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samedi 8 août 2015

Titres sur http://solidmar.blogspot.com du 30/7/2015 au 8/8/2015

         Ailleurs : espoirs et désespoir

Mort des migrants en méditerranée, nouveau crime contre l’humanité : l’Europe, principale responsable.






migrants art                 Plus de 200 personnes disparues en méditerranée ce Mercredi 5 Août. Ce drame humain vient allonger la liste des personnes mortes. Aujourd’hui, on estime à plus de 2000 le nombre de victimes migrantes noyées, depuis le début de cette année, en essayant d’atteindre l’Europe.
C’est ainsi que les politiques européennes de répression continuent de produire leurs effets dévastateurs des vies humaines comprenant des enfants et des femmes. C’est ainsi que les États européens, qui décident de plus en plus la fermeture des frontières, continuent à ignorer le devoir de protection des droits des migrants et le respect de la vie humaine.
Face aux régimes répressifs dans les pays d’Afrique, aux conflits armés, aux dictatures et à la misère, les migrants se tournent vers l’Europe pour fuir et aspirer à des situations de survie. Face à ces tragédies, notamment en Afrique et dans des pays Arabes, les réponses européennes à l’espoir de ces migrants sont : enfermement dans des camps, xénophobie, rejet et atteinte au droit d’asile …..
Nous rappelons ici quelques décisions européennes prises dernièrement face à ces situations inhumaines que vivent les migrants :
-          Tripler les moyens des opérations de surveillance Triton (Italie) et Poséidon (Grèce), au lieu de mettre sur pied de véritables opérations de sauvetage !
-          Le choix de limiter leurs zones d’interventions aux eaux territoriales à proximité des terres, bien loin de là où les migrants se noient, afin de n’assurer que la protection des frontières et pas celle des personnes !
-          Le refus de mettre en place des quotas obligatoires d’accueil de réfugiés répartis entre les 28 pays membres, laissant aux pays du Sud, les plus touchés par la pauvreté et la crise (Italie, Grèce…) la charge de ces migrants !
Ces nouvelles décisions n’apportent pas des solutions aux situations des migrants, la nouvelle tragédie d’hier en est la preuve. 
Autre preuve : L’Union européenne et spécialement la France a brillé par son absence à la dernière conférence internationale d’Addis-Abeba (13 au 16 juillet dernier), ce boycott à peine voilé indique clairement la politique de paupérisation de tous les pays pauvres de la planète.
L’ATMF condamne ces politiques européennes de paupérisation des peuples du Sud, de rejet et de fermeture des frontières.
L’ATMF condamne ces pratiques sécuritaires et indignes et qui ne répondent pas à cette catastrophe humanitaire.
L’ATMF rend hommage aux migrants et rappelle sa revendication pour la liberté  de circulation et d’installation, partout, pour toutes et tous.
A Paris, le 06 août  2015
Conseil d’Administration National de l’ATMF

APPEL POUR LE 8 AOÛT 2015 POUR QUE CESSENT LES MORTS POUR QUE TOMBENT LES MURS _



APPEL POUR LE 8 AOÛT 2015

POUR QUE CESSENT LES MORTS
POUR QUE TOMBENT LES MURS
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Entre le 8 et le 14 août, deux membres d'Emmaüs France vont traverser le détroit de Gibraltar pour que cessent les morts aux frontières et pour que soit respecté l'article 13 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.

À Calais, à la frontière du Royaume-uni, les morts se multiplient aussi parmi les exilé-e-s qui cherchent à se rendre en Grande-Bretagne, de nouvelles clôtures coiffées de barbelés ont été dressées ces derniers mois, d'autres sont en projet, érigeant un véritable mur de honte au cœur de l'Europe.

Nous nous associons à l'action d'Emmaüs International et appelons à une manifestation
Samedi 8 août à 14h

Le départ se fera rue des Garennes, à proximité du nouveau bidonville, Paris

Nous appelons au respect de l'Article 13 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.

contact: cessent-les-morts-tombent-les-murs@laposte.net

Une révolution pourrait se produire entre 2017 et 2020 au Maroc

Paris, 8 août 2015 (SPS) .- 

Une révolution pourrait se produire entre 2017 et 2020 au Maroc en raison des naissances qui ont atteint un sommet entre 1992 et 1995, a annoncé mercredi le professeur Laurent Chalard.
 
