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samedi 17 novembre 2012

HALTE AUX MASSACRES A GAZA : Rassemblements en France et Bruxelles



Le collectif national appelle à un rassemblement de solidarité avec Gaza
Samedi 17 novembre à 15h
place de l’OPERA

sur les mots d'ordre suivant :
Arrêt des  bombardements sur Gaza
Levée immédiate du blocus de Gaza
Un Etat palestinien admis à l'ONU
Halte à l'impunité d'Israël : des sanctions immédiates

Depuis plusieurs jours, l'armée israélienne a intensifié bombardements et incursions sur le territoire palestinien de la bande de Gaza, causant la mort de plusieurs civils Palestiniens, dont des enfants.
Une nouvelle étape a été franchie par le gouvernement israélien en assassinant Ahmad Jabbari, chef de la branche militaire du Hamas.
Aujourd'hui, l'Etat d’Israël a officiellement annoncé et repris ses opérations militaires contre Gaza, infligeant à nouveau bombardements morts et destructions à la  population gazaouie, soumise à un blocus illégal et inhumain depuis 2007. Ceci entraîne des répliques qui touchent aussi des civils israéliens.
Nous déplorons toutes les victimes civiles, mais  nous considérons qu'Israël en rompant le cessez le feu et  déclenchant l'agression  en porte la responsabilité.
Nul n'a oublié les massacres perpétrés par la même armée israélienne lors de l'offensive « Plomb Durci » de 2008-2009, se soldant par la mort de près de 1500 Palestiniens et que les mêmes prétextes avaient été invoqués par le gouvernement israélien pour justifier cette attaque meurtrière. C’était, comme aujourd’hui, la veille d’une échéance électorale en Israël. Et comme en 2008, les attaques de l'armée israélienne se poursuivent aujourd'hui malgré un accord de cessez-le-feu obtenu grâce à la médiation égyptienne, et respecté par les Palestiniens jusqu'à l'assassinat du responsable du Hamas.
Benyamin Netanyahou, qui a annoncé l’alliance de son parti avec celui du leader d’extrême droite Avigdor Lieberman, utilise à l'évidence cette attaque contre la bande de Gaza pour des considérations électorales.
Ce gouvernement  œuvre aussi méthodiquement à torpiller la démarche palestinienne à l’ONU. Il clame haut et fort sa volonté de renverser l’autorité palestinienne, voire de liquider sa direction si la Palestine devient membre de l’ONU.
Le Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens condamne les assassinats dits ciblés et les attaques contre la population assiégée de Gaza.
Le collectif appelle le gouvernement français à faire pression sur Israël afin que ce déferlement de violence meurtrière cesse, qu’Israël lève immédiatement le blocus de la bande de Gaza et réponde positivement à la légitime demande palestinienne d’adhésion à l’ONU.
Préserver les chances de la paix, suppose de la part de la communauté internationale  comme du  gouvernement français, de mettre fin à l'impunité d'Israël. Ceci passe par des sanctions et non par des primes à l'occupation comme le fait régulièrement l'Union européenne.
  
Signataires du CNPJDPI
Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui (ACCA) - Alliance for Freedom and Dignity (AFD) - Alternative Libertaire (AL) - Américains contre la guerre (AAW) - Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) - Association des Tunisiens en France (ATF) - Association France Palestine Solidarité (AFPS) - Association Nationale des Elus Communistes et Républicains (ANECR) - Association pour la Taxation des Transactions et pour l’Aide aux Citoyens (ATTAC) - Association pour les Jumelages entre les camps de réfugiés Palestiniens et les villes Françaises (AJPF) - Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC) - Association Universitaire pour le Respect du Droit International en Palestine (AURDIP) - Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP) - Cedetim / IPAM - Collectif des Musulmans de France (CMF) - Collectif Faty Koumba : association des libertés, droits de l’Homme et non-violence - Collectif interuniversitaire pour la coopération avec les Universités Palestiniennes (CICUP) - Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Paix (CJACP) - Collectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint-Denis) - Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR PO) - Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5e arrt (CJPP5) - Confédération Générale du Travail (CGT) - Confédération paysanne - Droit-Solidarité - Europe-Ecologie / les Verts (EE-LV) - Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) - Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE) - Fédération Syndicale Unitaire (FSU) – Gauche Anticapitaliste (GA) - Gauche Unitaire (GU) - Génération Palestine - La Courneuve-Palestine - Le Mouvement de la Paix - Les Alternatifs - Les Femmes en noir - Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, section française de la Women’s International League for Peace and Liberty (WILPF) (LIFPL) - Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) - Mouvement Jeunes Communistes de France (MJCF) - Mouvement Politique d’Education populaire (M’PEP) - Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) - Organisation de Femmes Egalité - Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF) - Parti Communiste Français (PCF) - Parti de Gauche (PG) - Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM) - Une Autre Voix Juive (UAVJ) - Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens (UTIT) - Union Juive Française pour la Paix (UJFP) - Union Nationale des Etudiants de France (UNEF) - Union syndicale Solidaires


