Pages

samedi 13 octobre 2012

Abachikh, le jeune Sahraoui enterré de force au Maroc

Par APSO, 12/10/2012

Le Maroc l’enterre de force, c’est « un champion, un héros »


Un mort qui fait peur au Maroc...
Abachikh Hmatou, jeune Sahraoui décédé en exil  dimanche 30 septembre à Avignon, a été enterré à Tan-Tan au Maroc ce matin vendredi 12 octobre 2012 et comme en urgence, à la sauvette, sans respect des procédures religieuses.
Selon les amis présents sur place, le déploiement de toute la police de la ville, plus de 300 agents, les chefs, les divisionnaires, les commandants et les chioukhs, était totalement anormal, démesuré.

Le père avait cédé à la pression des chefs de tribus, marionnettes du gouvernement marocain, pour que le corps soit inhumé là et si vite.
La mère et la sœur ont crié leur colère devant cet abus de pouvoir qui leur interdisait d’enterrer leur fil et frère à El Aaiun au Sahara Occidental, terre où il est né, où vit la famille, et où il aspirait à pouvoir revenir vivre le jour de l’indépendance.
Elles ont crié leur mépris devant ce gouvernement colonial qui a peur d’un enfant mort, crié qu’il était un grand combattant et qu’il y avait beaucoup d’autres jeunes comme lui, aussi courageux et forts.

Un tel dispositif guerrier autour d’un mort serait risible si la situation n’était pas si cruelle et tragique.
Rien n’explique l’enchaînement des mesures et décisions qui se sont succédées en quelques jours autour de la volonté de la famille de ramener Abachikh au Sahara Occidental.

Rien ne justifie que quelques minutes avant le décollage hier soir, la compagnie Royal Air Maroc retenait encore son embarquement sous prétexte qu’il manquait une autorisation du siège de la compagnie.
Rien ne justifie l’interdiction de voyager faite par la police nationale française à son grand frère au moment de l’embarquement alors qu’il avait obtenu pour cela un sauf-conduit de la préfecture de police d’Avignon au nom de la République française.
Rien ne justifie la tentative de la police marocaine de déposséder la famille de la responsabilité du transport du corps en ambulance de Agadir à Tan-tan.
Rien ne justifie l’escorte policière et militaire organisée massivement dans la nuit pour accompagner l’ambulance d’Agadir à Tantan et l’empêcher de faire les 300 kilomètres restant jusqu’à El Aaiun.

En 30 ans d’expérience c’est la première fois que l’entreprise de pompe funèbre spécialisée voyait une telle situation et n’avait pas de mot pour désapprouver et s’indigner.

La belle sœur norvégienne du défunt, l’amie française ont été effrayées de la menace de violence sous-jacente de l’omniprésence de la police marocaine dès leur arrivée au Maroc et jusqu’à leur départ vers El Aaiun, et heurtées de ne pouvoir vivre sereinement le moment symbolique de l’enterrement, de ne pouvoir pleurer sans retenue.

L’ironie finale de cet acharnement, c’est que pour empêcher Abachikh d’être enterré le jour de l’anniversaire de la naissance de la grande manifestation de Gdaim Izik, par les manœuvres du gouvernement le jeune résistant sahraoui a été mis en terre ce 12 octobre, jour de la célébration par les Sahraouis de l’unité nationale, acte fondateur de la nation sahraouie.  

 http://ap-so.blogspot.fr/2012/10/le-maroc-lenterre-de-force-cest-un.html

Lire plus loin l'enchainement de ces tristes journées

Décision abjecte des autorités marocaines, jusqu'au ridicule !


           

Abachikh Hmatou

8/10/2012   
Le consul général du Maroc à Marseille autorise puis refuse au dernier moment et sans explication le rapatriement du corps d'un jeune homme décédé en France, sa terre d'exil, vers le Sahara sa terre natale, et celle de ses ancêtres.

Le 30 septembre 2012, Abachikh Hmatou, un jeune Sahraoui réfugié politique en France décédait dans un accident de moto à Avignon. Il avait 23 ans.
Pour la famille au Sahara, qui ne l'a pas vu depuis ses 6 ans d'exil, pour ses 2 frères réfugiés politiques, pour sa sœur naturalisée française, il est évident que le corps doit être enterré dans son pays le Sahara Occidental.

