2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

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lundi 1 décembre 2025

Autodétermination et respect du processus de décolonisation du Sahara Occidental !
Résolution finale de la 49ème Conférence EUCOCO

 La 49ᵉ Conférence EUCOCO en soutien à la lutte du peuple sahraoui pour son droit inaliénable à l’autodétermination et à son émancipation coloniale pour l’indépendance s’est tenue les 28 et 29 novembre 2025 à Paris en France à un moment déterminant de l’histoire de la lutte menée par le peuple du Sahara Occidental sous la conduite du Front Polisario.


En présence d’une importante délégation sahraouie conduite par le Premier ministre de la RASD, M. Buchraya Bayun, la Conférence a constitué un moment majeur de solidarité internationale. Plus de 280 participants et de participantes de nombreux pays et continents y ont pris part : délégations institutionnelles, responsables politiques, parlementaires, associations et comités de solidarité, organisations syndicales et collectifs engagés. Une importante délégation algérienne s’est jointe à nos travaux, malgré le refus de visas par les autorités consulaires françaises.

Le choix de tenir cette conférence à Paris, pour partie à l’Assemblée Nationale, pour partie à la Bourse du Travail avant de se terminer par un rassemblement symbolique sur la Place de la République, se veut l’occasion d’appeler les autorités françaises à ne pas faire obstacle à la libre expression du peuple sahraoui à son droit inaliénable à l’autodétermination et à la décolonisation. La France se doit de défendre haut et fort au sein des institutions européennes, du Conseil de sécurité de l’ONU et de son Assemblée générale les règles du droit international et les droits fondamentaux du peuple sahraoui. Avec l’Espagne, elle peut amener le Maroc à mettre fin à son occupation coloniale du Sahara Occidental et contribuer ainsi à la relance du Maghreb comme ensemble de peuples ayant une destinée commune de coexistence pacifique et de développement et ainsi construire un partenariat exemplaire tant avec l’Europe qu’avec l’Afrique.

La Conférence a pris connaissance de la résolution 2797 du Conseil de sécurité de ce 31 octobre 2025 et dénonce l’interprétation tapageuse qu’en a fait le Maroc. Cette résolution confirme le mandat de la MINURSO, reconnaît le Front Polisario seul représentant du peuple du Sahara Occidental et dit clairement que l’Onu se doit de « parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable permettant l’autodétermination du peuple du Sahara occidental conformément aux principes et objectifs de la Charte des Nations Unies. Beaucoup de bruit pour rien car, quelques jours avant, le 16 octobre, la Quatrième Commission de l’Assemblée Générale adoptait une résolution réaffirmant le statut juridique du Sahara Occidental et la responsabilité de l’ONU envers le peuple sahraoui en matière de décolonisation. Le front Polisario transmettait pour sa part, le 21 octobre, « une proposition élargie » très élaborée permettant d’entrevoir les possibilités de coexistence et de coopération entre l’Etat sahraoui indépendant et le Maroc. Maroc qui, entretemps, dans le cadre des « accords d’Abraham » avec Israël, autre puissance coloniale occupant et martyrisant les Palestiniens, se fournit en armes et drones tueurs à l’encontre des populations sahraouies dans les territoires qu’il occupe.

La Conférence dénonce les manœuvres dilatoires de la Commission Européenne qui tente d’imposer un accord de partenariat avec le Maroc, contraire à l’arrêt de la Cour Européenne de Justice, celle-ci ayant, voici un an, annulé les accords commerciaux sur la pêche et l’agriculture pour non-respect du droit européen en raison de l’absence évidente de consentement du peuple sahraoui dans une logique coloniale favorable à l’occupant marocain et aux firmes agro-exportatrices. La conférence exprime sa satisfaction de constater qu’une large majorité de parlementaires européens ont dénoncé et condamné la Commission ce 26 novembre. L’EUCOCO se tient aux côtés des syndicats paysans qui ont mené campagne pour dénoncer ces manœuvres de la Commission qui sont d’ailleurs contraires aux intérêts de ses citoyens et repose sur un modèle commercial néolibéral dépassé et destructeur de l’environnement. L’EUCOCO travaillera avec le Front Polisario soucieux de la défense des intérêts du peuple sahraoui dans la protection de ses richesses naturelles et l’établissement d’un cadre commercial euro-africain basé sur la solidarité et la souveraineté alimentaire au bénéfice de toutes les populations.

