2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

dimanche 3 mars 2019

Algérie. « Il faut qu’ils s’en aillent, Bouteflika et sa clique ont tué tous les espoirs » Vendredi, 1 Mars, 2019

Manifestation étudiante, mardi à Alger. Une chose au moins est sûre : les Algériens n’ont plus peur. Farouk Batiche/Anadolu Agency/AFP
Manifestation étudiante, mardi à Alger. Une chose au moins est sûre : les Algériens n’ont plus peur. Farouk Batiche/Anadolu Agency/AFP
Vendredi, 1 Mars, 2019
Les Algériens sont à nouveau en masse dans la rue. Ils s’opposent encore plus fermement à une nouvelle candidature d’Abdelaziz Bouteflika. La jeunesse est en première ligne. Elle dit son amertume et sa colère. Reportage dans les rues d’Alger.
Combien sont-ils dans la rue lors de la deuxième grande journée de contestation pour dire « non ! » à un cinquième mandat d’Abdelaziz Bouteflika, président en exercice depuis avril 1999 ? Sans doute des centaines de milliers à Alger, Oran, Constantine, Annaba, des dizaines de milliers dans les villes de moindre importance et, vraisemblablement, des millions à travers tout le pays. Ces chiffres-là prennent de court des dirigeants jusque-là convaincus de leur superpuissance, de la peur qu’ils peuvent inspirer. « L’État a prouvé par le passé qu’il peut maîtriser la rue », clamait, le 2 février dernier, lors d’une conférence de presse, le premier ministre, Ahmed Ouyahia. Il avait tout faux. Sa menace, à peine voilée, ne les a pas dissuadés : les Algériens sont sortis en masse le 22 février, ils déferlent à nouveau aujourd’hui.
C’est la rue, et elle seule, qui prend à présent la parole. Les partis politiques se sont mis en veilleuse, les médias publics ronronnent autour du bilan du gouvernement, les TV privées, grassement nourries par le pouvoir, continuent à servir sa propagande sans rien dire des rassemblements qui s’enchaînent depuis plus d’une dizaine de jours. Les faits sont inédits : trois générations se donnent la main dans un élan historique. Celle des années post-indépendance, amèrement déçue devant ce « fleuve détourné », comme le disait l’écrivain Rachid Mimouni, dans l’intérêt exclusif de clans de ploutocrates ; celle d’octobre 1988 qui a arraché le pluralisme et la liberté d’expression avant de les voir étouffés ; celle enfin des années 1980-1990, qui n’a rien connu d’autre que la violence meurtrière de l’intégrisme islamiste et le règne d’Abdelaziz Bouteflika. Et c’est surtout cette dernière qui est désormais à l’avant-garde du mouvement populaire.

« Je suis avec les manifestants. Je serais demain en première ligne »

« Ce pays ne m’a rien donné… je partage mes journées entre la zatla (fumer du cannabis), quand je trouve les moyens, et les discussions sans fin avec les copains. Que veux-tu que je fasse de mes 20 ans ? » soupire Hamid, rencontré à la veille de la « grande marche pacifique » de ce vendredi dans le quartier algérois de Bab El Oued, jadis fief du Front islamique du salut (FIS). 
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