samedi 8 février 2020

J’ai lu, j’ai aimé, je partage… BELLA CIAO, LA CHANSON DE LA LIBERTE






(photo : Jean Lemaitre)
BELLA CIAO, aujourd’hui chanté partout en Italie par le mouvement des « Sardines », en riposte aux dérives fascisantes de l’infect Salvini entraînant dans son sillage nauséabond, malheureusement, une bonne partie de la population. BELLA CIAO, chant emblématique de la résistance des partisans italiens durant la dernière guerre mondiale.
Voici un livre bien intéressant qui se lit en moins de trois heures, où l’auteur a beaucoup investigué pour connaître les sources de cette chanson devenue hymne universel de résistance. Il a enquêté, Pestelli, tous azimuts, interrogé des témoins , épluché quantité d’archives et, au bout de son travail, n’a pas de certitude. Le plus probable, à l’origine, il y a une belle et lointaine mélodie Klezmer, qui pourrait avoir voyagé en Europe, et avoir connu, au fil des distances parcourues, des améliorations successives.
Quant aux paroles de Bella Ciao ? Là aussi plusieurs hypothèses. Sur la même musique ont été écrites des textes qui diffèrent ; ce qui est classique, dans le registre des chansons populaires, qui se transmettent oralement, et où, au gré des circonstances, des paroles variées sont reprises sur un même air. Certains attribuent la naissance du Bella Ciao (musique) aux travailleurs des rizières. D’autres datent la chanson de la première guerre mondiale, où des paroles pacifistes auraient été dans un premier temps composées.
Ce qui est sûr, par contre : la version connue et reprise aujourd’hui (« Una mattina mi sono alzato E ho trovato l’invasor. E se io muoio da partigiano… ») remonte aux années 1943/1944 et fut alors ainsi chantée par les partisans antifascistes.
Pourquoi, s’interroge aussi l’auteur, Bella Ciao a survécu trois quarts de siècle, en étant retransmise de génération en génération, devenant symbole fort d’engagement démocratique, traduite et interprétée dans nombre de pays et en autant de langues ! A quoi cela tient ? A une musique mélodieuse, à l’attaque vive, et facile à mémoriser? A des paroles très poétiques et simples, qui durent dans le temps et touchent un espace élargi?
Personnellement, je vois de nombreuses similitudes entre Bella Ciao, et le Portugais Grândola Vila Morena (de Zeca Afonso), qui servit de détonateur à la Révolution des œillets en 1974. Une musique également puisée aux sources des traditions populaires. Des paroles non pompeuses disant de manière belle et simple la nécessité de fraternité, de liberté !
Avec ma collègue Mercedes Guerreiro, nous avons enquêté au Portugal et puis écrit un livre (réédité par les Editions OTIUM, en 2019), « Grândola Vila Morena, le roman d’une chanson ». Plus d’infos à ce propos : https://jeanlemaitre.com/232/
Jean Lemaître
(*) Pour toute commande de « BELLA CIAO » : www.antidote-publishers.be
De l’artiste musicien Carlo Pestelli, éditions Antidote (*)
10 euros, 129 pages, format poche ; traduction en français par Michèle et Nadine Rosa-Rosso
Bella Ciao fut pour la première fois interprétée en France par Yves Montand.


Sahara : Arrogant, le Maroc, aurait tracé des lignes rouges au successeur d’Horst Köhler


