mercredi 1 novembre 2017

Défaite des « médiateurs », Victoire du Hirak

Ce Hirak n’arrête pas de nous montrer la voie et nous donner des leçons de résistance, au prix bien sûr d’énormes sacrifices. Aujourd’hui, une ligne de démarcation se dessine clairement entre ceux qui luttent contre le despotisme et ceux qui s’efforcent d’améliorer les conditions du maintien et de stabilisation du despotisme (tout en se présentant dans notre camp: défenseur des droits humains, militant progressiste, etc.).
Il y a quelques jours, j’interrogeais un de ces défenseurs des droits humains et qui a offert ses services de médiation au régime dans cette affaire du Hirak. Je n’étais pas surpris par son ton défaitiste. Pour lui, il n’y a plus rien à faire. Seule solution : « Attendre la grâce royale le 6 novembre ». La même attente qui dure depuis juin, puis juillet, puis aout, puis vient Ayouch avec son initiative et enfin RIEN. Ils nous demandent d’attendre, comme nous attendions le Messie, la pluie, la clémence divine. Pour ces « modernistes », ils n’ont plus leur destin en main, il est entre les mains d’un homme. Leur liberté, leur initiative, leurs marges de manœuvre sont décidées par un homme (et ses amis). Ils sont en prison. Dans cette vaste prison, nommée « Bled El Makhzen ». Et c’est ici la ligne de fracture entre eux et nous.
Au risque bien réel que l’emprisonnement de ces 350 personnes détenues dans le cadre de leur Hirak continue, nous nihilistes, refuznik, radicaux, nous préférons la lutte, celle du terrain, celle de la solidarité nationale et internationale. Celle de la défiance, à la place de quémander une grâce qui viendra ou ne viendra pas. C’est la voie de la dignité que le Hirak nous montre depuis une année maintenant. Cette liberté de choix n’est pas acceptée par le régime et ses médiateurs.
Liberté pour les prisonniers politiques au Maroc
S. Lemaizi, militant d'ATTAC.

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