 
Dans une analyse publiée dans le site Orient XXI, le Docteur en géographie à l'Universite de Paris IV, Sorbonne, précise que la situation sociale au Maroc “pourrait conduire à une révolution, d’autant que sa démographie se présente comme une bombe à retardement”. La démographie étant “ce facteur caché” qui explique les événements qui ont eu lieu en 2011 connus sous le nom de “Printemps Arabe”.

Dans un un pays pauvre comme le Maroc, un nombre plus élevé de naissances “peut avoir plusieurs conséquences négatives lorsque les générations nombreuses arrivent à l’âge adulte, si le gouvernement gère mal l’économie et se caractérise par un autoritarisme certain”.

Selon M. Chalard, en termes de PIB, le Maroc se classe au niveau du Guyana ou du Guatemala, la misère est largement présente, avec de vastes bidonvilles autour des grandes villes, la corruption partout, et une économie classée la moins performante du Maghreb. Des raisons suffisantes qui peuvent provoquer au Maroc une autre révolution similaire à celle de Égypte et de la Tunisie. SPS
 

La grande révélation de Chris Coleman : des démocrates et opposés au régime du Maroc sont plus royalistes que le roi dans la question du SO

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La grande révélation de Chris Coleman

7/8/2015
Sans doute, le hacker Chris Coleman a dévoilé beaucoup de secrets du Makhzen. Surtout des secrets liés au conflit du Sahara Occidental. Le travail de lobbying ainsi que le noyautage des bureaux de l'ONU à Genève par l'ambassadeur marocain Omar Hilale. Les performances dans celui-ci en matière de corruption lui ont valu la promotion d'être désigné ambassadeur de son pays auprès des Nations Unies à New York.

Coleman a aussi mis à la disposition du public la position du Maroc par rapport à l'Envoyé Personnel du Secrétaire Général pour le Sahara Occidental, M. Christopher Ross. Rabat éprouvait une vive animosité envers le diplomate américain et faisait tout pour qu'il démissionne.

Mais la plus grande découverte de Coleman est que le public marocain, même ceux qui se disent démocrates et opposés au régime du Maroc sont plus royalistes que le roi dans la question du Sahara Occidental.

En effet, peu de Marocains se sont intéressés ou ont relayé ses publications étant donné qu'elles ont, dans leur grande majorité, relation avec la question sahraouie. La position pro-sahraouie du mystérieux hacker lui a valu le boycott de l'opinion publique marocaine.

Pour les Marocains, la communauté a tort dans son traitement de la question du Sahara Occidental. Ils sont convaincus d'être victimes d'une injustice depuis 40 ans. La communauté internationale qui ne veut pas laisser tomber le statut de colonie du territoire sahraoui et son droit à l'autodétermination a tort. En fait, tout le monde a tort sauf le Makhzen et ses citoyens.

Dans la question du Sahara Occidental, les démocrates et intellecuels marocains ne veulent pas reconnaître qu'ils ont été bernés dans le dossier sahraoui, tout comme ils ne veulent pas reconnaître que le Makhzen leur a inculqué la haine de l'Algérie et des Sahraouis. Ils sont tous pour le lynchage des sahraouis.

A lire ! 10 préjugés sur les migrants et comment y répondre

Vous ne savez pas toujours comment réagir aux questions relatives à la migration ? Ce guide vous aidera à déconstruire 10 idées reçues auxquelles vous ne savez peut-être pas toujours comment répondre Téléchargez aussi notre brochure 1.« Il y a une explosion des arrivées de migrants en Europe ! »
amnesty.be

vendredi 7 août 2015

Réagissez face à l'urgence du changement climatique en fixant un objectif de 100 % d'énergies renouvelables d'ici 2050



