au roi et de harcèlement du roi. Paradoxalement, l’homme qui a fabriqué la fausse accusation continue d’être promu et encensé par le pouvoir suprême !

Cette attitude non seulement approuve la vengeance vis-à-vis de ce directeur qui a sonné l’alarme, mais approuve également le fait d’avorter le projet de mise à niveau et de valorisation que le même directeur avait proposé pour que la station Moulay Yacoub retrouve enfin sa vocation médicale.

D’autre part, des hommes politiques ont instrumentalisé cette affaire juste avant les dernières élections législatives en montrant une solidarité de façade et en usant d’un discours qui dénonce la corruption et l’abus de pouvoir. Une fois ministres, ils ont changé soudain d’avis et ont préféré le silence.

C’est qui est terrible dans ce type d’affaires est la continuation de ce silence. Cette omerta devient une complicité objective de la part de tous, y compris les victimes réelles ou potentielles.

Comme il ne faut faire confiance au loup pour garder les brebis, le seul espoir qui reste est que chacun assume sa part de responsabilité pour briser ce mur de silence très épais.

Ahmed Iraqi (Professeur de médecine, ancien ministre de l’Environnement, Secrétaire général adjoint du Parti Socialiste)

 http://www.demainonline.com/2012/06/28/le-silence-complice/
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Un commentaire sur demainonline
AMESLI
29 juin 2012 - 8 h 14 min

Les ruines…

Le professeur Ahmed Iraqi dénonce tout haut ce que tout le monde au Maroc pense tout bas. Venant d´un ancien ministre de l´environnement cette déclaration ouverte sonne le glas. Elle est inquiétante.

Tout d´abord au delà des stations thermales qui sont d´utilité publique aux maisons andalouses de Fèz, Rabat, Chefachaouen, Tétouan ou Salé qui menacent ruine, décrépissent ou sont vendues à bas prix à des étrangers qui les transforment en  » Riads » exotiques aux Médinas à travers tout le Royaume, tout ce patrimoine va disparaître.

Dans toutes les villes du Maroc on constate que des pans entiers de quartiers tombent chaque jour. Des vieilles maisons plusieurs fois centenaires aux mosquées ou autres monuments. En plus des constructions illégales élevées à coups de corruption chez le conseil municipal et qui enterrent des familles entières.

Le phénomène est connu. La maladie est déclarée. Le diagnostique est établi.
Mais qui prendra la responsabilité?

On constate que nous sommes en face d´un vide juridique, démocratique et citoyen. En amont, la sourde oreille ou la stratégie bien marocaine du singe qui ne veut ni entendre, ni voir ni parler. En aval une société civile castrée qui ne voit que les intérêts immédiats, le gain facile dans une atmosphère de je m´en foutisme.

Et au dessus, comme un nuage opaque, le pouvoir qui ne réalise pas que cette corruption, cet arbitraire, cette cécité vont mener nos villes anciennes et notre patrimoine vers la ruine pure et simple.

Entre le discours et le travail concret, il existe des années lumière de distance.

La réponse au professeur Iraqi est simple : Nous n´avons pas un état de droit et donc nous n´avons pas d´institutions nationales capables de résoudre ces problèmes indépendamment des intérêts de certains alors qu´il s´agit de l´intérêt de tous les citoyens.    

Rapport accablant sur la prison Oukacha de Casablanca

Par AufaitMaroc, 4/7/2012

 Le ministère chargé des Relations avec le Parlement et la société civile a annoncé mercredi le lancement d'un dialogue national sur la situation dans les prisons et les conditions de détention des prisonniers. Cette annonce intervient au lendemain de la présentation d'un rapport accablant sur les conditions de détention à la prison de Oukacha en proie à une surpopulation, et à différents trafics.
 Le délégué général de l'Administration pénitentiaire et de la réinsertion, Hafid Benhachem était devant le Parlement mardi, pour écouter les conclusions d'un rapport élaboré par une commission parlementaire d’inspection à la prison d’Oukacha à Casablanca. Un rapport accablant qui passe en revue des conditions de détention déplorables, mais aussi d'implications de certains responsables dans du trafic de drogue, sans oublier l'existence d'un quartier pour les détenus financièrement aisés, baptisé Abou Dhabi. 
 
 Surpopulation carcérale 
 
  La prison d'Oukacha à Casablanca souffre de surpopulation avec un total de 7.572 prisonniers, alors que sa capacité d'accueil ne dépasse pas 5.800 détenus, indique le rapport. 
 
 1,2 m² 
 
 Ce rapport, réalisé par une commission parlementaire composée de 12 députés, indique que chaque prisonnier dispose d'une superficie de 1,2 mètre carré, tandis que les normes internationales en la matière avancent un minimum de 9 mètres carrés pour chaque détenu. Dans un certain nombre de cas, poursuit le rapport, 56 prisonniers partagent une superficie se situant entre 3 et 5 mètres carrés. “(Face à cette situation, il est) difficile d'évoquer la possibilité d'accorder aux détenus leurs droits élémentaires tels que inscrits dans les législations nationale et internationale”. 
 