Les enfants domestiques, la honte du Maroc


Par Jo Becker | Human Rights Watch, Rue89, 14/11/2012
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Tribune
Fatima avait à peine 9 ans lorsqu’elle a commencé à travailler à Casablanca pour une famille de cinq enfants. Elle se levait dès l’aube pour travailler sans interruption jusqu’à 11 heures du soir, préparant les repas, faisant la vaisselle, le ménage et les courses et s’occupant du bébé de sa patronne. « J’étais épuisée », m’a-t-elle confié.
Fatima dit que sa patronne l’insultait et la battait :
« Au début, elle se contentait de me gifler, mais ensuite elle s’est servie d’un tuyau en plastique. »
Elle a travaillé pour cette famille pendant deux ans, sans aucun congé, et n’a jamais eu le droit d’aller à l’école. Elle ne savait même pas combien elle était payée, car son salaire était versé directement à ses parents.


Un balai, au sol (Jace/Flickr/CC)
J’ai rencontré Fatima (ce n’est pas son vrai prénom) en mai 2012 dans l’Atlas marocain, à cinq heures de route de Casablanca. Avec l’aide d’une organisation non-gouvernementale, elle était rentrée chez elle et était à nouveau scolarisée.

Pourtant, son histoire n’est pas une exception au Maroc, où des milliers de filles sont employées comme domestiques. Elles sont recrutées dans des zones rurales pauvres pour aller travailler dans les villes. Les recruteurs leur promettent qu’elles y seront bien payées et bien traitées.
Mais la réalité est souvent tout autre : comme Fatima, beaucoup effectuent de longues journées de travail et sont victimes de mauvais traitements, pour un salaire largement en deçà du salaire minimum.

Salaire maximum : 68 euros par mois

Lors de l’enquête que j’ai fait au Maroc cette année, j’ai rencontré vingt jeunes filles qui avaient travaillé comme domestiques ; pas une n’était payée plus de 68 euros par mois.

Human Rights Watch avait mené une première enquête sur les enfants domestiques au Maroc en 2005. D’autres enquêtes réalisées quelques années auparavant avaient indiqué que 86 000 Marocaines de moins de 15 ans étaient employées comme domestiques.
Au niveau mondial, le travail domestique est la principale forme de travail des enfants ; il concernerait près de trente millions d’enfants, selon les estimations de l’Organisation internationale du travail (OIT).
Cette année, j’ai constaté que, si des progrès avaient été accomplis depuis notre précédente enquête, il restait du chemin à faire pour éradiquer cette forme de travail des enfants.
J’ai constaté que les campagnes de sensibilisation du public et l’attention accrue des médias avaient été plutôt efficaces. Le taux de travail des enfants a baissé.