Tout a été organisé avec l'aide d'une entreprise spécialisée pour le rapatriement de Aba ce lundi 8 octobre, de Avignon à Ellaiun. Les voyages des frères sœurs belle-sœur étaient eux aussi organisés pour cette date, tous billets achetés, de même que sur place, l'ambulance et les démarches administratives.

L'autorisation du consulat général de Marseille pour le voyage du corps avec la Royal Air Maroc a été rendue positive vendredi dernier 5 octobre.

Or, aujourd'hui le consul général de Marseille s'est déplacé à l'aéroport pour interdire le départ du corps déjà présent à l'aéroport.
Selon le consul, un « telex urgent » arrivé aujourd'hui du gouvernement marocain lui donnait cet ordre auquel il ne pouvait que se conformer. Le document d’autorisation a été repris au transitaire.

La famille prévenue par l'entreprise spécialisée à son arrivée à l'aéroport de Marseille est sous le choc devant cette mesure ignoble et inconcevable.
Alors que le gouvernement marocain actuel est islamique, une telle pratique et un tel refus sont incompréhensibles.

Il semble que cela ajoute dans la barbarie à l'interdiction rencontrée il y a trois mois par les 3 frères de pouvoir sortir de l'aéroport de Marrakech pour prendre la route du Sahara Occidental pour une visite familiale, alors que tout était administrativement en règle. Ils avaient été renvoyés en France.

Avoir des opinions contraires à un régime totalitaire est-il un délit même après la mort ?

La famille et les amis entendent bien être nombreux pour faire valoir leurs arguments devant le consul général du Maroc à Marseille et cela dans les plus brefs délais pour que le corps de leur petit frère et ami soit enterré dans son pays, pour que sa mère voie son enfant une dernière fois, et que la souffrance puisse s'atténuer lentement dans le deuil.
-------------------------------------------------------------

Les autorités marocaines refusent qu’un réfugié sahraoui soit enterré à Laâyoune

Par  Thami Afailal, demainonline, 9/10/2012

Le défunt Abachikh Hmatou au mois de mai dernier (Photo DR)

Pour sa famille, c’est une décision incompréhensible, « une décision abjecte des autorités marocaines ». Le consul général du Maroc à Marseille, qui avait auparavant autorisé le rapatriement d’un jeune sahraoui mort à Avignon, en France, dans un accident de moto, a retiré à la dernière minute, et sans donner aucune explication l’autorisation qu’il avait auparavant fourni à la famille.
Le 30 septembre 2012, Abachikh Hmatou, un jeune Sahraoui réfugié politique en France trouvait la mort dans un accident de moto à Avignon. Il avait 23 ans. Il vivait exilé en France depuis 6 ans.
Ce lundi 8 octobre, à l’aéroport de Marseille, tout était prêt pour que le corps du défunt soit envoyé au Maroc quand le consul général du Maroc de Marseille s’est présenté personnellement pour interdire le départ.
Selon le consul, un « telex urgent » arrivé aujourd’hui du gouvernement marocain lui donnait cet ordre auquel il ne pouvait que se conformer. Le document d’autorisation a été repris au transitaire.
« Un tel refus émanant d’un gouvernement marocain dont le chef se dit un bon musulman est incompréhensible », explique une source proche de la famille.
Poursuivre de sa vindicte un homme, même après sa mort, n’est pas du tout très musulman.


URL courte: http://www.demainonline.com/?p=22056
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 La suite de cette affaire odieuse...

  Le consul de Marseille aurait autorisé le départ du corps de Aba, la famille attend depuis + d'1 h le document écrit de la décision... Ils sont toujours devant le consulat. Il faut aussi que la famille puisse partir.

Sur LCM - LE JOURNAL DE 19H30 - Diffusé le 09/10/12 à 19h30
A la 12eme minute du journal...Leila, Salah, Taleb... pour le rapatriement d'Aba, leur frère

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Par APSO, 9/10/2012


Nouvelles embûches sur le retour d’Abachikh au Sahara Occidental


Après avoir passé la journée à attendre au consulat général du Maroc à Marseille, la famille de Abachikh Hmatou a reçu l'assurance que le corps de leur petit frère allait pouvoir partir.