Extrait du rapport : 80% des prisonniers en détention préventive 
 
 Le document précise que le surpeuplement à la prison d'Oukacha est dû en grande partie à “la détention provisoire” qui concerne 80% des détenus, au retard enregistré dans le jugement des affaires, à la non-application de la liberté conditionnelle et à l'absence de normes objectives dans la procédure de grâce. 
 
 Conditions sanitaires et alimentaires déplorables 
 
 La commission parlementaire a relevé, en outre, un manque d'infrastructure de base dans la prison et l'absence des “conditions de santé adéquates” ainsi que la qualité de la nourriture qui laisse à désirer. En dépit du budget important alloué à la restauration, les prisonniers comptent principalement sur la nourriture qu'ils reçoivent de leurs familles, déplore le rapport qui fait état par ailleurs de dysfonctionnements liés aux programmes de formation et de réinsertion. Intervenant dans l'émission “Qadaya wa arae” diffusée mardi soir sur la chaîne de télévision Al Oula, la vice-présidente du Parlement Khadija Rouissi est revenue sur des cas de torture.
  “Actuellement des jeunes sont torturés dans les prisons en étant battus avec des tuyaux. Le ministère de la Justice ne fait aucune action pour enquêter sur ces abus”. Khadija Rouissi 
 La commission a noté également que les ressources humaines employées dans la prison (517 employés) ne suffisent pas à dispenser des services adéquats, outre l'absence remarquée de formation de ces employés, particulièrement dans le domaine des droits de l'Homme
 
 Trafics en tous genres 
 
 Par ailleurs, les députés qui ont visité la prison, et sur la base de témoignages des détenus, ont souligné de nombreux cas de trafics et de corruption, impliquant de hauts responsables de l'administration pénitentiaire et qui concerneraient aussi bien la drogue que les cigarettes ou encore les téléphones portables. 
 
Le rapport révèle également l'existence d’un quartier de détention baptisé “Abou Dhabi”, réservé aux prisonniers aisés.
 
 En réponse, le délégué général de l’Administration pénitentiaire, a estimé que ledit rapport contient des accusations dangereuses contre un groupe de personnes qui doivent auparavant être auditionnées. 
 
 Un dialogue national 
 
 C'est dans ce contexte que le ministère chargé des Relations avec le Parlement et la société civile a annoncé, mercredi, le lancement d'un dialogue national sur la situation dans les prisons et les conditions de détention des prisonniers, en partenariat avec les organisations des droits de l'Homme, qui forment le comité de coordination sur les prisons. Ce dialogue verra la participation d'organisations gouvernementales et non-gouvernementales, d'institutions nationales ainsi que le Parlement. Dans un communiqué, le ministère précise qu'il a été également convenu d'adopter pour les besoins de ce dialogue une plateforme contractuelle, englobant les objectifs généraux, les axes, les mécanismes et les propositions législatives et réglementaires.

mercredi 4 juillet 2012

Dakhla, Sahara occidental ou Maroc saharien ? Visite guidée ...

 

De notre envoyée spéciale à Dakhla, Lilia Blaise, realites.com, 28/6/2012 (Tunisie)

Le conflit du Sahara occidental semble plus que jamais d’actualité lorsque l’on arrive à Dakhla, une des villes des provinces du Sud annexées par le Maroc en 1975. Dynamique et en plein développement, la ville n’a rien des camps de réfugiés de Tindouf. «Ici on veut tous être Marocains. Ceux qui ne veulent pas l’être partent pour les camps ». Cette phrase, jetée par Meimouna, accompagnatrice attitrée de la visite de Dakhla habillée du voile sahraoui et chargée de communication, révèle une première vision de la ville de Dakhla, à l’extrême sud du Sahara occidental près de la frontière avec la Mauritanie. 

Et la question identitaire n’est pas la seule ambiguïté de l’endroit. En approchant de l’aéroport, on peut déjà voir de l’avion les constructions encore naissantes, financées par l’Etat marocain. Dès l’atterrissage, l’accompagnatrice, native de Dakhla, prend en charge l’unique journée prévue pour la visite. Un programme de choc attend : visite du nouveau port de Dakhla, visite du musée sahraoui et de la médiathèque, visite des serres de tomates cerise, du site de l’océan vagabond, entretien avec le Wali, gouverneur de la ville et même une rencontre avec le tissu associatif local. 

Difficile de caser ne serait-ce qu’une heure de libre dans un programme aussi chargé afin de contacter ceux dont on ne parle pas «les militants revendiquant la libération de ce territoire» ou les membres du POLISARIO.