Le changement climatique est un des plus grands défis moraux de notre temps. 
Il menace la santé de notre planète et de ses habitants, en particulier les plus pauvres et les plus vulnérables. Il met en péril l'avenir de nos enfants et tout ce qui nous tient à cœur. Le temps est venu pour chacun d'entre nous de se réveiller et d'agir ensemble — aux niveaux local, national et mondial, ainsi que dans notre vie quotidienne.
Citoyens motivés par la foi et par d'autres traditions morales, nous reconnaissons qu'il y a une importante obligation d'agir sur le changement climatique.
Nous vous appelons, en tant que responsables politiques, à réagir d'urgence face à la menace du changement climatique et à fixer un objectif de 100% d'énergies renouvelables d'ici 2050. Nous avons besoin d'actions audacieuses comme celle-là pour maintenir l'augmentation de la température mondiale au-dessous de deux degrés, point de basculement  inacceptable par sa dangerosité, pour ramener à zero la pollution au carbone, et pour consacrer des ressources au développement durable afin de construire un monde plus prospère, inclusif et équilibré.
Nous nous engageons pour notre part à nous acquitter de notre responsabilité morale qui est de prendre soin les uns des autres et de notre monde et nous nous engageons à chercher à vivre mieux et de manière plus durable, dans l'harmonie et dans la joie.
Agissons maintenant, ensemble et avec audace pour construire une vie meilleure pour tous!
Adressée à
Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies Ban Ki-Moon (Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies)
Monsieur le président de la République française François Hollande
Réagir face à l'urgence du changement climatique en fixant un objectif de 100 % d'énergies renouvelables d'ici 2050

Ali Anouzla: «Lakome2 gardera la même ligne éditoriale que son prédécesseur»



Ali Anouzla: «Lakome2 gardera la même ligne éditoriale que son prédécesseur»
Ali Anouzla

Un revenant dans la famille de la presse électronique. Le journaliste Ali Anouzla s’apprête à lancer la deuxième édition du portail Lakome.

Après deux ans d’inactivité, Ali Anouzla revient avec la nouvelle édition de Lakome, nommée Lakome2.com. Sur le site, on peut déjà trouver un compte à rebours du lancement prévu le 10 août prochain. On y découvre aussi une vidéo teaser faisant la promotion du nouveau site d’information.
Contacté par Telquel.ma,  Ali Anouzla a indiqué que Lakome2 gardera « la même ligne éditoriale que son prédécesseur ».  Le site d’informations devrait comporter des reportages, des interviews et des enquêtes. Il fera également la part belle au format vidéo dont l’ancien journaliste d’Hespress, Rachid El Belghiti, sera responsable.
Qu’en est-il des sujets liés au terrorisme qui  avaient mené à la fermeture du premier Lakome ? Pour Ali Anouzla, la couverture des événements liés au terrorisme « rentre parfaitement dans le travail professionnel du journalisme, c’est-à-dire l’information ». Le journaliste fait d’ailleurs remarquer que plusieurs sites et  journaux marocains ont publié la lettre du leader de l’organisation terroriste Daech où il appelle les jeunes marocains au jihad dans leurs pays. Il note aussi que 2M « a diffusé une vidéo de la même organisation lors de l’exécution du journaliste américain James Foley, et personne n’a été poursuivi ». Un exemple qui illustre l’attitude du « deux poids deux mesures pratiqué par les autorités marocaines » selon lui.
A noter que, pour le moment, Ali Anouzla est le seul actionnaire de la société derrière le nouveau Lakome. « J’ai eu plusieurs offres d’amis et d’hommes d’affaires que je respecte pour que je relance Lakome, mais je n’ai pas voulu les embarquer avec moi dans une aventure incertaine. Je suis encore en liberté provisoire et poursuivi par des chefs d’inculpation très lourds ». Une fois ces soucis judiciaires réglés, Ali Anouzla compte ouvrir le capital de Lakome2 aux investisseurs.

Affaire Ali Lmrabet, suite...et fin ?

