Le Maroc, qu’une partie de la presse française s’évertue à présenter comme un modèle de démocratie et un exemple à suivre en Afrique, a terminé l’année 2018 avec un sinistre record, celui de détenir dans ses geôles moyenâgeuses le plus grand nombre de détenus politiques du continent. Dans ce pays, le nombre de détenus et de personnes poursuivies en raison de leurs opinions a atteint les 1 020. Le chiffre est ahurissant. Dans ce domaine, le Maroc peut s’enorgueillir de rivaliser avec la Birmanie ou l’Erythrée. Cette triste réalité a d’ailleurs été rappelée récemment par le président de la Ligue marocaine des droits de l’Homme (AMDH), Ahmed El Haij. Seulement, le Makhzen a tout fait pour que réalité ne se sache pas.
Évoquant une «augmentation considérable du nombre de détenus politiques», le président de l’AMDH, Ahmed El Haij, confirme lui aussi le chiffre de 1 020 prisonniers politiques et regrette que «face à une crise sociale, l’Etat a choisi d’adopter une approche sécuritaire». Dans son bilan, l’AMDH avait déploré par ailleurs le «faible engagement» de l’État dans la lutte contre la torture, et s’inquiète d’une «recrudescence des violations systématiques du droit d’organisation, de création d’associations et de manifestation pacifique». Voilà de quoi est réellement fait le royaume vertueux que se complaisent à décrire les journalistes français dont le Makhzen graisse régulièrement la patte.






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