 Une voiture mise à disposition attend, l’accompagnatrice est là pour faciliter les visites et les trajets au cours de cette journée. Passée la vue aérienne, Dakhla est une petite ville où alternent les couleurs des bâtiments peints et le gris de ceux encore en construction. Très symétriques, les rues sont le cœur de l’activité nocturne ainsi que la corniche qui borde l’océan Atlantique. Installée dans la péninsule du Rio de Oro, la ville est peuplée d’environ 60 000 habitants. Elle a un climat désertique équilibré par le vent et la proximité de l’océan. Les restes de la colonisation espagnole datant du 19ème siècle sont encore visibles dans l’énorme fort militaire à l’entrée de la ville. La ville elle, est neuve, portant les traces du développement récent amorcé par le Royaume du Maroc. 

Et pourtant Dakhla fait partie des territoires du Sahara Occidental et non du Maroc au regard du droit international. Entre aide au développement et exploitation directe, le Maroc joue sur une frontière fragile . Dakhla est devenue ainsi une région économiquement «marocaine», mais pas juridiquement.

 La pêche, principale richesse 

 Dimanche matin, le marathon commence, direction : le nouveau port de Dakhla. Fierté locale, le port de pêche de Dakhla a commencé à être construit en 1998. Depuis, deux extensions sont en cours de construction, l’une notamment pour les bateaux pétroliers. Gagné sur la mer, le terre-plein s’étend sur près de 13 ha. Les principales activités du port concernent la pêche pélagique et côtière ainsi que le trafic d’hydrocarbures. Le port est un point d’échange central avec l’Amérique du Sud, mais aussi avec les pays africains. La pêche représente près de 40% de la production nationale marocaine. L’activité bat son plein le dimanche 17 juin, alors que les pêcheurs réparent leurs filets, des centaines de bateaux de pêche créent un effet de congestion. 

A qui profitent les bénéfices générés par cette activité portuaire ? Au Royaume du Maroc et à l’Europe selon un accord de partenariat de pêche (APP) signé en 1987 entre l’Union européenne et le Maroc et fréquemment renouvelé. Le problème posé par cet accord concerne l’espace où les navires européens peuvent pêcher. L’appréciation de cet espace est laissée à la libre interprétation du Maroc, or, Dakhla n’appartient pas juridiquement au Maroc, il est seulement sous «contrôle» marocain. 

Selon un rapport du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies datant du 22 février 2010 (Le pillage des ressources halieutiques au Sahara occidental), le Maroc n’a jamais été reconnu par les Nations Unies comme une puissance administrante du territoire. C’est pourquoi le rapport stipule bien que d’un point de vue légal, le Maroc n’a pas le droit d’exploiter, vendre ou marchander par le biais de l’octroi de licences les ressources de ce territoire.» L’accord de pêche se baserait sur une violation du droit international, car le Maroc a ouvert la possibilité à ces navires européens de pêcher dans les eaux bordant la zone du Sahara occidental sans déclarer sa juridiction sur les eaux. 119 navires européens de 11 pays membres naviguent ainsi sur ces eaux, reste à savoir s’ils vont jusqu’à utiliser le port de Dakhla comme point d’ancrage. Sur place, pas de drapeau européen à l’horizon. Ces accords de pêche sont sans cesse l’objet de négociations lors de leur reconduction et une manière pour le Maroc d’affirmer à chaque fois la légitimité de sa «souveraineté» sur le territoire. 

La manière dont le peuple sahraoui profite de ces richesses est plus ambigüe. Un des ingénieurs du port de Dakhla déclare que 10 000 habitants travaillent au port sans donner d’autres détails. 

 La culture des tomates cerise, monopole français 

Vient ensuite la visite des fameuses serres de tomates cerises qui s’étendent sur 60 hectares, dans la ferme de Tawarta et dont le principal client est aussi le marché européen. Le secteur de l’agriculture est la deuxième richesse de la ville de Dakhla. Les tomates arrivent en France où elles sont redistribuées dans divers pays européens, avec le label «en provenance du Maroc» ou «sud du Maroc». La société française Azura cultive aussi des tomates cerises sur près de 76 ha du territoire. Selon un rapport de l’ONG Western Sahara Ressource Watch, en 2012 un nouvel accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Maroc libéralise encore plus les échanges entre les deux pays, alors qu’un autre accord commercial entre les Etats-Unis et le Maroc exclut clairement la zone du Sahara occidental. Plus encore, le ministère de l’Agriculture et de la pêche marocain a estimé que près d’un million d’hectares étaient exploitables pour l’agriculture. En 2009, près de deux mille hectares étaient exploités ou équipés dans diverses fermes et des projets d’extension sont prévus d’ici 2013. La majorité des récoltes seront destinées à l’exportation. La plupart de ces extensions seront faites sur des zones habitées auparavant par des Sahraouis qui sont partis pour les camps de Tindiouf lors de la guerre, selon le rapport de l’ONG Western Sahara Ressource Watch. 

Parmi les 11 domaines exploités pour l’agriculture autour de Dakhla, tous appartiennent au roi Mohamed VI, à des hommes d’affaires marocains ou à des multinationales françaises. Aucun n’appartient à un Sahraoui. 

 Dans Dakhla, l’impasse du conflit est ainsi visible dans chaque parcelle du développement de la ville : le Maroc considère bien que le territoire lui appartient et agit donc en toute légalité selon ses officiels. Excepté qu’aux yeux des Sahraouis, les choses ne sont pas si simples.