Déclaration Citoyenne Barcelone : Une brève :

 Consulat général du Maroc. Ce 7. 08 , après une grève de la faim de 35 jours, devant le Palais des Nations-Unies à Genève ,conformément aux promesses du ministre de l'intérieur du Maroc de lui remettre ses papiers d'identité ( passeport et carte nationale d'identité ) décision du comité de soutien à Ali Lmrabet que je l'accompagne comme témoin. 
Refus net du vice consul de me voir à l'intérieur du consulat. J'ai accordé immédiatement une interview à la catalnunya radio. Ali étant encore à l'intérieur . J'ai souligné que la première chose que l'agent consulaire a exigé d'Ali est un certificat de résidence en Espagne.!!!!! Chose que j'ai dénoncée comme une énième manœuvre dilatoire du despotisme et déclaré que tôt ou tard le Maroc connaîtra sa Movida, le passeport sera délivré néanmoins , la rue était pleine de journalistes et trois voitures de flics. Ensuite Ali Lmrabet et moi- même avons accordé une interview à la catalnunya radio. J'ai conclu en précisant que tôt ou tard le Maroc connaîtra sa Movida, le passeport sera finalement délivré dans deux ou trois jours Ali s'étant acquitté des taxe et obtenu une attestation ad hoc.

Au Maroc, allaiter au travail est encore difficile


Au Maroc, allaiter au travail est encore difficile
Crédit : Daniel Peinado/Flickr.

L’Unicef défend l’allaitement mais rappelle qu’au Maroc, le droit de donner le sein au travail n’est pas toujours respecté, ou du moins facilité.

Tous les ans, la semaine de l’allaitement maternel qui a lieu du 1er au 7 août tente de défendre les bienfaits de cette pratique sur la santé des enfants. Dans un communiqué publié ce 4 août, la section marocaine de l’Unicef explique que 38 % des enfants dans le monde sont exclusivement allaités au sein pendant leurs six premiers mois, mais qu’au Maroc, ce taux est de 27,8. Des chiffres jugés « inquiétants » par l’organisme, et qui sont largement en baisse, à regarder les données officielles du ministère de la Santé. En 1992, encore 51% des enfants étaient nourris exclusivement au sein durant les six premiers mois de vie.

Si l’Unicef s’inquiète c’est que les vertus du lait maternel ne sont plus à prouver. 
« Une récente étude internationale a constaté que les enfants qui ont été allaités pendant au moins un an sont restés plus longtemps à l’école, ont obtenu des scores plus élevés aux tests d’intelligence et gagnent mieux leur vie à l’âge adulte en comparaison avec ceux qui ont été allaités pendant un mois seulement », note Regina De Dominicis, représentante de l’Unicef au Maroc citée dans le communiqué. Il est reconnu par l’Organisation mondiale de la santé que le lait de la mère fournit toutes les calories et nutriments dont l’enfant a besoin pendant les premiers mois de la vie et continue de couvrir la moitié ou plus des besoins nutritionnels pendant le second semestre de vie, et jusqu’à un tiers de ces besoins pendant la deuxième année. Il favorise le développement sensoriel et cognitif et protège le nourrisson contre les maladies infectieuses et chroniques. L’allaitement précoce, c’est-à-dire l’administration dans la demie-heure qui suit la naissance du premier lait qui sort du sein de la mère, serait essentiel pour la santé de l’enfant. Or, seuls 26,8 % des femmes le pratiqueraient, d’après les chiffres du ministère.

Droit à une heure par jour sur son lieu de travail

L’alimentation au biberon se retrouve particulièrement en milieu urbain et dans les foyers à revenus moyens ou élevés. Les principaux obstacles à l’allaitement maternel sont d’ailleurs les politiques en milieu de travail, qui ne tiennent pas forcément compte de cet impératif et qui empêchent ainsi des femmes de pratiquer l’allaitement comme elles le souhaiteraient. Au Maroc, le code du travail accorde aux femmes le droit à une heure d’allaitement par jour durant les 12 mois qui suivent la reprise de leur travail après l’accouchement, et exige que toute entreprise qui occupe au moins 50 salariées se dote d’une chambre spéciale pour l’allaitement. Mais d’après l’Unicef, cette disposition « n’est pas largement mise en œuvre sur le terrain ». 
Le ministère s’est donné comme objectif à l’horizon 2016 d’arriver à 50 % d’allaitement précoce et 50 % d’allaitement maternel exclusif le premier semestre.
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SO, «La reprise des négociations avec le Maroc n’est que leurre» , c’est l’Elysée qui décide et non pas le Maroc.