Le Maroc aurait mis des lignes rouges au mandat du successeur de Horst Köhler. D’après nos informations, Rabat aurait opposé son veto à tout élargissement des prérogatives de l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, exigeant qu’il reste à l’écart des questions des droits de l’Homme, des ressources naturelles et des mesures censées rétablir la confiance.
Pour le royaume, la mission principale du médiateur consiste essentiellement à aider les parties à parvenir à une solution politique mutuellement acceptable.
Le Maroc aurait également insisté sur la présence de l’Algérie dans les pourparlers en tant que partie prenante dans le conflit. Le voisin de l’Est tient pourtant à se présenter comme un «pays observateur», sauf que ses dernières sorties condamnant les ouvertures d’ambassades et de consulats de pays africains à Laâyoune et Dakhla, et ce bien avant le mouvement de Brahim Ghali, l’ont trahies.  
Rabat aurait appelé le prochain envoyé personnel à rester fidèle au modèle lancé par Horst Köhler, lors des deux rounds de la «Table ronde de Genève» de décembre 2018 et mars 2019 : une présence directe de l’Algérie, du Maroc, de la Mauritanie et du Front dans le processus de paix.

Le Maroc aurait également mis l’accent sur l’exclusivité et le leadership des Nations unies pour continuer l'examen du dossier du Sahara occidental, rejetant par la même occasion toute ingérence de l’Union africaine.
Pour rappel, hier à Addis-Abeba, en marge de sa participation au conseil exécutif de l’UA, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a déclaré que le «processus de sélection» d’un successeur à l’ancien président allemand était «en cours».
 La rédaction Journaliste Yabiladi.com
 L'arrogance du Maroc n'a décidément pas de limites ![solidmar]

Politique Publié

Sahara : Le Maroc aurait tracé des lignes rouges au successeur d’Horst Köhler

Temps de lecture: 1'
Siège du ministère des Affaires étrangères à Rabat. / DR
Le Maroc aurait mis des lignes rouges au mandat du successeur de Horst Köhler. D’après nos informations, Rabat aurait opposé son veto à tout élargissement des prérogatives de l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, exigeant qu’il reste à l’écart des questions des droits de l’Homme, des ressources naturelles et des mesures censées rétablir la confiance.
Pour le royaume, la mission principale du médiateur consiste essentiellement à aider les parties à parvenir à une solution politique mutuellement acceptable.
Le Maroc aurait également insisté sur la présence de l’Algérie dans les pourparlers en tant que partie prenante dans le conflit. Le voisin de l’Est tient pourtant à se présenter comme un «pays observateur», sauf que ses dernières sorties condamnant les ouvertures d’ambassades et de consulats de pays africains à Laâyoune et Dakhla, et ce bien avant le mouvement de Brahim Ghali, l’ont trahies.
Rabat aurait appelé le prochain envoyé personnel à rester fidèle au modèle lancé par Horst Köhler, lors des deux rounds de la «Table ronde de Genève» de décembre 2018 et mars 2019 : une présence directe de l’Algérie, du Maroc, de la Mauritanie et du Front dans le processus de paix.
Le Maroc aurait également mis l’accent sur l’exclusivité et le leadership des Nations unies pour continuer l'examen du dossier du Sahara occidental, rejetant par la même occasion toute ingérence de l’Union africaine.
Pour rappel, hier à Addis-Abeba, en marge de sa participation au conseil exécutif de l’UA, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a déclaré que le «processus de sélection» d’un successeur à l’ancien président allemand était «en cours».


...Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/88938/sahara-maroc-aurait-trace-lignes.html
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Sahara : Le Maroc aurait tracé des lignes rouges au successeur d’Horst Köhler

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Pour le royaume, la mission principale du médiateur consiste essentiellement à aider les parties à parvenir à une solution politique mutuellement acceptable.
Le Maroc aurait également insisté sur la présence de l’Algérie dans les pourparlers en tant que partie prenante dans le conflit. Le voisin de l’Est tient pourtant à se présenter comme un «pays observateur», sauf que ses dernières sorties condamnant les ouvertures d’ambassades et de consulats de pays africains à Laâyoune et Dakhla, et ce bien avant le mouvement de Brahim Ghali, l’ont trahies.
Rabat aurait appelé le prochain envoyé personnel à rester fidèle au modèle lancé par Horst Köhler, lors des deux rounds de la «Table ronde de Genève» de décembre 2018 et mars 2019 : une présence directe de l’Algérie, du Maroc, de la Mauritanie et du Front dans le processus de paix.
Le Maroc aurait également mis l’accent sur l’exclusivité et le leadership des Nations unies pour continuer l'examen du dossier du Sahara occidental, rejetant par la même occasion toute ingérence de l’Union africaine.
Pour rappel, hier à Addis-Abeba, en marge de sa participation au conseil exécutif de l’UA, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a déclaré que le «processus de sélection» d’un successeur à l’ancien président allemand était «en cours».


