samedi 20 juillet 2019

Tlaxcala : Sahara Occidental : « Un pays converti en prison »



 

ven. 19 juil.




Par Eugenio García Delgado
Fausto Giudice Фаусто Джудиче فاوستو جيوديشي

Url: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=26568

Le Maroc a construit le plus long mur militaire du monde au Sahara occidental.

Tindouf, Algérie - Avec 2720 kilomètres, la barrière qui sépare au Sahara Occidental les zones occupées par le Maroc et celles libérées par le Front Polisario, représente la plus longue muraille militaire en fonction  dans le monde et la deuxième de toutes celles existantes, derrière la muraille de Chine.

Depuis la distance de sécurité obligatoire de cinq kilomètres imposée par un champ de mines, le mur séparant les zones libérées des zones occupées du Sahara occidental - seul territoire d'Afrique non encore décolonisé et dont la puissance administratrice internationalement reconnue reste l'Espagne - ne ressemble qu'à un grand monticule de sable en plein désert. Cependant, avec des jumelles ou un téléobjectif, vous pouvez voir les soldats marocains et leurs postes de garde.
Ce mur militaire, inconnu et objet de silence, est le plus long du monde en service, avec 2 720 kilomètres, et le deuxième plus long de la planète, juste derrière la Grande Muraille de Chine (21 196 km).
À une époque où l'actuel président des USA, Donald Trump, a remis les murs si en vogue avec son désir de continuer celui qui existe déjà entre son pays et le Mexique -avec une longueur de 1.123 km-, il faut signaler, pour comparer et situer à sa juste mesure celui qui divise le Sahara occidental, que la barrière israélienne en Cisjordanie palestinienne mesure 819 kilomètres ; le mur qui se dresse entre le Pakistan et l’Inde est de 750 kilomètres ; celui qui divise les deux Corée mesure 248 kilomètres ; la clôture de Melilla en fait 12 et  celle de Ceuta 8 . Le mur historique de Berlin faisait 155 kilomètres.
Le mur du Sahara occidental n'est pas une construction linéaire, mais une succession de six barrières construites entre 1980 et 1987, en pleine guerre entre le Front Polisario et le Maroc, après l'occupation alaouite - avec la Marche verte, en 1975-, et le retrait définitif de l'Espagne de sa 53ème province, un an plus tard.

 
Le soldat Mohamed Ouleida montre, au Musée de la Résistance de Tindouf, une maquette du mur construit par le Maroc qui divise le Sahara occidental. Photo Eugenio Delgado






Une idée israélienne

« Lorsque la Mauritanie a abandonné le conflit en 1979, le Front Polisario avait réussi à récupérer 80% du territoire sahraoui et nous avons dû nous concentrer sur un seul ennemi : le Maroc. En 1980, seul ce qu'Hassan II appelait " le triangle utile " était sous son contrôle, formé par El Ayoun, pour la pêche ,  Bou Crâa, pour les phosphates, et Smara, plus la pointe de Dakhla, au sud, également très riche en poisson. 

Sahara Occidental : des manifestants écrasés par les voitures de la police du Maroc






Depuis les événements de Jerada*, au Maroc s’est ajouté une nouvelle "exception" : écraser les citoyens avec les voitures de police.
Ainsi, les pratiques de torture font des « progrès » et « évoluent » selon le changement de la situation.  
Il y avait déjà une pratique de torture très aimée par les bourreaux des forces de police qui définit les grandes lignes de la mentalité de la hogra qui habite dans l’esprit de chaque marocain. Cette pratique est l’introduction d’une bouteille dans l’anus de la victime.
Acculé de plus en plus par la question des droits de l’homme, le Makhzen tente d’éviter l’arrestation des manifestants en « enrichissant » les méthodes de la répression. C’est ainsi que depuis les événements de Jerada, la police écrase les manifestants avec ses voitures. Une pratique barbare qui rappelle la nature du régime marocain et qui rappelle celle de l’État Islamique. Le Maroc est le seul pays au monde qui écrase les citoyens avec les fourgons de la police et des forces auxiliaires. Il s’agit d’un cas de terrorisme d’État sponsorisé par le soutien inconditionnel de la France et des Etats-Unis.
Hier, à l’occasion de la victoire de la sélection algérienne dans la coupe africaine des nations, des centaines de manifestants sahraouis sont sortis pour exprimer leur joie. Une voiture des forces de sécurité marocaines a écrasé un groupe de jeunes dans les rues d’El Aaiun, capitale occupée du Sahara Occidental.
La jeune Sabah Othman est décédée dans cette opération de terreur policière. Lorsqu’elle a quitté ce monde, elle n’arrêtait pas de crier « J’ai mal, j’ai mal ». Ce n’est certainement pas de la part des marocains qu’elle aura une lueur de pitié.
La violence du régime marocain exprime l’aboi dans lequel se trouve le Makhzen face à la décision des Sahraouis de combattre l’occupation à tous prix et par tous les moyens. Leur courage rend les marocains hystériques. Cela n’empêchera pas la victoire contre l’occupation et l’injustice.
Sabah est morte. Elle fait partie d’une longue liste de militants qui ont donné leur vie pour libérer ce pays de ce mal qui le ronge depuis plus de 43 ans.
La cruauté et sauvagerie marocaines s’est heurtée à la détermination de tout un peuple. Désespérés, les Marocains sortent de leur intérieur le plus vilain des sentiments qu’ils savent cultiver si bien et qui reflète la nature d’un régime et d’une société bâtie sur l’injustice, le crime et l’humiliation.