Face à la persistance de violations massives des droits humains par le Maroc, la Conférence exige la libération immédiate de tous les prisonniers politiques sahraouis et l’accès des observateurs et organisations internationales aux territoires occupés. L’EUCOCO apporte son soutien aux familles des prisonniers et à ceux et celles qui manifestent au quotidien leur opposition à l’occupant marocain et aux colons. La conférence dénonce l’interdiction faite par le Maroc de l’accès aux territoires sahraouis occupés pour les observateurs internationaux, les avocats, les délégations de parlementaires.

La conférence dénonce les manquements graves dont souffrent les populations refugiées dans les campements de Tindouf en égard aux standards internationaux. Elle soutien l’appel pour un accroissement substantiel à hauteur de 177 millions de dollars lancé par 27 organisations onusiennes et ONG le 21 novembre à Alger.

La Conférence a été précédée cette année des réunions de travail des ateliers thématiques (politique et information, consolidation de l’État sahraoui, droits humains et ressources naturelles), ainsi que des rencontres parlementaires, syndicales et des juristes dont les conclusions et les programmes sont annexés à la présente déclaration.

Les travaux parlementaires, syndicaux et les ateliers thématiques ont permis d’élaborer un vaste programme de mobilisation en faveur du respect du droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination, conformément aux résolutions pertinentes de l’ONU, notamment les résolutions A.G. 1514 (XV) et 34/37.

La Conférence approuve les conclusions des ateliers « Politique et Information », « Droits humains et ressources naturelles », « Consolidation de l’État sahraoui » et « Contacts avec les syndicats ». Ces ateliers visent à renforcer la visibilité internationale de la cause sahraouie et à porter la voix du Front Polisario dans l’espace politique et médiatique européen, grâce à une communication résolument politique, fondée sur des interventions régulières, une présence constante dans les débats internationaux et la mise en avant de la résistance sahraouie. La mobilisation de la jeunesse est identifiée comme un axe essentiel.

La conférence EUCOCO appelle à une large mobilisation publique en Europe pour les 50 ans de l’occupation, ainsi qu’au renforcement des alliances, notamment avec les luttes des peuples colonisés. Les comités de soutien réaffirment les priorités politiques : organisation du référendum, cessation du pillage des ressources naturelles, dénonciation des violations des droits humains par les forces d’occupation marocaines et mise en lumière de la responsabilité de l’Espagne, de la France et des États-Unis.

Un programme de consolidation de l’État sahraoui est adopté dans les domaines social, économique et territorial. Les priorités pour 2026 incluent la mise en œuvre du système d’incitations, l’augmentation de l’aide internationale et l’organisation de Conférences des Villes Solidaires.

L’ensemble des programmes arrêtés durant cet EUCOCO seront l’occasion de commémorer les 50 ans de la lutte du peuple sahraoui pour le respect de ses droits fondamentaux.

La 50ᵉ conférence EUCOCO se tiendra à Madrid en 2026, lieu symbolique de la résistance sahraouie.

Vive la lutte du Peuple Sahraoui conduite par le Front Polisario,
Vive la RASD,
Vive la solidarité internationale

Paris, 29 novembre 2025

mercredi 5 novembre 2025

Ce que le Conseil de sécurité de l'ONU a réellement décidé sur le Sahara occidental : la vérité derrière la Résolution 2797

ECSAHARAUI, 1/11/2025

Traduit par SOLIDMAR

New York, 1er  novembre 2025 – Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté le 31 octobre, par 11 voix pour et 3 abstentions, une nouvelle résolution sur le Sahara occidental [2797 (2025)], renouvelant — comme chaque mois d’octobre — le mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO). Une fois encore, chaque mot du texte a été scruté, interprété et manipulé.

Mais un point demeure sans équivoque : la MINURSO est et restera une mission pour le référendum, non pour l’autonomie ni pour la gestion d’un « statut spécial ». Sa raison d’être est unique : organiser la consultation populaire qui permettra au peuple sahraoui de décider librement de son propre destin.