Mohamed Lamine Ahmed. Chef du premier gouvernement de la RASD (1976-1982)

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Par Omar Arbane, El Watan, 6/8/2015
 
 L’ancien chef de gouvernement de la RASD, Mohamed Lamine Ahmed
L’ancien chef de gouvernement de la RASD, Mohamed Lamine Ahmed

Depuis leur début en 1997 et jusqu’à aujourd’hui, les négociations entre le Front Polisario et le Maroc n’ont abouti à aucun résultat.

Depuis le lancement du processus de négociations entre le Front Polisario et le Maroc en 1997, sous l’égide de l’ONU, les résultats obtenus restent en deçà des attentes. La situation demeure toujours conflictuelle et menace d’une reprise des hostilités armées à tout moment. «A vrai dire, les négociations ont commencé en 1993. Jusqu’à aujourd’hui, elles n’ont abouti à aucun résultat allant dans le sens d’un règlement définitif du conflit à cause de l’intransigeance marocaine et de sa politique du fait accompli. Actuellement, les pourparlers sont suspendus. Personnellement, je suis plutôt pessimiste.
Tout ce qui se dit à propos d’une imminente reprise des négociations n’est que leurre», a déclaré Mohamed Lamine Ahmed, ex-chef du gouvernement de la RASD, actuellement, conseiller auprès du président Mohamed Abdelaziz, rencontré en marge de l’université d’été de la RASD qui se tient à Boumerdès. Pour lui, aucune des résolutions de l’ONU portant sur le dossier du Sahara occidental n’a été appliquée, exceptée celle portant cessez-le-feu. Ce qui a laissé place à un sentiment de méfiance envers l’Organisation des Nations unies.
«Le secrétaire général des Nation unies, Ban Ki-moon, n’est pas vraiment chaud pour trouver une solution au conflit sahraoui. Il a passé 8 ans à la tête de l’ONU et n’a jamais effectué une visite dans la région, contrairement à ses prédécesseurs, De Cuellar, Boutros Ghali et Kofi Annan. Nous n’avons plus confiance en l’ONU», note notre interlocuteur avec regret. Et d’ajouter : «L’espoir s’amenuise.  A chaque débat au sein de l’ONU, on n’obtient que le prolongement d’une année de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso).»

Black-out médiatique
Face à la répression quotidienne que subit le peuple sahraoui, son combat pour le droit à l’autodétermination et l’indépendance demeure pacifique. Mohamed Lamine Ahmed parle de protestations quotidiennes dans les villes sahraouies occupées. Cependant, la diffusion de l’information est quasiment absente, surtout dans les média occidentaux. «C’est le black-out médiatique imposé par le Maroc. Aucun journaliste ni observateur international n’est autorisé à entrer dans les territoires occupés du Sahara occidental. Quotidiennement, nos femmes sont dénudées en pleine rue devant leurs parents, nos jeunes malmenés et présentés devant des tribunaux militaires et incarcérés dans 21 prisons sur le sol marocain. L’on compte 515 Sahraouis portés disparus depuis le début du conflit.

Deux éminents membres du comité marocain de soutien à la cause d'Ali Lmrabet ont été empêchés de prendre l'avion par "Le Maroc, État de Droit"!

Par Ahmed Benani, Déclaration Citoyenne, 6/8/2015

  Abdou Berrada et Souleiman Raissouni deux éminents membres du comité marocain de soutien à la cause d'Ali Lmrabet ont été empêchés de prendre l'avion de Casablanca à Barcelone ce 6 août 2015. 

