dimanche 11 avril 2021

Tlaxcala : Le modèle du Timor Oriental pourrait offrir une issue au conflit du Sahara Occidental avec le Maroc

Tlaxcala : Le modèle du Timor Oriental pourrait offrir une issue au conflit du Sahara Occidental avec le Maroc

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ven. 9 /4/ 12021



Par Stephen Zunes, Isabelle Rousselot

Url: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=31274

Le destin du Sahara Occidental est entre les mains du Conseil de Sécurité de l’ONU.

Il est rare que le Sahara Occidental fasse la une de la presse internationale mais à la mi-novembre 2020, il a défrayé la chronique.  En effet, le 14 novembre a marqué la fin tragique, bien que prévisible, d’un cessez-le-feu fragile de 29 ans au Sahara Occidental entre le gouvernement d’occupation marocain et les combattants sahraouis pour l’indépendance. L’explosion de violence est préoccupante non seulement parce qu’elle a fait voler en éclats presque trois décennies de relative stabilité mais aussi parce que la réponse réflexe des gouvernements occidentaux à la résurgence du conflit pourrait renverser – et ainsi entraver et condamner de façon permanente – des principes juridiques internationaux avérés depuis plus de 75 ans. Il est essentiel que la communauté mondiale réalise que, autant au Sahara Occidental qu’au Maroc, la voie à suivre se trouve dans la reconnaissance du droit international et non pas dans son rejet.

Le conflit au Sahara Occidental date de 1975 alors que le territoire est sur le point d’obtenir son indépendance de l’Espagne colonisatrice.  

Sous la pression des USA qui ne souhaitent pas voir le Front Polisario, mouvement d’indépendance de gauche, diriger un État indépendant, Madrid accorde au Maroc l’autorité administrative de la partie nord représentant les deux tiers du pays, et cède le tiers sud restant à l’État voisin, la Mauritanie. Début 1976, le Front Polisario fonde la République arabe sahraouie démocratique (RASD) qui a été reconnue par 80 pays et est membre à part entière de l’Union Africaine. La Mauritanie cède sa partie du Sahara Occidental à la RASD en 1979 mais celle-ci est aussitôt annexée par le Maroc. Pendant plus d’une décennie, le Maroc – avec le soutien de la France et des USA – a combattu sans relâche les guérilléros du Polisario tout en réprimant violemment les manifestations pour l’indépendance et les autres activités nationalistes à l’intérieur du territoire occupé du Sahara Occidental qu’il considère comme lui appartenant.

En 1991, le cessez-le-feu aujourd’hui enterré, neutralise la lutte armée du Front Polisario qui accepte alors de stopper ses opérations militaires en échange d’un référendum pour l’indépendance supervisé par l’ONU. L’armée d’occupation marocaine cependant n’a jamais autorisé la mise en place de ce référendum. En réalité, les Marocains n’ont jamais cessé d’occuper le pays si bien qu’aujourd’hui les colons marocains surpassent en nombre les habitants autochtones du Sahara Occidental.

Hormis la promesse bafouée d’un référendum, le cessez-le-feu de 1991 permet aux forces marocaines de rester sur les parties nord et ouest d’une berme de sable construite par les Marocains qui s’étend sur près des trois-quarts du territoire et inclut notamment ses villes principales et ses richesses de minerais. La RASD en échange garde le contrôle des zones restantes faiblement peuplées du territoire et gère les camps de réfugiés en Algérie qui abritent presque 40 pour cent de la population sahraouie.

Pratiquement aucun pays ne reconnaît la souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental. Quant aux...

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