 L’identité sahraouie en question

 A la radio régionale de Dakhla, le directeur nous accueille en costume traditionnel Sahraoui. Même le dimanche, l’équipe travaille. Créée en 2005, la radio couvre des sujets culturels, politiques et religieux, organise des débats entre les notables et les citoyens. Mais quand il s’agit de la question du Sahara occidental, les sujets sont traités d’une certaine manière. Le directeur dit avoir parlé sur l’antenne des récents évènements comme le retrait de confiance à l’envoyé spécial de l’ONU, Christopher Ross mais quand on lui demande s’il est allé demander le point de vue de ceux qui revendiquant l’indépendance, ce dernier déclare, qu’il n’y a pas à sa connaissance de «Sahraouis indépendantistes ou séparatistes» à Dakhla. La journée se terminera par une rencontre avec le «tissu associatif de la ville» composé de nombreuses femmes sahraouies très impliquées. Association pour les femmes et le développement, association pour l’enfance, etc. Les problèmes dont parlent ces femmes portent sur le manque d’«espaces verts», ou d’infrastructures pour les écoles. Tous revendiquent le fait «d’être des Marocains à part entière », aucun acteur des associations militantes pour l’indépendance n’est présent. Une vieille dame témoigne du calvaire qu’elle a du endurer dans les camps de Tindouf ayant déjà subi la torture dans les prisons espagnoles. Elle déclare être venue se «rallier» à Dakhla n’en pouvant plus des conditions de vie du camp de Tindouf.

 Dakhla, la ville où tout le monde se dit «marocain» servirait-elle donc à légitimer l’annexion de ces territoires par le Maroc ? C’est ainsi qu’est présentée l’histoire au petit musée sahraoui de Dakhla. Accompagné d’une médiathèque, le musée commence par les photos des différentes visites du roi Mohamed VI dans les provinces du Sud, puis vient l’histoire en cartes de la colonisation hispano-française. Le saut historique vers le 6 novembre 1975 et le serment de la marche verte organisée par le roi Hassan II semblent être le pivot de l’histoire sahraouie dans ce musée. Les Marocains considèrent cet évènement «pacifique» comme une récupération de leurs territoires historiques contrairement à la Cour internationale de justice. Celle-ci a déclaré, dans un traité du 6 octobre 1975, qu’il existait bien des liens juridiques d’allégeance entre le sultan du Maroc et certaines tribus du Sahara, mais que cela n’était pas suffisant pour établir un lien de souveraineté territoriale entre le Sahara occidental et le Royaume du Maroc. Très peu d’allusions au Polisario ou à une autre date historique, celle de la proclamation de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) le 27 février 1976. L’identité culturelle sahraouie, elle, semble être préservée à travers ce musée qui présente le costume traditionnel et son évolution à travers les âges, les techniques de coiffures, la tente bédouine. Mais peu d’éléments sur l’histoire réelle des Sahraouis avec par exemple une étude des tribus qui composent le peuple : d’un côté les Ouled Dhims, de l’autre, les Rguibats. Pour Meimouna, c’est la permanence d’une société tribale qui rend impossible l’indépendance «vous savez, même si on avait l’indépendance, ces tribus se battraient chacune de leur côté pour régner. Et je ne suis pas sûre que cela serait souhaitable». 

Dakhla, eldorado marocain ? 

Pour le wali de la région d’Oued Eddahab Lagouira, Hamid Chabar, le conflit au Sahara occidental est désormais un problème diplomatique, «un conflit idéologique qui l’emporte sur le reste». A Dakhla, son ambition est claire : «faire de la région un pôle de prospérité à la porte de l’Afrique subsaharienne avec un flux d’échanges important». Il base le dynamisme sur l’énergie éolienne afin de préserver l’écosystème particulier de la région et parle de nombreux projets pour le développement du tourisme. Son avis sur le Sahara Occidental semble partagé par le délégué du ministre des Affaires étrangères à Rabat, Youssef Amrani : «le Maroc attend aujourd’hui les évaluations du secrétariat des Nations Unies et un nouveau médiateur qui puisse nous aider à aller de l’avant.» Pour lui comme pour le gouverneur de Dakhla, c’est le «manque d’implication de l’Algérie» qui empêche le compromis.

 Quant au plan d’autonomie du Maroc, jugé illégal par un barreau d’avocats à New York (voir encadré) le ministre délégué préfère privilégier l’avis des Nations Unies qui ont jugé le plan «sérieux et crédible». Dakhla semble donc bien être une ville «marocaine» aux yeux de tous. Youssef Amrani prend bien soin de préciser que les Marocains n’emploient pas la terminologie Sahara occidental, mais «Maroc Saharien» ou «sud du Maroc» ou encore Sahara».