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Pour le royaume, la mission principale du médiateur consiste essentiellement à aider les parties à parvenir à une solution politique mutuellement acceptable.
Le Maroc aurait également insisté sur la présence de l’Algérie dans les pourparlers en tant que partie prenante dans le conflit. Le voisin de l’Est tient pourtant à se présenter comme un «pays observateur», sauf que ses dernières sorties condamnant les ouvertures d’ambassades et de consulats de pays africains à Laâyoune et Dakhla, et ce bien avant le mouvement de Brahim Ghali, l’ont trahies.
Rabat aurait appelé le prochain envoyé personnel à rester fidèle au modèle lancé par Horst Köhler, lors des deux rounds de la «Table ronde de Genève» de décembre 2018 et mars 2019 : une présence directe de l’Algérie, du Maroc, de la Mauritanie et du Front dans le processus de paix.
Le Maroc aurait également mis l’accent sur l’exclusivité et le leadership des Nations unies pour continuer l'examen du dossier du Sahara occidental, rejetant par la même occasion toute ingérence de l’Union africaine.
Pour rappel, hier à Addis-Abeba, en marge de sa participation au conseil exécutif de l’UA, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a déclaré que le «processus de sélection» d’un successeur à l’ancien président allemand était «en cours».


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Pour le royaume, la mission principale du médiateur consiste essentiellement à aider les parties à parvenir à une solution politique mutuellement acceptable.
Le Maroc aurait également insisté sur la présence de l’Algérie dans les pourparlers en tant que partie prenante dans le conflit. Le voisin de l’Est tient pourtant à se présenter comme un «pays observateur», sauf que ses dernières sorties condamnant les ouvertures d’ambassades et de consulats de pays africains à Laâyoune et Dakhla, et ce bien avant le mouvement de Brahim Ghali, l’ont trahies.
Rabat aurait appelé le prochain envoyé personnel à rester fidèle au modèle lancé par Horst Köhler, lors des deux rounds de la «Table ronde de Genève» de décembre 2018 et mars 2019 : une présence directe de l’Algérie, du Maroc, de la Mauritanie et du Front dans le processus de paix.
Le Maroc aurait également mis l’accent sur l’exclusivité et le leadership des Nations unies pour continuer l'examen du dossier du Sahara occidental, rejetant par la même occasion toute ingérence de l’Union africaine.
Pour rappel, hier à Addis-Abeba, en marge de sa participation au conseil exécutif de l’UA, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a déclaré que le «processus de sélection» d’un successeur à l’ancien président allemand était «en cours».


