samedi 1 avril 2017

Titres solidmar http://solidmar-le2eme.blogspot.fr, 26/3 au 2/4/2017

Lorsque vous ouvrez l'ancien blog solidmar (https://solidmar.blogspot.com), vous pouvez lire, au-dessus du premier article:

  Chers amis lecteurs solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar le 2ème !
En cliquant sur RDV ou solidmar le 2ème dans la ligne verte, vous arrivez sur le nouveau blog,  Et les articles s’ouvrent facilement !
Un article à lire jusqu’au bout Gdeim Izik, procès sans cesse reporté. Quelques témoignages effrayants, publiés dans les médias sahraouis. D’autres témoignages sur l’ancien blog) Sahara, Maroc France 

Le Sahara Occidental, dernière colonie d'Afrique : Interview de Malainin Lakhal

Malainin Lakhal, 45 ans, est un traducteur, défenseur des droits humains et journaliste indépendant sahraoui. Il est membre de l'Observatoire sahraoui des Ressources naturelles. L’Institut démocratique africain l’a interviewé à l’occasion de la Journée de l’indépendance saharouie, le 27 fevrier.
A.D.I. : Comment était la vie au Sahara Occidental ?
Malainin : Grandir au Sahara Occidental occupé, c'est comme grandir dans un immense camp de détention à ciel ouvert. L'occupation militaire marocaine a maintenu un siège violent des différentes villes des territoires dès les premiers jours de l'invasion. De fait, l'invasion a commencé le 31 décembre 1975 par une vaste opération militaire qui a rasé des centaines de villages nomades sahraouis, faisant des milliers de victimes et autant de disparus ; à ce jour, on reste sans aucune nouvelle de plus de 600 de ces personnes disparues.
Et bien sûr, étant un enfant sahraoui, grandir dans les écoles marocaines sous la tutelle de maîtres marocains a été une expérience très difficile car ils nous traitaient de manière différente, comme l'on ferait avec n'importe quel peuple colonisé. Dans la classe, dans les rues, sur les terrains de jeux, les policiers nous traitaient en suspects ; ils nous interpellaient souvent, à la moindre chose. Ils nous appelaient "les sales sahraouis", "les chameliers". Nous étions habitués, tous ceux de ma génération et de la génération suivante, à être arrêtés dans la rue avec ou sans raison, à être emmenés aux commissariats, à être battus et torturés par les policiers marocains, qui voulaient simplement se divertir ou cherchaient à avoir une information spécifique, et à passer une nuit ou deux au cachot avant d'être relâchés. Nous avons aussi été nombreux à être emprisonnés pendant des périodes plus longues, et même certains d'entre nous ont disparu pendant longtemps ou pour toujours.
À l'école, nous étions discriminés. À cette époque il était difficile pour un Sahraoui d'aller jusqu'au bout de la scolarité. Les autorités coloniales faisaient leur possible pour nous décourager d'avancer dans nos études. Et atteindre l'université a tenu du miracle pour beaucoup d'entre nous. Ce traitement nous a amenés depuis notre enfance à avoir une grande conscience politique. Et bien sûr nous étions aussi politiquement actifs et nous avions tendance à faire tout notre possible pour rendre la vie difficile aux autorités coloniales, en particulier la nuit. Pour résumer, la vie dans les zones occupées du Sahara Occidental est la vie d'un peuple colonisé qui se bat pour sa liberté et que les colonisateurs répriment à cause de ce combat. La seule différence ici est que le colonisateur est un autre pays africain.
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Original:
The last colony in Africa: Western Sahara Interview with Malainin Lakhal
Traductions disponibles :
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vendredi 31 mars 2017

Mohamed Embarch Lefkir raconte les séances de torture pendant le procès de Gdeim Izik

 22/3/2017
Le jour 10, Hassan Dah, Abdallahi Lakfawni et Mohamed Embarch Lefkir, ont témoigné devant le tribunal. Interruptions et questions humiliantes étaient fréquentes et les témoignages prouvent la violation de la Convention contre la torture, selon un observateur international.