 Aujourd’hui, en quittant Dakhla, certes bien différente de Tindouf, une question demeure et génère un malaise : qu’en est-il du peuple sahraoui dans ces consultations internationales ou même dans la manière dont le Maroc gère entièrement la ville ? En arrivant à joindre par mail, quelques Sahraouis d’un autre avis que celui présenté lors de la visite à Dakhla, le constat est bien différent. Mohamed El Beikom, un Sahraoui, déclare qu’en plus de ne pas pouvoir s’exprimer librement, les revendications d’autodétermination du peuple Sahraoui sont sans cesse étouffées. Les cas de violations des Droits de l’homme envers les activistes sahraouis reste encore difficiles à aborder au Maroc. Mais le plus révoltant selon ce Sahraoui reste la question du «pillage» des ressources. «Ce n’est pas le peuple sahraoui qui profite de ces richesses, aussi bien au niveau de la pêche, où peu de pêcheurs locaux sont bénéficiaires des ressources engendrées tout comme dans le secteur de l’agriculture.» Lui et d’autres Sahraouis dénoncent le manque d’emploi pour les locaux. Pour le Wali de la ville, ce manque est plutôt dû à un problème de formation pour certains travaux apparus avec l’urbanisation de Dakhla, il déclare «mettre en œuvre un travail de sensibilisation afin de changer les mentalités. Pour certains locaux, les travaux de ferme sont considérés comme dégradants, il faut que nous changions cela.» 

En attendant, le développement de la ville et l’exploitation des ressources continuent… 

Enlèvement et expulsion du militant tunisien Aymane Bhiri

Communiqué de presse 

Les associations démocratiques de l’immigration Maghrébine en France, ont appris avec un sentiment de révolte l’enlèvement par la services secrets marocains et puis l’expulsion injustifiable du militant Aymane BHIRI, membre de la jeunesse du Parti communiste ouvrier de Tunisie (PCOT) invité à participer au congrès du Parti Marocain "La Voix démocratique" qui aura lieu à la mi-juillet. 

 Les associations signataires dénoncent l’enlèvement et l’ expulsion abjecte d’Aymane, qui nous renvoie à des pratiques que nous croyions révolues. Au moment ou les peuples maghrébins aspirent à plus de liberté y compris à la liberté de circulation, les autorités marocaines n’ont pas hésité encore une fois à bafouer cette aspiration de nos peuples à circuler librement dans nos pays du Maghreb. 

Nous exigeons des autorités marocaines l’arrêt immédiat des pratiques de l’enlèvement qui perdurent dans ce pays. 

Signataires : FTCR (Fédération des Tunisiens Citoyens des deux Rives) AMF (Association des Marocains en France) ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France) CRLDHT (Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie) ASDHOM (Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc) FMVJ France ( Forum Marocain Vérité et Justice) ACDA (Agir pour le changement et la démocratie en Algérie

Imider: les élèves organisent une exemplaire marche de protestation !

Par Amussu Imider 6/7/2012 

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 Localement, depuis le 1er août 2011, l’ensemble des habitants de la commune rurale se sont rassemblés en unanimité sur des revendications socio-économiques, défendues dans le cadre du Mouvement : sur la voie de 96 - Imider -, représentant unique et légitime de la population des 7 villages, confirmant par là leur droit à l’accession à la jouissance des richesses de leur communauté et la défense de leurs droits légitimes et légaux en tant que citoyens, à l’égard des litiges les liant à la SMI.*

14.pngMardi, 26 juin 2012, les élèves de la commune d’ImiDer confirment leur attachement au droit à la scolarisation en organisant une démonstration pacifique au sein du mouvement : sur la voie de 96, en réponse aux conditions que les établissements d'enseignement offrent, ainsi que pour protester contre le silence des autorités sur la dégradation de la situation de la commune : les portes des écoles et du collège sont toujours fermées depuis la fin de la dernière année scolaire. 

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 Est-ce la volonté du destin, je me le demande? Ou y a-t-il une manipulation de ces événements au détriment des intérêts des Ayt ImiDer ? Une année blanche dans le processus éducatif des élèves, une année noire et sombre dans l’histoire de la commune et une tache de honte sur le front des responsables. Tout cela révèle un silence irresponsable des concernés, malgré le traitement de ce problème dans notre parlement retardataire.

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7.pngDSCN0649 copy.jpg Cette « marche noire » a enregistré la participation des parents à côté de leurs enfants, des banderoles noires à la main dénonçant la situation engendrée à la commune. La marche a commencé devant le siège de la commune vers le collège par le biais de l'école primaire centrale. Un cercle de débat a été animé par un élève de la cinquième année du primaire pour exposer la vision des élèves et leurs cris, après une minute de silence à la mémoire de la conscience des responsables et de leur année scolaire. Ils ont également lancé des slogans faisant écho à la responsabilité de la direction de la SMI et celle du ministère de l'éducation nationale dans la situation de l’éducation et des conditions sociales en général : le plus long sit-in à ciel ouvert engendré par l’intransigeance, le désengagement, les tentatives à gagner du temps par la direction de la SMI et une dissimulation délibérée de ces événements par les autorités…. 