Statistiques encourageantes

Selon les statistiques gouvernementales, le nombre d’enfants de moins de 15 ans engagés dans toutes les formes de travail est passé de 517 000 en 1999 à 123 000 en 2011, même si aucune donnée récente n’est disponible pour établir le nombre d’enfants travaillant comme domestiques.
Le gouvernement a également fait des progrès en ce qui concerne la scolarisation des enfants, en partie grâce à des allocations mensuelles octroyées aux familles rurales pauvres pour qu’elles continuent à scolariser leurs enfants.
Mais en dépit de ces avancées, le travail domestique des enfants demeure un grave problème : les enfants employés comme domestiques sont habituellement dissimulés chez leurs employeurs, loin de leurs familles et hors de portée des inspecteurs du travail. De ce fait, ils sont particulièrement vulnérables aux mauvais traitements physiques et psychologiques et aux sévices sexuels. La plupart n’ont aucune idée vers qui se tourner pour trouver de l’aide.
Par exemple, Aziza, 13 ans, m’a confié que le fils de son employeur avait tenté de la violer. Elle ne savait même pas comment trouver le poste de police le plus proche. Elle a couru jusqu’à un arrêt d’autobus et a demandé de l’aide à un chauffeur. Celui-ci l’a emmenée à la police.

Que peut-on faire ?

Il existe des actions spécifiques que le gouvernement marocain peut entreprendre pour aider ces jeunes filles et mettre fin au travail domestique des enfants.
  • il peut mieux faire appliquer les lois interdisant l’emploi d’enfants de moins de 15 ans, en créant un système efficace impliquant la police, les travailleurs sociaux, les éducateurs, les associations locales et les autorités pour identifier les enfants concernés, les retirer de chez leurs employeurs et leur fournir une assistance ;
  • le gouvernement peut aussi sanctionner les employeurs qui engagent sciemment des enfants en dessous de l’âge minimum, et renforcer les campagnes de sensibilisation ainsi que les programmes incitant à la scolarisation des filles ;
  • il peut également veiller à ce que les filles de plus de 15 ans bénéficient de conditions de travail décentes, en adoptant une loi leur donnant accès au repos hebdomadaire, au salaire minimum et à une durée du travail limitée – des droits qui vont de soi pour les autres travailleurs.
Les bailleurs de fonds internationaux peuvent aussi faire davantage. En 2008, l’Organisation internationale du travail avait consacré 827 000 euros à la lutte contre le travail des enfants au Maroc, une somme donnée par les Etats-Unis, la Belgique et la France. En 2011, cette aide est tombée à 82 000 euros, limitant de façon drastique la capacité de l’OIT à maintenir des programmes efficaces de lutte contre le travail des enfants.
Le taux de travail des enfants est en net recul au Maroc et dans d’autres parties du monde. Pourtant, pour de nombreuses filles comme Fatima, le travail des enfants demeure une cruelle réalité qu’il est nécessaire de combattre.
Aller plus loin
 http://www.rue89.com/2012/11/14/enfants-domestiques-la-honte-du-maroc-237024
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Ali Fkir a partagé une photo de Sawtak.com.
Au Maroc, certains s'enragent lorsqu'une femme non voilée passe à côté d'eux, mais s'en foutent des enfants chétifs, ventre creux, marchant à pieds nus
في شوارع وطني هناك من يغضب لمنظر امراة لا ترتدي حجاباً اكثر مما يغضب لمنظر طفل لا يرتدي حذاء.
في شوارع وطني هناك من يغضب لمنظر امراة لا ترتدي حجاباً اكثر مما يغضب لمنظر طفل  

GAZA : L'histoire se répète?


L'attaque israélienne sur Gaza cette semaine se passe entre les élections présidentielles américaines et israéliennes (prématurées). L'attaque contre Gaza, il y a quatre ans, est également arrivée après les élections américaines et avant les élections israéliennes. 

Cette attaque pourrait être un test de préparation à une guerre à venir contre l'Iran (la bande de Gaza est plus faible que le Liban ou l'Iran). Les premiers résultats montrent que la machine à propagande israélienne n'a pas réussi à faire de la «légitime défense» contre le "terrorisme" un outil efficace de propagande et ne parviendra pas à ses autres objectifs, tout comme cela s'est passé en 2006 et 2008. Au cours de la dernière attaque sur Gaza il y a quatre ans les forces israéliennes ont tué 1400 Palestiniens dont près de 400 enfants dans un délai de trois semaines à peine. De véritables crimes de guerre!


