L’Algérie accueille les réfugiés sahraouis depuis 1975. Cette année-là, le Maroc et la Mauritanie ont profité du retrait de l’Espagne pour envahir le Sahara occidental. Vingt-cinq mille personnes ont été tuées sous les bombes au napalm et au phosphore.
Le Front Polisario, représentant officiel du peuple sahraoui, a lutté pour reconquérir le Sahara occidental. En 1979, un cessez-le-feu a été signé avec la Mauritanie. Mais ce n’est qu’en 1991 qu’un accord a été trouvé avec le Maroc. Il prévoyait l’organisation d’un référendum pour l’autodétermination des Sahraouis. Aujourd’hui, 27 ans plus tard, les Sahraouis attendent toujours de voter. Le territoire du Sahara occidental est divisé par un mur de sable. L’ouest constitue le « Sahara marocain ». L’est est qualifié de « territoires libérés ».
C’est la République sahraouie, reconnue par 84 États, qui administre cette partie du pays, depuis les camps de réfugiés, à Tindouf.
Un rêve d’indépendance
173 600 personnes vivent dans cet amas de tentes, de maisons en pierres d’adobe et béton. Il y règne un calme surprenant. Quelques bêlements, un moteur au loin, des chuchotements dans les habitations. Les Sahraouis passent la journée à l’ombre. Les jeunes vont à l’école, puis aident leurs parents dans les tâches ménagères. Ils tuent le temps en se rendant visite l’un à l’autre.





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