Alors que le ministre marocain des affaires étrangères, Saâdeddine El Othmani, membre du PJD, avait donné vendredi l'autorisation du rapatriement jusque Elaaiun, le ministre de l'intérieur du même gouvernement, Mohand Laenser, secrétaire général du Mouvement populaire qui avait annulé hier cette décision, semble avoir aujourd'hui changé d'avis, et avoir autorisé le rapatriement du corps à Tantan.

Le consul qui s'est dit choqué par la décision de refus de rapatriement n'a pu que transmettre à la famille les nouvelles informations reçues de son gouvernement.
Sans document écrit en possession de la famille, rien n'a évolué et la situation est toujours aussi inique.

Les parents, la famille de Abachikh sont à El Aaiun, au Sahara Occidental, et non à Tantan au Maroc. Il est inconcevable pour eux d'enterrer l'enfant de la famille loin de tous, perdu sur une terre qui n'est pas la sienne, à plus de 300 kilomètres.

Il ne s’agit pas seulement de l’impossibilité de voyager pour les deux parents, âgés et très malades, ou de déplacer les centaines de parents et amis… Il s’agit de ne pas mêler politique et dignité, de ne pas repousser à ce point les limites de l’aberration.

Comme élément de justification à l’annulation du voyage, le consul a évoqué l’anniversaire demain 10 octobre de la naissance de la grande manifestation sahraouie et populaire de Gdaim izik, et les risques d’émeute que craignent à cette occasion les autorités marocaines, puissance coloniale sur place.
Il est bien connu dans les films que les morts participent aux émeutes et font de la politiques … mais dans la triste réalité actuelle, la famille ne souhaite que la tranquillité et le repos pour le corps d’Abachikh, proche de l’amour des siens, dont il a été privé du fait de l’exil.

Le gouvernement marocain toujours si prompt à étouffer toute manifestation identitaire sahraouie, au Sahara, au Maroc et à l’étranger, a cette fois failli dans son obsession, parce qu’en offensant la souffrance du deuil, il a heurté les consciences, et alerté la presse locale et nationale française.

Le mouvement de soutien spontané à la famille a rassemblé devant le consulat des amis, passants, des policiers compatissants, mais aussi plusieurs sportifs, et deux champions d’Europe français dont Benoit Z. La famille du sport dépasse les clivages géopolitiques.

Les deux frères en exil en France qui n’ont pas reçu l’autorisation d’accompagner leur petit frère, la famille et les amis ont annoncé ce soir leur volonté de rester devant le consulat tant que le corps de leur petit frère Aba ne serait pas arrivé à El Aaiun.


Rencontre avec Jacob Cohen

Jacob Cohen
    
Jacob Cohen, appartient à cette famille de personnalités rares qui, comme Richard Falk, Evelyn Hecht-Galinski, Jeff Blankfort, Gilad Atzmon, Paul Eisen, n’ont pas un double discours et ne se sont jamais servi de l’accusation d’antisémitisme et de négationnisme pour "tuer" leurs contradicteurs ; une arme de guerre, faut-il le rappeler, qui a permis à Israël de justifier l’invasion de la Palestine, les massacres, les expulsions, la continuation de l’épuration ethnique depuis 1948 à ce jour, en toute impunité. - Silvia Cattori
 http://www.silviacattori.net/article3788.html?var_mode=calcul
-----------------------------------------------------------------
Chers amis de Paris et de l'IDF. Le roman
DIEU NE REPASSE PAS A BETHLEEM
est de nouveau disponible ici:
http://www.librairie-resistances.com/


vendredi 12 octobre 2012

Union européenne : Attac décerne un prix Nobel de l'austérité


Attac France, le 12 octobre 2012.

De nombreux chefs d'Etat ou de gouvernement et des représentants des institutions européennes se félicitent du prix Nobel de la paix qui vient d'être décerné à l'Union européenne. Mais Attac ne s'en félicite pas : il est complètement déplacé de récompenser l'Union européenne, alors même que ses institutions imposent de vastes plans d'austérité sociale dans le dos des peuples, renforcent les capacités militaires de l'UE et la chasse aux migrants et mènent une politique commerciale agressive.