Après plusieurs guerres d'agression (par exemple en 48, 56, 67, 82, 2000, 2006, 2008, et maintenant 2012), le monde se réveille finalement. Les citoyens du monde arabe qui se livrent à des révolutions démocratiques exigent désormais un véritable changement. Il est symboliquement important que les responsables de haut niveau de l'Égypte et de la Tunisie se rendent maintenant à Gaza .


Les gens savent que les lobbies israéliens comme l'AIPAC (dont le site a été piraté par Anonymous cette semaine) continuent à pousser à une guerre illégale contre l'Iran de la même manière qu' ils ont poussé à la guerre illégale contre le Liban et l'Irak auparavant. La dernière guerre a été imposée au public occidental en utilisant des mensonges (connexions de l'Irak à des actions terroristes du 11 septembre 2001 et les armes de destruction massive). Une guerre qui a coûté des milliers de vies américaines de guerre, des centaines de milliers de vies irakiennes, et 3 millions de dollars en coûts directs pour les contribuables américains. Les gens savent que Gaza est toujours sous occupation comme l'ONU elle-même l'a rapporté. Israël est engagé dans une punition collective de la population de Gaza, un crime contre l'humanité en vertu du droit international. L'ONU a averti d'une catastrophe humanitaire si le blocus israélien de Gaza continue. Au même moment, Israël continue à cibler tous les navires humanitaires qui tentent de briser le siège.


Olmert et Livni ont compris que les crimes de guerre ne se traduisent pas nécessairement par des votes massifs, la preuve est que cette "guerre contre le terrorisme" a rendu le Hezbollah encore plus fort. Une autre leçon plus importante est que la sécurité ne vient pas de l'oppression et du nettoyage ethnique, les deux piliers du sionisme. La sécurité est la justice. Israël est un État raciste d'apartheid militarisée qui a crée la plus grande population de réfugiés au monde (7 millions de Palestiniens 12 millions sont des réfugiés ou des personnes déplacées). La paix ne peut venir qu'en reconnaissant les torts et en se livrant à la justice réparatrice !


Ce n'est qu'après le retour des réfugiés palestiniens à leurs foyers et à leurs terres occupées en 1948, que Israéliens et Palestiniens vivront en paix. Les attaques israéliennes cruelles sur la bande de Gaza ne font qu'accélérer ce résultat inévitable.
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Résistance ! Détermination !








  • L'espoir !
      photo de Israel Loves Palestine.
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  • Des activistes israéliens protestent contre l'attaque contre Gaza devant la résidence du ministre de la Défense d'Israël
    Ehoud Barak à Tel Aviv, le 14 novembre 2012. Sur les pancartes en hébreux:
    « Les assassinats ne font pas cesser les missiles » et « Siège = terreur ». (Keren Manor/Activestills.org)

Gaza: video à voir absolument

  • Khouya Mhamed a partagé la vidéo de Marseillais Mouadh Makhlouf : sans commentaire.

     Un éclair aveuglant de lumière blanche embrase le ciel de Gaza ce soir Les gens courent pour se mettre à l’abri Sans savoir s’ils sont morts ou vivants Ils sont venus avec leurs chars et leurs avions Avec les flammes féroces qui ravagent Et il ne reste rien Juste une voix qui monte du nuage de fumée 
    Nous ne nous soumettrons pas Dans la nuit sans combattre Vous pouvez brûler nos maisons et nos mosquées et nos écoles Mais notre esprit ne mourra jamais 
     
