2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

jeudi 19 juin 2025

Engagés, mais pas mariés

Anass Hajoui, lebrief.ma,  19/06/25 

Il arrive un moment, souvent entre deux tableaux Excel et un mail envoyé à 22h38, où certains patrons lèvent les yeux et s’interrogent : « Mais… pourquoi ils ne travaillent pas comme moi ? ».

La question n’est pas nouvelle. Mais elle revient régulièrement chez les dirigeants qui donnent tout, et parfois plus que tout, à leur boîte. Disponible à toute heure. Joignable même en vacances. Toujours en train de penser à demain, après-demain et aux dix années suivantes. Alors forcément, quand un employé quitte à 18h10, coupe ses notifs le week-end, ou refuse un « petit effort » à 22h, ça pique.

Mais il y a une différence fondamentale : le patron est lié, le salarié est engagé. L’un a mis sa vie dans le projet. L’autre y met son temps. Et ce n’est pas un manque d’implication, c’est simplement le contrat.

Le vrai problème, ce n’est pas qu’un salarié ne travaille pas « comme un fondateur ». C’est qu’on s’attende à ce qu’il le fasse, sans en avoir ni la reconnaissance, ni la liberté, ni les leviers de décision.

À force de vivre dans l’intensité, certains dirigeants finissent par croire que cette cadence est la norme. Qu’il est « naturel » de sacrifier ses soirées. Qu’il est « logique » de gérer trois rôles à la fois. Et que ceux qui ne font pas pareil manquent de motivation.

Mais travailler comme un fondateur, sans en être un, c’est comme saigner pour un projet dont on ne partage ni le pouvoir, ni la vision, ni les fruits. Et on s’étonne que ça lasse ?

Alors peut-être que la vraie question n’est pas :
« Pourquoi mes équipes ne travaillent pas autant que moi ? »
Mais plutôt :
« Est-ce que je veux vraiment qu’ils vivent ce que je vis, tous les jours ? »

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