 Mohamed Embarch Lefkir a déclaré que  Gdeim Izik était un camp de protestation contre la marginalisation du peuple sahraoui. Il avait rejoint le camp la première semaine avec sa famille et a déclaré, face aux cris du parquet : «Je condamne la politique de la faim que l'occupant marocain dirige et la politique des entreprises étrangères qui soutiennent les forces marocaines d'occupation».

Lors des premières heures de l'attaque, il était tombé en raison des gaz lacrymogènes, et transporté par sa famille pendant 4 kilomètres et il a ensuite parcouru les 8 kilomètres restants jusqu'à sa maison d'El Aaiun. Interrogé sur les rapports, Lefkir déclare qu'il nie tout en eux. Des hommes masqués l'ont enlevé et agressé  dans la maison de son oncle. Il a  été battu devant sa famille et ses voisins, ils l'ont emmené vers un endroit inconnu, l'ont pendu au plafond par son pied et sa main (c'est-à-dire connue à la méthode du poulet), et lui ont donné un coup de pied et l'ont battu. Ils ont mis un chiffon dans sa bouche et versé l'eau des toilettes dans sa bouche; ils l'ont brûlé avec des cigarettes, ont versé de l'urine sur lui; pris  ses ongles avec une tondeuse, l'électrisant et le menaçant de viol. Il a dit que pendant la torture, il n'a été questionné que sur sa position politique de sa relation avec le Front Polisario. La torture a duré trois jours, pendant lesquels il a été envoyé devant le juge d'instruction, et torturé en face de lui. Ils l'ont envoyé à la prison, où les tortures ont recommencé, et il a été encore pendu dans la position de poulet.

 Lefkir a déclaré : «Nous condamnons le silence des Nations Unies et exigeons notre libération immédiate». Le juge lui demanda pourquoi il avait signé les déclarations.Il a déclaré que les gardiens, avec le juge présent, lui ont déclaré : «Si vous ne signez pas, je vous renverrai, et vous serez torturé plus et pire que ce que vous avez déjà enduré».
Il a expliqué comment il avait nié toutes les charges au juge, et lui a expliqué qu'il a été arrêté en raison de son activisme. Il termine ses déclarations en commentant les examens médicaux ordonnés par le tribunal. Il a dit qu'il ne faisait pas confiance aux examens médicaux. Il a précisé qu'au cours de son interrogatoire, le prétendu médecin a commencé à discuter avec lui du droit à l'autodétermination des populations du Sahara occidental, lui disant qu'il serait «plus sûr» pour lui de s'accorder avec l’État marocain. Cette femme était-elle médecin ou policière ?


Rapport d'Antonio Guterres sur le Sahara





Par Mohammed Jaabouk, Yabiladi, 31/3/2017


Christopher Ross éclipsé par les deux représentants de la Minurso 

Sauf surprise majeure, Christopher Ross devrait hériter d’un rôle secondaire dans la rédaction du rapport du secrétaire général de l’ONU sur le Sahara occidental. Depuis l’adoption de la résolution 2285 le 29 avril 2016, le médiateur américain n’a pas effectué la moindre tournée dans la région.
Sauf surprise majeure, Christopher Ross devrait hériter d’un rôle secondaire dans la rédaction du rapport du secrétaire général de l’ONU sur le Sahara occidental.
 
Le secrétaire général de l’ONU présentera à la mi-avril son premier rapport sur le Sahara occidental. Cette année, les vedettes devraient être la Canadienne Kim Bolduc, cheffe de la Minurso, et le général chinois Wang Xiaojun, qui dirige depuis décembre dernier les Casques bleus.

jeudi 30 mars 2017

Soutien de la Confédération paysanne aux militant-e-s en lutte au Maroc, poursuivis pour avoir résisté à des projets d’exploitation minière à Imider et Beni Oukil.