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Le Maroc aurait mis des lignes rouges au mandat du successeur de Horst Köhler. D’après nos informations, Rabat aurait opposé son veto à tout élargissement des prérogatives de l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, exigeant qu’il reste à l’écart des questions des droits de l’Homme, des ressources naturelles et des mesures censées rétablir la confiance.
Pour le royaume, la mission principale du médiateur consiste essentiellement à aider les parties à parvenir à une solution politique mutuellement acceptable.
Le Maroc aurait également insisté sur la présence de l’Algérie dans les pourparlers en tant que partie prenante dans le conflit. Le voisin de l’Est tient pourtant à se présenter comme un «pays observateur», sauf que ses dernières sorties condamnant les ouvertures d’ambassades et de consulats de pays africains à Laâyoune et Dakhla, et ce bien avant le mouvement de Brahim Ghali, l’ont trahies.
Rabat aurait appelé le prochain envoyé personnel à rester fidèle au modèle lancé par Horst Köhler, lors des deux rounds de la «Table ronde de Genève» de décembre 2018 et mars 2019 : une présence directe de l’Algérie, du Maroc, de la Mauritanie et du Front dans le processus de paix.
Le Maroc aurait également mis l’accent sur l’exclusivité et le leadership des Nations unies pour continuer l'examen du dossier du Sahara occidental, rejetant par la même occasion toute ingérence de l’Union africaine.
Pour rappel, hier à Addis-Abeba, en marge de sa participation au conseil exécutif de l’UA, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a déclaré que le «processus de sélection» d’un successeur à l’ancien président allemand était «en cours».


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Le Maroc aurait mis des lignes rouges au mandat du successeur de Horst Köhler. D’après nos informations, Rabat aurait opposé son veto à tout élargissement des prérogatives de l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, exigeant qu’il reste à l’écart des questions des droits de l’Homme, des ressources naturelles et des mesures censées rétablir la confiance.
Pour le royaume, la mission principale du médiateur consiste essentiellement à aider les parties à parvenir à une solution politique mutuellement acceptable.
Le Maroc aurait également insisté sur la présence de l’Algérie dans les pourparlers en tant que partie prenante dans le conflit. Le voisin de l’Est tient pourtant à se présenter comme un «pays observateur», sauf que ses dernières sorties condamnant les ouvertures d’ambassades et de consulats de pays africains à Laâyoune et Dakhla, et ce bien avant le mouvement de Brahim Ghali, l’ont trahies.
Rabat aurait appelé le prochain envoyé personnel à rester fidèle au modèle lancé par Horst Köhler, lors des deux rounds de la «Table ronde de Genève» de décembre 2018 et mars 2019 : une présence directe de l’Algérie, du Maroc, de la Mauritanie et du Front dans le processus de paix.
Le Maroc aurait également mis l’accent sur l’exclusivité et le leadership des Nations unies pour continuer l'examen du dossier du Sahara occidental, rejetant par la même occasion toute ingérence de l’Union africaine.
Pour rappel, hier à Addis-Abeba, en marge de sa participation au conseil exécutif de l’UA, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a déclaré que le «processus de sélection» d’un successeur à l’ancien président allemand était «en cours».


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vendredi 7 février 2020

France Culture : L'ONU "préoccupée par les tensions" au Sahara occidental

L'ONU "préoccupée par les tensions" au Sahara occidental


COLLUSION MAROC-ISRAËL : Netanyahou veut amener Trump à violer la légalité internationale au Sahara occidental



La collusion entre le Maroc et Israël et les États-Unis se révèle désormais au grand jour. Il est vrai que dans sa vaine tentative de «légitimer» son occupation coloniale du Sahara occidental, la diplomatie du makhzen et son médiocre exécutant, le MAE marocain, ne va pas chercher très loin et singe les coups fourrés de l’entité sioniste.
Mais cette fois et selon le site d’information us Axios qui reprend des informations de la chaîne sioniste Channel 13, le Maroc va plus loin et aurait poussé Netanyahou à conclure un accord trilatéral qui verrait les États-Unis reconnaître la «souveraineté» marocaine sur le Sahara occidental en contrepartie d’une normalisation de ses relations avec Rabat. Selon la même source, ce serait un «accomplissement diplomatique majeur pour le roi du Maroc, Mohammed VI, et un coup de pouce pour le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou – qui obtiendrait ainsi la possibilité de se rendre officiellement au Maroc. Pour Israël et un Netanyahou aux abois qui cherche les coups d’éclat pour se faire élire et éviter ainsi l’inculpation pour corruption, ce nouveau coup pourrait également faire progresser l’objectif de l’administration Trump de rapprocher Israël et les États arabes. Mais et il y a un mais de taille, l’on voit mal l’administration américaine laisser Trump s’embarquer dans une nouvelle aventure diplomatique alors que «l’accord du siècle» est en train d’être enterré y compris en Israël, jusqu’au sein du Likoud le parti de Netanyahou.

