2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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jeudi 4 décembre 2025

« La famille d’abord » : quand les marchés publics deviennent des affaires privées

actu-maroc, 3/12/2025

Des révélations troublantes émergent des fuites de rapports établis par les commissions d’inspection relevant des Cours régionales des comptes dans plusieurs régions du Royaume du Maroc, notamment Casablanca-Settat, Rabat-Salé-Kénitra, Marrakech-Safi et Fès-Meknès. Ces documents mettent au jour l’implication de collectivités territoriales dans de véritables « marchés familiaux », en violation flagrante des dispositions du cadre légal régissant les conflits d’intérêts. 


Selon les informations recueillies, des présidents de communes et des élus auraient contourné les prescriptions de la loi organique n°113.14 relative aux communes ainsi que la circulaire du ministère de l’Intérieur sur la prévention des conflits d’intérêts, en attribuant des marchés publics à des entreprises créées au nom de leurs enfants, conjoints ou proches. Les magistrats financiers ont, lors de missions d’audit portant sur des dizaines de communes, repéré des transactions financières suspectes associées à des sociétés bénéficiant de marchés « taillés sur mesure ». Les enquêtes ont notamment mis en évidence des incohérences entre les signatures des dirigeants apparents et celles des véritables propriétaires, ainsi que des mouvements bancaires contraires aux règles de conformité interbancaire. 

Les rapports font également état de l’octroi de marchés à des entreprises ne disposant pas des prérequis fondamentaux de la personnalité morale et des capacités techniques requises. Dans certains cas, des communes ont contracté pendant des années avec les mêmes sociétés, tandis que certains élus auraient créé des entités au nom de membres de leurs familles afin de contourner le cadre juridique du conflit d’intérêts, voire de se livrer à des opérations de spéculation foncière sous couvert de légalité. 

Par ailleurs, les inspections ont concerné l’examen du respect de la circulaire n°2590 signée par le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, relative au système de qualification et de classement des entreprises de travaux publics. Plusieurs conseils élus auraient omis d’exiger les certificats d’habilitation des entreprises avant l’ouverture des plis, autorisant ainsi la participation de sociétés ne présentant ni garanties techniques ni financières, et favorisant l’utilisation de structures écrans opérant en sous-traitance systématique. 

Les magistrats ont également scruté les dépenses de fonctionnement et d’équipement, les marchés d’études, l’acquisition de matériel, les factures de gestion administrative, de carburant et d’entretien des parcs automobiles, ainsi que les contrats liés aux réseaux de télécommunications, à l’eau, à l’électricité et aux équipements informatiques. 

Une attention particulière a été portée aux marchés de propreté, dont certains ont été refusés par les autorités de tutelle en raison de coûts jugés disproportionnés par rapport aux prestations offertes. 

Enfin, les rapports dénoncent le non-respect des directives ministérielles appelant à l’austérité budgétaire dans le contexte de crise actuelle. Plusieurs présidents de communes auraient ignoré ces orientations, lesquelles recommandaient de prioriser les dépenses obligatoires, notamment les salaires des fonctionnaires et des agents occasionnels, les charges de l’eau, de l’électricité et des télécommunications, les loyers ainsi que les échéances des emprunts contractés par les collectivités.

jeudi 27 novembre 2025

Les preuves s’accumulent contre le ministre Berrada

 Jalil Nouri, actu-maroc, 27/11/2025

Une nouvelle tournure vient d’être prise dans les derniers développements de l’affaire de conflit d’intérêts visant le ministre de l’Éducation nationale, Saad Berrada, qui avait nié toute intervention ou lien avec l’attribution d’un marché public. Mais le chef du groupe parlementaire du PJD, Abdellah Bouanou, à l’origine de l’éclatement du scandale, est revenu à la charge, bien décidé à ne rien lâcher.

Preuves à l’appui, et contrairement aux déclarations du ministre, ce dernier figure toujours au registre du tribunal de commerce en tant que PDG et administrateur du laboratoire Pharmaprom, dans lequel il est devenu actionnaire. Cette situation intervient au moment même où l’entreprise a obtenu d’importants marchés publics, dont le dernier — à l’origine de la polémique — concerne l’achat de chlorure de potassium par le ministère de la Santé. Des révélations qui ont mis Saad Berrada et le gouvernement dans l’embarras. Certes, le ministre a fait remplacer son nom par celui de son frère, mais cela ne change rien au fond : la contradiction entre ses déclarations et sa position réelle ne fait qu’aggraver son cas, d’autant que le chiffre d’affaires de l’entreprise a récemment explosé.

Parallèlement, l’affaire relance le débat sur l’obligation pour les membres du gouvernement, y compris le chef de l’exécutif, de respecter les lois les obligeant à déclarer leurs biens en toute transparence lors de leur prise de fonction et à signaler de bonne foi tout transfert effectué à des proches ou à des tiers.

L’attribution de marchés publics par le ministre de la Santé à son collègue du même parti, le RNI, continue ainsi d’empoisonner les débats au Parlement. Au lieu de se concentrer sur les réformes et les projets de loi, c’est désormais l’affaire Berrada qui monopolise toutes les discussions.

mercredi 26 novembre 2025

Contrats taillés sur mesure : 13 établissements publics dans le collimateur de l’Inspection générale des finances

actu-maroc, 25/11/2025

Le système des marchés publics est de nouveau dans le viseur. Des équipes de l’Inspection générale des finances (IGF) ont, au détour de missions de contrôle de routine, mis au jour des indices sérieux de favoritisme et de quasi-monopole dans l’attribution de contrats au sein de plusieurs établissements et entreprises publics. Treize institutions et leurs annexes seraient concernées, avec, à la clé, une concentration suspecte de marchés de services, de fournitures, de maintenance et de travaux renouvelables entre les mains d’un nombre restreint de sociétés.

En épluchant les comptes et les services des achats, les inspecteurs ont constaté la récurrence des mêmes noms d’entreprises sur les listes des bénéficiaires. Certaines sont liées, selon les premières vérifications, à des proches de ministres, de hauts responsables ou d’élus influents. La plupart de ces contrats ont été passés via des bons de commande, un mécanisme moins encadré que les appels d’offres classiques, ce qui renforce les soupçons de contournement des règles.

Des audits internes de deux grandes institutions publiques, consultés par l’IGF, pointent, eux, des cahiers des charges rédigés avec des critères « sur mesure », défavorisant délibérément des concurrents. Plusieurs d’entre eux ont d’ailleurs déposé plainte auprès du ministère de l’Économie et des finances, de la Commission nationale des marchés publics et du Médiateur du Royaume.

Dans certains cas, une seule société a raflé des contrats dans des domaines aussi variés que la maintenance technique, la fourniture de transformateurs électriques, le nettoyage ou encore le marketing digital, et ce malgré des rapports défavorables sur la qualité de ses prestations et des retards répétés.

Les inspecteurs se penchent aussi sur des pratiques plus sophistiquées : spécifications techniques irréalistes ou références introuvables sur le marché, permettant d’annuler ensuite le marché et de le relancer au bénéfice de prestataires ciblés. À terme, ces constats pourraient déboucher sur des mesures correctives, des sanctions administratives et des poursuites judiciaires, dans un dossier qui remet au premier plan l’exigence de transparence et de probité dans la commande publique.