Munis de leurs passeports et billets de voyage parfaitement en règle, la RAM, sur instructions du ministre de l'intérieur, Mohammed Hassad et plus vraisemblablement du patron des services des renseignements, Abdellatif Hammouchi, sont derrière cette grossière manœuvre, qui illustre bien l'affirmation farcesque "Le Maroc, État de Droit"! Nous attendons un communiqué des membres du comité Ali Lmrabet du Maroc et nous ne manquerons pas de dénoncer avec la plus vigoureuse détermination cette énième manœuvre dilatoire du pouvoir, et bien entendu des violations des droits des citoyens. Demain, devant le consulat du Maroc à Barcelone et face aux autorités qui sont au service du despotisme marocain, nous dirons haut et fort, qu'elles sont sont tenues en regard du droit de respecter leur parole en délivrant à Ali Lmrabet son passeport sans délai aucun. Ahmed Benani

Maroc : Ali Lmrabet obtient gain de cause et arrête sa grève de la faim



Le Point Afrique -Par notre correspondant à Genève,  

Couché dans un temple appartenant à l’Église protestante de Genève, le journaliste fondateur de Demain ne s'était plus alimenté depuis le 24 juin dernier.

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Ali Lmrabet, lors de sa grève de la faim en juilet 2015, à l’Espace Pâquis, près de la gare de Cornavin à Genève,  © DR

Il était temps. Ali Lmrabet va récupérer son identité et son droit à exercer le journalisme au Maroc. De fait, après la déclaration ce mardi 28 juillet du ministre de l'intérieur, Mohamed Hassad, annonçant officiellement qu'Ali Lmrabet pourra renouveler son passeport à Barcelone, et qu'il pourra obtenir un certificat de résidence au Maroc après un séjour de trois mois au Maroc, en concertation avec son comité de soutien au Maroc, le journaliste a décidé d'arrêter sa grève de la faim.

Première étape : régulariser sa situation administrative

Ali Lmrabet va donc demander, quand sa santé le lui permettra, puisqu'il sera hospitalisé aujourd'hui, aux services consulaires de Barcelone le renouvellement de son passeport, puis après un temps de récupération, il rentrera au Maroc où il séjournera pendant trois mois dans son appartement à Tétouan afin de recevoir un certificat de résidence qui lui permettra de demander un duplicata de sa carte d'identité nationale, qui lui a été délivrée dans la même ville en 2010. Il a l'intention par la suite de demander, comme le permettent les lois en vigueur au Maroc, un récépissé de création d'un hebdomadaire satirique.

Deuxième étape : lancer un hebdo satirique

Ali Lmrabet a accepté de jouer le jeu. Si à son tour l'Etat marocain joue le jeu, respecte ses promesses et ses propres lois et ne tente pas encore une fois de s'acharner sur le journaliste, le projet d'hebdomadaire satirique marocain d'Ali Lmrabet avec le caricaturiste Khalid Gueddar et l'humoriste Ahmed Snoussi, « Bziz », devrait voir le jour dans quelques mois. En attendant, Ali Lmrabet n'a pas manqué de remercier tous ceux et celles, marocains et étrangers, qui l'ont accompagné et soutenu dans son pénible combat pour le droit d'informer.

Ali Lmrabet soutenu par des confrères internationaux

Dans l'édition du Monde de dimanche et lundi dernier, Elisabeth Badinter, l'écrivain Jonathan Littell, le journaliste Jean-Marcel Bouguereau, Ricardo Gutierrez, secrétaire général de la Fédération européenne des journalistes, ont signé une tribune intitulée “Rabat continue d'exercer la censure“. Ils ont ainsi indiqué qu'Ali Lmrabet, qui a été distingué en 2014 par Reporters sans frontières, comme l'un des “100 héros de l'information“ s'était vu empêcher d'exercer son métier par le Maroc en refusant  “de lui délivrer des papiers d'identité“.

Un journaliste atypique dans l'univers du royaume

Ali Lmrabet est un vrai chasseur de scoop. Il a été le premier reporter de son pays à interviewer un Premier ministre israélien, à rencontrer l'opposant politique Abraham Serfaty, à s'entretenir avec les dirigeants du Front Polisario à Tindouf, en Algérie. Alors, les autorités l'ont condamné à de la prison pour “outrage à la personne du roi“, avant de lui interdire en 2005 d'exercer pendant dix ans le métier de journaliste. Une peine inconnue du code pénal marocain. Quand l'interdiction s'est achevée en avril 2015, Ali Lmrabet a décidé de relancer ses journaux, Demain, en français, et Doumane, en arabe. Et c'est là que cela se (re)complique car un certificat de résidence, qui lui a bien été délivré, a été retiré dès le lendemain par des policiers, à Tétouan, son lieu de naissance.