    Nous ne nous soumettrons pas Dans la nuit, sans combattre Nous ne nous soumettrons pas Dans la bande de Gaza, ce soir.
     Paroles: A blinding flash of white light Lit up the sky over Gaza tonight People running for cover Not knowing whether they’re dead or alive They came with their tanks and their planes With ravaging fiery flames And nothing remains Just a voice rising up in the smoky haze We will not go down In the night, without a fight You can burn up our mosques and our homes and our schools But our spirit will never die We will not go down In Gaza tonight Women and children alike Murdered and massacred night after night While the so-called leaders of countries afar Debated on who’s wrong or right But their powerless words were in vain And the bombs fell down like acid rain But through the tears and the blood and the pain You can still hear that voice through the smoky haze We will not go down In the night, without a fight You can burn up our mosques and our homes and our schools But our spirit will never die We will not go down In Gaza tonight We will not go down In the night, without a fight You can burn up our mosques and our homes and our schools But our spirit will never die We will not go down In the night, without a fight We will not go down In Gaza tonight
    Durée : ‎3:55

vendredi 16 novembre 2012

Demain 17/11 l'ASDHOM lance une campagne de parrainage de prisonniers politiques et syndicaux


                    
Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc
ASDHOM 79, rue des Suisses  92000 Nanterre

Parrainer un(e) détenu(e) politique, c’est l’aider à retrouver sa liberté

Samedi 17 novembre 2012 sera donné le coup de départ d’une campagne de parrainage des détenu(e)s politiques et syndicaux au Maroc. L’ASDHOM a choisi l’écrivain Gilles Perrault, auteur du best-seller « Notre ami le roi », pour la parrainer.

« Dans le combat pour un Maroc démocratique et équitable, les détenus politiques, hommes et femmes, sont en première ligne. Ils subissent de plein fouet la répression, l’injustice, les mille et une techniques utilisées pour briser leur volonté de lutte. Leurs familles, plongées dans l’angoisse, sont prises en otages par le régime. La prison est le lieu de toutes les souffrances, mais c’est aussi l’enclume sur laquelle se forge le Maroc de demain.
Parrainer un ou une prisonnière politique représente un geste de solidarité élémentaire auquel nul ne doit se dérober. C’est briser la solitude que peut ressentir celui ou celle qu’on parraine. C’est réconforter les familles. C’est aussi et surtout démontrer au pouvoir que ses victimes ne sont pas à sa merci, ignorées du monde extérieur, livrées à sa vindicte.
Je vous remercie, chers amis, de me faire l’honneur de m’associer à cette campagne. Vous en avez déjà mené de semblables, et avec succès. De celle-ci aussi, j’en suis sûr, nous allons faire un succès. » Gilles Perrault


La détention politique reste une des caractéristiques de l’Etat de non droit qui prévaut au Maroc. Desserrer l’étau sur les détenus politiques et d’opinion est le devoir de tout démocrate et défenseur des droits de l’Homme.
Si, comme Gilles Perrault, le combat des droits de l’Homme au Maroc vous interpelle, si l’injustice et le déni de droit au Maroc vous indignent et si vous voulez parrainer à votre tour un(e) détenu(e) d’opinion, nous vous invitons à participer à la soirée de l’ASDHOM dédiée à cette campagne de solidarité.
Samedi 17 novembre 2012 à 19h
Maison des Associations
11, rue des anciennes mairies 92000 Nanterre
Accès : RER A Nanterre-Ville
  
Nous comptons sur votre soutien. Les détenus de la liberté, de la dignité et de l’Etat de droit au Maroc le valent bien.
Cette campagne de parrainage s’inscrit dans le cadre de la quinzième édition de la Semaine de la Solidarité Internationale (SSI).

Dîner et musique sont au programme
                                                    PAF : 10€
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Voici l’article qu’a publié le journal l’Humanité dans son édition d’hier.
Une petite erreur s’est glissée dans cet article relativement au nombre de prisonniers politiques candidats au parrainage : il s’agit bien de 175 et non 152*.