Nous, paysannes et paysans français, militants de la Confédération paysanne, apportons tout notre soutien à nos camarades en lutte au Maroc.
Nous demandons la libération immédiate des camarades emprisonnés et l’arrêt des poursuites judiciaires à leur encontre.
Nous partageons leur révolte et dénonçons les pratiques de répression par les autorités locales.
Nous encourageons cette lutte pour la terre, pour la justice climatique et pour le droit des peuples à décider de l’usage de leurs ressources.
Nous appelons à la solidarité et à la convergence des luttes de tous les réseaux du mouvement social international.
Après les beaux discours de la COP 22, ne laissons pas le gouvernement marocain agir impunément contre les droits humains et contre l’environnement. 
Salutations solidaires et militantes,
Pour la Confédération paysanne

Laurent Pinatel
Porte-Parole de la Confédération paysanne

Front de Gauche : Sahara Occidental : un territoire à décoloniser



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Sahara Occidental : un territoire à décoloniser

Le Sahara Occidental est rarement l’invité de nos médias français populaires, et ne doit une certaine attention qu’à quelques personnes vigilantes. Et pourtant la situation est embourbée depuis des décennies sur fond de concessions sur le droit international.

Le Sahara occidental
Le pays quasi désertique de 266 000 km2 est situé sur la côte nord-ouest de l’Afrique, bordé par 1000 km de côtes à l’ouest, limitrophe du Maroc, de l’Algérie et de la Mauritanie. Ses frontières sont internationalement reconnues et légales. Elles sont celles héritées du colonialisme. Dès 1963, le pays est inscrit sur la liste onusienne des territoires à décoloniser, il l’est toujours. Représenté par son Front de libération, le Polisario (Front pour la libération de Saguia el Hamra, et Rio de Oro), le peuple sahraoui est reconnu par l’ONU, qui tente de résoudre une situation embourbée, depuis des décennies, dans les bas-fonds de concessions sur le droit international. Sa langue nationale est le hassanya.
En 1884, la conférence de Berlin répartit l’Afrique entre puissances coloniales et le Sahara Occidental devient espagnol. La présence espagnole, essentiellement concentrée sur quelques points de la côte, et en mer, laisse libre cours à la vie traditionnelle nomade des Sahraouis, et aux échanges commerciaux qui transitent à travers le désert. L’opposition à l’occupant est constante, régulièrement réprimée.

Témoignage de Cheik Banga simplement de passage au camp

 (extraits)

 Cheikh Banga a condamné la campagne médiatique qui dépeint le groupe en tant que criminels.

Banga a expliqué comment il a été agressé dans la tente de sa tante le 8 novembre par des hommes masqués. C'était sa  première visite au camp, le 7 novembre, quand il a apporté des affaires à sa tante.

Les hommes masqués l'ont emmené à la gendarmerie où il a été torturé pendant quatre jours, avant de le présenter à un juge. Il a perdu conscience à plusieurs reprises. Il a déclaré qu'il n'a jamais été interrogé sur gdeim izik, et que la raison de son enlèvement était son opinion politique.


Il a expliqué que le camp était le déplacement du peuple sahraoui. les déplacements sont lorsque les gens quittent la répression, dans un endroit où ils peuvent trouver la paix.

Le Comité des Nations Unies ordonne au Maroc de mettre fin immédiatement à l’isolement d’Ali Aarrass




Le 17 mars dernier, les avocats d’Ali Aarrass ont saisi le Comité contre la Torture (CAT) de l’ONU pour que les autorités marocaines mettent fin aux conditions de détention solitaire d’Ali Aarrass.  
Le 28 mars, le CAT a fait droit à leur demande et ordonne une mesure provisoire pour que « le régime pénitentiaire de Ali soit allégé et ses droits garantis ». 
C’est une victoire importante dans le combat pour la libération d’Ali Aarrass et contre les conditions de détention inhumaines. 