Indispensable certificat de résidence

Problème. Sans le certificat de résidence, Ali Lmrabet ne peut pas obtenir une licence de travail, et par conséquent ne peut pas relancer ses publications. Au début de la grève de la faim, Mohamed Aujjar, ambassadeur du Maroc auprès de l'ONU à Genève, et ancien ministre délégué aux Doits de l'homme, a évoqué un simple “malentendu administratif“. Puis, il a assuré  qu'en deux ou trois jours, le consulat du Maroc à Barcelone délivrera des papiers d'identité à Ali Lmrabet. Ce dernier a effectivement vécu en Espagne lorsqu'il travaillait pour le quotidien El Mundo, mais il n'y réside plus. “C'était un mensonge pour m'éloigner de Genève. J'ai contacté le consulat du Maroc à Barcelone le 9 juillet, il ne m'a jamais répondu“, a affirmé le journaliste marocain d'une voix faible, soutenu par sa compagne Laura Feliu. Contactée par Le Point Afrique, la mission du Maroc auprès des Nations unies à Genève n'a pas répondu à notre demande d'entretien.

Des soutiens réconfortants mais des silences assourdissants aussi

Venons-en au faisceau de soutiens et de dérobades lors de ce triste épisode de lutte d'un journaliste pour exercer son métier. Un journaliste marocain en grève de la faim accueilli dans un temple protestant !  A priori, cela peut surprendre. Cela dit, il faut savoir que L'Espace Solidaire Pâquis (Mission urbaine Tenir la porte ouverte) héberge depuis 2013 un cours de “civislam“, mêlant théologie musulmane, civisme, histoire, animé par des imams. Une bonne centaine de jeunes musulmans fréquentent ainsi ce temple de la Cité de Calvin. “Outre des protestants, des catholiques, des juifs, des bouddhistes ont apporté leur soutien à Ali Lmrabet. En revanche, ni la Grande Mosquée de Genève, financée par les Saoudiens, ni le Centre islamique de Genève des frères Ramadan, n'ont manifesté la moindre solidarité vis-à-vis du journaliste en grève de la faim depuis plus d'un mois“, a déploré Ahmed Benani, d'origine marocaine, politologue et anthropologue à l'université de Lausanne. En attendant, il n'y a plus qu'à espérer que la régularisation promise par les autorités marocaines se passe dans les règles de l'art afin que cette grève de la faim ne soit plus qu'un mauvais souvenir.
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jeudi 6 août 2015

Le Maroc expulse trois activistes solidaires basques d'El Aaiun (communiqué de l'ASVDH)

El Aaiun, 5 Août 2015 (SPS) .- L'expulsion de trois activistes solidaires d'El Aaiun confirme la volonté du Maroc de maintenir le territoire du Sahara occidental sous les verrous pour imposer le fait accompli de sa colonisation, a déclaré l'association ASVDH.

Dans un communiqué publié par Poemario Por Un Sahara Libre, l'association sahraouie des droits de l'homme ASVDH a affirmé que "le Maroc réaffirme à nouveau son verrouillage du territoire et son interdiction aux personnes solidaires qui soutiennent le droit à l'autodétermination de visiter la zone et à communiquer avec les activistes sahraouies" en expulsant les dames basques qui sont arrivées à El Aaiun, capitale occupée du Sahara Occidental", dans le but de participer à ce programme de formation, destiné à un groupe de femmes sahraouies de différents milieux associatifs sahraouis d'El Aaiun".

L'ASVDH signale que les dames Gloria Guzman, Irantzu Mendia, du Réseau Basque de Soutien aux Femmes Sahraouies et de l'Institut HEGOA, et Mme Idoia EIZMENDI, technicienne dans le domaine de l'égalité dans la Mairie de Getxo, qui avaient "une session de formation prévue, du 31 Juillet au 5 Août 2015 à El Aaiun, au Sahara occidental, sur le rôle de la femme sahraouie dans le conflit, les voies de récupération de la mémoire historique et des mesures efficaces pour mettre en évidence le rôle de la femme en la matière" ont été interpellées vendredi 31 Juillet lors de leur descente de l'avion et forcées à prendre le vol de retour à Las Palmas sous prétexte qu'elles étaient "personna non grata".