M.Barroso, président de la Commission européenne, justifie ce prix en déclarant que l'Union européenne porte les valeurs de "liberté, de démocratie, de l'Etat de droit et du respect des droits de l'Homme". Ces valeurs sont pourtant à mille lieues des orientations des traités européens. 

Comment donner le prix Nobel de la paix à une Union européenne forteresse qui mène une politique de fermeture de ses frontières faisant des milliers de victimes ? Une Union qui s'engage à "améliorer progressivement ses capacités militaires (art. 42.3 du TUE) et qui reconnaît la suprématie de l'OTAN ? Quel message pour les peuples qui subissent sa stratégie d'exportation commerciale agressive par la signature d'Accords de partenariat économique qui laminent, par la libéralisation des marchés, des secteurs économiques entiers dans les pays du Sud ?

Enfin, quel message pour les millions de citoyens qui se mobilisent depuis deux ans, sur les places publiques en Grèce, en Espagne ou au Portugal, et au Maroc (ndlr)contre la destruction de leurs droits sociaux et les décisions de la Troïka, Commission et Banque centrale en tête ? Attac Norvège rappelle qu'actuellement "ceux qui manifestent contre les politiques néolibérales de l'Union européenne et les plans d'austérité subissent une répression policière brutale".

Plutôt qu'un prix Nobel de la paix, nous proposons de décerner à l'Union européenne un prix Nobel de l'austérité. Les politiques d'austérité mises en œuvre depuis deux ans n'ont fait qu'aggraver la situation des pays qui les subissent. Elles creusent ainsi l'écart entre les pays "du centre" et ceux "de la périphérie". Elles renforcent les nationalismes ambiants et accentuent la guerre économique, en mettant grandement en danger la construction d'une Europe de solidarité et de coopération, qu'Attac France défend, avec tous les autres Attac d'Europe.
--------------------------------------------------------------------------------
 
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Prix Nobel de la paix : « Plus qu’un symbole, le prix Nobel est un appel à l’UE »
par Hélène Flautre, Europe Ecologie, 12 octobre 2012
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Ce vendredi 12 octobre, le prix Nobel de la Paix a été attribué à l’Union européenne (UE), saluée par le comité Nobel pour avoir contribué pendant plus de six décennies à promouvoir la paix et la réconciliation, la démocratie et les droits de l’Homme en Europe.
Hélène Flautre, Présidente de la délégation des députés européens d’Europe Ecologie - Les Verts, et membre de la commission des Libertés civiles, salue cette attribution :
"Le comité Nobel rappelle utilement à l’Europe, ses fondements démocratiques et sa promesse de paix, au moment où l’Union européenne est secouée par une grave crise économique et de vives tensions. Se faisant il adresse à l’Union un message de confiance en sa capacité à faire vivre ses valeurs. Ce prix Nobel, plus qu’un symbole, est un appel à l’UE à surmonter la résurgence des mouvements nationalistes et xénophobes, en approfondissant son projet et en réalisant son potentiel en faveur de la démocratie, des droits de l’homme et de la paix dans le mo
http://europeecologie.eu/Prix-Nobel-de-la-paix-Plus-qu-un
---------------------------------------------------------------------------------
On comprend que l'UE n'ait pas reçu le prix nobel d'économie tant sa politique aggrave la crise et le chômage.

Certes, l'Union européenne a garanti la paix aux marchés financiers, aux spéculateurs et aux profits bancaires. Mais ne mène-t-elle pas une guerre contre les peuples qui la composent et leurs droits sociaux ? Dans ces conditions, autant lui accorder aussi le prix Nobel de littérature pour la qualité littéraire de ses traités.
Le comité Nobel mérite quant à lui, le prix de l'humour noir.
-----------------------------------------------------------------------------
Communiqué du Mouvement de la Paix

Saint-Ouen le 13 octobre 2012

Prix Nobel de la Paix : une attribution ambivalente et dénaturée

Pour la première fois de son histoire, le Prix Nobel de la Paix a été attribué à un groupe d’Etats au travers de l’Union européenne pour « le résultat le plus important de l’UE : la lutte réussie pour la paix, la réconciliation, la démocratie et les droits de l’Homme ».
Si on peut se féliciter que la Paix soit reconnue comme une culture commune résultat d’une construction politique, on peut s’interroger sur le rôle contemporain de l’Union européenne dans cette voie.