Voici ces conditions d’isolement auxquelles le Maroc est ordonné de mettre fin immédiatement :

Au Maroc, seul l'argent permet de s'affranchir des interdits



Par Dounia Hadni, Libération,
Lors d'un débat au Salon du livre samedi, Leïla Slimani a abordé la situation des Marocaines, leur diversité et leurs droits. L'échange qui a suivi amène à s'interroger sur les inégalités de traitement entre riches et pauvres dans le royaume. 
Au salon du livre à Paris, samedi 25 mars 2017. Photo Diarmid Courreges. AFP
Pour la deuxième fois de son histoire, le Salon du livre de Paris, du 24 au 27 mars, mettait à l’honneur le Maroc. Si la littérature était l’objet principal, une tension qui ronge la société marocaine s’est invitée dans un débat animé par l’écrivaine franco-marocaine et Goncourt 2016, Leïla Slimani, samedi. Au détour d’un échange sur le sentiment d’appartenance à deux nations, «la femme marocaine» est évoquée. L’auteure embraye avec ironie : «J’aimerais bien la rencontrer cette femme marocaine.» Petite pique pour montrer l’absurdité d’une telle projection mentale. Et, de poursuivre : «Il existe des femmes marocaines, voilées, pas voilées, traditionnelles, modernes, petites, grandes, etc.»

Concert de casseroles pour accueillir le FN, jeudi 30 mars à 18h00, Place de la république à Gap

Jeudi 30 mars, Le Front National sera en campagne au cinéma « Le Royal » à Gap.

Le COllectif Départemental 05 contre les idées d'EXtrême droite s'invite dans cette campagne !

Car, c'est de plus en plus évident : le Front National ment ! L'entreprise familiale Le Pen n'a que faire ni des petits, ni de la démocratie.

Le père, malgré les procès de son  parti et grâce à une fortune mal acquise soutient avec 6 millions d'euros la campagne de la fille. Marine Le Pen est poursuivie par la justice pour l'emploi fictif des membres de sa famille et de son parti avec l'argent public alloué pour le travail parlementaire.

Ce parti « aux mains propres » est pris lui aussi les doigts dans la confiture.


Le projet déguisé du FN est au moins celui d'un pouvoir autoritaire, répressif, opposé aux libertés et droits démocratiques. Il veut diviser et opposer français et immigrés, hommes et femmes, hétéros et homos, vieux et jeunes, salariés et chômeurs. Et puis quoi encore ? L'Extrême droite est toujours du bon côté : le patronat l'invite à table !

mercredi 29 mars 2017

Procès Gdeim Izik : Témoignage de Hassan Dah, arrêté avant le démantèlement

La cour a commencé par interroger Hassan Dah. Il a déclaré qu'en sa qualité de Sahraoui, dont la culture repose sur des valeurs et des normes éthiques, et en tant que militant des droits de l'homme, il a condamné tous les actes commis. "Ils violent le droit à la vie", a-t-il déclaré. Il a adressé ses condoléances aux familles marocaines, mais aussi aux familles sahraouies qui ont perdu leurs êtres chers tués par les forces militaires marocaines lors de l'attaque du camp.
 Hassan a déclaré qu'il avait été enlevé, torturé et emprisonné en raison de son militantisme politique et de ses opinions politiques concernant le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui, et le droit de bénéficier des ressources naturelles. Hassan a déclaré que ce tribunal n'était pas légitime, mais il a été brusquement interrompu. 
Il a essayé de recommencer sa déclaration, mais a été de nouveau arrêté. Le procureur se leva, frappa avec le micro et cria contre l'accusé. Le juge a déclaré que Hassan ne colle pas au sujet et malgré de nombreux avertissements a refusé de répondre à ses questions. La défense a tenté de demander que l'accusé ait le droit de se défendre de la manière qu'il considère comme la meilleure, mais qu'il a été constamment arrêté. La partie civile a répondu que l'accusé a fondé ses arguments sur le droit international humanitaire  qui n'avait rien à voir avec un palais de justice marocain. 