La même source rappelle qu'il ne s'agit pas de la première fois que les trois activistes solidaires basques sont traitées de la sorte par les autorités d'occupation marocaines. Déjà, fin Janvier 2015, elles ont été intimidées "lorsque les forces marocaines ont encerclé la maison dans laquelle elles logeaient pendant quatre jours, pour empêcher les femmes sahraouies de participer à la formation».

Selon une information recueillie par le portail Diario.es "dans toutes les visites organisées par le Réseau Basque de soutien aux Femmes Sahraouies, les activistes déplacées ont constaté une " filature constante et une vigilance extrême" par la police au point de les empêcher parfois de faire leur travail.
"En janvier nous avions rendez-vous avec un groupe de femmes locales dans une maison qui a fini pratiquement assiégée par les forces de sécurité. Ils nous ont encerclés avec des camionnettes et jeté des pierres sur les fenêtres. Finalement, les femmes n'ont pas pu entrer ", raconte Arantxa Chacon, membre du réseau de soutien qui se déplace habituellement en tant qu'observateur juridique. "Le pire c'est la violence avec laquelle ils traitent les femmes de là-bas” a-t-elle ajouté dans des propos rapportés par la même source. SPS

Lire aussi

Le pillage par le Maroc des richesses et ressources du peuple sahraoui est dénoncé

Alger, 31/7/2015 (SPS) .- 

Le représentant du Collectif des Défenseurs des Droits de l'Homme, Mohamed Salem Lakhal, a vivement dénoncé jeudi "le pillage systématique des richesses et ressources du peuple sahraoui", estimant que cette question était au cœur du conflit.

Intervenant lors de la 13ème semaine de solidarité organisée par la ville d'Alger-Centre, M. Lakhal a indiqué que "durant la dernière décennie marquée par des mouvements pacifiques sur les territoires occupés, le Maroc a intensifié ses violations en s'adonnant au pillage de la richesse halieutique des mers du Sahara occidental à travers des accords de partenariat illégaux conclus avec ses “partenaires”, en tête desquels l'UE".

Il a, en outre, dénoncé la spoliation au quotidien du phosphate au niveau de la région de Boukraa au Sahara occidental avec une exploitation de 2,6 millions de tonnes/jour. D'autres rapports font également état d'une exploration "dangereuse et illégale" du gaz naturel, citant les explorations effectuées par deux compagnies américaine et britannique.

Le chef du gouvernement a justifié dans les colonnes d’Akhbar Al Yaoum le double baiser qu’il a donné au roi Salmane d’Arabie saoudite.

À l’occasion de la réception du roi Salmane d’Arabie Saoudite a l’aéroport de Tanger, le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane a gratifié le chef d’Etat saoudien d’un salut spécial. En effet, celui-ci a embrassé les deux épaules du monarque saoudien, ce qui a suscité l’indignation sur la toile qui dénonce une façon « humiliante » de saluer un chef d’État étranger.
Une indignation à laquelle le chef du gouvernement a tenu à répondre dans les colonnes de l’édition du 5 août du quotidien Akhbar Al Yaoum. Il y a défendu son attitude qu’il considère justifiée : « Cet homme a l’âge de mon père, il est roi d’Arabie saoudite ou se situent les lieux saints de l’islam ».
Autre raison justifiant ce salut un peu spécial : « [le roi Salmane] est un grand ami du Maroc et du roi Mohammed VI, nous l’aimons et il nous aime. C’est comme ça que je saluais le défunt roi Abdellah Bin Abdelaziz, et je continuerai à la faire de cette manière ». À en croire Akhbar Al Yaoum, le PJD chercherait à séduire les dignitaires des pays du Golfe qui sont connus pour avoir soutenu le coup d’État contre les Frères musulmans en Égypte.

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