Depuis sa création, le Mouvement de la Paix contribue à la récusation de la violence inter-étatique et à la promotion de la coopération sur la base du droit international. Aussi, nous nous félicitons que les aspects positifs de ce processus soient mis en valeur aujourd’hui. En réalité, c’est le refus de la guerre et la très forte aspiration des peuples à la paix qui a permis qu’une Union politique voit le jour dans une partie de l’Europe.

Force est de constater qu’en 2012, l’action et les actes réels de l’Union européenne ne vont plus dans ce sens. Que fait l’Union européenne pour la paix, en Europe et dans le monde ? L’Union européenne aujourd’hui contribue à imposer des politiques d’austérité qui portent les germes de nouveaux conflits.

Ainsi, il n’est pas possible de passer sous silence, la participation de nombreux pays de l’UE à l’OTAN malgré son illégalité, l’inadmissible possession et modernisation d’armes atomiques par la France, la Grande-Bretagne et quatre autres pays abritant des armes nucléaires américaines, ainsi que la scandaleuse part des richesses européennes englouties dans les dépenses militaires. N’oublions pas les attitudes et les politiques d’exclusions sociales, migratoires, …, qui émergent dans les sociétés européennes, ni le manque d’actes et d’engagements concrets de l’UE dans le cadre du plan d’actions pour la culture de la paix malgré les engagements pris à l’ONU.

Ce prix a maintenant été décerné. Le Mouvement de la Paix souhaite que ce prix Nobel soit l’occasion pour l’Union Européenne de se donner de véritables objectifs valorisant l’éducation à la paix, en faisant don du montant de ce prix à des associations qui œuvrent à la promotion de la Culture de la Paix. Cela permettrait à la population européenne de développer ses projets universels d’actions pour la paix, afin que l’Union politique inédite construite devienne un espoir face aux crises que traverse l’humanité. Ce serait une belle manière de redonner aux peuples d’Europe ce prix Nobel qui de fait leur revient.
-----------------------------------------------------------------------------
Mohamed Jaite
"Cumulées, les exportations des États membres de l'Union européenne (UE) vers les États non-membres font de l'organisation européenne le troisième exportateur d'armes du monde avec 27 % de part de marché."
Stockholm International Peace Research Institute, pp.16-18
 
Le prix Nobel de la "paix" récompense « la personnalité ou la communauté ayant le plus ou le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix » selon les volontés, définies par testament, d'Alfred Nobel. (Source : Wikipédia).
#NobelPeacePrize

Standard & Poors modifie la perspective de la note du Maroc, qui passe à négative



PARIS — L'agence de notation Standard and Poor's (SP) a modifié jeudi à "négative" la perspective de la note de dette à long terme du Maroc, indiquant qu'elle pourrait l'abaisser si le royaume ne réduisait pas ses déficits, l'agence s'inquiétant également de possibles troubles sociaux.

"Nous pourrions baisser les notes si les déficits budgétaire et des comptes courants ne sont pas réduits significativement et durablement, (si) la pression sociale augmente au point de compromettre la stabilité politique ou des réformes cohérentes, (si) les performances économiques sont affectées par un environnement économique externe affaibli", selon un communiqué.
Le gouvernement marocain a annoncé lundi qu'il avait pour objectif de ramener le déficit public à 4,8% du PIB en 2013, contre 6,1% en 2011, et qu'il tablait sur un taux de croissance de 4,5% dans l'élaboration du prochain budget.
Selon SP, le déficit des comptes courants va s'élever au delà de 7,5% du PIB sur la période 2011-2013.
L'agence s'attend à ce que le gouvernement œuvre pour limiter le mécontentement populaire en contenant l'inflation. Mais "si le chômage reste obstinément élevé, si le coût de la vie monte en flèche ou si les réformes politiques déçoivent les attentes de la population, il y a un risque de troubles durables et à grande échelle qui pourrait également conduire à une dégradation" de la note, actuellement de "BBB-" met en garde S&P.
La note du Maroc pourrait être maintenue si le gouvernement décidait de "mettre en œuvre des réformes visant à réduire durablement les déficits" budgétaire et des comptes courants et "si le taux de la dette extérieure du pays diminuait à nouveau, tout en préservant la paix sociale et la stabilité politique", précise l'agence.