Procès Gdeim Izik : Témoignage d'Enaâma Asfari, absent le jour du démantèlement


Le prochain qui a été interrogé, Enama Asfari a commencé par remercier la cour pour sa patience :
" je proteste contre ce procès qui utilise des faux rapports et procès-verbaux et confirme que la cour nous prive tous de nos droits quand ils ont rejeté les arguments de formulaire que ma défense a présentée. Il s'agit de droits qui, à mon avis, doivent être respectés. (...) Quelle est l'utilisation d'une constitution, de conventions si elles ne sont pas respectées ? Cela signifie que la cour n'est pas prête à évaluer les éléments de preuve de cette affaire. Il y a des arguments que notre défense a fait avancer, où la cour traite une question politique, en essayant de le couvrir  avec une couverture judiciaire. Il s'agit d'un problème politique ".

Enama a ensuite déclaré que la décision d'attaquer le camp de gdeim izik était un abus de pouvoir, et ce qui s'est passé dans le camp était une conséquence de l'attaque du gouvernement. La décision d'attaquer le camp n'était pas juridiquement fondée, car elle ne devait pas défendre la population, mais plutôt attaquer les civils, et que les détenus sont responsables de l'administration d camp.Le procureur général  a donné l'ordre d'attaquer.

mardi 28 mars 2017

Accusations de torture: une nouvelle action en diffamation du Maroc irrecevable




Un tribunal parisien a de nouveau jugé mardi irrecevable une action en diffamation du Maroc contre Zakaria Moumni, un boxeur qui a porté plainte en France pour torture contre le patron du contre-espionnage marocain, une affaire qui a nourri une brouille diplomatique entre Paris et Rabat.
Comme dans une précédente procédure, le tribunal correctionnel de Paris a jugé "irrecevable" la constitution de partie civile du Maroc, estimant qu'un État souverain ne peut être assimilé à un particulier.
Le Maroc a immédiatement fait appel, selon l'un de ses avocats, Me Ralph Boussier, regrettant que la Cour de cassation n'ait pas été saisie de la question pour avis, comme le parquet l'avait suggéré.

Pour que les personnes exilées dans les Hautes-Alpes puissent demander l'asile en France

Actuellement, plus d'une vingtaine de personnes exilées, prises en charge dans les Hautes-Alpes, en particulier dans le Briançonnais,sont menacées d'expulsion au nom de l'application du règlement européen dit Dublin III. Ce dernier prévoit que les personnes souhaitant demander l'asile en Europe doivent le faire dans leur premier pays d'arrivée officielle sur le sol européen; pour la plupart d'entre elles, il s'agit de l'Italie. Toutefois, l'application de ce règlement est laissé à l'appréciation du pays dans lequel ils souhaitent demander l'asile. Ces personnes ayant initié leur parcours de reconstruction et souhaitant rester en France, et le gouvernement français s'étant par ailleurs engagé à accueillir 30.000 réfugiés d'ici fin 2017, nous demandons la levée de l'application de ce règlement dans notre département.
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Intégralité de la lettre à M. Philippe Court:

Monsieur le Préfet des Hautes-Alpes,
 Je me permets de vous écrire aujourd’hui pour vous demander votre aide. Je vous prie de suspendre dans les Hautes-Alpes l’application des accords Dublin III qui prévoient le renvoi des migrants qui souhaitent demander l’asile en France dans leur pays d’arrivée officielle en Europe, et menacent une grande partie des personnes exilées que nous accueillons actuellement.
Plusieurs communes du département accueillent depuis plusieurs mois et parfois plusieurs années des personnes qui ont dû quitter leur pays et demandent aujourd’hui l’asile en France.
J’ai pris conscience des réalités qu’ont fuies ces exilés, des souffrances endurées dans leur pays, mais aussi tout au long de leurs parcours, y compris depuis leur arrivée sur le sol européen et même français. Ces realités m’indignent et m’incitent à agir en tant que citoyen du monde, européen et français.
J’apprends avec effroi que vous avez notifié à plusieurs de ces personnes un arrêté de renvoi en Italie au prétexte de la procédure dite de « Dublin III » qui stipule que la demande d’asile doit être effectuée dans le premier pays d’accueil. Vous avez pourtant la possibilité de « dédubliner » ces personnes pour les autoriser à demander l’asile en France.
Comme le récent rapport du Conseil de l’Europe l’a établi : « L’Italie ne peut faire face seule à ces défis : les États membres du Conseil de l’Europe doivent se montrer solidaires en veillant à une répartition plus équitable des demandeurs d’asile en Europe. »[1]
Comme le montre également Amnesty International[2], de nombreux demandeurs d’asile se retrouvent face à des situations indignes, voire dégradantes, en Italie, parce que ce pays n’arrive pas à faire face à l’afflux de personnes, qui s’est ré-intensifié depuis 2016 avec la fermeture de la route quasi-terrestre via la Turquie et la Grèce. Les témoignages recueillis auprès des demandeurs d’asile haut-alpins ne font que confirmer cette triste réalité. Or le règlement Dublin III est inique et hypocrite : qu’ils aient été enregistrés ou non à l’étranger, on sait évidemment que l’immense majorité des migrants n’ont pas « débarqué » directement en Europe par la France.
Les demandeurs d’asile « dublinés » ont déjà passé plusieurs mois en France. Dans le Briançonnais ou ailleurs dans les Hautes-Alpes, Ils apprennent ou perfectionnent leur français, s’investissent bénévolement dans la vie locale, ont lié des amitiés, tentent de se reconstruire malgré les traumatismes vécus. Mais ils continuent par ailleurs à vivre dans l’angoisse face à la précarité de leur situation administrative, ce qui a de graves conséquences sur leur bien-être mental.
J’ai découvert que ces personnes nous apportent beaucoup, ne serait-ce que par leur humanité et leur expérience, et qu’elles sont impatientes de mettre tous leurs talents à la disposition de notre pays pour peu qu’on leur en laisse la possibilité.
Comble de nos incohérences, alors que la France s’était engagée en septembre 2015 à accueillir 30 000 personnes sur 2 ans, elle n’a accueilli que 2 696 demandeurs d’asile depuis la Grèce et l’Italie au cours de l’année 2016, selon les données publiées par le ministère de l’intérieur.
Pour tous ces motifs, je vous demande solennellement de suspendre ces renvois en Italie et de permettre à toutes les personnes exilées que nous accueillons dans les Hautes-Alpes et qui le souhaitent de demander l’asile en France.


[1] Conseil de l’Europe, Rapport de la visite d’information en Italie du
Représentant spécial du Secrétaire Général pour les migrations et les réfugiés, 16-21 octobre 2016
[2] Amnesty International, Rapport 2016/2017 La situation des droits humains dans le monde.
Cette pétition sera remise à:
  • M. Philippe Court préfet des Hautes-Alpes

Le procès de Gdeim Izik reporté pour le 8 mai 2017

Barbara Weingartner

Der Prozess Gdeim Izik wurde auf den 8. Mai 2017 vertagt.
Le procès de Gdeim Izik reporté pour le 8 mai 2017
تأجيل محاكمة اكديم ازيك الى يوم 8 ماي
L’image contient peut-être : texte