* Le 14 mars 2018, à Jerada, 5 véhicules ont foncé sur  une manifestation, faisant de nombreux blessés, dont un garçon de 14 ans qui a perdu l'usage de ses jambes.[ndlr]

Interview – Claude Mangin-Asfari : «Le Makhzen fait ce qu’il veut en France !»


Makhzen Asfari
Mme Claude Mangin-Asfari soutenue par l'acteur Pierre Richard. D. R.
Algeriepatriotique : Vous avez été expulsée du Maroc alors que vous vouliez rendre visite à votre mari emprisonné, Naâma Asfari. Pourquoi les autorités marocaines vous ont-elles refusé le droit de visite ?
Claude Mangin-Asfari : Je pense que c’est en raison de mon engagement pour l’autodétermination du peuple sahraoui et contre l’occupation du Sahara Occidental par le Maroc.

Avez-vous contacté les autorités françaises et marocaines à propos de votre droit de visite ?
Avant de partir, il y a trois mois, j’ai écrit au ministère français des Affaires étrangères pour demander son soutien. Une semaine avant mon départ, j’ai envoyé un e-mail à M. Eddouk, du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) qui s’était occupé de ma visite en janvier. Le ministère français m’a informée que j’allais être expulsée, une information qu’il tenait du correspondant de l’ambassade du Maroc en France. Quand au responsable du CNDH, ni il a répondu à mon e-mail ni il m’a rappelée.

Que comptez-vous faire ?
Recommencer dans quelques semaines. Je ne vais pas lâcher. Nous allons écrire au ministère des Affaires étrangères, au président Macron et aussi au Comité contre la torture car cela fait partie des représailles contre lesquelles le Comité contre la torture a demandé de prendre garde quand il a condamné le Maroc au sujet des tortures qu’a subies mon mari. Le Comité a mentionné trois recommandations dans son rapport, dont celle de ne pas exercer de représailles contre les familles des détenus. Ce que le Maroc fait depuis sa condamnation.
Ce n’est pas le moment de lancer des actions car tout le monde est en vacances. Il faut trouver des idées pour faire le buzz. Je suis bien connue en France. J’en suis à ma cinquième expulsion depuis 2016.

Quelle est la situation des prisonniers de Gdeim Izik, dont votre mari ?
Leur situation n’est pas bonne. Depuis la fin du deuxième procès en appel, en juillet 2017, dans lequel les mêmes peines ont été prononcées que lors du procès militaire, leur situation s’est sérieusement dégradée. Cela fait deux ans, particulièrement, qu’ils sont constamment humiliés et persécutés, ainsi que leurs familles. Les prisonniers de Gdeim Izik ont été séparés et leurs familles ne peuvent plus leur rendre visite comme elles le faisaient avant ; deux visites d’une demi-heure chacune autorisée par semaine, alors qu’avant, nous pouvions y aller autant de jours que nous voulions. Également, ils ne peuvent recevoir la visite de personnes qui ne portent pas le même nom qu’eux. Et comme la durée de la visite est réduite, ils ne reçoivent pratiquement personne car les familles viennent de très loin et cela coûte cher. Il y a une régression dans leur vie. Ils ne peuvent pas aller dans la grande cour comme les autres prisonniers, ils leur font du chantage, ils n’ont pas le droit d’aller à la bibliothèque ni à la salle des sports. Quand ils ont besoin d’aller dehors pour des soins, on leur fait porter des tenues de prisonniers condamnés alors qu’ils ne le sont pas encore puisque le dossier est en cassation. Du coup, ils refusent de sortir et ne se font pas soigner. Leurs avocats ont été expulsés à deux reprises.