jeudi 11 octobre 2012

Le blogueur Sokrate à nouveau condamné en appel

RSF, 5/10/2012

Le blogueur Sokrate à nouveau condamné en appel
Le 2 octobre 2012, la cour d’appel de Marrakech a réduit la peine de prison du blogueur Mohamed Sokrate de deux ans à un an et demi, pour “possession et trafic de drogue”. Reporters sans frontières considère cette réduction de peine insatisfaisante et demande que le blogueur soit innocenté et libéré dans les meilleurs délais.
L’avocat du blogueur, Taher Abozaid, a déclaré à Reporters sans frontières que la défense avait demandé à ce que le net-citoyen soit déclaré non-coupable des accusations qui pèsent contre lui. “La défense a l’intention de former un pourvoi en cassation en raison des manquements qui ont entaché le dossier, notamment l’absence de réponse de la cour à la demande formée par la défense d’entendre des témoins”, a-t-il ajouté. Le père de Sokrate a également porté plainte contre ces violations devant le Conseil national des droits de l’Homme.
وقال طاهر ابوزيد محامي المدون محمد سقراط في تصريح لمراسلون بلا حدود "ان المحكمة لم تستجب لمطالب الدفاع بتبرئة موكلهم واقتنعت بظروف تخفيض الحكم " واضاف بوزيد ان هيئة الدفاع تنوي نقض الحكم الاستئنافي نظرا "للخروقات التي شابت الملف منها عدم استجابة المحكمة لطلب الدفاع بالاستماع للشهود , اضافة الى الشكاية التي تقدم بها والد سقراط الى المجلس الوطني لحقوق الانسان "

SAHARA OCCIDENTAL: ASSEZ DE REPRESSION! LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES

Par Jean-Paul Lemarec,11/10/2012



LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES

            En octobre 2010, plus de 20 000 Sahraouis ont quitté El Aaiun pour installer à Gdeim Izik dans le désert un camp de  8000 tentes pour défendre leurs droits politiques, économiques et sociaux. Depuis l'assaut des forces de sécurité  marocaines le 8 novembre 2010 pour démanteler ce camp, les manifestations se succèdent au Sahara occidental. Toujours pacifiques, elles sont réprimées, avec de nombreux blessés et de nouvelles arrestations. 

Une délégation internationale du "Centre Robert Kennedy pour la justice et  les droits de l'Homme", qui s'est rendue en août 2012 au Sahara occidental, a "demandé au gouvernement du Maroc de mettre un terme à la situation de violence qui affecte la population sahraouie qui soutient l'indépendance du Sahara occidental". 

Le 18 avril 2012, le Parlement européen a "dénoncé la répression contre la population sahraouie dans les territoires occupés et demandé la libération des prisonniers politiques sahraouis". 

Le rapport 2012 d'Amnesty international constate: "Cette année encore, des Sahraouis partisans de l'autodétermination du peuple sahraoui ont été emprisonnés".

 L'ACAT (Action des Chrétiens pour l'abolition de la torture) a jugé que la détention des 23 de Salé était "arbitraire".

 La LDH (Ligue des Droits de l'Homme) "exprime sa vive inquiétude face à la multiplication des procès intentés à des opposants politiques qui réclament l'indépendance du Sahara occidental". 

En mission officielle en septembre 2012, le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture, Juan E.Mendez, a souligné, après avoir reçu des témoignages crédibles  de victimes sahraouies de la répression: "On observe une augmentation du nombre d'actes de torture et des mauvais traitements lors de l'arrestation et de la détention".
            Actuellement, plus de 80 prisonniers politiques sahraouis croupissent dans les geôles marocaines. 23 d'entre eux sont détenus à la prison de Salé depuis 23 mois au mépris des règles les plus élémentaires du droit international comme du droit marocain. Victimes de tortures, ils ont mené plusieurs grèves de la faim. Leur procès est fixé au 24 octobres devant un tribunal militaire d'exception en dépit de leurs qualités de civils et ils  risquent de lourdes peines de prison.
            Nous condamnons la violente répression des forces de sécurité marocaines contre la population sahraouie et nous appelons à