jeudi 6 février 2020

Relations sexuelles hors mariage, les Marocains disent niet

Société

Enquête L’Economiste-Sunergia:

Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5691 Le 05/02/2020 | Partager
88% des répondants y sont opposés
Pas de différence notoire entre les tranches d’âge, les catégories sociales ou les régions
Une attitude ambiguë, selon Chakib Guessous
Voici une enquête qui va certainement refroidir tous les militants pour les libertés individuelles et particulièrement les défenseurs de la dépénalisation des relations sexuelles entre adultes consentants.  A la question «Pensez-vous que deux adultes consentants ont le droit d'avoir des relations “sexuelles” hors mariage?» l’enquête L’Economiste-Sunergia  apporte une réponse sans équivoque.
C’est un non pour 88% des répondants. Parmi ce groupe, 9% avancent  un argumentaire religieux (haram) et 79% disent ne pas être d’accord dans l’absolu. Si on rajoute une petite partie qui ne se prononce pas (4%), seuls quelque 9%  des Marocains affirment y être favorables. 
relations-hors-mariage-091.jpg
une société où toute marque d’affection est assimilée à un outrage à la pudeur, les jeunes sont souvent obligés de se cacher pour exprimer leurs sentiments (Ph. AFP)
Autre surprise de taille, alors que l’on pourrait penser que les jeunes seraient plus propices à défendre  cette «cause», on découvre qu’ils n’y sont pas plus favorables. Parmi les 18-24 ans, seuls 10% se prononcent pour, alors que 80% y sont contre et 8% avancent un argument religieux. La tranche d’âge qui serait  la moins touchée par la question (65 ans et plus) est la plus indifférente avec 13% des répondants qui ne se prononcent pas, mais également celle qui est la plus préoccupée par l’aspect religieux (14%).
  Par ailleurs, il ne ressort de l’enquête aucune différence de taille concernant les régions. Même unanimité à condamner. 78%  des répondants dans les villes et 80% dans les campagnes se disent contre, alors que 9% des deux univers évoquent la religion. Dans le Nord-Est, le Centre ou le Sud, les résultats sont quasiment similaires. Pour rappel, le code pénal marocain dans son article 490 stipule: «Sont   punies   de   l'emprisonnement   d'un   mois   à   un   an,   toutes personnes  de  sexe  différent  qui,  n'étant  pas  unies  par  les  liens  du mariage, ont entre elles des relations sexuelles».
Ajoutez à cela la notion «d’attentat à la pudeur», servant le plus souvent à inculper des personnes pour lesquelles le flagrant n’est pas forcément établi. C’est ainsi que l’article 483 énonce: «Quiconque, par son état de nudité volontaire ou par l'obscénité de ses gestes ou de ses actes, commet un outrage public à la pudeur est puni de l'emprisonnement d'un mois à deux ans et d'une amende de 120 à 500 dirhams».
Un article qui peut donner lieu à des situations surréalistes telles que la fameuse «affaire d’Inzegane». La comparution, en 2015,  des jeunes filles, pour avoir porté tout simplement des jupes, car un homme s’étant senti offensé par leurs habits a porté plainte, avait mis en émoi la société civile.
A la lueur de ces informations, quelle lecture faire de ces résultats? Faut-il crier à la légendaire «schizophrénie des Marocains» qui font une chose et disent son contraire? Si la société marocaine majoritairement, et sans conteste, très conservatrice, force est de constater que les changements sociaux sont très visibles.
repartition-par-age-091.jpg
88% des jeunes de 18-24 ans (Contre et Haram) se prononcent contre les relations sexuelles en dehors du mariage. La tranche de population la plus concernée par cette question y est visiblement farouchement opposée
La colonisation, les migrations, les médias de la globalisation, la mondialisation, la modernité… autant de  phénomènes qui sont venus transformer en profondeur les liens familiaux et sociaux dans ce Maroc du XXIe siècle. Or, le constat est que la sexualité reste l’ultime tabou et les conséquences de ce déni sont très visibles. 