13.png« Notre droit à l'éducation et à la scolarisation est universellement reconnu et personne n'a le pouvoir de nous en priver. Sommes-nous classés comme des êtres humains ? » Affirme un élève. « Tous les élèves ont passé leurs examens et ont célébré la fin de l'année scolaire sauf ceux de la commune d’ImiDer, leur année de lutte est en voie d'achèvement et bientôt ils célébreront la réalisation des Izerfan (Droits) au sein de notre école –Alebban-« Ajoute un autre. 

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 Enfin, la question fondamentale reste ouverte. Est-ce une année blanche pour ces innocents? Est-ce une année noire pour l’ensemble de la population ? Y a-t-il une issue... ? 
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*La Société métallurgique d'Imiter (SMI, filiale de Managem)

 




Le site d'Annahj Addimocrati piraté



le site a été piraté par des agents du makhzen,

Actuellement le Site est en Réparation

nos excuses

الأيادي الوسخة امتدت من جديد لمحاولة النيل من أحد الأصوات الحرة، متوهمة بأنها بعمليتها الجبانة (قرصنة الموقع الإلكتروني للنهج الديمقراطي) ستتمكن من اسكاتنا وثنينا عن القيام بواجبنا في فضح الممارسات المشيينة للمافيا المخزبية ورعاتها الامبرياليين وأذيالها المحليين... خسؤوا جميعاً، فلن نحيد عن صف الجماهير، ولن نتراجع مهما كان الثمن ...

 
 
Par Ali Fkir, membre du CN d'ANNAHJ ADDIMOCRATI, virulent anti makhzenien.

Nouvelle page du site d'ANNAHJ ADDIMOCRATI piraté. 

Les lâches essaient de brouiller les cartes. 

Qui a kidnappé Ayman BHIRI? 
Qui est irrité par la tenue du 3ème congrès d'ANNAHJ ADDIMOCRATI qui se tiendra les 13, 14 et 15 juillet et dont le succès est certain ?
Qui est gêné par le MVT20FEVRIER ?
Qui est responsable de la misère populaire que dénonce ANNAHJ ADDIMOCRATI ?
Qui est responsable de la faillite économique que dénonce ANNAHJ ?
Qui ne veut pas rendre des comptes des crimes politiques et économiques, comptes exigés par ANNAHJ ADDIMOCRATI ?
 Qui réprime les mouvements de lutte légitime des travailleurs et autres déshérités de ce pays et que ANNAHJ soutient sans réserve aucune?...
QUI A PEUR DU CHANGEMENT RADICAL QUE PRÉCONISE ANNAHJ ADDIMOCRATI?... 

Voila les véritables responsables de ce piratage. 
ANNAHJ ADDIMOCRATI n'a jamais classé des islamistes comme ennemis. Ali Fkir, membre du CN d'ANNAHJ ADDIMOCRATI, virulent anti makhzenien.

mardi 3 juillet 2012

Répression policière à Sefrou: 10 blessés إصابات خطيرة في تدخل لتفريق وقفة تضامنية مع طالب معتقل بصفرو

Dix manifestants qui demandaient la libération d'un de leurs camarades emprisonné, ont été blessés, dont "quatre grièvement", selon le site Lakome.com, au cours d'un sit-in qui se tenait devant le tribunal de première instance de Séfrou, lundi 2 juillet.
Parmi eux : Azzedine Al Menjeli , Abdelmaoula El Kannouni, Ibrahim Saidi sont actuellement hospitalisés à l'Hôpital Mohamed V dans un état grave, surtout Abdelmaoula, déjà victime l'année dernière d'une très grave agression policière, qui l'avait laissé pour mort. Le détenu jugé, Mohamed Salah, du Mouvement du 20 février, a été condamné à un an de prison. Après presque un an de détention à la prison Al Qaddous de Fès, il avait été transféré à Sefrou pour y être jugé.
أصيب 10 أعضاء من حركة 20 فبراير بمدينة صفرو بجروح متفاوتة، على إثر تدخل أمني عنيف لتفريق وقفة احتجاجية دعت لها الحركة وفعاليات حقوقية، أمس الإثنين 2 يوليوز، أمام المحكمة الإبتدائية بالمدينة، تزامنا مع محاكمة الطالب القاعدي محمد صالح أحد أبرز نشطاء الحركة.
ونقل أربعة مصابين في حالة حرجة إلى المستشفى الإقليمي محمد الخامس، بينهم عز الدين المنجلي الكاتب المحلي للنهج الديمقراطي وعضو الجمعية المغربية لحقوق الإنسان، وعبد المولى الكنوني عضو الجمعية المغربية لحقوق الإنسان وحركة 20 فبراير، والطالب القاعدي إبراهيم السعيدي الذي أصيب بكسور استدعت نقله إلى المركز الإستشفائي الجامعي الحسن الثاني بفاس رفقة عبد المولى الكنوني الذي أصيب كذلك بجروح وصفت بالخطيرة.
وقررت المحكمة الإبتدائية بصفرو، تأجيل جلسة محاكمة الطالب محمد الصالح إلى غاية يوم 9 يوليوز الجاري، وسبق لهذا الطالب الذي يتابع دراسته بكلية الحقوق أكدال التابعة لجامعة محمد الخامس بالرباط أن قضى أزيد من سنة من الإعتقال بالسجن المدني عين قادوس رفقة مجموعة من الطلبة القاعديين، وتم اعتقاله خلال الشهر الماضي بمدينة صفرو حيث تقطن عائلته بسبب نشاطه في صفوف حركة 20 فبراير.
ونقل هذا الطالب خلال الأسبوع الماضي إلى سجن الزاكي بمدينة سلا من أجل اجتياز امتحانات نهاية السنة، قبل أن يتم ترحيله مجددا إلى السجن المحلي بصفرو.
وزارت نائبة الوكيل الملك لدى المحكمة الابتدائية بصفرو، صباح اليوم الثلاثاء، الجرحى الذين أصيبوا خلال التدخل بالمستشفى الإقليمي من أجل التحقيق معهم، وذلك بعد إعلانهم الدخول في إضراب عن الطعام، فيما نظمت حركة 20 فبراير وقفة احتجاجية أمام الساحة المقابلة للعمالة.