             UNE MANIFESTATION
    SAMEDI 20 OCTOBRE de 15h à 18h
                 ESPLANADE DES DROITS DE L'HOMME
                  PLACE DU TROCADERO
                puis devant l'Ambassade du Maroc

CONTRE LA TENUE DU PROCES DES 23 PRISONNIERS DE SALE DEVANT UN TRIBUNAL MILITAIRE D'EXCEPTION et pour exiger du gouvernement français, de l'Union européenne et des Nations unies d'agir pour:
 - la libération des prisonniers politiques sahraouis
- l'arrêt de la répression et le respect des droits de l'homme dans les territoires sahraouis occupés
- l'instauration d'un mécanisme international pour la surveillance des droits de l'Homme au Sahara occidental
Signataires: ACCA,  AFASPA, AFAPREDESA, APSO,  ARAC, ASEI, Association des Amis de la RASD, Association de la Communauté sahraouie en France (ACSF), Association des Sahraouis en France (ASF), CEDETIM, CLSPS, CORELSO, DROIT SOLIDARITE, ERMPL, FASTI, Le  Mouvement de la Paix, MRAP, Plateforme de solidarité avec le peuple sahraoui, Sortir du colonialisme, SURVIE
Avec le soutien de: CGT, Union syndicale Solidaires, Europe Ecologie Les Verts (EELV), FASE, Les Alternatifs,  NPA, Parti de gauche, PCF, PCOF
Contact: plateformeSO@gmail.com

Près de 2,3 millions d'enfants espagnols vivent sous le seuil de la pauvreté

Lorsque les événements nous échappent, donnons l’impression d’en être les instigateurs.
Jean Cocteau (1889-1963)
-------------------------------- 
Les conditions sociales des Espagnols ne cessent de se détériorer avec la persistance de la crise économique qui frappe durement, depuis quatre déjà, le royaume ibérique. Selon l’Unicef, quelque 2.267.000 d’enfants mineurs placés dans des foyers, vivent aujourd’hui, sous le seuil de la pauvreté en Espagne. 

 Dans un rapport présenté mardi à Madrid, l'Unicef Espagne prévient que ce chiffre qui a progressé de 80.000 enfants, en comparaison avec les statistiques publiées en 2011, risque de s’amplifier. Le collectif des enfants mineurs en Espagne est affecté de plus en plus par la crise économique et peine à répondre aux besoins des enfants dont il a la charge. Dans le même contexte, note le rapport, le nombre de familles qui reçoivent de l'aide sociale est estimé à plus d'un million.

La directrice exécutive de l'Unicef Espagne, Paloma Escudero, a appelé le gouvernement à prendre au séreux les conséquences de ses décisions politiques sur l’avenir de cette catégorie d’enfants, mettant l’accent sur l'importance de la coopération internationale pour aider les familles défavorisées à sortir de cette situation difficile. La responsable de l’Unicef Espagne, estime que le budget de 2013 adopté par le gouvernement espagnol, ne fera qu’aggraver la situation des enfants et des familles en détresse. Par ailleurs, le taux de chômage en Espagne qui bat tous les records en Union européenne, ne cesse de croître dans ce pays qui compte actuellement, 760.000 familles, dont aucun des membres n'a de travail, soit une hausse de 46.000 par rapport à l'année dernière. Depuis le début de la crise, le taux de chômage n’a fait qu’augmenter en Espagne sans donner le moindre signe de ralentissement. En juillet, il touchait 25,1 % de la population active, selon l'OCDE, alors que les allocations chômage ont été réduites afin de pallier l'augmentation du nombre de nouveaux demandeurs d'emploi. Initialement, dans son budget 2012, le gouvernement de Mariano Rajoy avait prévu une baisse de 5 % des dépenses d'allocations chômage. Mais sur les sept premiers mois de 2012, avec l'arrivée de milliers de nouveaux demandeurs d'emplois, les dépenses ont au contraire augmenté de 5,4 %. Devant l’aggravation de la situation, le gouvernement espagnol de droite semble naviguer à la dérive en l’absence de tout scénario fiable pouvant sortir le pays de la crise.