Bien cordialement,
Ayad Ahram
ASDHOM
 Maroc, les geôles du royaume

Par Hassane Zerrouky, l'Humanité

Victimes de verdicts partiaux ou en attente d’un procès, plus de 150 militants associatifs, syndicalistes, jeunes du Mouvement du 20 février, Sahraouis, croupissent en prison.
L’Asdhom (Association de défense des droits de l’homme au Maroc) a choisi le 17 novembre pour donner le coup d’envoi d’une campagne de soutien et de parrainage des prisonniers politiques et syndicaux au Maroc, et ce à l’occasion de la Semaine de la solidarité internationale. La campagne est parrainée par l’écrivain Gilles Perrault, lequel souligne que « dans le combat pour un Maroc démocratique et équitable, les détenus politiques, hommes et femmes, sont en première ligne » (1).
Depuis quelques années, et singulièrement depuis l’émergence du Mouvement des jeunes du 20 février, qui avait animé les manifestations du « printemps marocain », le régime marocain a durci sa politique à l’endroit des contestataires, des étudiants et des syndicalistes. L’Asdhom a recensé une liste de 152* personnes condamnées à des peines allant de quelques mois à plusieurs années de prison. Parmi eux, soixante-cinq militants sahraouis, trente-neuf jeunes du Mouvement du 20 février, six syndicalistes étudiants, répartis entre dix-neuf prisons marocaines. Tous victimes de verdicts partiaux comme celui de ces militants du 20 février – Bachir Bouchaïeb de Hoceima condamné à douze ans de prison, les six jeunes de Casablanca condamnés à des peines de huit à dix mois de prison pour « participation à manifestation non autorisée » – ou celui en attente devant le tribunal militaire de Salé (Rabat) de vingt-quatre militants sahraouis interpellés après la répression qui avait suivi en novembre 2010 le démantèlement du camp de Gdeim Izik dans le Sahara occidental et qui risquent des peines de cinq à dix ans de prison. Et ce sans compter les poursuites engagées contre les jeunes du Mouvement du 20 février qui manifestaient à Rabat le 22 août contre la cérémonie « d’allégeance » au monarque des membres du gouvernement, hauts fonctionnaires, députés et autres membres des corps constitués. Des militants d’Attac Maroc sont également dans le collimateur des autorités ainsi que des journalistes et des blogueurs comme Socrate, qui a écopé en appel d’une peine de dix-huit mois de prison ferme ou du rappeur Mourad Belhouat (un an de prison ferme). En parallèle, la répression envers les salariés ne faiblit pas. Mardi soir, dans les mines de cobalt de Ouarzazate, la police s’est déchaînée contre des mineurs en grève faisant plusieurs blessés, et ce après que plusieurs grévistes, laissés en liberté provisoire, sont l’objet de poursuites judiciaires.

(1) Une soirée aura lieu samedi à 19 heures à Nanterre (Hauts-de-Seine), 11, rue des Anciennes-Mairies.



 

Mais où est passée la tour Eiffel de Fès ?

Par Bladi net, Mais où est passée la tour Eiffel de Fès ?

Les habitants de Fès ont été surpris de constater la disparition de leur tour Eiffel mardi matin. Dans la capitale spirituelle on en plaisante même. Ainsi, la tour, encore présente dans la soirée de lundi, aurait été volée par un opposant aux folles créations artistiques du maire Hamid Chabat.

Contacté par Akhbar Al Yaoum, Hamid Chabat tout juste revenu d’un voyage en Chine, a réagi avec surprise en apprenant la disparition de sa tour Eiffel. Il affirme ignorer le sort de la tour construite à sa demande par un artisan du Tafilalet.
Les autorités de Fès ignoreraient elles aussi les circonstances de la disparition de la tour de Chabat. Pourtant, une source de la Commune urbaine de Fès qui a requis l’anonymat, affirme que Hamid Chabat a ordonné en personne le retrait de celle-ci. Le tas d’acier aurait donc été démonté mardi à l’aube, et caché dans un entrepôt.
D’après la même source, Hamid Chabat comptait appeler l’avenue où se trouvait la tour Eiffel le "Boulevard de Paris", mais les autorités locales auraient préféré "Boulevard Mohammed VI". 

 Chabat a donc été contraint d’accepter et de retirer sa tour Eiffel de 36 mètres de haut sur 4 mètres de large et construite tout près de la résidence royale Al Bahia.
La tour Eiffel de Fès n’a pas pour autant dit son dernier mot. Elle réapparaîtra bientôt sur l’une des places publiques de la capitale spirituelle...