Sire, le racisme anti-noir prospère au Maroc, c’est pourquoi j’irai manifester le 10 juillet !

Par SOIRESSE NJALL KALVIN, 2/7/2012

Sire Mohammed VI, dans la plupart de vos discours, vous ne dérogez pas à une tradition autrefois consacrée par votre père : l’éloge de l’unité africaine dont il fut un partisan convaincu. Et ceci malgré le retrait du Maroc de l’Union Africaine suite à la reconnaissance du Sahara occidental.

 Eh bien Sire, permettez-moi de vous dire que votre propre société est en décalage complet avec cette grande tradition qui a permis pendant longtemps aux Africains du Maghreb et du sud du Sahara de s’appeler “frères” malgré le passé esclavagiste douloureux. En effet, qu’il est loin ce temps où nous combattions ensemble l’envahisseur colonial, aussi bien dans l’Aïr que dans le Hoggar, ou sous les tropiques où votre père soutenait Patrice Lumumba au Congo, l’Union des Populations du Cameroun, etc. Votre société et votre population accueillaient chaleureusement alors les exilés politiques et leurs enfants qui fuyaient la cruauté du colon. Je n’irai même pas jusqu’à parler de la coexistence pacifique entre Arabes et Noirs lorsque le sultanat du Maroc était le vassal de l’empire du Ghana dirigé par des Noirs ! 

 Aujourd’hui, cette parenthèse enchantée où l’union des progressistes Arabes et des Noirs s’est faite dans un mélange harmonieux, est bel et bien terminée. Votre société ressort des mots et des attitudes qui renvoient le Noir à sa condition d’esclave que les razzias arabes pourchassaient. Les mots “Hartani” -homme libre de second rang – ou “aâzi” – sale nègre – ont repris de la vigueur. Les Noirs qu’ils soient marocains ou pas, subissent cette stigmatisation inhumaine. 

Ceux qui en prennent plus pour leur grade, ce sont les migrants et les étudiants subsahariens à qui on jette des pierres. Ces derniers sont complètement isolés à la Cité Internationale Universitaire de Rabat. Selon la Confédération des Etudiants et Stagiaires Africains au Maroc (CESAM), ils ne partagent pas les mêmes locaux que les étudiants “blancs” marocains. Les insultes sont régulières, les crachats insupportables quotidiens. Les attaques physiques se multiplient entraînant parfois des morts. 

 Sire, comment s’étonner de ces comportements sauvages lorsque votre si beau pays n’a pas aboli officiellement l’esclavage ? Comment s’étonner lorsque de génération en génération, se transmet ce sentiment de supériorité issu de l’esclavage ? 

 Sire, le racisme anti-noir prospère car le travail d’éducation et de lutte que mènent les associations des droits de l’homme n’est pas assez soutenu. L’Association Marocaine des Droits Humains a même récemment mis en cause l’Etat marocain pour sa stigmatisation des Noirs. Le 14 mai dernier, Amadou, jeune Malien a été tué, poignardé de plusieurs coups de couteaux suite à une altercation avec l’un de vos sujets dans une épicerie. Le racisme anti-noir prospère parce que vos médias font tout pour le minimiser. Il y a peu, la chaîne de télé 2M a organisé enfin un débat sur la question, mais peine perdue. Des passages entiers ont été censurés, notamment ceux où il y a eu des plaintes. 

 Même quand on est un Noir en transit à Casablanca, on se rend compte du mépris avec lequel les douaniers vous regardent, vous fouillent et vous suspectent juste en raison de votre couleur de peau et d’une histoire douloureuse pour les Noirs, marquée par des razzias esclavagistes. 

 L’image du Maroc depuis plusieurs mois se dégrade en Afrique Noire et dans le monde car au lieu de prendre le problème à bras le corps, il est complètement nié par les institutions socio-politiques de votre pays. 