 


Le mandat de la MINURSO demeure inchangé

Contrairement aux versions diffusées par Rabat et reprises par certains médias internationaux, le mandat de la MINURSO n’a pas été modifié. La Résolution 2797 réaffirme les termes originaux établis en 1991 : promouvoir le processus d’autodétermination du peuple sahraoui au moyen d’un référendum libre et transparent.

Ceux qui tentent de réinterpréter la mission comme un instrument destiné à mettre en œuvre un plan d’autonomie ignorent ou déforment délibérément la lettre et l’esprit des Nations unies.

Le bluff diplomatique de Rabat

Pour obtenir une apparence de légitimité internationale, le Maroc a normalisé ses relations avec Israël et subordonné sa politique étrangère aux intérêts de Washington et de Paris. Pourtant, le résultat n’est guère plus qu’une reconnaissance symbolique : une phrase ambiguë dans le texte du Conseil mentionnant la « proposition d’autonomie » comme l’une des options possibles.

Ce n’est pas de la légitimité. Ce n’est pas une imposition. Ce n’est pas une solution définitive. C’est simplement une référence. Et le principe du droit à l’autodétermination demeure pleinement en vigueur, comme le réaffirme la Résolution 1514 de l’Assemblée générale de l’ONU, qui reconnaît le droit inaliénable des peuples colonisés à leur indépendance.

La propagande d’une « victoire » marocaine

Le régime marocain a immédiatement déployé tout son appareil médiatique pour présenter la décision de l’ONU comme une victoire diplomatique, le roi allant jusqu’à proclamer le 31 octobre « Journée de l’Unité », qui sera désormais fériée. Il parle d’un « tournant historique », d’un « consensus international » et de « progrès dans le processus politique ». Mais, en coulisses, la réalité est toute autre : la mission reste la même, et le référendum demeure le pivot central du mandat onusien.

Le Maroc gagne du temps, mais non la bataille diplomatique. Et encore moins la bataille morale ou politique. Le droit international, même souvent différé, ne se plie ni aux désirs d’une monarchie ni à la commodité des grandes puissances.

Le peuple sahraoui : de la résistance à la persévérance

Tandis que la résolution était mise aux voix à New York, dans les camps de réfugiés sahraouis se célébrait une autre forme de victoire : celle de la résistance. Non pas une protestation de désespoir, mais de détermination. Chaque renouvellement du mandat de la MINURSO constitue également une reconnaissance implicite que le processus de décolonisation du Sahara occidental n’est pas achevé.

Le Front Polisario, représentant légitime du peuple sahraoui, entre à présent dans une phase décisive qui exigera clarté politique, résolution stratégique et capacité d’adaptation. Les puissances occidentales continueront d’utiliser l’ONU comme bouclier pour préserver le statu quo, mais la légitimité historique et juridique demeure du côté du peuple sahraoui.

Un conflit ajourné, non résolu

La Résolution 2797 ne clôt pas le chapitre du Sahara occidental : elle le reporte d’une année supplémentaire.
Le Conseil reprendra le débat sur la question en octobre 2026 et devra, une fois encore, aborder le même sujet resté en suspens : le référendum d’autodétermination. Entre-temps, le Maroc gagne du temps ; le peuple sahraoui gagne en légitimité et en visibilité.

Conclusion : la vérité qui perdure

Aucune résolution ne peut altérer les faits fondamentaux :
le Sahara occidental demeure un territoire en attente de décolonisation. La République arabe sahraouie démocratique existe et perdure. Aucune puissance étrangère ne peut décider du destin d’un peuple libre.

Le Maroc peut acheter des manchettes de journaux et de sites ouèbe, des « think tanks » à sa botte, des experts autoproclamés, mais non la légitimité internationale. Il peut différer le référendum, mais il ne peut effacer la volonté d’un peuple qui, depuis un demi-siècle, ne réclame que ce que le droit international lui reconnaît déjà : la liberté de choisir son propre avenir.