Pourquoi toutes ces représailles ?
Parce que ce sont des prisonniers de Gdeim Izik. Et Gdeim Izik représente le début de la fin du Makhzen. Ce dernier n’a pas supporté que le monde entier sache que les Sahraouis existent bel et bien et non pas, comme le faisait croire le Maroc, qu’il y aurait des Sahraouis marocains comme les Rifains marocains. Pour les Marocains, Gdeim Izik est une question insupportable et les prisonniers sont l’image même du rassemblement de Gdeim Izik.
Pour le deuxième procès en appel, nous avons choisi de plaider le droit international humanitaire. Nous avons parlé de puissance occupante et de territoires occupés, si les prisonniers sont jugés en territoires occupés, ils sont des prisonniers de guerre. Tout cela pour dire que le procès 2016-2017 s’est transformé en une tribune qui parle de colonisation et de torture.
Le Maroc avait signé la convention sur le droit humanitaire de Genève en 1956 et le Sahara Occidental en 2015. Ce droit humanitaire doit être appliqué au Maroc. Les puissances étrangères, signataires des Conventions de Genève devraient obliger le Maroc à l’appliquer. Seulement, nous sommes dans un paradoxe où aucune puissance ne reconnaît la souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental mais toutes le soutiennent dans sa politique de colonisation.

Etant de nationalité française, comment expliquez-vous l’inertie des officiels de votre pays par rapport à cette affaire ?
La France a toujours soutenu le Maroc et ce depuis le traité de protectorat de 1912. Nos officiels n’arrivent pas à obtenir du Maroc une application du droit qui me permettrait d’entrer pour rendre visite à mon mari. Je constate que le Maroc leur tient la dragée haute et que le royaume a toutes les latitudes pour faire ce qu’il veut en France. Le lobbying marocain en France est extrêmement puissant.
Il y a eu quatre événements importants en France cette année : une exposition à Beaubourg en décembre, arrêtée au bout de trois jours sur demande du directeur du musée marocain. Ensuite, la déprogrammation, en mars, du concert de la chanteuse sahraouie Aziza Brahim à l’Institut du monde arabe. Une conférence sur la non-liberté de la presse au Maroc, organisée en février au Maltais rouge, ancien local du PSU, a été brutalement arrêtée par des Marocains. Moi-même, j’ai été interdite de parler dans une soirée à Strasbourg, en décembre, lors de la diffusion d’un film en hommage à mon mari. J’ai été insultée et la soirée fut interrompue.
Non seulement on m’interdit d’aller au Maroc, mais on m’interdit aussi de parler en France et dans toute l’Europe.
Propos recueillis par Mohamed El-Ghazi

jeudi 18 juillet 2019

Procès du meurtre d'Imlil: Les trois principaux accusés écopent de la peine de mort