Aujourd’hui, on ne parle plus de crachats, d’insultes ou de stigmatisation ; aujourd’hui, on parle bien de morts

C’est pourquoi Sire, partisan du retour du Maroc dans l’Union Africaine, je répondrai à l’appel de SOS Migrants en Belgique et j’irai manifester le 10 juillet prochain à Bruxelles à 18h devant votre ambassade - 29 boulevard St Michel (métro Montgomery) -, pour dénoncer l’impuissance du pays sur lequel vous régnez à considérer les Noirs comme des humains. Et j’invite toutes les personnes éprises de liberté et de respect pour les droits humains à faire comme moi. 
  TOUS CONTRE LE RACISME ANTI- NOIR AU MAROC,
 MARDI 10 JUILLET A 18h 
DEVANT L’AMBASSADE DU MAROC A PARIS
29 BOULEVARD SAINT-MICHEL (METRO MONTGOMERY) !

Belgo-Togolais né le 22 juin 1982, ayant plusieurs cordes à son arc. Conseiller juridique, chargé de projet et d'éducation permanente au MRAX (Mouvement contre le Racisme, l'Antisémitisme et la Xénophobie), plus vieille organisation antiraciste belge. Titulaire d'un master de sciences politiques, option Relations Internationales à l'Université Libre de Bruxelles et d'un Baccalauréat en droit. Auteur littéraire et correspondant sportif pour des médias togolais en Belgique. Président de l'ASBL belge "GOTO TOGO" qui œuvre dans le social et dans le domaine de l'échange culturel entre jeunes européens et africains. Ancien président de l'association panafricaine "KILIMANDJARO" aux Facultés Universitaires Saint-Louis, 
Et enfin, militant de première heure du panafricanisme espérant voir à moyen ou à long terme l'unité du continent africain se réaliser. Grand passionné de politique, de littérature et de sport. Adore les débats contradictoires permettant à l'esprit de se cultiver.

  Relire : Racisme de l’État marocain et racisme au quotidien  envers les Subsahariens

Un beau recueil de Mohamed Hifad, poète et témoin, en préparation

A l'occasion des trois bougies du site mogador7 au mois d’août 2012, j’ai décidé de publier ce modeste recueil de poèmes en langue amazighe et française. Je l’ai intitulé :

      « Le souffle des alizés sur mogador7 » 

livre.bmp Un choix et une classification des poèmes sont opérés. Ceux qui sont jugés trop forts ou polémiques ainsi que les photos et les vidéos seront laissés sur le site et chacun sait pour quelle raison. Ils peuvent être repris ultérieurement lors d'une éventuelle réédition en des jours meilleurs. 

 C'est le fruit d'une interaction, pendant trois ans, avec les internautes et l'actualité nationale et internationale entre août 2009 et août 2012. 

Je n'ai pas eu l'idée d'écrire ces poèmes en vue d’une publication. C’est un manuscrit ou plutôt un « numéscrit » que j’ai écrit, pris dans l'action, pour réagir, pour agir , pour répondre à quelqu'un, pour partager un instant de bonheur ou de malheur tels qu'ils viennent au jour le jour. 

Et c'est justement ce qui rend crédible et riche en enseignements ce témoignage spontané, sans artifices et qui colle à la réalité du moment. Un heureux hasard a voulu qu’il contienne les échos à chaud des grands évènements de 2011, de toutes les révoltes et révolutions des Peuples en Afrique du Nord et au Proche Orient . 

 Il contient aussi mes positions de modeste intellectuel amazigh en ce qui concerne la situation du Maroc en général et l'amazighité en particulier durant ces trois années très houleuses et nous sommes encore en pleine zone de perturbations dans tout le pays. C'est une expérience d'écriture nouvelle pour moi et où la réaction des lecteurs ne vient pas après l'écriture du texte par un seul acteur dans l'isolement . 

La tour d'ivoire se transforme en tableau de bord d'un avion de surveillance qui survole la rue et le monde dans le tumulte des évènements.
  Il s'agit d'une co-écriture, d'une co-création entre l'auteur et le lecteur, tous les lecteurs et pas seulement ceux de l'élite mais du lecteur tout le monde qui ne lit ni entre les lignes ni derrière l’image, l’évènement ou l'information. Il faut l'écouter , prendre sa patience à deux mains et garder son sang froid. Mon métier m'a aidé à bien vivre cette expérience et avec un grand plaisir! 

 Mohammed Hifad 
originaire de Haha, Province de Mogador/Essaouira, administrateur Du site "mogador7", ancien professeur de français au CFI d’Essaouira, retraité volontaire depuis fin 2005 et auteur d’un récit, "Amina ou la force de la symétrie", La Pensée Universelle, Paris, avril 1989.

 http://www.mediafire.com/view/?3iix9o7888c7pxo

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Quelques poèmes ont déjà été publiés sur ce blog. Dès la parution du recueil nous en donnerons la manière de se le procurer (ndlr)