 

 

dimanche 2 novembre 2025

Ce que dit — et ce que ne dit pas — la résolution du Conseil de sécurité sur le Sahara occidental

 Plateforme « N’oubliez pas le Sahara occidental », 1/11/2025

Face aux lectures hâtives, aux interprétations orientées et aux annonces triomphalistes qui ont accompagné l’adoption de la résolution 2797 (2025) du Conseil de sécurité, il importe de revenir aux faits. Le texte renouvelle une fois de plus le mandat de la MINURSO, mais ne modifie en rien la nature juridique du conflit : le Sahara occidental demeure un territoire non autonome en attente de décolonisation et le référendum d’autodétermination reste, en droit, la voie officiellement reconnue par les Nations unies.

1. La MINURSO reste une mission pour un référendum, pas pour l’autonomie

Contrairement à certaines affirmations relayées par Rabat, le mandat de la MINURSO — Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental — n’a pas été redéfini. Depuis 1991, sa fonction est claire : organiser une consultation démocratique permettant au peuple sahraoui de choisir librement son avenir. Elle n’a pas pour objet de mettre en œuvre un « statut d’autonomie », ni de gérer une forme de tutelle administrative au profit du Maroc. Toute tentative de détourner ce mandat relève d’une réécriture politique des faits, non d’un changement de doctrine onusienne.

2. La résolution ne reconnaît pas la souveraineté marocaine sur le territoire

Le Conseil de sécurité « prend note » de la proposition marocaine d’autonomie, mais ne la consacre ni comme solution finale, ni comme base exclusive de règlement. Aucun passage du texte ne reconnaît le Sahara occidental comme faisant partie du Maroc. Depuis 1963, l’ONU inscrit ce territoire sur la liste des territoires non autonomes, statut qui reste inchangé. Le référendum n’est pas abandonné : il est simplement ajourné, comme chaque année.

3. Le Front Polisario demeure l’interlocuteur légitime reconnu par l’ONU

La résolution n’altère pas la position du Front Polisario. Celui-ci reste, pour les Nations unies, le représentant reconnu du peuple sahraoui. Aucun plan d’autonomie, aucune initiative bilatérale ou annonce diplomatique ne peut le remplacer dans ce rôle. En d’autres termes, aucune solution politique ne peut être considérée comme valable sans son accord explicite — exigence rappelée à plusieurs reprises dans le cadre des négociations de Manhasset.

4. Une fracture diplomatique plus visible que les années précédentes

Pour la première fois, deux puissances dotées du droit de veto — la Chine et la Russie — ont décidé de ne pas soutenir le texte porté par les États-Unis. D’autres États ont exprimé leurs réserves par l’abstention. Ce déplacement géopolitique ne règle pas le conflit, mais il met fin à l’idée d’un consensus international autour du plan marocain d’autonomie. L’équilibre diplomatique se recompose : Rabat n’obtient pas la reconnaissance qu’il recherche, tandis que la question sahraouie retrouve un espace politique plus ouvert à la contestation.

5. Le Maroc gagne du temps, mais pas de légitimité

Le seul effet concret de cette résolution est de repousser l’échéance. Le Maroc n’a pas obtenu que son plan d’autonomie soit désigné comme unique solution, ni que sa souveraineté soit reconnue par l’ONU. À l’inverse, le peuple sahraoui renforce sa position juridique : la légalité internationale, le principe de l’autodétermination et le statut non autonome du territoire demeurent intacts et réaffirmés chaque année.

6. Au-delà des effets d’annonce

Il faut s’attendre dans les prochains jours à une offensive médiatique visant à présenter la résolution comme une avancée historique pour le Maroc. Mais lorsque l’on quitte le registre de la communication pour revenir au texte, les faits sont simples : le référendum reste la pierre angulaire du processus, la souveraineté marocaine n’est pas reconnue et la décolonisation n’est pas close. Il n’y a pas de « victoire » diplomatique lorsqu’un État doit la fabriquer par narration plutôt que par droit.

Conclusion

Rien d’essentiel n’a changé. Le Sahara occidental reste un territoire en cours de décolonisation ; le peuple sahraoui conserve son droit à décider de son avenir par les urnes ; le Front Polisario demeure un acteur central et légitime aux yeux des Nations unies. Ce qui change, en revanche, c’est que la stratégie narrative du Maroc rencontre désormais des limites visibles. Et, pour un peuple qui résiste depuis cinquante ans, ces limites sont déjà une forme de progrès politique.

Ceux qui crient victoire
Premiers Prix ex-aequo du GNQ (Grand N'importe Quoi)