Témoignage du prisonnier politique Abdallahi Lakhfaouni

D'après le compte-rendu de l’Équipe Média Sahara
   Selon le correspondant de Équipe Media, qui se trouve en direct de la salle du tribunal de Salé, royaume du Maroc. Le prisonnier politique Abdallahi Lakhfaouni crie :"vive la lutte du peuple sahraoui"et remercie le mouvement de solidarité qu'il y a dans le monde en soutien aux prisonniers politiques de gdim gdiem, et  au peuple sahraoui, contre l'oppression qu'il vit depuis 1975. Il salue également la défense et les observateurs internationaux présents et fait parvenir ses salutations à tous les sahraouis qui sont venus les soutenir.
L'accusé a poursuivi, condamnant les crimes commis par l'occupant marocain dans le camp de gdim gdiem et a montré sa solidarité avec les victimes des deux peuples, aussi bien le peuple marocain que le peuple sahraoui. Je précise que la cour de cassation, leur interdisait de se défendre et que ce procès viole le droit des prisonniers politiques, parce qu'ils ont été arrêtés à Laayoune, et ils doivent être jugés là-bas.
L'attaque du camp a eu lieu en même temps que se faisaient  la série de négociations entre le Front Polisario et le royaume du Maroc.

lundi 27 mars 2017

Le travail de coulisse de la délégation marocaine à New York


 
 


La diplomatie marocaine a toujours recours au trafic d’influence pour plaider ses thèses concernant le sahara Occidental.
Elle a notamment recours à ces pratiques en anticipation de la présentation du rapport du secrétaire général de l’ONU au Conseil de sécurité.
Dans cet exemple, l’Ambassadeur de la Mission permanente du Maroc auprès des Nations Unies, Mohammed Loulichki, a approché successivement Miguel De Serpa Soares, conseiller juridique des Nations Unies et Mme Susana Malcorra, Cheffe de cabinet du Secrétaire Général.
Le choix de ces deux fonctionnaires de l’ONU n’est pas fortuit du fait qu’ils contribuaient directement dans la rédaction du rapport de l’ancien secrétaire Général, Monsieur Ban Ki Moon. Cette approche est précédée d’un déjeuner de travail afin d’établir un canal de communication.

Ce samedi 1er avril (12-14h) : Libérez Ali Aarrass Maintenant !

dans ACTIONS par
 
 
Le 1 avril 2017, Ali Aarrass entamera sa dixième année de détention. A cette occasion, le Comité Free Ali vous invite autour d’un stand d’information pour un moment de commémoration et de protestation contre la détention arbitraire d’un homme innocent.
Nos revendications :
1. L’arrêt immédiat de la détention solitaire d’Ali Aarrass dans la prison de Tiflet
2. L’autorisation d’une assistance consulaire belge, refusée par les autorités marocaines depuis février 2014
3. La libération d’Ali Aarrass pour détention arbitraire demandée depuis décembre 2013 par le Groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire  restée sans réaction des autorités marocaines.
4. Son transfert immédiat vers la Belgique.

samedi 1er avril de 12 – 14h Place de la Monnaie, Bruxelles

Evénement facebook cliquez ICI

Le Maroc provoque une crise diplomatique à Dakar

Ce que certains experts redoutaient est arrivé : moins de deux mois après son retour au sein de l’Union africaine, le Maroc provoque une crise diplomatique en demandant l’exclusion de la République arabe sahraouie d’une réunion ministérielle.
Le roi Mohammed VI veut montrer que le Maroc ne cèdera pas sur la question du Sahara Occidental (AFP)
Malek Bachir's picture
Malek Bachir, 25/3/ 2017

« Cette crise constitue un précédent énorme. Le Maroc a dynamité la réunion », constate avec désolation un diplomate contacté par Middle East Eye. Ni les négociations en coulisse, ni la menace de voir plusieurs délégations partir, ni la venue exceptionnelle du secrétaire général de la Commission économique pour l’Afrique (CEA, un organe des Nations unies) n’ont réussi à faire plier le Maroc.
Vendredi à Dakar, alors que devaient débuter une réunion conjointe entre la CEA et l’Union africaine, censée préparer la venue des ministres africains de l’économie les 27 et 28 mars, le Royaume a réclamé l’exclusion de la République arabe sahraouie démocratique, dont il refuse de reconnaître l’indépendance, de la réunion au prétexte qu’elle n’est pas membre de l’ONU.