MAROC
18/07/2019 17h:09 CET

De 5 ans à la peine capitale contre les 24 accusés

HuffPost Maroc
PROCÈS - Fin des délibérations. La Chambre criminelle chargée des affaires du terrorisme près l’annexe de la cour d’appel à Salé a tranché, ce jeudi après-midi, dans l’affaire du meurtre, le 17 décembre dernier, de deux touristes scandinaves dans la région d’Imlil (province d’El-Haouz). Les 24 accusés sont condamnés à des peines de prison allant de 5 ans à la peine capitale.
“C’est un verdict qui choque!”, déclare au HuffPost Maroc l’avocat Saad Sahli, qui représentait dans ce procès l’accusé hispano-suisse Kevin Zoller Guervos. “Mon client a écopé de 20 ans de prison... Aucune des preuves que j’ai présentées n’a été prise en compte. Le juge a condamné les accusés aux peines maximum comme demandé par le parquet dans son réquisitoire”, dit-il, exprimant sa déception.
Après une délibération, qui a duré, selon cet avocat, près de quatre heures, entamée tout de suite après l’audition du dernier accusé vers midi ce 18 juillet, le juge a prononcé sa sentence. Cet avocat nous affirme que, comme requis par le parquet, au cours de l’audience du jeudi 27 juin, la peine de mort a été prononcée contre les trois principaux accusés. Abdessamad El Joud, considéré comme le cerveau de la cellule terroriste ayant décapité une des deux touristes, Younes Ouaziyad, qui a reconnu avoir tué la seconde et Rachid Afatti, qui a filmé la scène, sont donc condamnés à mort.
Le quatrième membre de la cellule, Abderrahim Khayali, qui avait accompagné les trois autres dans les montagnes du Haut-Atlas, mais était parti avant le meurtre, chercher une planque à Marrakech, a, lui, écopé de 30 ans de prison, alors que réquisitoire du parquet avait requis la perpétuité. 
Quatre autres ont écopé de 20 ans de prison, dont l’Hispano-Suisse, comme demandé dans le réquisitoire du ministère public. Une peine de 15 ans de prison a été prononcée contre quatre autres accusés. Les autres peines sont de 10, 6 et 5 ans, nous indique Me Sahli précisant qu’il envisage de faire appel de ce verdict.  
Pour rappel, 93 personnes étaient sous le coup d’une condamnation à la peine de mort l’année dernière, soit deux personnes de moins qu’en 2017. Même si aucune exécution n’a eu lieu depuis 1993, la justice continue de prononcer cette sentence.

Ces migrants qui affrontent la mort… et pas seulement à la frontière sud des USA : le cas du rappeur sahraoui Said Lili






Bill Fletcher Jr.
Fausto Giudice Фаусто Джудиче فاوستو جيوديشي

Url: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=26556

"Je ne sais pas nager, donnez-moi une bouteille pour m’accrocher..."
-Dernières paroles de Said Lili, migrant sahraoui et artiste de hip-hop, juin 2019
L'attention médiatique si nécessaire à la situation à laquelle sont confrontés les migrants qui entrent aux USA nous a donné une idée des dangers inhérents au franchissement de toutes les frontières.  Cela dit, cela semble encore parfois tragique, mais lointain.  Il y a quelques semaines, cela est devenu moins lointain pour moi à cause d'une catastrophe inattendue à plusieurs milliers de kilomètres d’ici.
Il s'appelait Said Lili et, en tant qu'artiste hip-hop, se produisait sous le nom de "Flitoox Craizy".  Vous n'avez peut-être jamais entendu parler de lui.  Il était un défenseur de l'autodétermination du peuple du Sahara occidental, sur la côte nord-ouest de l'Afrique, âgé de vingt-cinq ans.  Comme beaucoup de Sahraouis, Lili a dû faire face aux indignités quotidiennes que les occupants marocains exercent sur les Sahraouis. 
 À la surprise de ses amis, il décida un jour qu'il devait quitter le Sahara Occidental occupé, se rendre en Europe et commencer une nouvelle vie.  Sentant probablement un mélange de pressions - y compris le désespoir - il a décidé de tout abandonner dans l'espoir de trouver un avenir meilleur.

Il ne s'en est jamais sorti.

Avec plus de vingt autres Sahraouis, il s'est noyé au large des côtes espagnoles.  Le bateau a coulé pour, au moins pour le moment, des raisons inconnues.  Trois personnes sur près de trente à bord du bateau ont pu survivre.

Je l'ai découvert dans un texte d'un collègue du Sahara occidental.  Mon collègue connaissait Lili et a été très secoué par cette nouvelle.  Je ne l'avais pas connu, bien que j'aie entendu son nom mentionné à quelques reprises à propos du Sahara occidental.  Mais sa mort m'a frappé aussi.  Ce n'était plus un individu anonyme qui a péri.  C'était un individu tellement désespéré qu'il était prêt à risquer sa vie dans un passage "illégal".

Trump et ses alliés européens de droite agissent comme si les migrants, comme feu Lili, étaient des suceurs de sang irresponsables, essayant de se rendre dans les pays du Nord pour voler notre dur labeur.  La plupart d'entre nous ne s'arrêtent jamais pour réfléchir à ce qui pousse les gens comme Lili à prendre de telles mesures.  Par exemple, si le Sahara occidental n'avait pas été occupé par le Maroc et si le Maroc n’avait pu maintenir cette occupation illégale grâce au soutien de la France, Lili aurait-il perdu tout espoir d'un avenir fructueux dans son pays ?  Ou, plus près de chez nous, sans l'implication directe des USA dans les affaires intérieures du Salvador, du Nicaragua, du Honduras et du Guatemala, serions-nous devant une situation où des milliers de personnes s'enfuient de leur pays parce que la situation a atteint des dimensions catastrophiques ?