Selon l’Association marocaine contre l’avortement clandestin (Amlac), chaque jour,  entre 600 et 800 interruptions de grossesse sont pratiquées illégalement au Maroc. Certaines sont effectuées par des herboristes ou «faiseuses d’anges» dans des conditions abominables. Chaque année, au Maroc, 50.000 enfants sont issus de relations extraconjugales.
Nombreux d’entre eux se retrouvent ensuite abandonnés par des mères craignant d’être mises au ban de la société. Ainsi, chaque année, quelque 8.000 nouveau-nés sont abandonnés, dont une grande partie retrouvée sans vie, parfois dans des bennes à ordures. Une situation intolérable renforcée par une législation jugée liberticide.
  En  2018, plus de 3.000 personnes ont été poursuivies pour adultère, au regard des articles 491 et 492 du code pénal, risquant un à deux ans de prison ferme. L’article 483, quant à lui,  prévoit et réprime les atteintes à la pudeur et l’outrage aux bonnes mœurs. Sont considérées comme telles, les relations sexuelles consenties entre personnes adultes, passibles d’un mois à un an de prison. 
Des groupements de la société civile ont beau s’insurger contre cette situation, à l’instar du mouvement «Hors la loi», la question reste gênante pour la plupart des Marocains. Le mouvement, initié par le collectif 490, qui a lancé une pétition destinée à être déposée au Parlement pour demander à ce que «toutes les infractions pénales portant sur les libertés individuelles» soient retirées du code pénal marocain, peine à recueillir les 5.000 signataires.
reponse-regions-091.jpg
Au Nord comme au Sud, dans le monde rural ou urbain, les réponses diffèrent très peu et les Marocains semblent unanimement contre les relations sexuelles en dehors du mariageTAB
Ces derniers doivent être inscrits sur les listes électorales pour que la pétition soit prise en compte et discutée par l’institution.  Pour le socio-anthropologue Chakib Guessous, si nos réponses sont aussi ambiguës, c’est parce que «la société marocaine est en proie à une confrontation de plusieurs systèmes de valeurs».
Pour l’auteur de «Mariage et concubinage dans les pays arabes» (édition L’Esprit du temps 2018), «les Marocains sont partagés entre une culture traditionnelle encore très présente, un afflux de culture dite “occidentale” ou universaliste et des influences de plus en plus importantes issues du Proche-Orient».
Si nos traditions sont souvent empreintes de tolérance, celles qui nous arrivent du Proche et Moyen-Orient sont beaucoup plus rigoristes, sous l’influence du Wahhabisme, analyse Guessous, alors que les valeurs occidentales vont prêcher clairement pour les libertés individuelles. «Balancé entre des versions opposées, le Marocain ne sait plus sur quel pied danser», conclut le socio-anthropologue.
Fiche technique
L’enquête Etudes rentre dans le cadre de Market Insights du groupe Sunergia. La méthodologie repose sur l’enquête téléphonique sur système CATI. L’enquête a été réalisée lors de la rentrée des vacances estivales, sur la période allant du 5 septembre au 31 octobre 2019. Au total, 6.257 personnes ont été contactées dont 1.000 entretiens réalisés. L’échantillon compte 1.000 personnes interrogées de façon aléatoire, soit une marge d’erreur de +/-3,1%. La structure de l’échantillon a été redressée de façon à appliquer exactement la structure de la population marocaine issue du recensement (RGPH 2014) du Haut-Commissariat au plan (HCP). La réalisation a été confiée aux équipes de Marketphone, filiale du groupe Sunergia à Casablanca. Cinq critères de quotas ont été appliqués: sexe, âge, milieu d’habitation, région et CSP.
Les sondés sont à 49% des hommes (490) et à 51% des femmes (510). 60% des répondants vivent en milieu urbain contre 40% en milieu rural. Les catégories socioprofessionnelles relèvent des CSP suivantes: A et B (13%), D et E (31%) ou encore C (56%). Toutes les grandes régions y sont représentées.
Amine BOUSHABA

