Plus de 56% des enfants marocains âgés de quatre à cinq ans ne sont pas scolarisés. Cette étude, exposée par le Conseil supérieur de l’Éducation, de la Formation et de la recherche, dresse un constat alarmant auquel les protagonistes promettent des solutions à travers la nouvelle grande réforme éducative.
En effet, parmi les promesses de ladite réforme de 2004 – dont l’application avait été repoussée à 2007 d’ailleurs - le Maroc visait notamment la scolarisation de 1.130.000 enfants, il y a déjà de cela treize ans. Loin de ses engagements sur le papier qui n’ont pas été honorés, l’échec est donc pour le moins cuisant. Et c’est le manque d’une vision plus réaliste des gouvernements précédents ainsi que l’absence d’un cadre juridique « global », favorisant la convergence des efforts des différents protagonistes du secteur, qui sont principalement pointés du doigt par les intervenants.
Le Maroc, qui a récemment annoncé une transformation du système éducatif plus approfondie et surtout plus en adéquation avec l’évolution du monde et de ses exigences, est ainsi confronté à une problématique majeure. L’éducation préscolaire, considérée par la Charte Nationale de l’Éducation et de la Formation, comme étant le premier palier de l’éducation fondamentale souffre de dysfonctionnements flagrants et sa généralisation peine à prendre forme. Pourtant «elle peut apporter des avantages majeurs à la scolarisation des enfants. Cette éducation peut atténuer les inégalités des chances, promouvoir la généralisation de l’enseignement fondamental et la scolarisation des filles et améliorer la qualité et l’efficience du système éducatif. L’éducation préscolaire est un investissement qui permet à la société de réduire les risques en matière de santé, d’échec scolaire, de délinquance et de violence » comme le souligne, à raison, cette étude de l’association des Écoliers Berbères. Malheureusement, ils ne sont que 558.000 petits écoliers sur le 1.342.000 à avoir emprunté le chemin de l’école cette année, soit 43,8% au total.






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