Nous ne pourrons pas obtenir la réponse de Lili, bien que je soupçonne que nous la connaissions déjà.  Alors, qu'est-ce qu'on fait ?

Tlaxcala via 57231hpv112065.ikoula.com 


mardi 16 juillet 2019

12 palais, 600 voitures, des montres à un million... La fortune de Mohamed VI en 20 ans





Maitre Gims, le roi Mohamed VI et Youssef Aarab / Ph. Youssef Aarab

12 palais, 600 voitures, des montres à un million... La fortune de Mohamed VI en 20 ans de règne, c'est avec ce titre que la journaliste espagnole basée au Maroc Sonia Moreno a rédigé un article/enquête sur la fortune et les dépenses du roi du Maroc.

"Une fortune de plus de 5 milliards d'euros selon les estimations. Le monarque du Maroc voyage toujours avec un entourage de 300 personnes. Mohamed VI a accumulé une richesse inestimable au cours des deux décennies de son règne, mais il a également hérité d'une grande fortune de son père Hassan II, décédé le 23 juillet 1999, avec qui il partage l'amour du luxe", avance l'auteure de l'article.

"Le Maroc alloue 250 millions d'euros par an à la famille royale, bien que cela ne figure pas dans le budget général. En 2015, il avait déjà accumulé une fortune estimée à 5 milliards de dollars. Le magazine américain Forbes le place en tête de la liste des plus riches au Maroc et au cinquième rang des plus riches du continent africain", indique la journaliste.

La journaliste basée au Maroc depuis 2010 indique certains détails également sur les 12 palais du Mohamed VI. "Le monarque alaouite a 12 palais dans le royaume fonctionnant avec 1100 serviteurs au cas où il viendrait à tout moment. Leur entretien est d'un million d'euros par jour", estime Sonia dans son article publié sur El Español, avant de décrire en détail le palais de Rabat, "le plus grand, il a son bureau. Il y reçoit les chefs des gouvernements étrangers, les monarques et des invités de marque. En fait, à l'intérieur de l'enceinte, se trouve un autre palais, celui des invités, où les rois d'Espagne passent la nuit lorsqu'ils visitent le Maroc.

En fait, c'est une ville entière car à l'intérieur du palais se trouvent une clinique , une école, une écurie, deux piscines, deux terrains de golf, des terrains de tennis, une forêt, un cimetière, un abattoir et même une prison. Tout cela est rapporté dans le livre "Le Dernier roi" de l'auteur français Jean Pierre Tuquoi."

L'article s'étend à faire la lumière sur le château de Betz en France... à 2 000 km de Rabat. "Il en a hérité de son père Hassan II et sert de résidence à la veuve de ce dernier, Lalla Latifa, et mère du roi actuel II. Il l'a acheté en 1972 à un riche norvégien qui possédait un hôtel de luxe. Selon une anecdote, ce château appartenait au XVIIIe siècle à une princesse de Monaco et qui a dû fuir à cause de la Révolution française", rappelle l'auteure de l'article.

"La création d'emplois pour le roi du Maroc à Betz, petit village de 1 000 habitants situé à 60 kilomètres au nord-est de Paris, a assuré sa popularité. Il compte 20 employés tout au long de l'année ; jardiniers, femmes au foyer, personnel qui s'occupe de l'immeuble, du parc et des chevaux royaux. Lorsqu'il y séjourne au moins trois fois par an, le service, recruté dans et autour de la ville, augmente. A ces occasions, l'économie locale en profite car le boulanger livre 300 baguettes par jour seul, alors que Mohamed VI voyage avec 200 personnes de son entourage", révèle Sonia Moreno.

L'article met en exergue aussi l'Hôtel Royal Mansour, le quatrième hôtel le plus luxueux du monde construit par Mohammed VI en 2007. "Il abrite 53 riads - bâtiments traditionnels autour d'une cour centrale - sur trois étages pour accueillir vos amis et votre famille lorsque vous séjournez dans la ville rouge.