La gauche mobilisée à Tel Aviv contre le plan Trump



mercredi 5 février 2020

Rabat et Washington mèneraient des négociations secrètes sur le Sahara occidenta









AccueilSelon les informations recueillies par MEE, les Américains auraient pressé Horst Köhler, émissaire de l’ONU pour le Sahara occidental, de convaincre le Polisario de se plier au plan d’autonomie du Maroc
Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita (à gauche), en compagnie du secrétaire d’État américain Mike Pompeo, se rend au département d’État américain à Washington DC, le 17 septembre 2018 (AFP)
 
Par Amandla Thomas-JohnsonDAKAR, Sénégal
Dte de publication: Dimanche 7 avril 2019 -

Alors qu’un troisième round de négociations sous la tutelle de l’ONU est annoncé pour l’été entre le Maroc, le Front Polisario, l’Algérie et la Mauritanie au sujet de l’avenir du Sahara occidental, une source diplomatique a confié à Middle East Eye que des pourparlers secrets se tenaient actuellement entre le Maroc et les États-Unis. 
« Les Américains seraient en train d’intervenir en coulisses, menaçant de mettre un terme aux espoirs d’indépendance des Sahraouis », a-t-elle déclaré en précisant que la confusion politique dans laquelle se trouve l’Algérie aujourd’hui pourrait par ailleurs « compromettre gravement tout règlement politique ».
Le Maroc occupe la majeure partie du Sahara occidental depuis 1975, année au cours de laquelle l’Espagne coloniale s’est retirée, et cherche depuis à exploiter et commercialiser ces ressources.


Le chef de la délégation sahraouie et du Front Polisario Khatri Addouh lors des négociations sur la fin du conflit du Sahara occidental au bureau des Nations unies à Genève, le 22 mars 2019 (AFP)

L’invasion a entraîné une guérilla de quinze ans entre le Maroc et le Front Polisario, soutenu par l’Algérie, mouvement de libération au nom du peuple sahraoui, qui prit fin en 1991, quand un vote d’autodétermination a été promis au Sahraouis. Ce vote ne s’est jamais concrétisé, malgré la présence d’une force de l’ONU depuis 1991, mandatée pour préparer le territoire à un référendum sur l’autodétermination. 
« J’exhorte les parties à montrer activement des gestes de bonne foi démontrant leur volonté de faire des progrès », a déclaré lundi le secrétaire général de l’ONU António Guterres en se félicitant à cet égard de la décision du Front Polisario de se débarrasser de son dernier stock de mines. 

Au Sahara occidental, des craquelures apparaissent dans le statu quo Reda Zaireg  Lire
Il a également insisté sur le fait qu’une solution est « désormais envisageable » et doit permettre d’aboutir à une « auto-détermination de la population du Sahara occidental » sous réserve d’une « volonté politique forte » des parties et de l’ensemble de la communauté internationale.
Pour Samir Bennis, analyste politique et rédacteur en chef du Maroc World News, si les pourparlers sont certes un « grand pas dans la bonne direction », la seule solution viable n’en reste pas moins le plan d’autonomie. Or Rabat propose un projet d’autonomie du Sahara occidental qui accorderait à la région une autonomie limitée sous souveraineté du Maroc, qui contrôlerait la défense et les affaires étrangères de la région.
« Le Maroc a plus d’une fois réaffirmé sa position. Nous sommes convaincus qu’est à exclure tout ce qui outrepasserait son plan d’autonomie », souligne-t-il. 

