Le souverain marocain ne s’est jamais exprimé sur la crise du Rif. Il pourrait choisir de gracier les révoltés et accéder aux demandes sociales, ou bien privilégier la répression.
Le roi est-il nu, comme le suggère le journaliste
espagnol Ignacio Cembrero, chroniqueur de la monarchie marocaine depuis
plus de vingt ans ? Mohammed VI est désormais en première ligne dans la
crise qui agite le Rif depuis huit mois, dont ni le gouvernement, ni les
notables régionaux, ni les partis politiques n’ont la clé. Avant d’être
arrêté, le leader de la contestation, Nasser Zefzafi, s’adressait
d’ailleurs directement au souverain dans ses discours enflammés. Le
simple fait qu’un chômeur de 39 ans, ancien réparateur de téléphone,
habillé en survêtement, ose prendre à partie le monarque publiquement
est en soi un geste subversif.
Un tel acte aurait sans doute été impensable avant le «20 Février», le nom que les Marocains ont donné à leur printemps de 2011. Le mouvement avait débouché sur une profonde réforme constitutionnelle… soigneusement maîtrisée par le «Makhzen» (l’administration royale). Les pouvoirs du monarque restent hyper étendus et Mohammed VI maintient son emprise sur de larges pans de l’économie. Mais le «20 Février» a libéré la parole : plusieurs mouvements sociaux ont éclaté ces dernières années. Le plus important étant celui d’Al-Hoceïma, dans une région longtemps oubliée.
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Un tel acte aurait sans doute été impensable avant le «20 Février», le nom que les Marocains ont donné à leur printemps de 2011. Le mouvement avait débouché sur une profonde réforme constitutionnelle… soigneusement maîtrisée par le «Makhzen» (l’administration royale). Les pouvoirs du monarque restent hyper étendus et Mohammed VI maintient son emprise sur de larges pans de l’économie. Mais le «20 Février» a libéré la parole : plusieurs mouvements sociaux ont éclaté ces dernières années. Le plus important étant celui d’Al-Hoceïma, dans une région longtemps oubliée.
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