Il est géré par 500 employés et dispose de salles privées d'une superficie maximale de 850 mètres carrés. Le service est invisible car le personnel se déplace à travers un conduit souterrain qui est parfaitement conçu pour communiquer avec les rives individuelles des clients, assurant ainsi l'intimité et la tranquillité des clients ou des invités. Elle dispose d'une bibliothèque et d'un spa en marbre blanc de 1 500 m2 avec soins corporels complets, d'une piscine couverte et d'un gymnase. De plus, il compte trois restaurants sous la direction du chef Yannick Alléno, avec une étoile Michelin."

De même, le yacht acheté récemment à 90 millions d'euros par Mohammed VI a été mis en exergue par Sonia. L'un des dix plus grands yachts du monde, Badis 1. "Le bateau, long de 70 mètres et large de 13 mètres, est l'un des 10 plus grands voiliers au monde. En fait, il ne peut accoster que dans trois ports du pays, Tanger, Marina Smir et Mohamedia", indique l'article.

"Il dispose d'une salle de 157 mètres carrés et de six cabines : une suite principale, deux VIP et trois doubles, avec une capacité pour 12 personnes, en plus des 12 membres d'équipage. Arrivé à Casablanca le 24 juin, le bateau a traversé l'Atlantique le 26 juin en direction du nord, traversé le détroit de Gibraltar et accosté sur la côte méditerranéenne. Le bateau de luxe appartenait à l'homme d'affaires américain Bill Duker, qui a demandé 88 millions d'euros, et porte le drapeau marocain depuis mars 2019", note la journaliste.

L'article qui regorge de détails évoque également le voyage de Mohamed VI avec deux avions privés et un avion militaire. "Mohamed VI utilise fréquemment pour ses seuls voyages deux avions privés, un Boeing 737 et un Boeing 747 ; et un Hercules C-130. Dans le premier, entre 250 et 300 personnes volent ; et dans le second, le Hercules militaire C-130 est réservé au mobilier et aux bagages", révèle la journaliste avant d'ajouter que "l'été dernier un nouvel avion privé, un Gulfstream G650, l'un des plus performants du marché, a été ajouté à la vente pour 57 millions d'euros. L'engin est spécialement décoré, dispose d'un système antimissile israélien, et est capable d'atteindre 1 000 kilomètres à l'heure et de voler 13 000 kilomètres sans escale. Bien qu'il soit à la disposition de la famille royale, il s'agit d'un cadeau à l'héritier, Moulay Hassan, comme l'indiquent les initiales sur le numéro d'enregistrement."

La journaliste espagnole expose en détail également les 600 voitures dans le garage royal. "De son grand-père Mohamed V et de son père Hassan II, il a hérité un goût pour les voitures, également collectionneurs de véhicules. Contrairement aux Rolls et Cadillac de ses ancêtres, Mohamed VI a opté pour des modèles sportifs pour le confort. Sa collection de voitures de luxe et anciennes s'élève à 600, ce qui consomme six millions d'euros du budget marocain. Des équipements spéciaux sont entretenus dans un parking de la Route des Zaer à Rabat, même s'il ne les conduit presque jamais", observe-t-elle.

lundi 15 juillet 2019

D'un exil à l'autre, nouveau livre qui va être publié par Antidote

Gul Pari Jn, merveilleusement bien, avec Luk Vervaet
L’image contient peut-être : 1 personne, texte
Je vous en parlais il y a quelques mois, je publie enfin mon premier livre !
En hommage à mon pays et aux gens que j'ai rencontré, je prends la parole à travers la poésie sur ce qui me questionne, ce que j’ai vu, entendu, la vulnérabilité, les beautés, les blessures, les espoirs de ces Afghans, ce pays qui a toujours bercé ma vie ! Ce sont des bouts d’histoires, des sagesses, des messages, des cris humains.
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Il est possible de commander dès à présent:

Le prix du livre est de 10 euros.
Le prix de l'envoi est de 3 euros. A noter qu'étant en période de pré- commande, la livraison est gratuite.
Numéro de compte d'Antidote Publisher:
IBAN : BE20 0004 2359 4956
BIC: BPOTBEB1XXX
P.S.: Merci de mentionner votre adresse postale pour l'envoi de votre commande.

dimanche 14 juillet 2019

Les mineurs étrangers, premières victimes de la loi asile et immigration


3/7/2019

La politique du gouvernement est de plus en plus répressive à l'égard des enfants étrangers, au mépris du droit international.