« Pour amuser la galerie »

Le Maroc peut en tout cas compter sur de puissants alliés. Selon une source diplomatique rompue aux pourparlers de Genève, les pressions américaines pourraient faire pencher les négociations en faveur du Maroc.
Selon cet informateur, après la première série de pourparlers en décembre, les Américains auraient pressé Horst Köhler, émissaire de l’ONU pour le Sahara occidental, de convaincre le Polisario de se plier au plan d’autonomie du Maroc. 
Lorsque le Polisario rencontra Köhler lors des entretiens de Berlin après le premier round, « Köhler les a avertis qu’il était exclu de discuter d’indépendance. Il leur a dit : ‘’C’est le seul scénario à votre disposition. À vous de le faire accepter à votre peuple’’ », affirme notre source.


Un mur de 2 700 km sépare les Sahraouis du territoire revendiqué par le Maroc au Sahara occidental (AFP)
Le Front Polisario répliqua en signifiant à Köhler qu’il s’agissait d’une « ligne rouge » : que jamais le peuple sahraoui ne saurait s’en contenter.
Selon cette source diplomatique, les véritables négociations se déroulent en secret, loin de la Suisse – à Washington DC –, entre les Marocains, les Américains et et Köhler. « Il y a fort à craindre que les pourparlers de Genève ne servent qu’à amuser la galerie. »
Selon notre interlocuteur, l’optimisme d’António Guterres se fonde sur la participation américaine à un processus longtemps négligé par la communauté internationale.
« Au fil du temps, communauté internationale et médias internationaux ont scandaleusement fait l’autruche à ce sujet. Dès lors qu’un acteur majeur décide de s’impliquer, António Guterres a de fait en main des atouts quand il évoque la perspective d’une solution. »

EXCLUSIF : Guerre diplomatique à l'ONU pour le Sahara occidental
Lire
 
Autre acteur majeur : l’Algérie. Elle offre depuis longtemps au Polisario un soutien inconditionnel – armes, aide et entraînement militaire – et elle héberge aussi 150 000 réfugiés du Sahara occidental.
Bennis, l’analyste marocain, affirme qu’il ne peut y avoir de règlement sans l’implication de l’Algérie, car « le Polisario n’existerait pas sans le soutien militaire, diplomatique et économique de l’Algérie ».
Selon l’expert, avoir l’Algérie de son côté aiderait à surmonter les divisions au sein du Conseil de sécurité de l’ONU.
« Des divergences ont toujours opposé les membres permanents du Conseil de sécurité. Certains soutiennent le Maroc, d’autres l’Algérie. Si d’aventure États-Unis, France et Royaume-Uni se mettaient d’accord pour imposer le plan d’autonomie du Maroc, la Russie ne manquerait pas de leur opposer son veto ».


« J’exhorte les parties à montrer activement des gestes de bonne foi démontrant leur volonté de faire des progrès », a déclaré le secrétaire général de l’ONU António Guterres (Reuters)
Cependant, l’Algérie affirme résolument son soutien au Front Polisario, indique la source diplomatique. En réponse aux pressions exercées sur le Polisario pour se plier au plan d’autonomie, l’Algérie riposta en affirmant sans équivoque que « l’indépendance doit demeurer l’une des options possibles, et une chose n’est pas négociable : l’autodétermination, qui devra représenter un véritable choix ».
La démission d’Abdelaziz Bouteflika la semaine dernière ne changera probablement pas cette position, croit savoir notre source diplomatique. « Le soutien algérien est profondément idéologique, et a plus à voir avec l’appui systématique des révolutions dans le monde entier. Il n’est pas lié à des individus en particulier. »
Traduit partiellement de l’anglais (original) par Dominique Macabies.