Tribune. Depuis l’adoption de la loi asile et immigration du 10 septembre 2018, les mesures de répression se sont renforcées pour tenter d’éloigner toujours plus les personnes étrangères de notre pays. Parmi les dispositions les plus choquantes : le doublement de la durée maximale de rétention, passant de 45 à 90 jours. Aucun gouvernement français n’avait jusque-là proposé une telle durée de privation de liberté pour décourager les demandeurs d’asiles.
Plus grave encore, cette politique répressive continue de s’appliquer aux mineurs. En 2018, 208 enfants étrangers ont été enfermés dans des centres de rétention administrative en France métropolitaine. En zone d’attente en 2018, uniquement pour l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, 513 mineurs ont été enfermés, dont 134 mineurs isolés.
La situation est si alarmante, que le 25 avril dernier, l’Unicef et 17 organisations lançaient un appel pour dénoncer les conséquences dramatiques de l’enfermement sur les mineurs. En effet, dans les centres de rétention et dans les zones d’attente, ces enfants par essence vulnérables sont délibérément privés de leurs droits et exposés à des formes de violence qui les marquent durablement. Enfermer ces enfants, même sur une courte durée, c’est les exposer à de graves traumatismes physiques et psychologiques.
Dans cette folie sécuritaire, le gouvernement a oublié un principe fondamental : avant d’être des étrangers, ce sont des enfants que notre pays se doit de protéger. Au-delà de l’humanisme le plus évident, dont la France entend être le phare mondial, il en va également du respect du droit international.
La France, signataire de la Convention internationale des droits de l’enfant, s’est engagée à faire primer l’intérêt supérieur de l’enfant sur toute autre considération. La République se rend ici coupable d’une violation caractérisée des droits de l’enfant comme en attestent les six condamnations, prononcées par la Cour européenne des droits de l’homme depuis 2012 à l’endroit de la France pour des mesures d’enfermement de mineurs.
Pourtant, nous pourrions faire le choix d’un accueil digne, en apportant à ces enfants un accès rapide et effectif à leurs droits, en faisant de la protection de l’enfance une priorité et en aidant les départements à renforcer les moyens dédiés à l’aide sociale à l’enfance actuellement à bout de souffle.
Mais il n’en est rien… La seule réponse apportée aujourd’hui par l’Etat est une fermeté aveugle destinée à durcir de manière abusive la procédure d’évaluation des personnes se déclarant mineures et privées de la protection de leur famille. Des procédures à plusieurs reprises invalidées par les tribunaux mettant en évidence le caractère douteux des méthodes utilisées comme les tests osseux.
Le quotidien des mineurs étrangers – toujours suspectés plutôt que d’être protégés – dans notre pays est révoltant. La violence institutionnelle subie pour obtenir la reconnaissance de leur minorité combinée aux difficultés d’accès à leurs droits (hébergement, formation, conditions d’accueil dignes…) ne font que nourrir un sentiment d’injustice et d’abandon.
Les auteurs de cette tribune demandent au gouvernement de se conformer sans délai aux engagements de la Convention internationale des droits de l’enfant, en interdisant l’enfermement des mineurs et en garantissant un accès effectif à leurs droits.

Le coût de l’inintelligence du RN >

Combien coûte un cadavre ?

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Le RN a cru intelligent de déployer une banderole anti migrant sur le pont de Prunières qui disant que l’immigration coûtait « 80 milliards par an ». Ce chiffre n’a aucune base scientifique, c’est un pur produit de leur idéologie, une pure « fake new » comme on dit maintenant grâce à Trump !
Par contre, ce qu’il faudrait chiffrer c’est le coût de la dangerosité de l’inintelligence du RN mais est-ce possible tant la bêtise de ses propos est insondable ? Cette politique anti-migratoire a déjà un coût réel c’est le coût exorbitant de Frontex, c’est le nombre d’hommes, de femmes et d’enfants noyés dans la Méditerranée, c’est le nombre de cadavres dans le désert. Combien coûte un cadavre ? L’humanité du RN explose devant une question aussi absurde. La bêtise du RN a un coût, celui du meurtre, de l’odeur du sang, celui du malheur.


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Ensemble!05 – Pour une Alternative Citoyenne à Gauche Gap


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